Samedi 23 août 2025

Andy Emler : piano
Claude Tchamitchian : contrebasse
Eric Echampard : batterie

Pour finir la quarante-huitième édition de Jazz Campus en Clunisois, une valeur sûre du paysage (paysjazz) musical français fut à l’œuvre sur la scène du Théâtre des Arts, en l’occurrence Andy Emler, en trio avec les fidèles Claude Tchamitchian et Éric Echampard. Bien que ce ne fût pas une nouveauté pour moi, j’appréciai d’écouter leur musique que je n’avais plus entendue depuis un bon bout de temps. Dans le jazz d’Andy Emler, un soupçon de pop progressive subsiste. Est-ce dû au fait que son premier groupe évoluait dans le rock ? Possible. Toujours est-il que les vagues successives, dont l’énergie encadra des passages plus quiets, qui envahirent le théâtre portèrent un flux musical haut en couleur nourri de nuances substantielles. Le contrebassiste délivra quelques soli hauts de gamme et le batteur en fit de même, notamment par un usage des cymbales d’une musicalité inusuelle autant que subtile. De la belle ouvrage en somme, audacieuse dans ses formes, de celle qui demeure dans la tête de l’auditeur quand les débats sont clos. Il n’en fallut pas plus pour convaincre le public et deux rappels furent requis et donnés pour l’apaiser. Et comme à Jazz Campus, on ne quitte pas en douce la dernière soirée du festival, je finis au bar avec les amis, histoire d’ancrer un peu plus le souvenir d’une manifestation annuelle qui je ne saurais négliger. C’était un 23 août, jour qui vit naître Louis XVI (1754-1793) qui, ayant perdu le ciboulot sur l’échafaud (sans ascenseur), a dû gambader pour achever sa montée au ciel car c’est bien connu, quand on n’a pas de tête, on a des jambes. Plus près de nous et de nos goûts, c’est également le jour où disparut le canadien Maynard Ferguson (1928-2006). Allez écouter sa version du Birdland de Joe Zawinul sur l’album Carnival. J’dis ça…


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