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JAZZ À PORQUEROLLES : festival 2016

15ème anniversaire...

D 13 septembre 2016     H 13:31     A Florence Ducommun    


Comme chaque année, l’attraction me pousse tout naturellement vers ce lieu unique choisi il y a 15 ans par Frank Cassenti : l’île de Porquerolles et son Fort Sainte-Agathe ! Un anniversaire à mi-chemin entre une certaine nostalgie et le bonheur de l’accomplissement d’une passion. Et c’est une belle consécration pour lui et tous ceux qui l’ont accompagné dans cette aventure, à contre-courant de tous les pisse-vinaigres qui prophétisaient un échec !

Hamilton de Holanda, Yamandu Costa... -  voir en grand cette image
Hamilton de Holanda, Yamandu Costa...

Avec le fidèle François Carrassan adjoint à la Culture de la ville d’Hyères, Aldo Romano et Archie Shepp entre autres, Frank a réussi son pari : une île, un fort, un cinéaste épris de jazz arrivant sur son voilier qui remue ciel et terre et voilà 15 ans que ça dure en se souvenant que la première année, il y avait à peine 20 à 25 personnes. À présent, les concerts se jouent la plupart du temps à guichet fermé pour une jauge de 500 personnes très privilégiées ! Ceux qui ont lu mes précédentes chroniques ont déjà eu un aperçu du bonheur ressenti à chaque concert : un lieu unique donnant l’impression d’être éternel, un vrai paradis... question de lieu, d’ambiance, de jazz intemporel qui nous materne dans le ventre du Fort... Cette année, les murs sont ornés des clichés des grands photographes passés au festival. Comme cette photographie d’Archie Shepp, Aldo Romano et Henri Texier prise par Guy Le Querrec en 2010 ; ou encore celle du pianiste Siegfried Kessler en 2006 par Matteo Duraz. Un album photo mis en vente cette année a immortalisé certains instants vus également par Sergine Laloux et Daniel Lebée, que je ne saurais trop vous conseiller... Voilà pour l’écrin, voyons à présent ce que cette édition nous a réservé.

Vendredi 8 juillet :

Moonlight Benjamin, Jacques Schwarz-Bart, Claude Saturne. -  voir en grand cette image
Moonlight Benjamin, Jacques Schwarz-Bart, Claude Saturne.

Créole Spirits ouvre le bal : c’est la première représentation de ce concert conçu par le saxophoniste guadeloupéen Jacques Schwarz-Bart et le pianiste cubain Omar Sosa. Brother Jacques a posé ses valises quelques jours dans l’île de Porquerolles pour la première fois, accompagné de sa mère et poètesse Simone Schwarz-Bart qui seront là tout le long du festival et donneront la note dominante, à savoir la poésie du jazz. Simone Schwarz-Bart est une grande écrivaine et poétesse (son mari André, lauréat du Prix Goncourt 1959 pour Le Dernier des justes, est aussi l’auteur de La Mulâtresse Solitude en 1972) et nous livrera des pages de son dernier roman écrit avec son mari L’Ancêtre en Solitude. Le pianiste et le saxophoniste ont amené chacun leurs percussionnistes et chanteuses, à savoir respectivement Martha Galarraga et Gustavo Ovalles pour la tradition santeria de Cuba ; et Moonlight Benjamin avec Claude Saturne représentant la tradition vaudou haïtienne. Les divinités sont souvent communes et les chants ont été sélectionnés en fonction de cela. « Au départ était le Son » nous dit Jacques en introduction, « et non le Verbe ». Et du son, il en sera question de soir, dans une ambiance où les esprits sont convoqués par Simone Schwarz-Bart : « Nous sommes dans une cérémonie, les esprits sont autour de nous,aucun mort ne s’en est allé, ils sont tous là, ceux que nous avons aimé... » C’est le grand frisson... Les esprits sont appelés par les chanteuses au rythme des tambours, les voix s’enroulent autour des envolées lyriques du saxophone ténor et du piano. c’est incandescent et envoûtant... Ce nouveau projet sortira en disque au printemps prochain. En attendant, la communion hier soir entre les musiciens et le public a juste été parfaite, rédemptrice, et pour reprendre une chanson créole bâta « Ya yo me curé », nous sommes redescendus guéris du fort Ste Agathe !

Samedi 9 juillet :

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Papanosh

Papanosh est en première partie de soirée. Lauréats de Jazz Migrations 2013, les cinq musiciens (Quentin Ghomari à la trompette, Raphaël Quenehen aux saxophones, Sébastien Palis à l’accordéon, orgue, piano, Thibault Cellier à la contrebasse et Jérémie Piazza à la batterie) étaient des nôtres l’an dernier pour animer les apéro-swing et les after-hours ! Cette fois-ci, c’est sur la scène qu’ils sont conviés. Les deux soufflants démultiplient leur son par différents artifices, tout comme le pianiste. C’est toujours surprenant et inventif, du jamais entendu comme Monsieur Shadows composé par Quentin Ghomari et dédié à leur ami Roy Nathanson, ou un Hermanos qui leur va bien tant ils sont soudés comme les cinq doigts de la main, avec un Funeral Boogaloo infernal tiré de leur dernière collaboration avec Roy Nathanson et Fidel Fourneyron dans le disque ¡Oh Yeah Ho ! qui vient de sortir. Des accents à la Mingus, un esprit Art Ensemble of Chicago, Uzeste n’est pas pas bien loin derrière ! De disque du concert, A Chicken in a Bottle, point encore et pas avant la fin de l’année. Mais ce concert était une formidable mise en oreilles pour être attentif à sa prochaine sortie !

Avishai Cohen & Yonathan Avishai -  voir en grand cette image
Avishai Cohen & Yonathan Avishai

Le quartet d’ Avishai Cohen prend la suite. Avec le trompettiste israélien dont la renommée va finir par dépasser celle de son célèbre homonyme, il y a Yonathan Avishai au piano, Barak Mori à la contrebasse et Nasheet Waits à la batterie. Du beau monde pour nous présenter le dernier disque du trompettiste Into The Silence (où est présent le saxophoniste Bill McHenry sur quelques morceaux). C’est son huitième album, paru chez ECM cette fois, ce qui est une belle consécration et n’a rien d’étonnant, car il y a un grand recueillement dans ce projet écrit dans les six mois qui ont suivi le décès de son père en novembre 2014 et enregistré au studio de La Buissonne. Le son est d’une grande richesse et d’un grand lyrisme et ce concert restera pour moi un des grands concerts de mon été ! Dans les plages méditatives, on pense à Art Farmer ou à Tom Harrell. On pense aussi bien sûr à Ascenseur pour l’Echafaud quand le trompettiste utilise la sourdine, Miles étant un grand inspirateur d’Avishai. Bouleversant du début à la fin... À écouter absolument !

A suivi une superfiesta à l’After au sein du Fort Sainte Agathe avec les Papanosh et la fanfare les Krakens, auxquels se sont joints le pianiste Yonathan Avishai et le contrebassiste Barak Mori ! Deux bénévoles professeurs de chant ont poussé la chansonnette à la mode uzestoise : ce fut totalement réjouissant jusqu’à 3 heures du matin !

Dimanche 10 juillet :

Alexandre Lantieri et Romain Morello -  voir en grand cette image
Alexandre Lantieri et Romain Morello

Le sextet d’Olivier Lalauze ouvre les festivités en beauté ! Sorti en 2008 de l’IMFP de Salon de Provence, ayant fait partie aussi de la classe de jazz de Jean François Bonnel à Aix en Provence, ce jeune contrebassiste a été sélectionné l’an passé au Tremplin Jazz de Porquerolles ex-aequo avec le groupe TAKT que nous avions entendu au festival dans la foulée, en première partie du concert de Raphael Imbert avec la Cie Nine Spirit. Bonne pioche décidément que cet orchestre créé en 2012 primé à plusieurs reprises ! Avec ses compagnons Ezéquiel Célada au saxophone alto, soprano et clarinette, Alexandre Lantieri au saxophone ténor et clarinette, Romain Morello au trombone, Gabriel Manzanèque à la guitare et Stéphane Richard à la batterie, le contrebassiste nous a montré l’étendue de son talent de compositeur et d’arrangeur pour six musiciens ! Après une intro enlevée de leur ancien répertoire ( D’Ebène et d’Espoir ), Olivier Lalauze nous présente sa dernière création dont nous avons la primeur ce soir, autour de l’œuvre la plus célèbre du compositeur anglais Gustav Holst, intitulée The Planets (créée en 1918). Un travail phénoménal pour passer d’une musique symphonique à une écriture pour sextet, de jazz de surcroît ! Ce fut magnifique, onirique et un formidable voyage dans l’espace dans ce cadre idyllique qu’est le Fort où nous rentrons chaque soir comme dans un vaisseau spatial…Un arrangement ou plutôt un dérangement pour chacune des pièces planétaires choisies (il y en a sept) avec un somptueux Neptune sur la fin où nous avons carrément flotté en apesanteur… Une esthétique inclassable entre swing, free, bop, New Orleans, entre tradition et avant-garde, subtile et lyrique, qui a conquis le public ! En rappel un No Pasaran hautement symbolique (dédié aux Bleus qui jouaient ce soir-là ? ou à… je vous laisse deviner !) a achevé cette première partie.

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Otis Taylor Band

Changement de plateau et d’ambiance en seconde partie pour recevoir le grand (c’est un euphémisme) Otis Taylor… Le blues profond des origines va alors nous remuer les tripes le restant de la soirée… Arrivé par le dernier bateau, le charismatique chanteur va nous emmener jusque minuit après une balance parfaitement maîtrisée de dernière minute, dans un trip qui paraîtra trop court à tous ! Les racines sont là, dans cette voix puissante enracinée dans le Delta du Mississippi, avec une présence incroyable et sauvage (wild, wild, comme il le répète !). Il changera plusieurs fois d’instruments, en commençant par ce qui ressemble à une guitare électrique mais équipée de 4 cordes. Ses yeux translucides scrutent le public juste en bordure de scène ou lorsqu’il descend avec son harmonica et se mêle aux spectateurs médusés ! Un Hey Joe qui ne quitte jamais son répertoire, en fait frissonner plus d’un ! (son dernier album “Hey Joe Opus Red Meat” y fait référence). Il use aussi de deux guitares électriques aux subtilités bluegrass ou country et laisse une belle place à ses autres compagnons de route, les violonistes Anne Harris et Miles Brett (mention spéciale à la superbe gestuelle de la violoniste !), le batteur Larry Thompson (on se souviendra longtemps de son solo incroyable !) et le bassiste Todd Edmunds. Le public en délire qui obéit à ses injonctions et se lève pour danser, a bien du mal à le laisser partir, mais un concert le lendemain soir à Copenhague l’attend et l’oblige à repartir par le dernier bateau. Les clameurs entendues sur l’Ile ce soir-là n’ont finalement pas été celles que l’on pensait ( nous avons perdu la finale de foot !) et c’est bien réconfortant !

Lundi 11 juillet :

Une soirée Spécial 15 ANS nous attend avec Archie Shepp et Aldo Romano qu’on ne présente plus, bienfaiteurs du festival, Roi et Prince de Porquerolles, respectivement président d’honneur et parrain du festival, 79 et 75 ans, autant dire des jeunots qui ont toujours 15 ans....

Aldo Romano & Archie Shepp -  voir en grand cette image
Aldo Romano & Archie Shepp

L’introduction est faite par Simone Lagrand, crieuse publique, grande poétesse et manipulatrice de mots. Elle nous présente à sa façon, avec un conte, les musiciens de la Fanfare Les Krakens, qui, tous les soirs, attendent le dernier bateau venant de la Tour Fondue et accompagnent les spectateurs au Fort Sainte-Agathe. Ils animent aussi les apéros sur la place du village en semant la danse, la fête et la bonne humeur partout où ils passent. Et l’idée de les faire monter sur scène vient de Jacques Schwarz-Bart qui les a beaucoup appréciés. Simone termine sur un chant de fertilité appelé le bel(i)ya : “ Béliya manman béli béli bélo, Béliya manman béli béli bélo

Puis Brother Jacques illustre musicalement avec les Krakens des extraits d’un livre écrit par sa mère, Pluie et Vent sur Télumée Miracle, un texte incontournable dans la littérature antillaise. Beaucoup d’émotion palpable...

Jacques Schwarz-Bart, Archie Shepp -  voir en grand cette image
Jacques Schwarz-Bart, Archie Shepp

Le Roi et le Prince de Porquerolles arrivent enfin, toujours magnifiques, accompagnés de Michel Benita à la contrebasse, Carl-Henri Morisset au piano et Stéphane Guéry à la guitare. On avait eu l’occasion d’apprécier ce dernier l’an passé dans un concert avec le même Archie Shepp avec lequel il a déjà collaboré, et Mike Ladd. Quant au très jeune Carl-Henri Morisset, il se produit régulièrement en Europe au sein du quintet de Riccardo Del Fra et et dans diverses formations d’Archie Shepp. Une rythmique surtout amenée par Michel Benita, car Aldo Romano semble un peu éteint hélas et ne change guère de jeu sous le regard un peu critique d’Archie toujours en pleine forme. I Feel Good lui colle comme un gant ! et comme l’an passé, il nous joue Revolution et Mama Rose. Il scande comme à l’origine « Rev, rev, rev, revolution » et décidément, nous ne vieillissons pas avec lui ! Archie est un griot éternel. Steam écrit avec Tom Mc Lung résonne également magnifiquement et Jacques Schwarz-Bart le rejoint sur plusieurs compositions-conversations magnifiques.

Mardi 12 juillet :

La soirée est dédiée à Luis Alberto Lavandeyra, ancien compagnon du Che, 88ans, qui assiste au concert et a gravi le sentier très raide qui monte au Fort Ste Agathe !

Yamandu Costa -  voir en grand cette image
Yamandu Costa

Les cigales accompagnent le guitariste brésilien Yamandu Costa en solo en première partie. Beaucoup qui le connaissaient l’attendaient. Je le découvre ce soir et c’est une belle surprise. Virtuose de la guitare sept cordes et compositeur, Yamandu Costa joue le choro et la bossa nova comme personne. Un artiste éblouissant au style puissant, dont l’histoire personnelle explique l’incroyable fécondité ( il a parcouru le Brésil avec son père également guitariste pendant 2 ans dans tous les milieux populaires). Il nous fait une démonstration de spleen musical à la brésilienne avec une grâce incroyable dans une nouvelle composition appelée Habanera ( pas si nouvelle en fait puisqu’il la jouait déjà en 2001 sur un disque appelé Yamandú) tout en buvant du maté ! Il chantonne ( très bien) ou siffle l’air de rien, reprend « um pouco mais maté » les yeux fermés tandis que ses doigts courent sur les cordes dans un morceau très tonique, Suite Colombiana No. 2 « El Porro ». Alterne avec des compositions plus calmes. Dix doigts multipliés par sept cordes qui tiennent un auditoire en haleine. Une histoire de cheval qui vole complètement folle ! et une polka russe, la Polka Sokolov suivies d’un long morceau final en apothéose. Les murs du Fort sont constellés de confetti vidéos, les cigales se sont tues pour écouter le guitariste, nous sommes vraiment au paradis, c’est sûr ! « Muito obrigado senhor Yamandú » !

Hamilton de Holanda -  voir en grand cette image
Hamilton de Holanda

La soirée brésilienne continue avec le joueur de mandoline Hamilton de Holanda accompagné de Guto Wirtti à la contrebasse et Marcelo Caldi à l’accordéon au sein du Trio Mundo. Le Jimi Hendrix de la bandolim ( mandoline à fond plat à dix cordes) comme on l’appelle au Brésil, nous présente son dernier album. Un mélange détonnant de choro, bossa-nova, rock ou encore samba. C’est terriblement efficace et puissant. Il commence avec Nafrenavo, hommage posthume au percussionniste Nana Vasconcelos décédé cette année, puis continue avec un petit tour du monde à travers des compositions suédoises, vénézuélienne, américaine, française et italienne : Sweden, très baroque, suivi de El Saltarin ( composition du vénézuélien Luis Laguna), Laurita ( Richard Galliano), Amarcord (Nino Rota), Folk Song (Chick Corea), Antonia (Pat Metheny), un morceau inspiré des jeux video japonais très savoureux, une étrange et superbe version brésilienne de Blackbird (Beatles), Zyriab(Paco de Lucia), La Mer de Trenet fort à propos ! et termine sur Canto de Ossanha de Baden Powell. Ces trois musiciens sont merveilleux, avec une complicité parfaite. Les solos du contrebassiste sont remarquables et l’accordéoniste a une rare sensibilité. Yamandú se joint alors au trio pour un final éblouissant plein de malice ou le duo Hamilton / Yamandú déjà habitué à ce genre de joutes est un régal pour nos oreilles ! C’est le bouquet final du feu d’artifice !

Ces belles soirées auront été agrémentées toutes les journées passées là-bas de diverses animations. Dès 10hs du matin, les enfants sont les bienvenus à l’Enfance du Jazz. Des Rencontres Musicales se tiennent à 11h30 dans des lieux divers ; nous y rencontrerons cette année Jacques Schwarz-Bart et sa mère Simone, les Papanosh, Hamilton de Holanda et le photographe Daniel Lebée qui nous raconte les belles aventures photographiques du Festival. Un pique-nique musical sous les grands pins parasols du Domaine Perzinsky dégénère en grand bal sous le vent qui rafraîchit l’atmosphère. La petite église de Porquerolles est le lieu vers 18 heures d’happenings musicaux ou Simone Lagrand officie avec Pierre Baillot au saxophone soprano, Stéphane Guéry à la guitare et Olivia Rivet à la flûte ou basse, comme aux apéros swing un peu plus tard Au Côté Port. Le trio Un Dimanche Après-Midi transpire tous les soirs dans différents bars du village : un trio épatant avec Thomas Weirich à la guitare, le talentueux multi-instrumentiste Simon Sieger à l’orgue, accordéon et Anthony Soler à la batterie. Le même trio sous le nom Big Fish termine tard les soirées Côté Port. Pas le temps de s’ennuyer à Porquerolles, sans compter la mer qui somnole pas loin...

La fête est finie hélas... et le décompte d’ici l’an prochain commence déjà dans ma tête pour ce festival qui a ma préférence entre tous ! Je suis atteinte de « porquerolite aigue », comme l’appellent les bénévoles et ma montée au Fort le lendemain dans le silence revenu au Fort le confirme. J’ai collé mon oreilles aux murs et la musique m’a envahie ! Merci à toute l’équipe, à Frank Cassenti, à Samuel Thiébaut, à Tiphaine, Laure et Charlotte sans qui ce bonheur ne serait pas possible. Merci aussi au photographe Daniel Lebée qui m’a prise sous son aile bienveillante et merci à tous les amis que je me fais chaque année là-bas !


« On a quinze ans et on aime comme au premier jour » (Samuel Thiebaut, conseiller artistique de Jazz à Porquerolles)

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