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JAZZ CAMPUS EN CLUNISOIS (2)

D 20 août 2009     H 20:24     A Yves Dorison    


19 août 2009, Massilly

Sophia Domancich / Simon Goubert

Avec Sophia Domancich et Simon Goubert, on est immédiatement absorbé par un univers musical aux climats originaux. La matière sonore qui est la leur peut au départ dérouter, mais elle s’avère rapidement passionnante tant l’interaction entre les deux musiciens est patente et leur complicité superlative. La variabilité des atmosphères, étayée par des mélodies entêtantes, attirent irrésistiblement l’auditeur. Simon Goubert démontre, sans outrance, toute l’étendue de sa palette ; plus compagnon qu’accompagnateur, il est dans le duo et non dans le duel. Mais l’aventure rythmique ne masque jamais l’intériorité paysagère du jeu d’une Sophia Domancich habitée par son instrument. L’impression finale d’un tel concert est celle d’un chant des profondeurs que leurs auteurs laisser filtrer par une succession d’images sonores étroitement imbriquées les unes aux autres.

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Sophia Domancich & Simon Goubert
Jazz Campus en clunisois, 19/08/2009

La singularité est une richesse, on le croit. Ces deux-là n’en manquent pas. Leur musicalité particulière et la sincérité axiomatique qui l’anime leur permettent le développement d’une musique sans concession mais ouverte.

Christophe Marguet, quartet « Résistance poétique »

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Christophe Marguet
Jazz Campus en clunisois, 19/08/2009

La sincérité est également une vertu présente chez Christophe Marguet. Sur scène, son quartet sonne juste. A l’écoute, les mélodies tendent à une simplicité formelle savamment chahutée par l’improvisation. On entend quelquefois l’écho des ainés qui les parcourent, ce qui n’est pas génant tant la filiation est issue d’une source à la finesse réputée. La cohésion entre les musiciens est bien là. Nous avons juste regretté quelques emportements sonores qui, s’ils évoquent violemment l’idée de résistance chère à Christophe Marguet, n’en sont pas moins traités avec une vigueur qui oblitère un peu les intentions musicales du compositeur. Soyons clairs, ce n’est qu’un bémol. On apprécie l’ensemble à sa juste valeur et on attend les développements futurs avec plaisir.


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