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Jan Garbarek : pas de show… mais pas de froid

D 9 juillet 2022     H 05:00     A Marc Criado    


Texte : Jean Michel Drivet
Photos : Marc Criado


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Il traverse le public… de noir vêtu… souriant mais réservé… belle chevelure argentée lancée en arrière, portant son ténor monté dans son étui « bec et anche »

Ses musiciens l’accompagnent en plaisantant pendant la présentation des organisateurs du Charlie Jazz Festival.

  • Le claviériste allemand Rainer Brüninghaus
  • Le bassiste 5 cordes Yuri Daniel
  • Et un extra-terrestre…Trilok Gurtu
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Celui-là… c’est un phénomène… Percussionniste… batteur… beat boxer avant l’heure… le Bernard Lubat de Bombay… la musicalité et la fulgurance de son accompagnement ont séduit les plus grands... Zawinul... Metheny... Don Cherry… et tant d’autres. Ils sont prêts…

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Vont-ils faire taire les cigales surchauffées par la canicule du jour ?
Ça attaque… et immédiatement la magie opère… Cette sonorité si particulière transperce le public et le quartet nous entraine dans un univers rythmique et mélodique magistralement maitrisé. La cérébralité exigeante de son label-phare ECM est présente mais : Que cette musique.. « de jazz ?? » est limpide… accessible... envoutante !!

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Une ballade quasi folklorique… un tango norvégien… Un flamenco orientalisé par les gammes et les modulations d’un félin scandinave des anches qui aurait rencontré un sorcier indien à plusieurs bras…
Ils s’arrêtent… vont s’asseoir derrière la scène, pendant que le bassiste entame un solo, à la fois mélodique et slappé… Jaco n’est pas loin mais sa patte est personnelle…

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Puis le claviériste, qui passe au demi-queue, nous entraine dans une performance érudite, un florilège du jazz et de ses confluences ... du ragtime à Gershwin, Bernstein, en passant par Keith Jarrett.
Le quartet reprend… Ils sont chauds… Ils ont envie de jouer, et de transmettre au public conquis cette musicalité exceptionnelle… C’est tout simplement beau !

Un rappel… puis un deuxième… très Jazz-rock seventies… break final au cordeau.
Les lumières scène s’éteignent… les cigales se sont tues… Total respect des sudistes pour l’enchanteur qui venait du froid. Il traverse le public qui l’acclame… comme Johnny au Stade de France… mais c’était dimanche 3 juillet 2022 vers 23 H, sous les platanes de Fontblanche… à Vitrolles… deux dates hexagonales cette saison pour cette formation… Fallait pas les louper !


https://www.charlie-jazz.com/