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Blues : Le son et l’image

BB King et Muddy Waters, en DVD

D 25 octobre 2009     H 09:14     A Jean Buzelin    


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B.B. King : « Live in Africa ‘74 »

> Gravity WNRD2456 - distribution Discograph

Muddy Waters : « Live at ChicagoFest »

> Gravity WNRD2459 - distribution Discograph

B.B. King et Muddy Waters en concert, voilà ce que nous proposent ces deux DVD. Voir ou revoir sur scène ces deux légendes du blues, la première toujours bien vivante, est un grand bonheur pour ceux qui les ont applaudis en direct — je les ai vus à plusieurs reprises dans leurs grandes années, en particulier le premier concert en France de B.B. King en 1968 — comme pour ceux, plus jeunes, qui n’ont pas eu cette chance.

B.B. King : « Live in Africa ‘74 » -  voir en grand cette image
B.B. King : « Live in Africa ‘74 »
Gravity / Discograph

En 1974, B.B. King est alors au sommet de sa maturité, de son art et de sa gloire. L’événement est historique : le concert se déroule à Kinshasa (Zaïre) à l’occasion du championnat du monde de boxe poids lourds opposant Mohammed Ali à George Foreman. Le “Roi du Blues“ invité, comme James Brown, Bill Withers, Miriam Makeba et quelques autres, à animer ce grand rendez-vous médiatico-sportif et culturel, donne un concert impeccable devant 80 000 spectateurs, dont Mohammed Ali en personne, et les caméras de Leon Gast qui filmera également le combat. Venu avec quelques-uns de ses musiciens que complète un orchestre proche du big band, il chante un florilège de ses plus grands morceaux qu’il parsème de solos de guitare magistraux.

Muddy Waters : « Live at ChicagoFest » -  voir en grand cette image
Muddy Waters : « Live at ChicagoFest »
Gravity / Discograph

Le concert de Muddy Waters au Chicago Blues Festival de 1981 appartient, lui, à la période tardive de sa carrière (il mourra deux ans plus tard). Parfaitement accompagné par son dernier orchestre régulier, il offre une excellente prestation même si le temps a fait son œuvre et qu’une certaine routine remplace normalement les grandes envolées de naguère. Et puis apparaît Johnny Winter dont la guitare “rapide“ est plutôt stimulante, mais qui aurait pu s’abstenir de chanter tant sa voix forcée et sans nuances contraste avec le chant sombre et encore très assuré de Muddy. Mighty Joe Young et Big Twist viennent également pousser leur couplet.

On regrettera néanmoins que ces DVD n’aient droit qu’à une présentation économique bas de gamme, sans aucune mention de date, surtout celui de Muddy Waters où les noms des musiciens ne sont même pas mentionnés ; il faut prendre une loupe pour lire celui de Johnny Winter.