« Le jazz tisse sa toile... »
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SINGE !

D 30 mars 2011     H 07:57     A Yves Dorison    


Qu’est-ce que la musique de Singe ?
- Feu mon père aurait cité Neil Young, les Who, Pink Floyd, bref des chevelus drogués qui ne dureraient pas, une mode passagère de dégénérés qui jamais, au grand jamais, n’enlèverait leurs lettres de noblesse à Georges Guétary et consorts.

Trio Singe : « Singe » -  voir en grand cette image
Trio Singe : « Singe »
Autoproduction / SavageLand records

En 2011, les aventures simiesques se déroulent aux confins du jazz. Elles habillent les boiseries d’électronique, se vautrent sur des mélodies légères qu’elles créent et triturent à n’en plus pouvoir. Trop électriques pour être au net, elles imposent à quelques clartés fugacement friselliennes et scofieldesques des claques distordues que n’auraient pas renié certains des ancêtres ci-dessus précités. Elles pillent le capital confiance de l’auditeur lambda et le contraignent à s’accrocher aux branches à moins que, terre à terre, il n’abdique et aille s’acheter une place pour le prochain concert de Diana (la quête du Krall, n’est-ce pas ?). Elles s’appuient sur des rythmes qui érigent la rupture en raison d’être. Industrielles mais pas seulement, versatiles à coup sûr, les aventures simiesques du trio pêchent au lancer les réminiscences d’un désordre ambiant voué à la contemporanéité. Elles en tirent et soutirent des grincements harmoniques, des travers percussifs, qu’elles agencent en constructions librement et mélodiquement inspirées.
- L’affaire n’est pas simple et ce qui, au premier abord, pourrait rebuter s’inscrit avec aisance dans la mémoire auditive par le biais d’une originalité qui possède assez d’authentiques qualités pour se distinguer dans un présent bruitiste certes fort encombré.
- Or donc, Singe descend de l’homme, nous n’en doutons point. Il ne manque pas d’équilibre, cela s’entend, et mène le bal au présent de l’indicatif. Il a une tête de clown et promène en bandoulière le vinyl de son premier enregistrement. Singe a donc, au-delà des éclats du jour, une mémoire et, on s’en souvient, ce n’est pas aux vieux singes qu’on apprend à faire la grimace. Ce qui nous amène à penser que ce Singe-là est assurément arrivé à maturité de précoce et belle manière. Pourvu qu’il échappe au zoo...

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TRIO SINGE : « Singe » - Autoproduction 2011 - disponible sur Savage Land Records

Elodie Pasquier : clarinette / Thibault Florent : guitare / Arnaud Laprêt : batterie

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> Liens :
- www.myspace.com/triosinge
- www.savageland.bigcartel.com/Singe

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