« Le jazz tisse sa toile... »
Vous êtes ici : Accueil » Disques, livres & Co » Chroniques 2013 » Hélène LABARRIÈRE : « Désordre »

Hélène LABARRIÈRE : « Désordre »

D 4 janvier 2013     H 04:49     A Pierre Gros    


En premier lieu il faut dire que cette femme, cette musicienne a un son.
Un son forgé par l’expérience in situ qui a débutée dans des petits cafés puis au Petit Opportun à croiser des musiciens (premier enregistrement avec Lee Konitz, excusez du peu), à jouer des standards, bref à faire le métier avant de bifurquer vers des expériences multiples et autres.

Hélène LABARRIÈRE – François CORNELOUP – Hasse POULSEN – Christophe MARGUET : « Désordre » -  voir en grand cette image
Hélène LABARRIÈRE – François CORNELOUP – Hasse POULSEN – Christophe MARGUET : « Désordre »
Innacor / L’Autre Distribution
« OUI ! On aime ! »
« OUI ! On aime ! »

Un son qui se projette vers un futur, une excellence, un éclectisme, pas celui qui lorgne dans le rétroviseur vers un passé mythique qui n’a plus cours aujourd’hui (en un mot pas de cordes en boyau, pas de mains comme des battoirs à suer et souffrir inutilement).
Un son de contrebasse direct, franc, plein de vigueur et d’énergie.

La réussite de cet album est donc d’abord celle d’Hélène Labarrière, dont il faut souligner les qualités de meneuse, la propension à faire partager une esthétique et un enthousiasme à ses compagnons.
Et ils répondent présent, le saxophone baryton incisif vindicatif de François Corneloup, la guitare audacieuse provocante de Hasse Poulsen et la batterie énorme de Christophe Marguet qui s’affirme dans une actualité foisonnante comme le percussionniste incontournable du moment, du futur.

Si cette musique faite de riffs, d’ostinatos, de modalité, de mélanges, de surprises et d’humour n’exprime en soi aucune opinion on peut dire qu’elle dit l’indicible, le fond de l’âme et l’on ne reprend pas de manière innocente La Chanson De Craonne. On ne joue pas non plus aux chats et à la souris comme dans Voleur pour rien (beau solo énergique de la contrebassiste) et l’on reconnaît comme marque de fabrique dans Montreuil Mali l’esprit d’Hélène Labarrière.

Paraît-il que l’Univers, notre Monde est né du chaos du désordre, alors cette musique ne demande qu’à s’épanouir, exploser, s’exposer.


> Hélène LABARRIÈRE « Désordre » - Innacor INNA11307 / L’Autre Distribution

Hélène Labarrière : contrebasse, compositions sauf 4 / François Corneloup : saxophone baryton / Hasse Poulsen : guitare / Christophe Marguet : batterie, percussions

01. Le pouvoir de Loch’ha / 02. Désordre / 03. In My Room / 04. La chanson de Craonne (Adelmar Sablon, Anonyme) / 05. Voleur / 06. 10’ / 07. Montreuil Mali

Enregistré à La Grande Boutique - Langonnet (France)

> Liens :

À lire aussi sur CultureJazz.fr :