« Le jazz tisse sa toile... »
Vous êtes ici : Accueil » Sur scène » Sur scène en 2010 » Aaron GOLDBERG Trio à Lausanne

Aaron GOLDBERG Trio à Lausanne

D 20 décembre 2010     H 23:00     A Yves Dorison    


  • Aaron Goldberg : piano
  • Reuben Rogers : contrebasse
  • Greg Hutchinson : batterie

> Lausanne, le 18 décembre 2010

Avant les fêtes, un petit tour au Chorus de Lausanne est toujours bienvenu. Le menu y est toujours consistant : une bonne manière de se préparer à des agapes moins auditives. Mais quitte à rester longtemps attablé dans les jours à venir, autant avoir quelque chose de beau à raconter. Ce qui est notre cas.

La technique impressionne toujours. Nous avons beau être habitué, de concert en concert, à écouter des musiciens exceptionnels, nous nous surprenons encore à être étonnés. Certes il faut plus qu’une incroyable dextérité pour nous épater. Nous apprécions la subtilité, la finesse, en toute circonstance. Nous aimons que la connivence soit manifeste entre les protagonistes, que ces derniers démontrent à l’envi que rigueur et plaisir de jouer sont inséparables. Nous sommes également heureux quand les musiciens ont un sens de la mélodie hors du commun. Cette dernière occurrence liée aux précédentes peut créer un alliage musical qui flirte avec l’invraisemblable.

JPEG - 50.8 ko
Aaron Goldberg trio
Chorus, Lausanne, 18/12/2010

Le trio dont nous avons savouré chaque note samedi dernier joue dans cette cour très prisée dont les membres ont en commun d’être, par la musique, doués de capacités singulières et inaccoutumées. Le toucher profond d’Aaron Goldberg, son sens de la composition, son approche personnelle des 88 notes, entre pudeur et jaillissement, le démarque immédiatement. Reuben Rogers, contrebassiste au doigté aussi rugueux que fertile dans l’innovation mélodique n’est pas non plus de ceux que l’on oublie. Greg Hutchinson, dont on déplore quelquefois l’énergie, trouve avec ses deux complices sa juste place : celle d’un batteur à l’écoute capable de tout jouer, du plus ténu au vrombissant, sans jamais se départir du drive.
L’empathie qui caractérise ce trio se transmet au public sans effort. Que les musiciens abordent Wayne Marsh où des compositions originales, la forme est si pleine et le fond si dense que chacun dans la salle en sourit d’aise. Deux sets plus tard, pour clore une soirée marquante, Aaron Goldberg a joué le second rappel en solo et ajouté au magistral le décisif, avec une irrécusable simplicité.

> Liens :

Rechercher

Partager, commenter et plus...

Page Google+ CultureJazz Page Facebook CultureJazz twitter RSS 2.0

Articles les plus récents

16 décembre – Six disques en vitrine - décembre 2017 #2.

14 décembre – Lettre ouverte

13 décembre – Quatre garçons dont Le Van

11 décembre – Diego Imbert « Tribute to Charlie Haden » à Paris

9 décembre – Pile de Disques de décembre 2017

7 décembre – Les Pérambulations Du Pérégrin - 80

5 décembre – Rouge et noix au jazz-club de Grenoble

4 décembre – Cinq disques et un livre en vitrine - décembre 2017

3 décembre – Velvet Revolution

1er décembre – Les Pérambulations Du Pérégrin - 79

29 novembre – IXI Électrique

27 novembre – James Carter’s Elektrik Outlet à Caen.

25 novembre – BLIND ( aveugle )

23 novembre – Greg LAMY Quartet

20 novembre – Six disques en vitrine - novembre 2017 #2.