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pAn-G au Triton.

le tentet D-RAN-G

D 19 juillet 2015     H 19:38     A Alain Gauthier (texte)    


Ils arrivent comme un gang déterminé à faire péter la porte de la salle des coffres, on sent que ça ne rigole pas. Pas question d’intro genre on se renifle-tout le monde est là-çavati. Non non, tout de suite, penchés vers les pupitres, cette bande se serre les coudes et envoie du lourd, du compact façon béton précontraint avec du quartz dedans.

Autour d’Aloïs BENOIT, euphonium, trombone et compositions, on trouve un grand cercle avec Yannick LESTRA au fender rhodes, Thibault FLORENT à la guitare électrique, Ariel TESSIER à la batterie, Alexandre PERROT à la contrebasse et basse électrique, Romain LAY au vibraphone et électronique. À l’intérieur du cercle et devant, le pupitre des souffleurs allumés avec Gabriel LEVASSEUR aux trompette et bugle, Jean DOUSTEYSSIER aux clarinettes, Rémi FOX aux sax alto et soprano et Thomas LETELLIER au sax ténor ( avec aux manettes du son : Sami BOUVET ).

Pourquoi PAN-G ? Parce que le dieu PAN plein de l’énergie primordiale et de la brutalité érotique de la jeunesse rencontre le point G et que ça fait plus fort que TNT, C4 et SEMTEX réunis. Explosif et jouissif !!
Ils jonglent avec les masses sonores tsunamiennes avant de susurrer, avec des voix de rosières, des pianissimi délicieux.
Ils mêlent le son artisanal et la bidouille électronique.
À écouter les variations rythmiques invraisemblables auxquelles ils se livrent, inutile de les imaginer défiler au pas. Ou alors, avec la BAC ( la Brigade des Clowns Activistes) dans le dos du défilé de la Fêt’Nat’ ? "On devine qu’ils sont équipés de beaucoup plus qu’une moëlle épinière" aurait déclaré Einstein.
Ils savent tout faire et se sont dépêchés d’oublier le vieux blues originel en sautant le pas jusqu’à l’école minimaliste américaine. Il y a du Steve Reich revisité avec talent par BENOIT qui écrit serré, tendu, dense, hypnotique.
Ils nous font le coup de la musique symphonique avant d’en exploser les codes en y fourrant du gros groove bien gras que la rythmique usine sans barguigner.
Ici et là, des soli s’envolent, au vibra, à l’euphonium, à la guitare, au soprano, mais le collectif prime. Encore et toujours le collectif.
Hypnotique, féroce, tendre, joyeuse, retenue, explosive, instable, leur musique secoue les tripes.
Attention les big bands : PAN G arrive, ça va chier !!!


Jeudi 9 juillet 2015 - 21h00 - Le Triton - 11 bis, rue du Coq Français - 93260 Les Lilas


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