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JBC Quartet avec Sophie Alour à Granville le 12 octobre

Pour ceux qui aiment le jazz !

D 22 octobre 2006     H 22:48     A Thierry Giard    


On ne manque pas certains rendez-vous.

Les concerts organisés au Théâtre de la Presqu’île à Granville sont donc incontournables.

Et pourquoi cela ?

Le cadre unique de ce petit théâtre qui s’est niché dans l’ancien tribunal de commerce avec ses petits bancs de bois et de velours, en gradins. Une soixantaine de places pour une chaude ambiance assurée (pas de clim’ ici !). Une équipe d’organisation qui travaille sur la confiance et l’enthousiasme. Quand on y croît, ça marche ! Et les deux concerts (deux sets) se sont remplis facilement entre public fidélisé et nouveau adeptes.

Jean-Benoît Culot et Sophie Alour -  voir en grand cette image
Jean-Benoît Culot et Sophie Alour
Granville - 12 octobre 2006

A l’affiche ce 12 octobre, le quartet de l’infatigable militant du jazz à Caen (et ailleurs), Jean-Benoît Culot. Une formation changeante dans sa composition avec le pilier Hugo Lippi (guitare), un des fidèles compagnons de JBC et une des nouvelles étoiles du jazz en France, Sophie Alour au saxophone ténor. Yoni Zelnik est aujourd’hui un contrebassiste très demandé (Youn Sun Nah, Bojan Z etc.). Il s’est intégré tout simplement et sans réserves à cette formation qui perpétue avec conviction et énergie la culture des standards et du jazz qui swingue.

Hugo Lippi - Yoni Zelnik - Jean-Benoît Culot -  voir en grand cette image
Hugo Lippi - Yoni Zelnik - Jean-Benoît Culot
Granville - 14 octobre 2006

Sophie Alour, dans ce contexte, a témoigné de sa grande maîtrise instrumentale. Elle connaît le « répertoire » par cœur et improvise sur les standards avec une aisance qui impressionne. Son interpétation de Black Narcissus de Joe Henderson était tout à fait révélatrice de sa personnalité. Comme le grand saxophoniste au naturel si introverti, Sophie Alour offre généreusement sa musique mais interiorise ses émotions. Une forme de sagesse sans doute ? ... Que l’on retrouve également dans le jeu limpide d’Hugo Lippi qui a, de toute évidence, plus d’attirance pour Kenny Burrell ou Jim Hall que pour Jimi Hendrix !

Hugo Lippi, Sophie Alour, Yoni Zelnik -  voir en grand cette image
Hugo Lippi, Sophie Alour, Yoni Zelnik
Granville - 14 octobre 2006

Nous laisserons la conclusion à Christian Ducasse, observateur attentif du jazz et cheville ouvrière de cette soirée qui nous écrivait quelques jours plus tard : J’ai particulièrement apprécié... C’est rarissime d’observer une scène sans aucun pupitre ni partition, un jazz à l’état pur joué par des musiciens avides d’improvisations.

Bravo à tous, musiciens, organisateurs et spectateurs attentifs et enthousiastes !