« Le jazz tisse sa toile... »
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Un soir au Triton : Bernard Struber Z’tett le 20 juin.

Un gang de géants !

D 22 juin 2008     H 12:00     A Alain Gauthier    


Le 20 juin, c’est presque l’été. L’allée couverte qui sert de passage, de terrasse et de fumoir invite à la paresse. Ce soir, le plat du musicien, concocté par Greg au piano, est « un parmentier de boudin ». Ici, le cuistot aussi improvise.

La porte du Triton : entrez ! voir en grand cette image
La porte du Triton : entrez !
photo : site www.letriton.com

Autant dire tout de suite que le Triton est mon club préféré. Au cœur du capitalisme du désastre ( pléonasme ? ... merci à René Riesel [1]et Naomi Klein [2]), un espace de culture et d’intelligence. Programmation séduisante, variée, stimulant la curiosité et invitant à sortir de chez soi et de ses certitudes bornées. Que du bonheur !!

Ce soir, ils sont 9. Des hommes. Les hommes du Bernard Struber Z’tett. Un gang de géants. Bernard Struber à la guitare et leader. Jérémy Lirola à la basse, Benjamin Moussay aux claviers ( y compris celui de l’ordinateur ), Éric Échampard à la batterie, Serge Haessler à la trompette et au cor, Raymond Halbeisen au sax alto et à la flûte, Michaël Alizon au ténor, Jean-Marc Foltz aux clarinettes et Frédéric Norel au violon. Ils se présentent dans une disposition originale : la rythmique devant, les soufflants et le violon derrière.

Le site de bernard Struber : accueil. voir en grand cette image
Le site de bernard Struber : accueil.
www.jazztett.com

Le programme concerne Zappa. Le premier set, un peu court, est vite enlevé. Et la pause est presque aussi longue. M’enfin.... Qu’est-ce à dire ?.... Ils sont partis regarder le match de foot ?....

Le second set, c’est du feu. Ce groupe a une force de frappe impressionnante. Et les chorus sont survitaminés. Tous se déchirent grave. Le ténor, emporté dans un déluge de notes et titillant les limites de son instrument du côté du suraigu, le violoniste mélodieux à souhait, l’altiste surprenant ses collègues par l’humour de ses phrases, le trompettiste-corniste s’arrachant les lèvres. Et Foltz, signant à la clarinette basse sur fond d’ostinato au clavier, un solo passionnant.
Avec Échampard, au milieu de ce groupe, comme à l’accoutumée : carré, puissant, généreux. Et Struber enfin, qui entre chorus et direction façon sound painting, se régale à annoncer : « I promise not to come in your mouth »...

Le groupe nous offre un bis et un bis repetita. Quel plaisir !!
Entre le Andy Emler Octet et le quintet de Corneloup (Next) il y a toute la place pour le Bernard Struber Jazztett.

Pour compléter ce voyage zappa-iste, quelques affiches nous invitent à ne pas manquer les 5 et 6 juillet prochains les deux journées de Zappologie, de musique Live et de Happenings (www.lesfilsdelinvention.net ).


> Liens :


[1Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable, Éd. de l’encyclopédie des nuisances

[2La stratégie du choc, Éd. LEMÉAC/ACTES SUD