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ANDRE CECCARELLI à l’Opéra de Lyon

D 17 novembre 2009     H 13:52     A Yves Dorison    


A Lyon, André Ceccarelli s’est fait plaisir et, surtout, a satisfait un public nombreux. Avec sa simplicité habituelle et son évident plaisir de jouer, il a conquis sans mal ses auditeurs, ce qui était mérité d’ailleurs.

Le vendredi 13, en trio Avec Sylvain Beuf et le remarquable Julian Oliver Mazariello au Fender Rhodes, le batteur niçois a livré deux sets impeccables, empreints de feeling. L’interaction entre les membres du trio fonctionna à plein. Les soli de Mazzariello, dynamiques au plus haut point, ont grandement enrichi le propos de ses comparses. Rien à jeter donc.

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André Ceccarelli
Lyon, 13/11/2009

Nous étions sûrs d’écouter samedi 14, une musique autre mais tout aussi convaincante, sinon plus. En trio d’abord avec Jérôme Regard à la contrebasse (celui que tout le monde s’arrache depuis quelques temps) et Antonio Farao qu’on ne présente plus. Nous nous sommes laissé prendre par les compositions du pianiste transalpin. Lyrisme et mélodies imparables, technique pianistique époustouflante, Antonio Farao possède, plus que de simples qualités musicales, un jeu personnel d’une incontestable profondeur qui, avec le temps, s’est dépouillé des effets quelquefois négatifs de la virtuosité. Jérôme Regard, à la contrebasse, s’est fondu dans l’ensemble avec une maîtrise et un à-propos qu’il doit à la seule étendue de son talent.

En deuxième partie de soirée, le trio augmenté de Sylvain Beuf, a donné du grain à moudre à l’auditoire, du fin, bien jazz et bien pêchu. L’homogénéité ne fut pas moindre qu’en trio bien que le son du ténor de Sylvain Beuf soit un peu en dessous des autres musiciens. Quand au maître de cérémonie, il assuré sa partie avec le talent et la générosité qu’on lui connait. Toujours à l’écoute, il possède l’inestimable don de mettre à l’aise ceux qui l’accompagnent.


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