« Le jazz tisse sa toile... »
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Disques : Les bonnes surprises de l’été.

D 2 juillet 2010     H 10:41     A Yves Dorison    


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Robert Giegling Quintet : « Tafelrunde »

Robert Giegling Quintet : « Tafelrunde » -  voir en grand cette image
Robert Giegling Quintet : « Tafelrunde »
Neuklang / Codaex

> Neuklang, NCD 4048 - distribution Codaex et sur CD Shop - Bauer Studios

Ce quintet d’Outre-Rhin fait mieux dans ce CD qu’un banal tour de table (tafelrunde) musical. Portée par une écriture créative et la cohérence du groupe, la musique de ce disque est une preuve supplémentaire de la vitalité du jazz en Allemagne. Dans une veine classique, les musiciens déroulent un tapis sonore du plus bel effet. Robert Giegling possède un jeu direct, plein de sève et de lyrisme. Fort justement accompagné par des sidemen émérites, il impose sa marque, sensible et précise, de bout en bout. L’enregistrement au studio Bauer de Ludwigsburg est une merveille d’équilibre, ce qui ne nuit pas.

Robert Giegling : trompette, bugle / Marcus Ehrlich : saxophone ténor / Christoph Heckeler : piano / Joel Locher : contrebasse / Marcel Gustke : batterie

1 Tafelrunde / 2 New York on a friday / 3 Lisa / 4 American ballad / 5 Wieder im lieben / 6 The 5 / 7 Rooney groove / 8 Am abend

Virginie Teychené : « I feel so good »

Virginie Teychené - I feel so good -  voir en grand cette image
Virginie Teychené - I feel so good
Altrisuoni / Anticraft

> Altrisuoni AS288 - distribution Anticraft

Attention talent ! Nous avons affaire ici à une chanteuse de jazz. Avec une large tessiture et une technique éprouvée, Virginie Teychené balaie d’un revers de scat l’adage selon lequel le jazz traditionnel est mort. Avec un phrasé d’une affolante précision, une vélocité qui nous rappelle par moment Tierney Sutton, elle rend ses lettres de noblesse à un genre battu en brèche par les Ekdahl et consorts. Avec un répertoire savamment dosé (où l’on note quelques compositions originales) et des accompagnateurs qualitativement à la hauteur, elle laisser filer les mots avec une aisance désarmante. À l’aise dans le swing pur, elle ne manque pas d’atout dans ses interprétations de ballades, notamment dans le beau It might as well be spring (même si l’on préfère encore la version de Meredith d’Ambrosio sur l’album The cove). Virginie Teychené possède en outre une musicalité très sûre qui, liée à sa capacité d’improvisation, lui ouvre des portes qui restent hermétiquement closes à nombre de ses condisciples. Elle ne lui reste à acquérir qu’une reconnaissance un peu plus large et son art éclaboussera le jazz hexagonal, et au-delà si affinités.

Virginie Teychené : chant / Stéphane Bernard : piano / Gérard Maurin : contrebasse / Jean Pierre Arnaud : batterie / François Chassagnite : trompette

1. I Feel so Good (Body and Soul) / 2. Moonlight Serenade / 3. Up Jumped Spring / 4. You’re Drivin’ Me Crazy / 5. Early Hours / 6. Você e eu / 7. Luiza / Fotografia / 8. Worry ‘bout Me / 9. Beautiful Friendship / 10. I Got the Blues (Lester Leaps in) / 11. Prelude to a Kiss / 12. Just a Song / 13. The Nearness of You / 14. C’est le printemps (It Might as Well Be Spring)


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