Deux chanteuses (dont l’une est aussi trompettiste), et une batteuse pour trois disques aux contours variés.
Inner Music Circle, Teraz Teraz
Greg Osby : saxophone alto (1, 2, 3, 5, 6, 7, 8)
Hildegunn Øiseth : trompette (1, 2, 3, 5, 6, 8) Bukkehorn (4, 7, 9, 10)
Tarek Yamani : piano (1, 2, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10)
Ameen Saleem : contrebasse
Dorota Piotrowska : batterie & Percussions
Barbaro Crespo “Machito” : Congas (1, 3, 6, 7, 8,) Udu (4), (track 7)
Invités :
Sanem Kalfa : voix (1, 6, 9, 10)
Marlena Grodzicka Myślak : alto (9, 10)
Jakub Myślak : violoncelle (track 9, 10)
Leszek Możdżer : Piano (4)

Et voilà un collectif international, composé de musiciens venant des États-Unis, de Pologne, du Liban, de Cuba, de Norvège et de Turquie. Un sacré mélange de traditions qui a su créer un espace sonore où la musique improvisée devient un langage universel. Emmené par la batteuse polonaise Dorota Piotrowska, dont le jeu est particulièrement convaincant, le groupe mêle allègrement les codes, bouscule les lignes, élabore des rythmiques inusuelles, au service d’un jazz forcément hybride qui mérite le détour. Étonnamment homogène, le résultat de cette rencontre est un jazz assez inédit, tour à tour puissant et apaisé, qui se distingue par l’élégance de sa conception. Mais laissons parler Dorota Piotrowska : « J’attendais le moment idéal pour enregistrer cet album depuis une dizaine d’années. Ce projet est la mosaïque musicale que j’avais imaginée il y a des années. Les compositions de l’album représentent l’héritage musical des musiciens et mettent l’accent sur le dialogue que peut susciter la musique. J’espère que le public y trouvera une source d’inspiration et qu’il sera en mesure de créer des liens. »
https://dorotapiotrowskasoundcircle.bandcamp.com/album/voices-of-human-consciousness
Gearbox Records

Cet inédit d’Ella Fitzgerald a été enregistré au Danemark la veille de son concert au Konserthuset de Stockholm, concert qui sera publié chez Pablo Records sous le titre The Stockholm Concert. On est le 06 février 1966 et la chanteuse est au sommet de son art. Accompagnée par le Duke Ellington Orchestra (sans le Duke, remplacé par Jimmy Jones) sur les sept premiers titres, puis par le trio du précédemment cité Jimmy Jones avec le contrebassiste Joe Comfort et le batteur Gus Johnson, sur les trois derniers (une prestation enregistrée plus tôt dans la journée), Ella Fitzgerald apparaît très à l’aise et pétillante en diable. La souplesse et l’agilité de sa voix, son scat dévastateur, lui permettent tous les écarts et les machines à swing, que ce soit l’orchestre ou le trio, la soutiennent autant qu’elles la poussent. C’est bien évidemment festif à souhait et le public a du se régaler et en parler pendant un bon bout de temps. C’est donc une bonne idée de publier ce concert diffusé à la radio danoise une seule fois avant d’être enterré dans ses archives. Faites-vous plaisir !
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ella_Fitzgerald
Cellar Music Group
Bria Skonberg : trompette, chant
Gil Goldstein : piano, accordéon, arragements
Eric Wheeler : contrebasse
Darrian Douglas : batterie
Antoine Silverman, Entcho Todorov : violon
Yuko Naito-Gotay : alto
Emily Brausa : violoncello
Kathleen Nester : flûte alto
Charles Pillow : clarinette basse

« Indigo » est une exploration des nuances. Des conversations, de l’alchimie, de la fragilité et de l’identité. Bon nombre de ces chansons nécessitent une certaine expérience de la vie pour pouvoir les comprendre et les interpréter, et aujourd’hui, j’ai l’impression de les avoir toutes vécues. C’est ainsi que Bria Skonberg, canadienne installée à New York, qualifie son disque et pour tout dire, nous sommes plutôt d’accord avec elle. Peu connue par chez nous (comme beaucoup d’autres), elle collabore entre autres avec l’institution renommée Jazz at Lincoln Center. Ce que l’on retient de cet enregistrement, hormis la mise en place parfaite à tous les niveaux, c’est une douceur habitée par une voix qui favorise l’expressivité nuancée. Majoritairement nourrie de standards, la playlist fait un petit détour par Brel et Sting qui ne nous a pas déplu. Sachez en outre que ce cd le pendant vocal de « Brass » qui privilégiait la trompette. Et oui, Bria Skonberg est Trompettiste et chanteuse, c’est rare, mais comme elle maîtrise à merveille l’univers dual dans lequel elle s’exprime, vous pouvez tenter le coup.