« Le jazz tisse sa toile... »
Vous êtes ici : Accueil » Archives » AU BAR LES DISQUAIRES : Pierre Perchaud Quartet

AU BAR LES DISQUAIRES : Pierre Perchaud Quartet

Jazzing et clubbing dans un même bateau.

D 8 juin 2008     H 07:00     A Alain Gauthier    


Un quartier en mouvement : nouvelles boutiques, terrasses pour flâner, cours et rues voisines à visiter et revisiter ( rue Keller, passage Thieré, cour Saint-Joseph, etc.. ), bref : idéal pour sortir muni seulement de ses 2 pieds et de ses cinq sens et quitter ses prothèses modernes handicapantes technophilement correctes : GSM, GPS, SMS, APN.....

Ce soir, c’est le quartet de Pierre Perchaud qui s’y colle. Lui à la guitare, Nicolas Moreau à la contrebasse, Antoine Paganoti à la batterie et en sideman de luxe, au piano : Pierre de Bethmann himself.

Pierre Perchaud (guitare), ici avec Emile Parisien (sax)... -  voir en grand cette image
Pierre Perchaud (guitare), ici avec Emile Parisien (sax)...
... A Caen en décembre 2007 - © Culturejazz

La déco de la salle a été refaite : c’est chaud, c’est beau !!

Inutile de venir avec tous les collègues du séminaire d’entreprise, c’est trop petit. Et cette musique-là ne prépare pas les cerveaux à des invasions publicitaires ou managériales.

Quel plaisir d’avoir les musiciens presque sur nos genoux et de voir-entendre la musique s’inventer là, devant nous, en direct.

Le regard du pianiste qui cherche celui du guitariste, clos sur lui-même et son chant intérieur ; le même pianiste qui guette ses trois collègues pour savoir quand s’arrête la dernière boucle, le hochement de tête du leader qui ramène tout le monde au thème, ... et les quelques aléas indissociables de ce contexte qui se retrouvent intégrés comme la tache imprévue du peintre qui se retrouve partie prenante de son œuvre.

Les Disquaires... -  voir en grand cette image
Les Disquaires...
Jazz live à Paris !

Rien de free ce soir : ni déchirements de guitare à la Marc Ducret ni de fracas de piano façon Jacques Demière.

Les 2 sets passent vite, trop vite, même s’il convient de laisser dormir Karim, qui, dans sa chambre au-dessus du bar, ne jouit pas d’une insonorisation parfaite.

Il y a eu la mythologie des informaticiens œuvrant dans leur garage, il y a ici « une scène née du giron des artistes, un lieu d’expérimentation, de recherche, de liberté » comme le signale le site du Laboratoire de la Création.

Et c’est tous les soirs de la semaine !!!


> Liens :