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JAZZ À VIENNE 2011 (1)

D 7 juillet 2011     H 17:23     A Yves Dorison    


JAZZ A VIENNE

> Samedi 2 juillet 2011

MIKE STERN – DIDIER LOCKWOOD – TOM KENNEDY – DAVE WECKL

Mike Stern ne change pas. Sa musique de même. Il n’a pas changé de coiffeur non plus d’ailleurs... Aucun dépaysement donc pour l’essentiel dans un jazz rock pêchu et bien léché. Virtuose, Stern l’est assurément mais il est remarquable qu’il possède une culture complète du jazz. Cela lui permet d’aborder plusieurs registres, ce qu’il a toujours fait et bien fait. Néanmoins, sur CD, dans ce type de musique, nous éprouvons assez rapidement un certain ennui. Il faut la magie du live pour apprécier correctement ce genre musical qui, disons-le, est passé de mode. Est-ce un bien ou un mal, nous ne trancherons pas.

Mike Stern -  voir en grand cette image
Mike Stern
Jazz à Vienne 2011

Il reste cependant des aficionados puisque le théâtre antique était plein. Il ne furent pas déçus d’autant que l’association avec Didier Lockwood offre au quartet une couleur nouvelle et bienvenue. Sans pause, les deux maîtres de séance se livrent sur scène avec une vraie générosité et une bonne humeur non feinte et quasi juvénile. Ceci doit également être noté car, dans ce type de combo « spécial festival », c’est loin d’être toujours le cas. La rythmique est un modèle du genre avec Tom Kennedy à la basse et Dave Weckl à la batterie (très bien placé à l’applaudimètre). Au final, les quatre servent un mélange assez long en bouche mais qui privilégie quelquefois plus l’aspect festif de la scène que la finesse.




BITCHES BREW BEYOND

  • (Wallace Roney / Bernie Maupin / Antoine Roney / Bobby Irving / Buster Williams / Al Foster / DJ Logic)
Wallace Roney -  voir en grand cette image
Wallace Roney
Jazz à Vienne 2011

Relire Miles n’est pas une mince affaire. Wallace Roney et ses acolytes s’en sortent avec les honneurs. Ils ont joué du Miles, mais ils n’ont pas joué comme Miles et ne s’en sont pas éloignés pourtant. Ils étaient dans l’esprit du maître. En un mot : impeccable. En fils spirituel, Wallace Roney se pose là. Son jeu, nettement plus puissant que celui du trompettiste de l’Illinois, est un modèle du genre en matière de clarté et de placement. Son discours est incontournable au sein du septet mais pas écrasant. Bennie Maupin et Antoine Roney en profitent, à leur avantage, pour intervenir avec brio et ce, toujours dans l’esprit du mythique Bitches Brew. La rythmique Williams/Foster mérite quelques élogieux qualificatifs. DJ Logic et Bobby Irving, eux, font un travail aussi indispensable que discret.

  • L’efficacité et la maîtrise de ce septet épatant tiennent au travail réalisé en amont. Il y a sur scène un groupe soudé qui ne transige pas. Faut-il qu’ils se laissent un peu plus aller pour retenir l’auditoire ? Possible. En attendant, nous qui étions franchement dubitatif à priori, avons fait un belle découverte et passé un excellent moment.

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© Association CultureJazz® / Yves Dorison - juillet 2011 - www.culturejazz.net®

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