« Le jazz tisse sa toile... »
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Magic Malik . Jazz Association

D 24 juillet 2019     H 05:00     A Jean-Louis Libois    


jazz&people

Magic Malik : flûte, voix
Olivier Laisney : trompette
Maxime Sanchez : piano
Damien Varaillon : bass
Stéfano Lucchini : batterie

info document -  voir en grand cette imageFaute de l’avoir vu sur scène lors de la dernière édition de Jazz sous les Pommiers en même compagnie et dans répertoire identique, nous avons écouté son dernier CD,
Jazz Association. Le parti pris des grands : Monk, Coltrane, Rollins…et de leurs compositions est affiché d’emblée.
Un plaisir véritable anime le quartette à s’emparer de ses « classiques » avec une belle énergie qui peut surprendre chez un musicieux davatange enclin aux musiques « cousines ». Une composition de Clifford Brown inaugure ce CD avec Daahoud mettant ainsi le quartette sur les rails, avant d’être repris peu après pour un second titre Joy Spring Chacun y va de son chorus sans la moindre baisse de tension : Olivier Laisney, normand de Coutances (trompette) puis Maxime Sanchez (piano)dans les titres successifs sans oublier le bassiste Damien Varaillon , le batteur Stefano Lucchini .Et bien sûr la flûte de Magic Malik qui appose sa signature définitivement par l’apport de sa voix.
Bain de jouvence ou pas à l‘écoute de toutes ses reprises : l’ensemble ne laisse pas indifférent. On pense parfois à Roland Kirk lorsqu’il abandonnait ses divers saxophones au profit de la flûte. Parfois aussi l’expérimentation vocale -ou ce qui s’y apparente- prend le pas sur les autres instrumentistes- la flûte y compris, au point d’être supplantée- et le résultat convainc moins. Ainsi la tentation du free avec la version vocale donnée du thème monkien In walk bud peut paraître inutilement aventureuse (à nos oreilles du moins). Le reste a tout pour plaire, l’exigence en plus. Et ce n’est pas l’ultime morceau du CD You are Too beautiful emprunté Rodgers& Hart ,compositeurs éminents des années 30 ( auteurs du célèbre My Funny Valentine)qui contredira ce sentiment.

Jean-Louis Libois


NDLR : Ce disque a également été chroniqué dans l’Appeal du Disque de mai 2019 :
https://www.culturejazz.fr/spip.php?article3480#11