« Le jazz tisse sa toile... »
Vous êtes ici : Accueil » Sur scène » Sur scène en 2011 » Supersonic, a tribute to Sun Ra.

Supersonic, a tribute to Sun Ra.

La dernière création du saxophoniste Thomas de Pourquery.

D 27 mai 2011     H 16:33     A Alain Gauthier    


Thomas de POURQUERY est de retour avec un nouveau projet co-produit par Jazz sous les Pommiers (C’est cette semaine !! Tous à Coutances !!) : Supersonic, a tribute to Sun Ra. Un emprunt direct au disque Super-Sonic Jazz datant de 1957 par Sun Ra and his Arkestra et vraiment en ligne avec la présentation faite de De POURQUERY, je cite : le sax le plus agité du jazz français.

L’endroit, la Dynamo ( Pantin ), est toujours aussi plaisant : grand hall façon friche industrielle rénovée, salle de concert créée pour le jazz. Bref, du nanan.

  • Mais, pourtant, malgré tout, et quand même, cela dit, oui oui en même temps... Par où commencer ? Je me sens tout mitigé. Avec des moments à eau très chaude et d’autres à eau très froide. Mais rien de tiède.

Comme si le titre ne tenait pas ses promesses tout en les tenant et réciproquement.

Il y six lascars sur scène : Thomas De POURQUERY, sax alto et soprano, chant, Fabrice MARTINEZ, trompette, bugle et tuba, Laurent BARDAINNE sax ténor et baryton, Edward PERRAUD batterie, Frédéric GALLAY guitare basse et Arnaud ROULIN claviers.

  • Et nous, dans une salle dépourvue de chaises. L’intention est claire : c’est un dance floor et l’ambiance est boîte-de-nuit-chérie-ce soir-on-s’éclate.
Thomas de Pourquery -  voir en grand cette image
Thomas de Pourquery
Photo © Yves Dorison

Ces six lascars nous offrent cinquante minutes d’une musique aux influences variées : jazz, rock, électro et plus. Ça pulse, ça ralentit, ça envoie, c’est en place, parfois le gros son de la rythmique est dominant, parfois non.

  • Et voilatipas que, le temps d’un instant, le temps que De Pourquery présente non verbalement tout en mîme sans parole un on ne sait quoi, le souvenir de Rigolus s’impose. Souvenir d’autant plus présent quand les trois souffleurs entonnent un chanson gesticulée.
  • Et souvenir encore plus fort lorsqu’entrent sur scène une vingtaine de personnes qui composent la fanfare de Banlieues Bleues et le BOA ( Bel Orchestre Amateur ). Et là, nous entrons dans une seconde partie en mode soundpainting évidemment réjouissante, sonore, multisonore, polysonore et tout et tout. La salle en redemande, en re-a, en redemande, en re-a.

Mais alors mitigé ? Parce que le fil directeur ( Tribute à Sun Ra ) s’est défait, que ce final en forme de revue est une autre histoire. Et que, Thomas De Pourquery qui est un showman magnifique ne va pas au bout de ce qui transpire dans ses créations ( sauf DPZ qui relève d’un autre projet ) : l’esprit de la revue. La revue avec des filles splendides, des plumes, du maquillage, du rire, de la tendresse, de l’humour et une salle qui chavire de bonheur. Le dance floor quand même non ?

Observation déjà possible après le RIGOLUS Best Off fin 2007 et la soirée Rigolus invite Irina PAVLOVSKI en 2009.

  • Alors, à quand une revue musicale qui oserait porter son nom ? Avec De POURQUERY du XXIè siècle qui nous ferait oublier Sun Ra du XXè siècle ? On peut rêver, non ?

> Thomas de Pourquery Supersonic « A Tribute to Sun Ra » - la Dynamo de Banlieues Bleues, Pantin, jeudi 26 mai 2011 à 20h30.

> Cette création a fait l’objet d’un projet mené avec des élèves du collège de Saint-Hilaire du Harcouet (Manche). Sur scène dans le cadre du festival Jazz sous les Pommiers le dimanche 29 mai 2011.

Pour en savoir plus sur Sun Ra, (re)lisez les chroniques de notre spécialiste « sunophile », Jean Buzelin :

Sun Ra & His Myth Science Solar Arkestra : « The Antique Blacks » -  voir en grand cette image
Sun Ra & His Myth Science Solar Arkestra : « The Antique Blacks »
Art Yard / Orkhêstra

> SUN RA : de l’inouï à l’étonnant (5 disques) - chronique publiée le 18 novembre 2010.

> SUN en quartette, RA en Big Band… : chronique publiée le 15 octobre 2008.

> Liens :

Dans la même rubrique

4 janvier 2012 – Pierre de Trégomain puis Prysm + Manu Codjia à Paris

29 décembre 2011 – Sébastien Texier à la Péniche L’improviste

24 décembre 2011 – Imperial Quartet à La Dynamo

23 décembre 2011 – Guillaume and the Electric Epic

8 décembre 2011 – Deux Soirs à Chorus