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Un lundi au club LES DISQUAIRES...

Venu pour Rick Margitza, on découvre Fiona Monbet...

D 25 septembre 2008     H 06:16     A Alain Gauthier    


Aux Disquaires, ce lundi soir, on change de programme : Rick Margitza and friends viendra un autre jour. Du coup, la scène est occupée par le Fiona MONBET quartet, quartet qui m’est totalement inconnu. Et cet imprévu va bien : il est l’essence même du jazz.
Au violon : Fiona MONBET, au piano : Armel DUPAS, à la contrebasse : Ronan COURTY et à la batterie : Élie DURIS. Les rejoint pour le second set : Valéry HAUMONT au chant.

Le programme est dévolu aux standards : « équinoxe », « nuages » revisité sans manoucheries, « alone together », « night and day », « there will never be another you », « I should care », etc, et enchante la vingtaine de spectateurs présents.

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Les Disquaires...

Que dire ? Le batteur a l’intelligence, dans cette petite salle et pour une prestation acoustique, de la jouer discrète et efficace. Bravo.

Le bassiste amène la pulse nécessaire et quelques jolis soli, lui aussi solide maître du temps.

La violoniste : épatante. Un son qui saisit et tire l’oreille dès le premier coup d’archet, des chorus inspirés : pas de précipitation, de la mélodie, pas de logorrhée donc des silences, de la construction, un bon groove, bref : plaisir.

Le pianiste : surprenant !! Sa façon d’accompagner ses petits camarades est toute en relance, dialogue permanent, continuité des idées développées, ruptures humoristiques : un trait par ci, un accord minimaliste par là, une descente chromatique pour souligner une articulation de la grille, et ses chorus passionnants. Il est inspiré !! La musique ruisselle le long de ses bras. Même les citations semblent complètement intégrées à sa musique : telle « ne me quitte pas » en toute fin de concert.

Le chanteur : en place, juste, capable d’un gromelot improvisé très américain et de swing.

Au final, une belle découverte qui m’a amené à vouloir en savoir plus. D’où les compléments ci-dessous, trouvés sur la toile.


> Fiona Monbet, violon prodige | LaDepeche.fr | 09 Août 2007 | 15h11

Dithyrambique. Le maître du violon Didier Lockwood ne tarie pas d’éloges à propos de sa protégée : « C’est à mon avis, actuellement la plus grande violoniste de jazz féminine de la planète. » Fiona Monbet a 17 ans. La frêle et timide adolescente pâlichonne qui se cache derrière son mentor, répète mécaniquement sa gymnastique manuelle sur son inséparable violon pendant que la star fait le show devant une nuée de photographes et d’admirateurs. Tête légèrement baissée, de son regard bleu elle ne lâche pas l’idole. Esquisse un sourire quand il fait le pitre. Et si quelqu’un l’aborde, c’est le manager de Didier, bronzage parfait, qui s’en mêle. Il faut dire que l’enfant prodige sort à peine du nid.

Née en 1989 en Seine-et-Marne, dernière fille d’un professeur et d’une avocate irlandaise, elle étudie la musique dès l’âge de sept ans. Ses tout premiers souvenirs de jazz remontent au festival de Marciac, quand en vacances chez ses grands-parents paternels à Vianne (Lot-et-Garonne), elle vient assister aux concerts sur la scène du vélum. En 1999, son père, mélomane, l’amène écouter Didier Lockwood. C’est le coup de foudre. Elle fera du violon. Du jazz. Elle intègre l’école du maître. Elle ne l’a toujours pas quitté.

Quelques petites scènes parisiennes, et au printemps dernier : le grand saut. L’Olympia avec… Didier Lockwood naturellement. Tout juste bachelière (elle vient d’obtenir son bac S avec mention), Fiona a décidé de lâcher ses études pour se consacrer à sa passion. Et Lockwood l’y a fortement encouragée. Hier soir à Marciac, Fiona attirait toutes les curiosités et semblait un peu perdue au beau milieu de l’agitation des coulisses. Heureusement papa-poule veillait au grain.

J.C.

www.ladepeche.fr/article/2007/08/09/13648-Fiona-Monbet-violon-prodige.html


> http://www.myspace.com/armeldupas

Armel Dupas est né en 1984 dans une famille où le jazz est la culture de prédilection. C’est grâce aux rencontres de musiciens phares du monde jazzistique nantais qu’il décide à 18 ans de devenir musicien, après avoir obtenu son diplôme au Conservatoire de Nantes. Etabli depuis 2005 à Paris, suite à l’entrée au CNSM, il poursuit son chemin parmi les personnes qu’il admire. Il a ainsi collaboré avec de nombreux musiciens européens tels Emmanuel Bex, Riccardo Del Fra, Pierre de Bethmann, Henri Texier, Stéphane Belmondo, le trio Aka Moon, Daniel Yvinec, Jean-Louis Chautemps, Benjamin Henocq, Glenn Ferris, Dré Pallemaerts, Christophe Wallemme, David Linx, et ce dans des lieux mythiques où bat le cœur du jazz : le Lincoln Center de New York, le Montreux Jazz Festival, la Cigale et le Café de la Danse à Paris, le Music Village à Bruxelles, le Zénith de Nantes… Aujourd’hui membre actif de la scène parisienne, il a créé, en parallèle à Ease of Sunrise, duo qu’il forme avec la chanteuse Chloé Cailleton depuis 2003, un quartet avec le chanteur Valéry Haumont, entouré de Jean-Philippe Viret à la contrebasse et Tony Rabeson à la batterie. Armel se produit aussi en tant que « sideman » dans différents projets tels Ode Paname, le son jazz de la poésie française, Ruby Kash & the Rockets à tendance plus jazz-pop, le trio du batteur Georges Paczynski, le quartet de la violoniste Fiona Monbet ou encore le groupe du saxophoniste Geoffrey Secco. Passionné par le chant sans pour autant être lui-même chanteur, il apprécie tout particulièrement le tandem piano/voix et s’intéresse, autour de celui-ci, à l’écriture pour orchestre allant du trio au symphonique. Ceci l’a conduit a travailler pour le cinéma, en 2006 en co-signant la musique du film Dans Paris de Christophe Honoré et plus récemment en 2008 en prêtant ses improvisations pour le dernier film d’Arnaud Desplechin : Un conte de Noël


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