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VIENNE 2009 : Conversation avec Jean-Paul Boutellier

D 11 juillet 2009     H 19:17     A Yves Dorison    


Vienne, le 09 juillet 2009

On a pu constater que les soirées strictement jazz ne remplissaient pas vraiment le théâtre antique, notamment en l’absence de têtes d’affiche. Y a-t-il donc une désaffection progressive du public pour le jazz ?

Je ne cherche pas à avoir des têtes d’affiche tous les soirs. Il y a eu, de tout temps, des soirées réservées à un public attentif et exigeant qui recherche peut-être autre chose. Il y en a toujours eu, dès la première année. Si notre but était de remplir tous les soirs, on ferait du Seal et du Gilberto Gil tous les soirs.

Là, ce ne serait plus Jazz à Vienne, ce serait le « Festival de Vienne »...

Certains le font quand même avec toujours le mot jazz dans l’intitulé... Le but est de trouver un équilibre entre le financier, la communication et la notoriété due à notre lieu. Ce n’est pas toujours d’une grande simplicité. Quand j’ai confié la carte blanche à Martial Solal ou que j’ai conçu cette soirée consacrée à Laurent Cugny et Jason Lindner, je savais que la capacité du public à se déplacer ne serait pas énorme. Mais ces soirées ont réuni deux à trois mille personnes, ce qui est à mon sens une réussite et on continuera dans l’avenir ce type de programmation. Je souhaite bien sûr qu’il n’y ait pas seulement dans le public ce qu’on appelle « les vieux amateurs », les connaisseurs, mais aussi des personnes moins averties qui puissent découvrir une musique qui n’est pas si difficile que cela et qui peut même être spectaculaire. C’est ce que l’on a voulu faire avec Martial Solal. Ensuite, ce qui peut nous aider, c’est qu’à Vienne tout est filmé et que les chaines de télévision peuvent nous aider à diffuser cette musique pour une audience plus large.

Jean-Paul Boutellier -  voir en grand cette image
Jean-Paul Boutellier
Jazz àVienne, 09/07/2009

Justement, il y a une carence sur le plan médiatique en France. A part Mezzo, qui n’est même pas dans les bouquets de base du câble, plus personne ne diffuse de jazz à la télévision. Il y en a peu à la radio. Les magazines de jazz cessent leur parution les uns après les autres...

C’est important de le dire et de le répéter... Maintenant, il reste beaucoup de festivals.







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09/07/2009

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