Jazz européen... jusque dans ses prés
Jazz dans les prés,21 août 2026 21h
Saso Popovski : guitare
Olivier Sammouillan : violon
Emmanuel Bex : orgue
Guillaume Chevillard : batterie

Du beau monde pour ce concert dans les Prés et beaucoup de monde aussi dans ceux de Martraqny, commune rurale du Calvados sise entre Caen et Bayeux.
La mission de l’association Happy Jazz Club, amener le jazz en milieu rural, s’avère une fois encore payante ainsi que l’atteste ce concert estival organisé pour sa onzième édition autour du guitariste Saso Popovski.
Pour ce concert, le musicien macédonien invité par l’association était bien entouré ; outre le batteur Guillaume Chevillard, très à l’aise dans ce contexte, on pouvait voir à ses côtés le violoniste Olivier Samouillan originaire de Toulouse mais américain par ses études musicales et bien sûr le formidable organiste qu’on ne présente plus, Emmanuel Bex.
Le guitariste rompu aux musiques populaires des Balkans et féru de jazz extrayait l’une de ses compositions de son dernier enregistrement « Steps »pour un hommage à la nature tandis que son voisin violoniste livrait un titre inspiré par les lieux bucoliques du festival. Chacun se déployait avec talent dans son domaine respectif avec des points de convergence entre jazz et musiques du monde.
Complétait ce trio, l’organiste Emmanuel Bex qui, de passage sur ces terres d’origine, soutenait cet univers musical par les sonorités arrachées du fin fond de son orgue Hammond et de son célèbre vocodeur qui transforme synthétiquement sa propre voix.
Dans le dernier tiers du concert, la nature (celle de l’organiste ) reprenait ses droits, avec deux compositions de son fait dont un bel hommage (« Pour Maurice ») à une figure critique du monde du jazz et l’univers « bexien » s’imposait alors avec son lot d’invention, d’improvisation et de franches rigolades !
S’il perdait avec ses fantaisies un peu son monde sur scène, il gagnait sans conteste l’adhésion de la salle, forte de ses deux cent spectateurs.
Bref un cocktail euphorisant bien à lui concluait une première soirée où des musiciens ont su accorder leur singularité toute balkanique dans un premier temps avant un second plus volcanique.
Deux autres concerts suivaient le week end durant —selon l’usage en cours dans les Prés, l’un ornais (Durcey), l’autre manchois (Marigny- le-Lozon).