« Le jazz tisse sa toile... »
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On the road again - été 2008, ou de Paris à Paris (1)

Morceaux choisis, du 21 juin au 9 septembre.

D 20 septembre 2008     H 22:17     A Michel Delorme    


Le « résultat des courses », des emplettes musicales estivales de Michel Delorme, toujours curieux des événements importants de l’hexagone... Souvenirs d’un été 2008.


Le Parc Floral de Paris est un endroit somptueux, comme l’est la musique du HENRI TEXIER Strada Sextet qui s’ y produisait. Beauté des compositions, qualité des arrangements, grands solistes.

J’ai également vibré avec Raphaël Imbert et Carlos Santana.

Michel Delorme avec Ornette Coleman, à Vienne. -  voir en grand cette image
Michel Delorme avec Ornette Coleman, à Vienne.
Photo : © Héloïse FL

À Vienne, si Ornette Coleman m’ a transporté, d’autres concerts valaient le déplacement. Comme celui du Wayne Shorter Magic Quartet bien-sûr, avec une lecture plus évidente des thèmes. Le groupe, qui existe maintenant depuis 2000, presque dix ans, est ce qui se fait de mieux actuellement dans le domaine de l’improvisation collective libre. Cela m’ a rappelé le « Our man in jazz » du quartet de Sonny Rollins en 62/63. Wayne a composé de très belles choses pour le quintet Imani Winds et il a joué une séquence avec eux. Le quartet de Wayne Shorter me semble être la relève du Charlie Parker quintet et du John Coltrane quartet.

Wayne Shorter, à Vienne -  voir en grand cette image
Wayne Shorter, à Vienne
Photo © Pierre Duchêne

En première partie de ce qu’il faut bien qualifier de soirée la plus consistante du festival, Carla Bley ouvrait pour Shorter. Du jazz dans la dentelle d’une sensibilité à fleur de touches, avec un quintet de rêve, Paolo Fresu, Andy Sheppard, le merveilleux Steve Swallow et Billy Drummond. Parmi la dizaine de très beaux thèmes, à noter l’ intrusion de « La Paloma ».




Milton Nascimento, Lionel Belmondo et Michel Delorme à Vienne -  voir en grand cette image
Milton Nascimento, Lionel Belmondo et Michel Delorme à Vienne
Photo : Héloïse FL

Dans le set de Milton Nascimento, l’unisson du bugle de Stéphane (Belmondo, NDLR) m’a paru masquer quelques carences vocales du génie brésilien. Cela m’a rappelé, décidément… Miles et Wallace Roney à Montreux en 91.

Herbie Hancock nous a gratifiés d’un solo neo-classique sublime et Chris Potter a montré combien grand est son talent. Mais j’ ai regretté le côté « et maintenant Mr Truc va vous interpréter un solo de guitare ». En l’ occurrence un grandiose Lionel Louéké.

(A suivre...)