Encore un beau mélange de genres musicaux !
Cuneiform Records
Henrik Olsson guitar, synthés,
Michaela Turcerova : saxophone alto
Erik Kimestad Pedersen : trompette
Petter Hängsel : trombone
Kristian Tangvik : tuba
Jeppe Skovbakke : basse
Rune Lohse : batterie


Il est dit dans les notes d’intention que la musique de ce groupe va d’Henry Threadgill à Henry Cow, en passant par l’Incredible String Band et Zappa, jusqu’à Sun Ra et plus encore. Ce qui est indéniable, c’est que l’Antumbra Ensemble d’Henrik Olsson prend un plaisir fou à créer des assemblages tout aussi originaux que musicaux. Festif comme un big band de Carla Bley en concert, plus déjanté encore cependant, le septet d’Henrik Olsson ne manque jamais de verve et de créativité. Il propose des mélodies obsédantes, pleine d’exubérance, qui partent régulièrement visiter d’improbables à-côtés sonores. Sorte de maelstrom sonique parfaitement arrangé, et donc lisible, la musique de l’Antumbra Ensemble regorge de surprises, de bonnes surprises, et ne lasse jamais. En ce qui nous concerne, c’est une belle découverte, jouissive même. Et puis en ces temps merdiques à souhait, cette musique dégage une forme d’optimisme bienvenue dont nous ne doutons pas que vous l’apprécierez. Vivement recommandé.
https://www.henrik-olsson.com/
Storyville Records
Ole Matthiessen
Poul Ehlers Quartet
Erling Kroner Quintet
Atilla Engin Group
Global Units Testmann Jazz

Le pianiste danois Ole Matthiessen a eu 80 ans en juin et l’album qui paraît ces jours est une compilation regroupant cinq groupes auxquels il a participé, de 1968 à 2025. Il y a du solo inspiré (deux longues pièces enregistrées en 2025), tout de souplesse et de profonde intimité. Puis avec le Pouls Quartet vient une forme de free jazz, quelque part entre Coltrane et Coleman. Le Erling Kroner quintet propose un jazz inventif un peu jarrettien sur les bords (ce n’est pas une critique). Le Atilla Engin Group quant à lui propose un jazz plus électrique typique de son époque. Enfin, le dernier groupe, en hommage a Ben Webster, offre un jazz plus proche de l’idiome originel, lyrique à souhait mais sans exagération. Pour ceux qui connaissent le travail d’Ole Mathiessen, c’est l’occasion de parcourir sa riche carrière en un seul disque et, pour les autres, l’occasion de découvrir un jazzman danois à l’esprit très ouvert plutôt méconnu dans nos contrées. À découvrir. On signale à toutes fins utiles que les line-up sont inclus dans le lien ci-dessous
https://storyvillerecords.bandcamp.com/album/subcurrents
Anzi Records
Tal Mashiach : guitare (1–3,5–10), contrebasse (3,6,7), guitar électrique (9), percussions (6)
Ofri Nehemya : batterie (2,3,6–9)
Gadi Lehavi : piano (2,6,9), orgue (6,9), claviers (9)
Panagiotis Andreou : contrebasse (2,5,8,9), chant (5)
Anat Cohen : clarinette (2,5)
Maya Belsitzman : violoncelle (3,9,10)
Itamar Borochov : trompette (3)
Konstantínos Révelas : bouzouki (4,5)
Vagelis Karipis : percussions (5)
Victor Pablo : percussions (6,9)
Yonathan Peled : trombone (6,9)
Itai Kriss : flûte (6,9)
Khondzi : saxophone (7) chant (7)
Elibo Imerlishvili : doli (7)
Benjamin Furman : piano (8)
Gabriel Chakarji : piano, claviers (9)
Dana Herz : chant (9,10)

Voilà un disque intrinsèquement hybride de par le line-up qui le compose et la musique qui en résulte. La première écoute donne l’impression à chaque titre d’être dans un coin du monde différent. Pourtant c’est bien à New York qu’il a été enregistré. Le leader a convoqué une bande de copains musiciens de toutes les origines (des racines israéliennes, grecques, géorgiennes, vénézuéliennes et chiliennes) qui viennent ici et là apporter une couleur, la leur, au service d’un mélange musical tout azimut plutôt réussi. Chaque individualité brille par sa qualité d’écoute, son engagement, et le leader guitariste à sept cordes sait fédérer autour de ses compositions cet ensemble à géométrie variable qui pourrait être cacophonique ; ce n’est pas le cas, bien évidemment, sinon on ne vous en parlerait pas. À découvrir donc.