« Le jazz tisse sa toile... »
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Entretien avec David LINX : « Follow the Songlines »

Le 31 mai, Nicole & Bernard Videmann ont rencontré le vocaliste.

D 23 juin 2008     H 23:39     A Nicole & Bernard Videmann    


David Linx nous a toujours habitués à des prestations soignées, à un répertoire vocal sans cesse renouvelé et marqué du sceau de son identité, à une présence scénique aux mille nuances à une énergie créatrice débordante. Il en fut de même sur la scène de la grande salle de l’Opéra national de Lyon, le 31 mai dernier, pour la présentation de son dernier projet : « Follow the Songlines ».

Ce « tracé de chansons », conçu & composé avec Diederik Wissels, Maria João et Mario Laginha, est tout droit issu de leur imaginaire. Cette histoire musicale ancrée dans leurs racines musicales et personnelles a d’abord été présentée à Bruxelles (avec l’orchestre de la Radio Flamande) puis à Porto. C’est ensuite le public lyonnais qui a eu le privilège de la première représentation de cette création sur le territoire français.

M. Laginha, D. Wissels, D. Linx, M. Joao, C. Wallemme, S. Huchard (remplacé à Lyon par Helge Andreas Norbakken)  -  voir en grand cette image
M. Laginha, D. Wissels, D. Linx, M. Joao, C. Wallemme, S. Huchard (remplacé à Lyon par Helge Andreas Norbakken)
En Belgique en 2007 - Photo © Gérard Beckers

La réaction des spectateurs et des professionnels du spectacle présents ce soir-là fut unanime : une réussite, tant au niveau de l’écriture, des arrangements et de l’orchestration que pour ce qui concerne l’interprétation. La souplesse et la réactivité de l’orchestre de l’Opéra de Lyon dirigé par Dirk Brossé s’est uni à la puissance et aux nuances de la section rythmique (Christophe Wallemme - contrebasse & Helge Andréas Norbakken - percussionniste) pour permettre aux pianistes (D. Wissels & M. Laginha) d’être totalement disponibles et de répondre aux vocalistes (D Linx & M João). La complicité de ces derniers a contribué à transporter le public dans le monde inédit des artistes du jour et à le gratifier de dépaysements auditifs hors normes.

Les 2 pianistes ont rivalisé d’inventivité et ont affiché leur complicité lors d’interventions à 4 mains. Helge Andréas Norbakken s’est révélé comme un poète des balais et des percussions. À la contrebasse Christophe Wallemme a assuré avec intelligence et sérénité une assise solide au service des chanteurs mais a aussi fait preuve de fluidité mélodique lors de ses interventions. Dans cette partition musicale, l’orchestre symphonique a été en totale interaction avec le sextet jazz.

Les échanges entre David & Maria ont repoussé les limites de l’art vocal et l’ont porté loin des prestations formatées, dans un monde où tout semble possible et novateur.

« Follow the Songlines » représente une forme aboutie de musique où l’improvisation a la part belle et où les musiciens partagent ensemble le bonheur de la création instantanée et celui d’interpréter une écriture peaufinée et inventive.

Lors de sa venue à Lyon, David Linx a su se rendre disponible pour s’entretenir avec nous et offrir quelques confidences aux les auditeurs de RCT (www.radio-rct.com) et aux lecteurs de CultureJazz.

 :: :: Nicole & Bernard Videmann :: ::


> David, pouvez-vous présenter ce projet, ses origines & ses caractéristiques ?

David Linx : il est né d’une demande de l’orchestre de la radio flamande qui m’a chargé de concevoir un projet avec un orchestre symphonique. Dans ce genre de situation, la tendance est plutôt de prendre un projet déjà connu et écrit pour orchestre symphonique (tel que Porgy & Bess) mais je n’ai pas voulu cela car je saisis chaque occasion pour essayer de faire quelque chose de nouveau.

Depuis longtemps Maria João et moi nous voulions travailler ensemble ainsi que Diederik Wissels et Mario Laginha. Il s’agit en quelque sorte de 2 duos, de 2 « couples en miroir », artistiquement compatibles.

Ce fut d’abord assez difficile car cela dépassait les possibilités qui m’étaient présentées : il fallait trouver de l’argent pour l’écriture, pour deux heures de musique, pour l’orchestration. Mais c’est miraculeux mais nous y sommes arrivés dans des temps. Porto s’est joint à nous ainsi que l’Opéra de Lyon. Ça a été un grand moment de pouvoir faire de la musique avec les gens que l’on aime.

David Linx -  voir en grand cette image
David Linx
Photo © Niko Birot

Ce projet s’intitule « Follow the songlines ». Les songlines : c’est « le tracé de chansons » mais ce n’est pas du tout un projet world ou ethnique comme on a tendance à le dire de temps en temps, J’ai trouvé l’idée à partir d’un livre de Bruce Chatwin dont la trame narrative se déroule en Australie chez les aborigènes : les tracés des chansons fonctionnent comme « mémoire de trajet » pour les aborigènes. Pour mémoriser la mémoire des routes qu’ils traçaient, ils utilisaient des bouts de chansons qu’ils transmettaient à leurs enfants, et ainsi de suite de génération en génération. Ainsi ils retrouvaient toujours les mêmes routes pour aller de nord ouest au sud est de l’Australie.

J’ai pris cette idée et ai proposé que l’on suive un tracé issu de notre imagination, pour voyager par les villes que l’on aime, sans pour cela faire de la musique typique de ces endroits-là, mais plutôt sur ce que ces villes nous inspirent. Nous parcourons les routes et les scènes depuis vingt cinq ans et nous avons eu des impressions très fortes des villes lors des tournées (par exemple lorsque je suis dans la rue d’une ville, et qu’une odeur passe, aussitôt cela peut me rappeler Milan à moins que je n’associe cette odeur à New York quand j’avais 17 ans). Je me suis dit que c’était une bonne façon de faire notre « tracé de chansons ». Ainsi, si pour La Havane, j’avais eu envie d’écrire une valse musette, je l’aurais fait car il n’est vraiment pas question d’associer La Havane à la salsa ou Buenos Aires au tango. Il était hors de question pour moi de rentrer dans cette logique qui ne correspond pas à ma nature.

Le titre, « Folllow the songlines » est donc une invitation.

> Comment a été réalisée l’écriture du projet ?

DL : C’est vraiment un projet à huit mains : Diederik, Mario Joao & Mario. On s’est vu trois ou quatre fois à Lisbonne, à Bruxelles, pour construire deux heures de nouvelle musique. Je voulais une écriture dense dans le sens où je ne voulais pas que l’orchestre symphonique ait une fonction purement illustrative : il n’était pas question de l’employer uniquement pour faire de longues notes. Nous avons fait des arrangements assez complexes : il s’agit vraiment d’orchestrations dans la tradition de l’orchestre symphonique. Je ne peux concevoir qu’un musicien de l’orchestre jouant avec moi s’ennuie.

Lors d’un tel projet il y a toujours beaucoup d’enjeux, d’émotions. Je ne peux pas dire que nous débordions de confiance mais à un certain moment le manque de confiance doit être utilisé dans la force créatrice. À notre âge, on sait ce dont on est capable. Le trac existe quand on monte sur scène, mais c’est assimilable à une sorte d’excitation. À notre âge, on essaie de se fixer un niveau de réussite auquel on s’interdit de déroger.

> Comment se sont déroulées les 2 premières représentations ?

DL : Très bien ! À la fin spectacle nous étions vraiment heureux car nous avions « fait de la musique ensemble ». On a été libres, on ne pensait pas à ce qu’il convenait de faire, on ne se regardait pas sur scène pour démarrer, pour être ensemble. Il y avait une vraie complicité, une synergie stimulante.

> Tout est construit, soigné, pensé, mais cela reste t-il très libre ?

DL : Oui, mais comme je le dis toujours, la liberté est une digestion d’une centaine de règles, l’improvisation n’est pas de l’aléatoire. Travailler dans des structures construites nécessite que tout soit bien intégré ; et chanter une mélodie ou improviser, c’est exactement la même approche, la même passion, l’une étant la suite logique de l’autre.

> Est-ce que ce projet représente quelque chose de particulier pour vous ?

DL : Je crois que ma démarche en elle-même est particulière : le fait que d’emblée je n’aie pas accepté de reprendre quelque chose de préexistant, de refuser de me produire avec une chanteuse « américaine de jazz ». Je suis loin de la perception réductrice du « jazz vocal » assimilé au piano bar comme cela est le cas pour beaucoup aujourd’hui.

Maria Joao -  voir en grand cette image
Maria Joao
Photo © Klaus Muempf

En effet il y existe une flopée de chanteuses qui interprètent très bien les standards, sans pour autant les magnifier, ni se les approprier. Pour ma part j’adore chanter les standards mais pas de cette manière. En fait, c’est en quelque sorte une économie, un marché qui incite à cela et du coup il existe quelque chose de très figé dans le jazz vocal auquel je n’adhère pas, où la chanteuse est forcée de toujours travailler sur le charme. J’adore cela pour les autres mais je suis malgré tout frustré de constater que dans le jazz vocal l’innovation, la nouveauté n’est pas beaucoup tolérée : cela est plutôt attendu de la part des musiciens, des instrumentistes. Ce n’est pas vraiment que je veuille à tout prix faire quelque chose de nouveau ; en fait je veux surtout faire mon truc. Dans le jazz vocal c’est plutôt la nostalgie qui prévaut, tant pour les chanteuses que le public qui est préparé pour ça. Les chanteuses qui marchent sont celles qui vendent beaucoup de disques, le public reconnaît le disque et ils sont contents en concert d’écouter ce qu’ils ont l’habitude d’entendre chez eux ou sur les ondes.
Pourtant lorsque je suis devant une salle et que je propose au public ce qu’ils n’ont pas l’habitude d’entendre, je m’aperçois que les spectateurs apprécient d’être dépaysés, d’écouter, de voir autre chose qui se situe hors du domaine de la nostalgie. Malgré la crise du disque à laquelle 95% des musiciens de jazz n’échappent pas, il y a paradoxalement beaucoup d’affluence dans les concerts où il y a plus de création et de réactions positives de la part des spectateurs qui se laissent conquérir sur place.

En y pensant, le projet précédent avec le Brussel Jazz Orchestra (BJO) aurait pu être un piège. Même si j’ai la double culture, européenne et américaine, je n’ai pas envie de copier les chanteurs américains. Grâce à l’Amérique j’ai pu revenir en Europe. La tradition du jazz j’en viens je la remâche, je la maîtrise, j’ai grandi là-dedans, je peux chanter les solos de Charlie Parker. Pour moi, le meilleur hommage qu’un artiste puisse rendre à la tradition, c’est de la perpétuer non seulement par une histoire léguée, mais en construisant son propre alphabet et en le maîtrisant pour raconter son histoire. Je trouve qu’Ella était une pop star témoin de son époque. Aujourd’hui neuf fois sur dix la manière dont les standards de la voix sont proposés n’est pas en prise avec la réalité d’aujourd’hui.

> Vous restez vous-même depuis vos débuts : il y a continuité, créativité et innovation. Quel regard jetez vous sur ce parcours ? Et si c’était à refaire, ….. ?

DL : … Oh je ne sais pas : je crois que je referais les mêmes grosses erreurs. Je peux dire que les disques que j’ai faits ont été des polaroïds de ce que j’étais à l’époque : j’étais à 200% dedans, mais je ne les referais sûrement pas de la même manière.

Je n’aime pas regarder en arrière mais c’est vrai qu’il y a une petite histoire : je constate cela à la réaction des gens qui sont très touchés simplement par la constance que j’ai eue à faire ce que je voulais. Je suis encore aujourd’hui étonné de pouvoir faire ce que je veux ; j’ai comme l’impression de rajeunir, d’être plus souple qu’avant. Je crois que je serais tenté de faire un parallèle avec Miles Davis, sans pour autant me comparer à lui. Entre 48 ans et l’âge de sa mort ; il n’a pas beaucoup changé de jeu. Il s’est entouré des signes du temps, des tensions significatives de l’époque dans laquelle il vivait ; lorsqu’à la fin de sa vie on lui demandait de jouer Sketches of Spain il disait « restez à la maison et faites l’amour sur cette musique si vous voulez mais moi je ne vais pas jouer ce morceau aujourd’hui. »

> Pensez-vous qu’aujourd’hui vous disposez suffisamment de liberté pour être vous-même ?

DL : En fait la liberté ça se travaille, ça s’apprend, ça se cultive, ça se conquiert et ça se décide. Il est vrai qu’aujourd’hui les temps sont très difficiles mais en un an j’ai fait un opéra Jazz avec Laurent Cugny (La Tectonique des Nuages), le disque avec le Brussels Jazz Orchestra, le projet « Follow the Songlines » avec orchestre symphonique, j’ai programmé un festival : tout cela est varié et risqué, mais c’est ce que j’aime faire. Un projet nourrit l’autre.

En 2007, j’ai monté des projets, à une époque où il y très peu d’argent pour la culture et où tout le monde, mon agent par exemple, préfèrerait que je fasse un duo piano-voix. Mais je crois que je commence à savoir que là où je suis aimé je le suis vraiment et là, il y a des possibilités pour faire des choses. Certes j’irrite beaucoup ceux qui se demandent pourquoi je ne fais pas de standards. Mais même si je ne veux pas paraître arrogant, je dirais simplement que dans le Real Book il y a tous les standards mais que dans le nouveau Real Book aux Etats-Unis, il y a 4 morceaux à moi. Cela veut simplement dire que chacun peut incarner son époque et écrire des morceaux qui peuvent devenir des standards. D’ailleurs je ne suis pas contre les standards, j’adore les faire mais je conçois de les faire d’une façon qui n’est peut-être pas celle que les autres ont envie d’entendre. Pour ma part, je n’ai pas envie d’entendre des versions nostalgiques.

J’ai l’envie de donner le même enthousiasme que dispensait Ella à son époque. J’ai envie d’essayer de faire autre chose, de prendre des risques, de changer le monde
Vouloir changer le monde ce n’est pas idéaliste ; pour commencer à changer le monde il convient de commencer à changer son propre monde. Il faut se connaître pour mieux aller vers l’autre. Cela est ma démarche je dois être sûr que la note que je vais vous proposer soit la note que je veux défendre, qu’elle soit …. « juste », dans tous les sens du terme.

> Quel est le sens profond du jazz pour vous ?

Réflexion longue, sourire, …..

DL : Pour moi la définition du jazz c’est l’alchimie entre tous les éléments, c’est une des rares musique où cela est encore possible. Mais il existe des tentatives de formatage par certaines « majors » qui tentent de rendre le jazz vendable.
Il faut laisser le jazz être le jazz ; c’est une musique avec laquelle il faut être patient : le jazz est une musique qui grandit avec le temps.

Quelquefois je vois ça dans des stages, au Conservatoire à Bruxelles où je fais des master classes. Les jeunes sont impatients, ils sont déçus lorsqu’ils échouent l’examen d’entrée. Ils ont 17 ans : je leur conseille de prendre le temps d’écouter cette musique, de voir pourquoi ils aiment cette musique. Avant de venir au conservatoire, je les engage à prendre le temps de tout écouter, d’apprendre, d’écouter ce qui s’est passé avant eux.

> Vous êtes donc aussi dans la dynamique de la pédagogie, dans celle de l’échange ?

DL : Oui, L’échange est la base, celle de la musique et aussi celle de la pédagogie.
Je suis dans la dynamique de la pédagogie pratiquée à un certain niveau : je veux que les gens viennent avec une flamme autodidacte. Je m’explique : nous sommes nombreux à n’avoir jamais connu l’école. En tant qu’autodidacte nous avons appris à dépasser nos limites : il nous a fallu tomber pour pouvoir marcher de nouveau. Maintenant les écoles ont parfois tendance à apprendre aux élèves à ne jamais tomber, or ce n’est que lorsque tu es tombé que tu sais te relever.

Le département de jazz vocal à Bruxelles est d’un haut niveau c’est pourquoi je reste car cela me garde sur le « bord de ma chaise », c’est stimulant car les étudiants viennent du monde entier pour travailler avec moi, c’est flatteur. L’an dernier il y avait 35 candidats pour une place supplémentaire.

Mais cela rend aussi humble car la transmission ce n’est pas seulement « un truc du genre : moi, je sais et toi, tu ne sais pas ». J’attends des étudiants qu’ils ne se comportent pas comme des élèves : cela m’évite ainsi de me comporter comme un prof.
Mon rôle consiste à les stimuler, à leur donner les fondations traditionnelles, à les aider à trouver à ce qui est différent en eux car c’est uniquement ce qui est différent va briller. En fait je cherche essentiellement à leur permettre de sortir de scène meilleurs qu’ils ne l’étaient avant d’y être entrés.

> Vous nous avez dit précédemment avoir organisé un festival : de quel festival s’agit-il ?

DL : c’était à Dinant (Belgique. NDLR) en octobre 2007 pour le 10ème édition du festival autour de la voix. J’avais carte blanche. J’ai à cette occasion formé un duo avec Gonzalo Rubalcaba, il y avait aussi le Brussels Jazz Orchestra, Eliane Elias, Toots Thielemans, et bien d’autres que j’oublie, c’était magnifique !

Ce qui est bien, c’est que je vais avoir mon propre festival. A partir de 2010 dans la République Dominicaine : il s’agit d’un nouveau site écologique de 500 hectares avec 4 kilomètres de plage, le tout très écologique avec énergie. Les organisateurs veulent faire de ce lieu, l’endroit culturel des Caraïbes je suis donc en train de constituer une équipe en République Dominicaine et une équipe en France pour la comptabilité. J’y suis allé il y a un mois et j’y retourne dans 3 semaines pour trouver des partenaires...

Cela va sans doute me donner une constance en effet, je suis toujours sur la route, je dors peu, je suis toujours ailleurs. Ainsi chaque année ce festival sera quelque chose de fixe et j’aurai aussi le luxe d’y programmer ce que j’aime.

Je prévois des master classes. Trois ans après le début, j’envisage aussi monter un festival classique. Je souhaite que la population locale soit impliquée dans cet évènement : dans cette perspective, on va construire un amphithéâtre en plein air.

> C’est un peu comme Paolo Fresu et son festival à Berchidda, ...?

DL : Oui, Paolo et moi on a un peu le même genre d’énergie : je suis juste un peu plus agité que lui …..(chez lui, cela se situe à l’intérieur). Nous sommes très proches, nous avons la même volonté d’entreprendre des choses.

> Avez-vous encore d’autres projets ?

DL : Oui. Je vais aussi jouer dans un film Dominique Besnehard (avec Benjamin Biolay, Dany,….) où j’incarnerai un chirurgien. J’ai envie de faire ce film car j’ai envie d’être dirigé : ce que je refuse c’est de chanter dans un film. Certes il arrive que ce soit très réussi et que la musique soit mise en valeur comme c’est le cas pour Caetano Veloso dans le film d’Almodovar, ou Dianne Reeves dans le film de George Clooney mais en général c’est plutôt maladroit.

J’ai encore d’autres projets :
Follow the songlines" à Porto en septembre.
Un nouveau projet avec le BJO en 2010 : on refait une version très différente de Porgy & Bess avec Maria João et des incursions de Nathalie Dessay,
…. Et aussi un duo sur CD avec Gonzalo Rubalcaba.

> En trois mots, comment définiriez-vous ce projet « Follow the songlines » ?

DL : Amour,

Partage,

Folie...

Propos recueillis à Lyon par Nicole et Bernard Videmann.

© N & B Videmann / Radio RCT & CultureJazz.net

> Cet entretien est disponible ici au format PDF : consulter / télécharger.


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