« Le jazz tisse sa toile... »
Vous êtes ici : Accueil » Disques, livres & Co » Chroniques 2010 » Collection hiver 2010 #4 : tutti-frutti

Collection hiver 2010 #4 : tutti-frutti

D 8 mars 2010     H 22:25     A Thierry Giard, Yves Dorison    


Beaucoup de nouveautés et de rééditions ces temps-ci, comme un défi à la crise annoncée ou avérée... Tous ces disques, c’est à chaque fois la possibilité d’entrer dans les univers d’artistes qui ont à chaque fois organisé, assemblé, pensé un voyage dans l’art qui les anime. Tout autre chose que le zapping impersonnel dans les titres d’un lecteur MP3 !

Vous trouverez ici une sélection de dix disques qui sauront vous apporter beaucoup de chaleur dans cet hiver qui n’en finit pas. Il y en a, une fois encore pour tous les goûts, ou presque !

Ran BLAKE & Anthony BRAXTON : « A memory of Vienna »

Ran BLAKE & Anthony BRAXTON : « A memory of Vienna » -  voir en grand cette image
Ran BLAKE & Anthony BRAXTON : « A memory of Vienna »
HatOLOGY / Harmonia Mundi

> HatOLOGY 687 (réédition) - distribution Harmonia Mundi

Ran Blake : piano / Anthony Braxton : saxophone alto

01. ’Round Midnight / 02. Yardbird Suite / 03. You Go To My Head / 04. Just Friends / 05. Alone Together / 06. Four / 07. Soul Eyes / 08. I’m Getting Sentimental Over You // enregistré à Vienne (Autriche) le 19 novembre 1988.

Un disque historique, fruit du hasard. En novembre 1988, un festival viennois rassemblait des musiciens venus d’horizons divers (jazz, musique contemporaine, musique classique). Le pianiste Ran Blake était là. Anthony Braxton également... Werner X. Uehlinger et ses copains ont eu l’idée de leur proposer une conversation autour de standards.

Ce disque vient d’être réédité aujourd’hui et il n’a rien perdu de sa magie. Cette rencontre de deux penseurs du jazz libre et intemporel se passe de commentaires ! Incontournable !

> Lien :

Jacques COURSIL : « On the trail of tears »

Jacques COURSIL : « On the trail of tears » -  voir en grand cette image
Jacques COURSIL : « On the trail of tears »
Emarcy / Universal 2010

> Emarcy 060075324129 (5) - distribution Universal Classic & Jazz France.

2 formations - CADENCES LIBRES* Jeff Baillard : claviers et Fender Rhodes / Alex Bernard : contrebasse / José Zebina : batterie // FREE JAZZ ART** Sunny Murray : batterie / Bobby Few : piano / Alan Silva : contrebasse / Mark Whitecage : saxophone alto / Perry Robinson : clarinette

01. Nunna Daul Sunyi (Le chemin où nous avons tant pleuré)* / 02. Tagaloo, Georgia* / 03. Tahlequah, Oklahoma* / 04. Free Jazz Art/The Removal Act I** / 05. Free Jazz Art/The Removal Act II** / 06. Gorée* / 07. The Middle Passage* // enregistré en Martinique, à Paris et New-York.

Un sacré personnage ! Jacques Coursil aura marqué l’histoire du free-jazz en jouant aux côtés de Sun Ra, Anthony Braxton, Marion Brown, Albert Ayler et tant d’autres... Linguiste, Chercheur en philosophie des mathématiques, il aura passé trois décennies à définir un nouveau langage pour la trompette en oubliant toutes les normes établies.

C’est ce chant si particulier que nous retrouvons dans un album inspiré par la tragique migration forcée de milliers d’indiens Cherokee vers leurs réserves de l’Oklahoma en 1838. 1500 kilomètres à parcourir sur ce qu’on appela le « Sentier des larmes » (Trail of Tears) où 4000 d’entre eux perdirent la vie.

A travers ce pan tragique de l’histoire des États-Unis, c’est à toutes les victimes du colonialisme et de l’esclavage que Jacques Coursil rend un hommage bicolore avec deux formations. L’une, Cadences Libres, aux teintes plus actuelles, musique flottant dans des brumes électriques qui rappellent les atmosphères d’un Arve Henriksen et une autre, Free Jazz Art, qui fait explicitement référence à l’époque free (ici assagi) avec la réunion exceptionnelle de vétérans (Sunny Murray, Perry Robinson, Alan Silva, Bobby Few...), le cœur de ce disque.

Une œuvre étrange et fascinante, totalement hors du temps mais profondément porteuse de sens et de valeurs. Donc, éminemment respectable.

. ::TG ::.

> Liens :

 ::Dans la série « j’ai raté la sortie » ::

D.A.G.(Domancich / Avenel / Goubert) avec Dave Liebman : « Free 4 DAG »

D.A.G.(Domancich / Avenel / Goubert) avec Dave Liebman : « Free 4 DAG » -  voir en grand cette image
D.A.G.(Domancich / Avenel / Goubert) avec Dave Liebman : « Free 4 DAG »
Cristal Records / Harmonia Mundi

> Cristal Records CR151 - distribution Harmonia Mundi - paru en octobre 2009.

Sophia Domancich : piano / Jean-Jacques Avenel : contrebasse / Simon Goubert : batterie / Dave Liebman : saxophone

01. The day before (S.Domancich) / 02. Le Sec du Clocher (S.Goubert) / 03. Estampe (19x26) (J.J.Avenel - S.Goubert) / 04. Free 4 DAG (S.Domancich) / 05. Within a stone’s throw (S.Domancich - J.J.Avenel - S.Goubert) / 06. À Pâques (S.Domancich) / 07. 7 Lézards (J.J.Avenel) / 08. Donso’nbass (J.J.Avenel) / 09. Esteem (S.Lacy) / 10. The right way to go to (S.Domancich - J.J.Avenel - S.Goubert) / 11. Tursiops (S.Goubert) / 12. Pour vous, ces quelques Althaea rosea (S.Domancich)

Voilà bientôt six ans que le trio D.A.G. existe. Cette fois, ils ont eu envie (d’un commun accord) de s’associer une quatrième voix en la personne de Dave Liebman. On sait que le saxophoniste est un expert de l’intégration au gré des rencontres et cette fois encore, il fait plus que de la figuration, stimulé par la cohésion et la créativité d’une formation qui a développé un sens du jeu hors-normes.

Entre structures et liberté, Sophia Domancich, Jean-Jacques Avenel et Simon Goubert créent une musique en perpétuel bouillonnement qui sait donner de la profondeur aux compositions qui fort la part belle à des lignes mélodiques captivantes. On admire la parfaite cohésion de la rythmique que composent Jean-Jacques Avenel et Simon Goubert, et on se dit que leur créativité les rapproche inévitablement de la paire William Parker / Hamid Drake... avec lesquels Sophia Domancich a enregistré un excellent disque en 2009 : Washed Away (auréolé d’un « Oui » par Jean Buzelin !).

. ::TG ::.

> Liens :

Douglas on Blue Note

Douglas on Blue Note -  voir en grand cette image
Douglas on Blue Note
Douglas records / Discograph 2010

> Douglas records AD16 - distribution Discograph

01. Kenny Dorham quartet : El Matador / 02. Betty Carter + trio : This is always / 03. Duke Ellington - C. Mingus - M. Roach : Caravan / 04. Oliver Nelson with Phil Woods : Rendez-vous / 05. Art Blakey & The Jazz Messengers : Three Blind Mice / 06. Billie Holiday + trio : My Man / 07. Billie Holiday + trio : Them there eyes / 08. Bill Evans & Jim Hall : My Funny Valentine / 09. Herbie Mann : Brazil / 10. John Coltrane quintet : Just Friends / 11. Charles Mingus Jazz Workshop : I Can’t Get Started / 12. King Pleasure : I’m in the Mood For Love / 13. Oliver Nelson with Lloyd G. Mayers : A Taste of Honey / 14. Ken McIntyre : Say what // Enregistré à New-York en 1962

Ceci n’est pas une « compilation » ! C’est un témoignage unique et original sur une des époques les plus fertiles du jazz : le début des années 60 et tout particulièrement, pour 8 des 14 titres de ce disque, l’année 1962. Ces enregistrements ont en commun d’avoir tous été produits ou réédités par Alan Douglas qui resta aux commandes de la division jazz d’United Artists pendant cette année 62 [1].

Sont rassemblés ici les enregistrements de formations rassemblant des musiciens aujourd’hui mythiques comme ce millésime des Jazz Messengers qui réunissait Freddie Hubbard, Wayne Shorter, Cedar Walton et Curtis Fuller. Certains de ces enregistrements sont aujourd’hui des monuments du jazz comme le trio de titans constitué de Duke Ellington, Charlie Mingus et Max Roach (Caravan issu de Money Jungle).

Au cours de cette année 1962, Alan Douglas put rééditer un album de Mingus (1957) et un concert inédit de Bilie Holiday datant de 1954 (deux titres figurent sur ce disque). Et puis, il y eut aussi un de ces tours de passe-passe qui, au gré de la médiatisation des musiciens qui amena à rééditer un album de Cecil Taylor datant de 1957 sous le nom de John Coltrane (qui n’était à l’époque que sideman !). Il y a enfin cette étonnante version de A Taste of Honey par l’orchestre d’Oliver Nelson, une chanson qu’on attribuerait hâtivement aux Beatles mais qui est en fait un standard composé en 1958 ! Cet enregistrement date de 1962 soit un an avant que les quatre gars de Liverpool ne s’en emparent pour en faire un succès international.

Non, Douglas on Blue Note n’est pas une compilation de plus, c’est un authentique document historique !

. ::TG ::.

> Liens :

Dave DOUGLAS’ Tiny Bell Trio : « Constellations »

Dave DOUGLAS' Tiny Bell Trio : « Constellations » -  voir en grand cette image
Dave DOUGLAS’ Tiny Bell Trio : « Constellations »
HatOLOGY 666 / Harmonia Mundi

> HatOLOGY 666 (ré-réédition !) - distribution Harmonia Mundi

Dave Douglas : trompette / Brad Shepik : guitare / Jim Black : batterie

01. Constellations / 02. Unhooking The Safety Net / 03. Hope Ring True / 04. Taking Sides / 05. The Gig (Herbie Nichols) / 06. Scriabin / 07. Les Croquants(Georges Brassens) / 08. Maquiladora / 09. Vanitas Vanitatum (mit humor) (Robert Schumann) // enregistré en janvier 1995 à Zürich (Suisse)

En huit années d’existence, le Tiny Bell Trio aura enregistré quatre disques pour différents labels parmi lesquels ce Constellations pour le label Hat-Hut. Avec cette formation à la composition assez inhabituelle (trompette - guitare - batterie), Dave Douglas souhaitait, à l’origine explorer les développements possibles à partir d’éléments musicaux des folklores d’Europe de l’Est. Ce disque prouve que le cheminement a sérieusement divergé au profit du plaisir que génèrent les échanges très ludiques qui se trament dans cette structure triangulaire. De Herbie Nichols à Georges Brassens en passant par Robert Schumann et... Dave Douglas, la thématique de ce disque permet de concrétiser les conceptions du trompettiste : construire la musique d’aujourd’hui sans oublier les fondements de l’histoire du jazz.

Après 15 ans, ce disque montre que Dave Douglas est toujours aussi brillant, que Brad Shepik est un guitariste très polyvalent et que Jim Black est décidément un batteur furieusement créatif et un fin coloriste... avec l’humour en plus !

. ::TG ::.

> Liens :

Michael FLEINER y su Septeto Internacional : « Déjate Llevar »

Michael FLEINER y su Septeto Internacional : « Déjate Llevar » -  voir en grand cette image
Michael FLEINER y su Septeto Internacional : « Déjate Llevar »
Altrisuoni / Anticraft

> Altrisuoni AS285 - distribution Anticraft

Michael Fleiner : piano, compositions / Nicola Orioli : alto saxophone
Thomas Maeder : tenor sax, flute / Andrea Esperti : trombone / Peter Balazs : contrebasse / « Mambi » Eulogio Argüelles-Puey : congas, batá, percusión menor / Julio Barreto : drums

01. Déjate Llevar (Michael Fleiner) / 02. Prolodía #2 (Michael Fleiner) / 03. Afro 2005 (Michael Fleiner) / 04. Emilia Antonia (Michael Fleiner) / 05. Nueva Onda (Michael Fleiner) / 06. El Septeto Internacional (Michael Fleiner) / 07. Obatalambo (Michael Fleiner) / 08. Tres (Michael Fleiner) // Enregistré à Lausanne (en 2009 ?).

Oublions les a priori et le sectarisme. Il n’y a pas que les afro-cubains de souche qui peuvent jouer de la bonne musique afro-cubaine ! Pour preuve la découverte du big-band japonais du pianiste Makoto Ozone qui donna l’été dernier un échantillon de bonne musique latine à La Roque d’Anthéron ! Michael Fleiner est aussi pianiste (et suisse de Fribourg). Il est tombé dans la marmite à salsa depuis plus de dix ans. Dans son ensemble, il a réuni des musiciens suisses, italiens, hongrois et cubains et développe un répertoire certes très codifié mais qui ne manque pas de personnalité et ça fonctionne impeccablement avec une brochette de souffleurs (et un pianiste) qui se donnent sans compter !

En plus sage, on pourrait voir en lui une sorte de Kip Hanrahan européen (au sens géographique !), un assembleur-rassembleur épris de rythmes et de chaleur qu’il restitue fort bien dans ce disque d’un très bon niveau. Un assemblage de bon goût qui ne manque pas de piment !

. ::TG ::.

> Liens :

GINO LATTUCA feat PHILIP CATHERINE : « Bad influence »

GINO LATTUCA feat PHILIP CATHERINE : « Bad influence » -  voir en grand cette image
GINO LATTUCA feat PHILIP CATHERINE : « Bad influence »
Igloo / Sowarex-be

> IGLOO records IGL215 - disponible sur www.igloorecords.be

Gino Lattuca : trompette / Bart De Nolf : contrebasse / Mimi Verderame : batterie / Philip Catherine : guitare

1 Bad influence / 2 Come rain or come shine / 3 Once more / 4 Along came Betty / 5 Expresso / 6 Theme for Ernie / 7 Adriano / 8 Pick up / 9 Last minute blues

Le trompettiste belge Gino Lattuca n’avait pas sorti de disque sous son nom depuis 18 ans ! Dans cet excellent enregistrement aux résonances hubbardiennes, on le retrouve aux côtés d’une rythmique (Mimi Verdramme et Bart de Nolf) qu’il connait bien et d’un invité prestigieux, Philip Catherine, qui ne vient pas faire de la figuration, c’est le moins que l’on puisse dire, et offre même une composition en sus de son habituel talent guitaristique. Cela sonne juste. Aucune faute de goût. De la belle ouvrage pour une musique qui, à bien des moments, est franchement inspirée. Du beau jazz.

. ::Y.D ::.

> Liens

Vincent PEIRANI : « Gunung Sebatu »

Vincent PEIRANI : « Gunung Sebatu » -  voir en grand cette image
Vincent PEIRANI : « Gunung Sebatu »
Zig-Zag Territoires / Harmonia Mundi

> Zig-Zag Territoires ZZT 100201 - distribution Harmonia Mundi

Vincent Peirani : accordéon / Vincent Lê Quang : saxophone / Sylvain Luc : guitare / Serena Fisseau : voix

01. Truc’ Muche’ / 02. Untitled Suite/ 03. Ballade en Ré Bémol / 04. Anataule Ondulée / 05. Les Yeux du Jour / 06. Gunung Sebatu / 07. Every little thing she does is magic / 08. Miniature / 09. 5633 / 10. My little girl / 11. Still Song // Enregistré à Montreuil en avril 2009

Un premier album intimiste et assez sentimental, voilà ce que propose l’accordéoniste Vincent Peirani avec la complicité du saxophoniste Vincent Lê Quang, du guitariste Sylvain Luc et de la vocaliste Serena Fisseau. Un disque qui se parcourt comme un diaporama, chaque titre proposant une image particulière dans un univers changeant, en solo, duo ou trio. Un constat de polyvalence qui vient de la fréquentation de champs musicaux très divers. En guise d’échauffement et en duo avec Sylvain Luc, Truc’Muche renvoie inévitablement au swing musette alors que Every little thing she does is magic (de Police) est relooké façon cajun. Anataule Ondulée est une jolie joute bien cabossée et bondissante entre accordéon et saxophone soprano, en contraste avec quelques ballades plus lascives mais sans mollesse.

Un disque séduisant et sage. C’est bon pour les oreilles et l’esprit aussi, de temps en temps !

. ::TG ::.

> Liens :

PING MACHINE : « Random Issues »

PING MACHINE : « Random Issues » -  voir en grand cette image
PING MACHINE : « Random Issues »
NeuKlang / CODAEX

> NeuKlang records NCD4037 - distribution CODAEX

Jean-Michel Couchet, Fabien Debellefontaine, Florent Dupuit, Julien Soro, Guillaume Christophel : saxophones, clarinettes, flûtes / Fabien Norbert, Andrew Crocker, Sylvain Bardiau : trompette et bugle / John Knight : trombone / Fidel Fourneyron : trombone & tuba / Fred Maurin : guitare & direction / Raphaël Schwab : contrebasse / Rafaël Koerner : batterie et percussions /// Invités > Benjamin Moussay piano, celesta & fender rhodes / Stephan Caracci : vibraphone // Compositions & arrangements de Fred Maurin

01. RANDOM ISSUES / 02. LADRILLEROS / 03. EÏT-FÜR-FÜR/NOÏNE-FÜR-FÜR / MACHINATION 04. part 1 : Ni l’un, ni l’autre / 05. part 2 : Chemins vivants / 06. part 3 : Propagande / 07. part 4 : Les Meutes / 08. part 5 : Merci / 09. METAL LIQUIDE / 10. BLUES 4 CARLOTTA

Dans la famille des Grands Formats à la française, Ping Machine se distingue en réussissant une synthèse rare entre la tradition des big-bands et les courants contemporains des grandes formations « innovantes ». Les ingrédients ? Une rythmique solide dans laquelle se distingue le batteur Rafaël Koerner, d’une efficacité rare. Un habile assemblage de séquences « ouvertes » où la musique semble se construire dans l’instant et des plages jubilatoires où le jeu en sections retrouve toute sa force comme au « bon vieux temps ». Des compositions qui n’ont pas peur du swing. Enfin, une brochette de solistes de premier ordre, jeunes et vigoureux ce qui présage un bel avenir pour cette formation vraiment remarquable (et déjà très remarquée).

Entre les espaces mouvants de Gil Evans (les flûtes, le tuba, le jeu sur les tessitures) et les structures charpentées que savaient créer Thad Jones et Mel Lewis dans un passé pas si lointain (rondeur des saxes et brillance des cuivres, mise en place millimétrique), Ping Machine se positionne en vrai big-band du XXIème siècle.

. ::TG ::.

> Liens :

Olivier TÉMIME : « The intruder »

Olivier TÉMIME : « The intruder » -  voir en grand cette image
Olivier TÉMIME : « The intruder »
Futur acoustic / Harmonia Mundi

> Futur acoustic - Distribution Harmonia Mundi

Olivier Témime : saxophones ténor et soprano / Vincent Artaud : contrebasse, guitare, claviers, programmations, arrangements / Billy Hart : batterie sur 5, 6, 8 et 11 / Cyril Atef : batterie et percussions sur 1, 2, 3, 4, 6, 7, 9 / Paco Sery : batterie et percussions sur 9 et 10

01. Purple Dream / 02. Remember El-Khobar / 03. The Macadam Turtle / 04. Red Castle Society / 05. Dancing with Gable / 06. The Congo PunQs / 07. Spirit Of Ecstasy / 08. Big Eyes / 09. A night with Boubou Crew /10. Eating Pumpkins with Paco /11. Song for Mistinga

Ce disque nous remémore l’époque d’un jazz rock triomphant. Avec les moyens techniques d’aujourd’hui, Olivier Témime poursuit son parcours iconoclaste en collaboration avec un autre musicien non conformiste, Vincent Artaud. Derrière les fûts sont invités trois grands percussionnistes. L’ensemble est solide et on se laisse prendre, de temps à autre, par les ambiances sophistiquées de cette musique toute de même un peu froide à notre goût.

. ::Y.D ::.

> Lien

© CultureJazz® 2010 - www.culturejazz.net®

Portfolio

  • PORTICO QUARTET : « Isla »

[1En 1976, c’est le même Alan Douglas qui collecta les précieux enregistrements publiés sous le nome de Wildflowers : une série d’albums enregistrés au Rivbea studio de Sam Rivers. Un vrai panorma des explorations de la loft-generation (réédités en 3 CDs en 2006).