Créés entre 1965 et 1973, les trois concerts sacrés de Duke Ellington ont occupé une place particulière dans son œuvre. "La chose la plus importante que j’aie jamais faite" avait-il déclaré. Il était important de remettre en valeur cette musique aujourd’hui.
C’était en la cathédrale de Coutances, dimanche 13 septembre 2026 à 17h30.

"Come Sunday", viens dimanche ! Nous y étions pour écouter dans un cadre totalement adéquat la musique sacrée de Duke Ellington. Si "Come Sunday" (justement) est sans doute le tube de référence de la musique spirituelle du Duke, il est bon de se remettre à l’oreille les autres compositions qui constituent ce Concert Sacré. C’est grâce à la volonté inébranlable de Sylvie Laigneau (cheffe de chœur) et du tromboniste François Lemonnier que ce projet quasi-mémoriel à pu prendre vie. Réunir un grand chœur, emmener dans l’aventure Emmanuel Bex (toujours partant pour ces projets d’envergure) et mobiliser l’énergie de musiciens très impliqués n’est pas chose facile, surtout dans un cadre associatif. Ils l’ont fait et c’est une sacrée réussite en grande dimension puisque le concert de Coutances qui a rempli la cathédrale était le cinquième d’une série de neuf, entre le 3 mai et le 10 octobre 2026 à travers la grande Normandie et jusqu’en Île-de-France. Il ne faudrait pas se priver d’écouter une œuvre pleine de swing et de ferveur qui dépasse le réligieux en une vision spirituelle et humaniste beaucoup plus large et ouverte. Il y est beaucoup question de liberté et ce n’est pas un vain mot, de nos jours encore. Cette grande équipe est formidable de cohésion et sait communiquer son enthousiasme pour habiter cette musique intemporelle.
Emmanuel Bex : orgue Hammond / Robert Ménière : batterie / Pierre Guillemant : contrebasse / François Lemonnier : trombone, voix / Marie-Laure Bourdin : voix / Sylvie Laigneau : direction du chœur / Grand Chœur (voix du Sud Manche et d’Île-de-France) /+/ Hervé Gissot, alias Spleen l’ancien : textes.