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Ultime Mégaoctet en 2008

La crise ? Quelle crise ?

D 22 décembre 2008     H 10:14     A Alain Gauthier    


Aucun esprit chagrin, affûblé d’un antisarkozisme primaire, ne travaillant plus et gagnant moins à cause de banquiers avides ( pléonasme ), énervé par la culture à prise rapide de Bouygues-TF1, enragé par la réforme scolaire et cherchant des rimes riches avec Darcos et recul, ne peut le nier : le concert du Mégaoctet le 20 décembre 2008 au Triton a été EXCEPTIONNEL.

Andy Emler, par Christian Ducasse. -  voir en grand cette image
Andy Emler, par Christian Ducasse.
Photo © Christian Ducasse / promo A. Emler

Clôturant et la résidence au Triton et l’année 2008, ce feu d’artifice fut éblouissant.
Ses feux follets : Andy EMLER au piano, Claude TCHAMICHIAN à la contrebasse, Éric ÉCHAMPARD à la batterie, François VERLY aux percussions, François THUILLIER aux tubas, Laurent DEHORS sax ténor, clarinette basse et cornemuse, Thomas de POURQUERY aux sax alto, soprano et voix, Philippe SELLAM au sax alto, Médéric COLLIGNON au bugle, tuba alto, cornet de poche et voix.

Dans ce collectif, il se passe des trucs dont le public est privé. Les rires jaillissent de la coulisse avant même son entrée en scène et nous ne saurons pas quelle-saillie-de-qui les a provoqués. Cette bonne humeur participe totalement de ce qui émerge de ces allumés du jazz : exposés des thèmes impeccables, soli magnifiques ( cette petite phrase simplissime de Tchamitchian qui met les larmes aux yeux, cette bande son de BD de Collignon qui nous fait voir les vignettes, cette intro de Thuillier, ce...ces..., les citer tous ? ), joutes deux par deux où chacun emmène l’autre plus loin qu’il leur est possible d’imaginer ( est-ce moi qui joue cela ou suis-je joué par cela ? ), riffs tendus pour soutenir le compagnon à l’œuvre, regards d’étroites connivences, sourires épatés. Même leurs bêlements sont beaux et me remettent en mémoire les facéties du Willem Breuker Kollectif. Ils sortent en se marrant, comme ils sont entrés. Et nous aussi.

Nous étions 150 assis et 40 debout : 190 bienheureux.

Allez Louilla !! Allez Louilla !! Allez Louilla !!


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