Funk, Hot ou Cool , trois disques à consommer par tous les temps
Jazz family
Gaêl Horellou : saxophone
Florent Hortal : guitare
Nicolas Blancot : claviers
Gabriel Delmas : batterie

Homme de toute aventure musicale et sous tous les climats, le saxophoniste Gaël Horellou multiplie les compagnonnages et les styles. Electro-jazz avec Cosmik Connection en 1997, enregistrement d’ « Identité » avec des musiciens réunionnais en 2017. La Réunion encore avec « Tous les peuples » en 2019 ; autant de voyages musicaux qui passent aussi par l’ancrage normand du musicien et ses trois enregistrements pour le Petit Label.
Tout cela sans jamais y perdre son âme. Ou si l’on préfère sans perdre le « la ».
Aussi, tantôt hard bop tantôt free, ici plutôt funk avec ces nouveaux compagnons de route du trio de Gabriel Delmas. Musicien tout- terrain lui-même , ce dernier, batteur de son état, du jazz rock de ses débuts à un tournant plus jazzy, sait fédérer les énergies en s’entourant de musiciens aguerris tels le guitariste Florent Hortal et l’organiste Nicolas Blancott .
Nouvelle marche à franchir pour aller plus haut, plus loin ou bien tout simplement pour déployer une énergie commune avec plus de lyrisme, plus de rythme, d’improvisation, plus de complicité pour un dialogue des plus stimulant entre ces quatre musiciens.
Tel est le programme réussi de ce New Step du Gabriel Delmas trio et de son invité Gaël Horellou.
https://www.gabrieldelmasdrummer.com/
Label/référence : M Percuson
Mansfarroll : compositions, arrangements, percussions
Yaroldy Abreu Robles : percussions, chant
Ballaké Sissoko : kora
Pierre Marcault : djembe bougarabou
Patrick Bebey : flûte pygmée, kalimba
Jorge Vistel Serrano, Julien Chirol : trompette
Irving Acao Sierra : saxophone, flûte
Aude Publies Garcia, Monika Kabasele : chant
Jose Ramon Cabrera Montes de Oca : piano, fender rhodes
Felipe Cabrera Cardenas : contrebasse
Gino Chantoiseau : guitare basse
Abdoulaye Kouyaté : guitare électrique
Daniel Garlitsky, Jérémie Visseaux : violon
Nina Tonji : alto
Mimi Sunnerstam : violoncelle

Mansfarroll, musicien et compositeur cubain installé en France depuis 2002, a eu l’occasion de collaborer avec de nombreux musiciens tels que Tito Puentes, Patrice Caratini, Chucho Valdès…tandis qu‘il fonde en 2014 le groupe Campana Project autour du jazz afro-cubain . Africa Si est son troisième disque paru ces dernières semaines
Du beau, et beaucoup de, monde autour du percussionniste ; de quoi constituer un véritable « band » si ces différents musiciens ne se succédaient au fil des titres. En revanche la variété instrumentale est au rendez-vous. On la retrouve naturellement dans les différentes facettes que ces compositions arborent.
Si l’influence caraïbo-africaine impose d’entrée de jeu ses rythmes chaloupés et mène la danse dans une grande partie des compositions ; les derniers titres de cet enregistrement relèvent d’une inspiration plus intimiste. Ainsi ce duo percussions-harpe, le poème chanté « Afrique » et le jazz tout simplement, avant de conclure avec une reprise originale inspirée du célèbre « Dansez-sur moi », mise en paroles et interprété par Claude Nougaro.
Un disque certes à écouter mais aussi pour danser.
No Problem music
Tristan Mélia : piano, compositions

Retour au piano solo pour ce musicien qui affectionne ce genre ainsi que l’alternance. Ainsi à ses débuts en trio pour son disque No problem (2018) en compagnie de Thomas Bramerie à la contrebasse et de Cédrick Bec à la batterie succède, trois ans plus tard , Mistake Romance en solitaire avant de le retrouver en 2024 accompagné par Stéphane Belmondo notamment pour l’enregistrement de Your pain in my Heart.
Si l’oiseau succède à la douleur, dans tous les cas, le piano solo sied bien à Tristan Mélia, avec ses mélodies classiques teintées de jazz et tout juste agitées au détour de l’improvisation. Ainsi le titre emblématique, s’offre-t-il doté de toutes les qualités mélodiques et harmoniques d’un thème classique à l’interprétation au diapason. Et si le standard « Nature boy » d’Eden Ahbez fait résonner des accents plus nettement jazzy, il est bel et bien dans la lignée de l’inspiration classique du titre éponyme, tant est mince le contraste avec la composition titre du pianiste.
Le jazz pointe davantage avec l’improvisation sur le thème « Our love is here to stay » de Gershwin et naturellement dans le titre programmatique suivant « Improvisation ».
Au total, un disque à l’ inspiration largement personnelle invitant à la rêverie au-delà de toute référence musicale.