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Les RUGISSANTS (à Paris)

et leurs Nouvelles Litanies

D 15 janvier 2016     H 11:14     A Alain Gauthier    


info document -  voir en grand cette imageIls entament leur concert par L’insecte et la révolution, pièce instrumentale qui offre tout de suite à nos oreilles la concrétisation de leur nom : les Rugissants. Décaband organisé spatialement en un gros pupitre de sept souffleurs : Léo JEANNET à la trompette, Léo PELLET au trombone, Raphael HERLEM au sax baryton, Théo PHILIPPE au sax alto, Thibaud MERLE au sax ténor et flûte, Rémi SCRIBE aux sax ténor et soprano et Maxime BERTON , aux clar basse et sax soprano. En fond de scène, la paire Alexandre PERROT à la contrebasse et Jean-Baptiste PALIÈS à la batterie et un poil devant en biais pour diriger tout ce petit monde : Grégoire LETOUVET, piano, compos et arrangements.
Cette pièce introductive met en valeur les sax alto, ténor et soprano ( ce dernier avec une impro au propergol à même de ravir Ariane Espace ) et le solide duo contrebasse-batterie. Autant dire qu’ils y mettent du souffle et du cœur susceptibles d’enlever au Studio Raspail la discrétion dont il fait preuve en se tapissant à quelques pas du cœur de Montparnasse, là où personne ne penserait trouver cette jolie salle de spectacle.
Les rejoindront l’une après l’autre les chanteuses ELLINOA et Sarah LANCMAN pour égrener les Nouvelles Litanies. En cette période de grand n’importe quoi pseudo-religieux sanguinaire mourrez ceci est votre sang, oser des litanies laïques, c’est costaud. Bravo.
Comme si elles s’étaient partagées le boulot, ELLINOA s’impose en jazzeuse par ses impros de plus en plus lâchées-relâchées et Sarah LANCMAN campe une diseuse de poèmes et autres chansons réalistes à émotion flagrante ( pourquoi pas oser « J’attendrai » de Jean Sablon ? ),
Elles chantent en français, quel bonheur, c’est si rare !!! et on peut écouter et comprendre les textes, sauf lorsque les souffleurs en mettent un peu trop. Un souci de balance ? On oublie qu’une seule chante ? Un riff trop généreux ?
On retient Toute une histoire qui fait ronronner suavement Sarah, Urban Symphony pour sa conversation de sax ténors, ses riffs soignés et sa superbe écriture, Angoisse de Mallarmé (quel beau texte ! ), La jungle des villes et le final, Où va cet univers pour le solo orgasmique que nous offre ELLINOA.
C’est bien torché, bien foutu, bien enlevé.
- Dis donc Lucette, t’as vu l’heure ? J’ai pas vu passer le temps" chuchote Raymond.

Tout est dit.

Lundi 11 janvier 2016 - 20 h
Studio Raspail (Paris 75014)


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