Une vitrine avec rien que du jazz qui jazze !
Joseph Records
Jean Louis Almosnino : guitare
Thomas Bramerie : contrebasse
Franck Agulhon : batterie


Pris par ses nombreuses activités d’enseignement à feu L’Aimra et dans les conservatoires de la région Rhône-Alpes, qu’il soit enseignant ou responsable de département jazz, le guitariste Jean-Louis Almosnino ne fait peut-être pas la carrière qu’il aurait mérité. Ce gaucher qui swingue en profondeur avec un jeu toujours juste aux articulations fluide, s’il maîtrise parfaitement « the great songbook », est aussi un compositeur d’une épatante sensibilité. Beaucoup l’ignore certes, mais il est philosophe... Il joue du jazz, il le vit, cela fait environ six décennies, il fait depuis toujours des rencontres musicales, croisant au passage des pointures internationales qu’il conquiert par sa justesse et son savoir, et se veut en perpétuelle évolution, un genre de classique contemporain ou une sorte de contemporain classique doté d’une personnalité musicale forte. De notre point de vue, il est donc un jazzman normal, mais dans un contexte de loisir musical de masse, être libre est un lourd handicap. Pour ce double album consacré entièrement à ses compositions, il est accompagné par le contrebassiste Thomas Bramerie et le batteur Franck Agulhon, une rythmique redoutable d’efficacité et de musicalité. Les trois entretiennent au gré des titres un échange mélodique fructueux qui ne laissera pas de séduire l’auditeur par ses qualités intrinsèques. Recommandé.
https://inouiedistribution.pro/jean-louis-almosnino/#Biographie
JazzPhonic records
Jean Michel Lamazou : chant
Marco Campo : guitare
Chris West : saxophones
Brian Allen : contrebasse
Mike Rojas, piano, claviers
Wes Little : batterie

Dans cet album enregistré à Nashville avec des musiciens du crû, Jean-Michel Lamazou chante avec une voix claire, chaleureuse et feutrée à la fois les compositions de Cole Porter. Le disque est le premier d’une trilogie encore à venir. C’est du jazz bien sûr, de la bossa nova un peu aussi, les morceaux s’enchaînent naturellement, lovés dans une esthétique raffinée sans effets outranciers mais avec un swing aux petits oignons. C’est limpide, élégant, enjoué, caressant, décontracté. Les musiciens soutiennent parfaitement l’effort vocal du crooner leader sans l’étouffer pour autant. Bref, c’est du beau boulot, fait avec classe par des gars qui savent de quoi il retourne, et ça passe comme une lettre à la poste. Si vous aimez écouter Cole Porter dans un style poli et gracieux, c’est pour vous.
https://jmlamazouproductions.com/
Continuo Musique
Olivier Ker Ourio : harmonica
Mathis Cordier : guitares
Benoît Sourisse : orgue Hammond
André Charlier : batterie
Andy Narell : steel drums

Du jazz avec ensoleillement maximum ? C’est possible avec Olivier Ker Ourio et ses acolytes, dont la paire rythmique luxueuse Charlier Sourisse. Avec cet album, l’harmoniciste penche plus vers les Caraïbes et autres destinations rieuses que vers les bas-fonds de Kansas City. Rien de grave en soi puisque les musiciens présents font le boulot avec goût. Les mélodies succèdent aux mélodies avec en fond ce tressautement rythmique qui va bien avec le sable chaud de la plage. C’est carré, très bien fait, chacun sait où il va comme ce qu’il a faire, au service d’une esthétique musicale qui charmera les plus convaincus par ce style de musique. C’est vous qui décidez.
https://continuomusique1.bandcamp.com/album/life-as-it-is
L’invitation musicale
Jean-Michel Davis : vibraphone, marimba
Frédéric Loiseau : guitare
Patrick Villanueva : piano, accordéon
Raphaël Schwab : contrebasse
Julien Charlet : batterie

Issu de deux concerts différents, cet album live du quintet de Jean-Michel Davis offre un jazz de chez jazz, respectueux d’une tradition qui tend à s’effacer peu à peu, boutée qu’elle est hors de nos ouïes et des médias par le sacro saint besoin de faire de la thune ! Au point où nous en sommes, perdre le passé n’est plus un problème. Cela oblitère juste le présent et oublie l’avenir. Quitte à disparaître, autant faire les choses à fond. Et ces cinq-là qui maîtrisent leur sujet, de quoi se mêlent-ils ? Faire du jazz avec goût, est-ce bien raisonnable ? Offrir un plaisir musical accessible à un public qui l’apprécie, n’est-ce pas de l’activisme insurrectionnel ? Méfiez-vous de ces musiciens qui ne font pas de bruit mais continuent envers et contre tout à faire ce qu’ils aiment.