« Le jazz tisse sa toile... »
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Vitrine de janvier 2009 : pas de soldes !

D 23 janvier 2009     H 00:08     A Thierry Giard, Yves Dorison    


Dans notre vitrine de ce début 2009, pas de musique au rabais ! L’art ne se solde pas...

> ACTIVITIES OF DUST : « A new mind »

> Louisa BEY : « Turning me jazz »

> Bertrand BINET et Charlène MARTIN : « L’instinct de conversation »

> Alex MAGUIRE Sextet : « Brewed in Belgium »

> Rob MAZUREK : « Abstractions on Robert d’Arbrissel »

> SOFT MACHINE : « Drop »

Focus sur une maison de disques qui a le mérite de partager équitablement les bénéfices des albums avec ses artistes ! (1)

ACTIVITIES OF DUST : « A new mind »

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ACTIVITIES OF DUST : « A new mind »
Adluna Records

> Adluna Records AR003 - www.adluna-records.com/fr/catalogue/

Bill Laswell : basse / Jeff Parker : guitare / Doug Scharin : batterie, loops, claviers, basse, percussion / Bernie Worrell : clavinet, Fender Rhodes, synthétiseur

Un univers tout à fait particulier avec ce quartet d’explorateurs emmenés par Doug Scharin. De l’aveu même de ce dernier sont recueillies dans ce disque des séquences de feedback enregistrées tout au long de la décade passée lors de divers projets. Les musiciens se sont inscrits sur ces plages et ont créé le nouvel objet musical que voici. Aucun ennui lors de l’audition. Plutôt une impression constante d’aboutissement, d’homogénéité organique. Les nappes s’additionnent sans heurt, la densité des sonorités s’épanouit. Une réussite.

A noter que le CD est accompagné d’un DVD avec une vidéo réalisée par Doug Scharin.

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Louisa BEY : « Turning me jazz »

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Louisa BEY : « Turning me jazz »
ENJA / Harmonia Mundi

> ENJA CD 9191 2 - distribution Harmonia Mundi

Louisa Bey, vocal / Olivier Louvel : guitares, mandoline, claviers... / Xavier Dessandre Navarre : batterie, percussions, vocals... / Gilles Coquard : basses / Alexandre Saada : piano, rhodes, Wurlitzer, orgue // invités : Hervé Meschinet : flûte sur 3 titres ; Edouard Coquard : percussions ; Fabrice Devienne : Rhodes

Le nom (de scène) peut faire illusion mais Louisa Bey est bien française et parisienne d’origine mais la musique d’Outre-Atlantique exerce chez elle une fascination qui fait illusion. Avec « Turning Me Jazz », on entre dans son univers où résonnent autant la pop (de qualité) que le swing chabadesque. Abbey Lincoln est cependant sa muse (Louisa Bey... vous avez compris ?) mais Joni Mitchell, Sting, Peter Gabriel, Rickie Lee Jones ou Bob Dylan ( dont le « Everything is Broken » ouvre l’album) balisent son itinéraire.

Entourée d’une formation intelligemment mise en forme par le guitariste Olivier Louvel, parfait dans ce rôle de directeur musical, Louisa Bey nous invite ici à une belle promenade aux confins des mots du rock et des rythmes du jazz. Turning me jazz s’écoute comme un très bon album discrètement sophistiqué, sans complexité mais on aurait sans doute apprécié une pointe d’originalité qui démarque cette vocaliste de qualité de ses références.

A conseiller aux fans des pop-stars citées plus haut : écoutez la différence et laissez vous séduire, peut-être ? Sans doute !

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Bertrand BINET et Charlène MARTIN : « L’instinct de conversation »

Bertrand BINET et Charlène MARTIN : « L'instinct de conversation » -  voir en grand cette image
Bertrand BINET et Charlène MARTIN : « L’instinct de conversation »
Gimini-music / Les Allumés du jazz

> Gimini Music GM1019 - www.gimini-music.com - distribution Les Allumés du Jazz

Bertrand Binet et Charlène Martin : voix et objets.

L’instinct de conversation : joli titre pour un dialogue plein de fraîcheur, d’humour, de poésie. Deux voix qui se mêlent, s’opposent, se répondent, jouent l’une avec l’autre, se moquent l’une de l’autre.

Si on connaît Charlène Martin pour son travail avec Claude Barthélémy ou les nordistes du collectif Circum (Grand Orchestra), son complice Bertrand Binet ne nous est pas vraiment familier. L’écoute de ce disque est une expérience stimulante et réjouissante, qui suscite bien des émotions et donne souvent envie de sourire car l’humour n’est pas absent (King et Boop, dialogue très jungle !).

Sur eux, on peut lire qu’« ils explorent avec jubilation le labyrinthe de leur appareil vocal. La nature même de leurs timbres, des techniques qu’ils développent et l’exceptionnelle complicité de leur imagination sont les facteurs essentiels d’une aventure musicale à la croisée des musiques contemporaines, du free-jazz et de la poésie sonore. ». Tout un programme et un agréable voyage dans les méandres de la musique libre.

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Alex MAGUIRE Sextet : « Brewed in Belgium »

Alex MAGUIRE Sextet : « Brewed in Belgium » -  voir en grand cette image
Alex MAGUIRE Sextet : « Brewed in Belgium »
Moonjune Records

> Moonjune records MJR 022 - www.moonjune.com

Alex Maguire : piano, synthétiseurs / Michel Delville : guitare synthé / Robin Verheyen : saxophones ténor et soprano / Jean-Paul Estiévenart : trompette, bugle / Damien Polard : guitare basse / Laurent Delchambre : batterie

Ne vous fiez ni aux idées reçues, ni aux apparences trompeuses... En découvrant ce disque, la pochette m’a emmené sur une mauvaise piste : « Encore un disque de jazz-rock bien daté ! » pensais-je. Claviers, guitare-synthé, basse électrique, c’était joué d’avance ! Heureusement qu’on a deux oreilles (encore valides ?) connectées à un cerveau : fausse piste, le jazz-rock !

Le pianiste britannique Alex Maguire brouille les cartes, commence par un solo de piano vaguement romantique dans une ambiance de piano-bar (enregistrement live !) et glisse tout doucement vers un univers où l’on verrait même passer l’ombre de Sun Ra (Tiens, une composition s’intitule « Saturn » comme le label du génial pianiste et band leader). La musique se déroule en une successions d’intervention de solistes plutôt inspirés (le ténor Robin Verheyen avec un son ample) sur des riffs et des ostinati qui renvoient aux racines africaines de la black-music dans laquelle ces blancs européens semblent se sentir à l’aise.

Sans fioriture ni effets, la musique est proposée ici dans sa forme brute : tout droit sortie de l’atelier (c’était à l’origine un enregistrement radiophonique diffusé en 2007). Pas de frime mais un vrai disque de jazz bien vivant !

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Focus sur une maison de disques qui a le mérite de partager équitablement les bénéfices des albums avec ses artistes !(2)

ROB MAZUREK : « Abstractions on Robert d’Arbrissel »

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ROB MAZUREK : « Abstractions on Robert d’Arbrissel »
Adluna Records

> Adluna Records AR001 - www.adluna-records.com/fr/catalogue/

Rob Mazurek : cornet

Un solo de cornet enregistré dans une abbaye, est-ce bien raisonnable ? non. Est-ce écoutable ? Oh oui ! Rob Mazurek, en résidence à l’abbaye de Fontevraud nous livre un disque étonnant, inspiré. L’artiste total qu’il est, au-delà de la musique, délivre son message par le texte et la peinture au sein d’un beau livret. Mais l’essentiel demeure sa musique qui évolue dans des strates tour à tour outretombales et aériennes, toujours en suspens, livrée au souffle, apaisante.
(Pour ceux qui aiment l’histoire, Robert d’Arbrissel (1047-1117) est le fondateur de l’ordre de Fontevraud et des des abbayes de Fontevraud et de la Roë)

> Titres : 1. The body 2. The non-body 3. The tomb 4. Dust to dust 5. Meditation and skyward motion 6. The feet 7. The legs 8. The torso 9. Ici On Crève (It Is Dark But I Sing) 10. The Head 11. Sound And Silence

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SOFT MACHINE : « Drop »

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SOFT MACHINE : « Drop »
Moonjune Records (réédition)

> Moonjune records MJR023 - www.moonjune.com

Mike Ratledge : orgue Lowrey, piano Fender Rhodes / Elton Dean : saxello, sax alto, Fender Rhodes / Hugh Hopper : basse / Phil Howard : batterie

Allemagne, fin 1971. Le groupe Soft Machine, aujourd’hui légendaire, est en tournée, non plus avec le batteur Robert Wyatt (parti vers d’autres aventures...) mais avec le jeune batteur australien Phil Howard, admirateur de Tony Williams, ça s’entend !

La musique de ce disque, enregistrée en concert de façon brute et rééditée aujourd’hui, donne à entendre une formation qui conjugue liberté et électricité sans compromis. On écoutera attentivement le regretté Elton Dean au saxophone alto et au saxello sur les bordonnements sauvages de la basse de Hugh Hopper. Un document mais sans doute pas un grand disque de Soft Machine. A conseiller aux collectionneurs et aux nostalgiques de l’époque !

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