« Le jazz tisse sa toile... »
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NGUYEN LÊ en concert à Lyon.

D 7 avril 2009     H 10:37     A Yves Dorison    


Songs of freedom

Le jazz poursuit ses périgrinations résidentielles à l’Amphi de l’Opéra de Lyon. On a ainsi pu retrouver N’guyen Lê, trois jours durant, à peine quinze jours après son passage au Festival A Vaulx Jazz. Trois soirées, trois thématiques. Old & news friends pour finir (avec Karim Ziad, Chris Jennings, Bojan Z), Saiyuki (avec Mieko Miyazaki & Edouard Prabhu) en deuxième soirée et Songs of freedom pour débuter (avec Himiko Paganotti, Illya Amar, Linley Marthe et Chander Sardjoe).

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Nguyen Lê, Chander Sardjoe
Lyon, 02 04 2009

Nguyen Lê, Chander Sardjoe, à Lyon. Photos © Yves Dorison

C’est à ce concert que nous avons assisté et, disons-le de suite, il fut réussi. Reprendre des standards de la pop (Beatles, Led Zep, Stevie Wonder, Cream, Bob Marley....) à la sauce « ethnique » n’était pas en soi d’une folle évidence, mais le savoir faire de Nguyen Lê en matière de métissage n’est plus à démontrer. « Songs of freedom » donc est un nouveau projet du guitariste où se mêlent sonorités world et riffs pop-rock. L’énergie du quintet est rock, avec une rythmique flamboyante (Sardjoe et Marthe s’y entendent pour vous dérider une salle) en accord parfait avec Nguyen Lê. Illya Amar, aux vibraphone et marimba, et Himiko Paganotti au chant tiennent des places délicates à gérer ; ils s’en sortent avec les honneurs, notamment Amar qui nous a gratifié de quelques soli d’un raffinement remarqué.

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Linley Marthe, Himiko Paganotti, Illya Amar
Lyon, 02 04 2009

Linley Marthe, Himiko Paganotti, Illya Amar, à Lyon. Photos © Yves Dorison

D’une manière générale, on a noté un léger déséquilibre entre finesse et gros son, « au bénéfice » de ce dernier. L’accueil plus que chaleureux que réserva le public à ces musiciens n’y est peut-être pas pour rien. Porté par une sympathie appuyée, le quintet s’est mis au diapason de la salle. A tel point qu’au rappel, il leur fallut jouer à nouveau « Come together », faute de répertoire suffisant. Standing ovation. Au fait, était-elle réservée uniquement aux musiciens ou également à la nostalgie quadragénaire du Flower power woodstockien ?


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