« Le jazz tisse sa toile... »
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Vitrine de février 2009 : le jazz est vivant !

Dix disques qui reflètent encore la diversité du jazz.

D 21 février 2009     H 12:14     A Jean Buzelin, Thierry Giard, Yves Dorison    


Sous les projecteurs ce mois-ci :

> Beuret/Koch/Vonlanthen : « Synopsis »

> Cyminology : « As Ney »

> Guyvoronsky/Kondakov/Volkov : « Christmas Concert »

> Arve Henriksen : « Cartography »

> Taylor Ho Bynum sextet : « Asphalt Flowers Forking Paths »

> Steve Kuhn : « Life’s Backward Glances - solo & quartet »

> Dave Liebman & Enrico Intra : « Liebman meets Intra »

> Maria Pia De Vito & Huw Warren : « Dialektos »

> Lena Sedykh : « Magic Letters »

> Ben Sidran : « The essential Ben Sidran »

Beuret/Koch/Vonlanthen : « Synopsis »

Beuret / Koch / Vonlanthen : « Synopsis » -  voir en grand cette image
Beuret / Koch / Vonlanthen : « Synopsis »
Altrisuoni / Anticraft

> Altrisuoni AS 261 - distribution Anticraft

Denis Beuret (tb, live electronics), Hans Koch (bcl, live electronics), Vinz Vonlanthen (elg).

1-24. Synopsis. / Compositions de Denis Beuret. / Enregistré live en Suisse, en avril, mai et juin 2007.

La Suisse semble être, depuis un certain nombre d’années, un pays où l’on pratique volontiers l’improvisation et la recherche les plus avant-gardistes. Mêlant les explorations électroacoustiques, les voies contemporaines occidentales, et la liberté du jazz free, ce remarquable trio nous emmène dans un voyage plein de surprises et de découvertes tout au long de vingt-quatre étapes, vingt-quatre courts Synopsis saisis sur le vif parmi neuf concerts. On se croirait, à première écoute, dans l’improvisation libre, or tous ces extraits ont pour base les propositions graphiques du tromboniste Denis Beuret. Ce qui évite les redites et les clichés car un véritable jeu d’équilibre se développe entre les trois musiciens qui nous surprennent constamment. Aussi, même les auditeurs les plus familiers et rassasiés de ces musiques garderont les oreilles grand ouvertes et ne décrocheront pas en cours de route. Comme quoi, il y a encore des voies vers l’inouï à explorer.

. :: JB ::.

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Cyminology : « As Ney »

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Cyminology : « As Ney »
ECM / Universal

> ECM 2084 CD 178 014-9 - distribution Universal

Cymin Samawatie : voix / Benedikt Jahnel : piano / Ralf Schwarz : contrebasse / Ketan Bhatti : batterie, percussions

Enregistré en avril 2008 à Oslo.

Au centre de cette formation basée en Allemagne, la chanteuse Cymin Samawatie, également compositrice de la majeure partie des compositions. Cyminology existe depuis 2002 et ce quatrième disque est le premier pour le label de Manfred Eicher, ECM.

De toute évidence, cette musique est en adéquation avec tout un pan de la production de ce label : délicate, sophistiquée dans son élégante simplicité. Le quartet développe un répertoire centré sur des textes écrits en langue persane, ce qui confère à cette musique des confins de l’Orient une poésie hors du temps... et du tempo ! Le moins qu’on puisse dire est que cette musique ne swingue guère. Ni « world », ni « jazz », ni « comtemporaine », très mélodique, elle se réveille un peu parfois (dans le triptyque Kalaam/DassThaa/Delbasstegi) pour redevenir lancinante et quelque peu soporifique !

Une voie singulière autour d’une jolie voix et de musiciens talentueux... A écouter pour se laisser séduire comme par un conte des Mille et Une Nuits...

. :: TG ::.

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Guyvoronsky/Kondakov/Volkov : « Christmas Concert »

Guyvoronsky / Kondakov / Volkov : « Christmas Concert » -  voir en grand cette image
Guyvoronsky / Kondakov / Volkov : « Christmas Concert »
Leo Records / Orkhêstra

> Leo Records LR 520 - distribution Orkhêstra

Vyacheslav Guyrovonsky (tp, voc…), Andrey Kondakov (p, perc…), Vladimir Volkov (b…).

Six compositions (deux de chacun des musiciens). / Enregistré à Saint-Pétersbourg, le 15 décembre 2006.

Trois musiciens de Saint-Pétersbourg réunis ensemble pour un concert de Noël, donnent une prestation très brillante, excitante et dynamique, avec des envolées menées tambour battant et des ballades désarticulées pleines d’imprévus et de rebondissements. Ces trois virtuoses se jouent des difficultés avec une aisance stupéfiante, chacun débordant sur son voisin qui, en retour attire son partenaire vers des pièges que l’autre relève de main de maître. Les passages entre les improvisations et les thèmes, plutôt les airs, s’exécutent sur le fil entre échanges, renvois et retrouvailles entre ces complices de longue date. Vyacheslav Guyrovonsky, trompettiste de jazz de haut vol, parfois un peu claironnant, et Vladimir Volkov, bassiste qui explore tout le manche de son instrument, jouent ensemble depuis trente ans, et sont déjà représentés sur le catalogue Leo (notamment dans « Golden Years of Soviet New Jazz Vol.1 » - GY 401/404) ; ils sont membres du Moscow Composers Orchestra. Andrey Kondakov a enregistré un disque en duo pour ECM avec Arkady Shilkloper (avec qui joue également Volkov), et s’est également illustré à l’échelon international aux côtés de Bobby McFerrin et d’Eddie Gomez. Un réjouissant témoignage de la vitalité du jazz russe contemporain.

. :: JB ::.

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Arve Henriksen : « Cartography »

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Arve Henriksen : « Cartography »
ECM / Universal

> ECM 2086 - CD 178 011-6 - distribution Universal

Arve Henriksen : trompettes, voix, field recordings avec, selon les titres : Jan Bang : samples en direct, rythmes, dictaphone, programmation / Audun Kleive : percussions / David Sylvian : voix, samples, programmation / Helge Sunde : arrangements pour cordes, programmation / Eivind Aarset : guitares / Lars Danielsson : contrebasse / Erik Honoré : synthétiseur, samples / Arnaud Mercier : traitements électroniques / Trio Mediaeval : sample de voix / Vérène Andronikof : vocal / Vytas Sonndeckis : arrangement vocal

enregistrements de 2005 à 2008.

Arve Henriksen, peu connu car peu programmé en France est cependant un trompettiste très présent dans les productions du label ECM. On le retrouve ainsi aux côtés de Jon Balke, Arild Andersen par exemple mais aussi dans l’Ensemble du saxophoniste Trygve Seim. C’est d’ailleurs dans ce contexte que nous avons découvert ce trompettiste à la sonorité quasi unique, plus proche des flûtes graves des musiques orientales que de la trompette « façon Dizzy ».

Avec cette errance dans son univers cartographique, il se positionne dans la tendance froide des musiques électroniques, celles qui se détournent du rythme et des repères thématiques. Une construction sophistiquée et nébuleuse, plus interstellaire que terrienne, qui accompagne les méditations à défaut de guider le randonneur en quête d’espaces musicaux balisés.

Un parti pris assumé avec une autorité certaine et un savoir-faire indéniable dans la dimension orchestrale électro-acoustique. La sensibilité à cette musique sera une affaire de goût et d’état d’esprit du moment...

. :: TG ::.

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Taylor Ho Bynum sextet : « Asphalt Flowers Forking Paths »

Taylor Ho Bynum sextet : « Asphalt Flowers Forking Paths » -  voir en grand cette image
Taylor Ho Bynum sextet : « Asphalt Flowers Forking Paths »
HatOLOGY / Harmonia Mundi

> HatOLOGY 675 - distribution Harmonia Mundi

Taylor Ho Bynum : cornet / Matt Bauder : saxophone ténor et clarinette basse / Jessica Pavone : violon alto / Mary Halvorson : guitare électrique (canal gauche) /
Evan O’Reilly : guitare électrique (canal droit) / Tomas Fujiwara : batterie

Enregistré à New Haven le 6 février 2008.

Si vous suivez les projets actuels d’Anthony Braxton, le cornettiste (sans exclusive) Taylor Ho Bynum ne vous est pas inconnu. Sideman de choix, c’est aussi un leader de tout premier plan comme le prouve ce nouvel album en sextet (à géométrie variable : solo, trio en ouverture puis trio et solo en fermeture du disque). En s’exprimant ici exclusivement au cornet, Taylor Ho Bynum s’affirme comme une voix tout à fait passionnante. Ses deux pièces en solo sont innovantes, se démarquent de la pratique conventionnelle de l’instrument mais restent porteuses d’une histoire de l’instrument. A milieu de ses acolytes, il sait relancer les échanges, stimuler la créativité (on appréciera le saxophoniste Matt Bauder au ténor) aidé en cela par une formule instrumentale originale (deux guitares, un alto pour les cordes).

Entre compositions ouvertes et « contemporaines », swing appuyé (Look Below dédié à son maître Bill Lowe) ou calypso inattendu mais bigrement réjouissant avec ses guitares façon steel-drums (Goffstown), ce disque n’est jamais ennuyeux et donne de l’espoir : le jazz créatif a des jours lumineux devant lui !

. :: TG ::.

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Steve Kuhn : « Life’s Backward Glances - solo & quartet »

Steve Kuhn : « Life's Backward Glances - solo & quartet » -  voir en grand cette image
Steve Kuhn : « Life’s Backward Glances - solo & quartet »
ECM / Universal

> ECM 2090-92 - distribution Universal

Steve Kuhn : piano (solo CD3) / Sheila Jordan : voix (CD2) / Steve Slagle : saxophones soprano et alto , flûte (CD1) / Harvie Swartz : contrebasse / Michael Smith (CD1) et Bob Moses (CD2) : batterie

Ce coffret permet de (re)découvrir le pianiste Steve Kuhn dans un contexte différent du trio, formule qu’il privilégie depuis des années (entre autres avec Ron Carter et Al Foster). Trois disques pour une plongée dans les années 70 et leur bouillonnement souvent fertile. Outre l’excellent « Playground » publié à l’époque sous la double signature du pianiste et de la vocaliste Sheila Jordan, on écoutera avec intérêt « Motility » dans lequel s’exprime le saxophoniste Steve Slagle (entendu à l’époque avec Carla Bley) mais on portera une attention particulière au piano solo (Ecstasy) : lyrisme, toucher précis, sens du contraste sont au rendez-vous.

Notre préférence ira à Playground pour la voix de Sheila Jordan et son timbre grave porteur d’une intensité dramatique rare qui lui permet de donner un relief particulier aux textes. Cette musique est portée par un trio inventif (le jeu fantasque de Bob Moses, batteur-créateur atypique), la basse stable et solide de Harvie Swartz et le piano de Steve Kuhn qui s’offre de belles envolées, à la limite du chaos, sur le fil... Parfaitement contrôlé, maîtrisé. Un grand cru même avec 30 ans d’âge.

. :: TG ::.

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Dave Liebman & Enrico Intra : « Liebman meets Intra »

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Dave Liebman & Enrico Intra : « Liebman meets Intra »
Alfa Music / DG Diffusion

> 1 CD Alfa Music / EGEA - Distribution DG Diffusion

Dave Liebman : Saxophones, flûte / Enrico Intra : piano / Marco Vaggi : contrebasse / Tony Arco : batterie

1. Mazurca 2. Bluestop 3. Zawinul 4. Il mi di corso Venezia 5. Intramood 6. Punto Due - Intraludes 7. Per Donatoni 8. Per une serenata 9. www.liebman.in 10. Ragtime 11. Rock

Il y a 34 ans, j’ai croisé un copain et nous sommes allés jouer dehors. Pendant ce temps-là, Enrico Intra croisait Gerry Mulligan. En mai 2008, il a rencontré Dave Liebman et je croise aujourd’hui leur disque (grâce à J.C. (1) toujours prêt à se démunir pour faire plaisir...) C’est en public. C’est élaboré, plutôt réussi. Liebman en invité de luxe ne mégote pas. Le trio italien est au point. Entre moments jubilatoires et introspection cosmogonique (il y a, comme ça, quelques trous noirs), la balade n’est pas désagréable. Moderne assurément, expérimentale aussi, cette musique avoue la similitude des univers musicaux de Liebman et Intra (qui compose toutes les plages de l’album). Percussive ou légèrement hypnothique, elle peine à transcender. Il faudrait plus qu’une rencontre pour envisager le grand saut, celui qui fait bondir l’auditeur de son fauteuil (voyez à cet égard le trio Céléa, liebman, Reisinger en concert). L’énergie ne manque pas et l’ensemble est abouti, d’une tenue irréfutable. Mais, comment dire, nous espérions plus. Allez savoir pourquoi.

. :: YD ::.

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Maria Pia De Vito & Huw Warren : « Dialektos »

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Maria Pia De Vito & Huw Warren : « Dialektos »
Parco Della Musica / DG Diffusion

> Parco Della Musica - MPR012CD - distribution DG Diffusion

Maria Pia De Vito : voix et « live electronics » / Huw Warren : piano et piano préparé / Gabriele Mirabassi clarinette sur 4, 5, 8

01. And the kirchen sink / 02. Allirallena / 03. Migulim / 04. Si fosse n’auciello / 05. Jesce / 06. Diálektos / 07. Beatriz / 08. Ginga carioca / 09. Interlude / 10. Whistling rufus / 11. Mmiezo ’o ggrano

Pays de Galles-Italie, ce pourrait-être une affiche du Tournoi des Six Nations. La rencontre a eu lieu au Parco Della Musica en mars 2008, arbitrée par un virtuose de la clarinette, le (célèbre) Gabriele Mirabassi sur trois titres seulement... Pour le reste, il a laissé le gallois Huw Warren, spécialiste des touches noires et blanches, échanger des caresses musicales entre des envolées conquérantes avec l’italienne Maria Pia De Vito qui sait donner de la voix, en nuances, avec autorité et une belle sensibilité.

Une rencontre comme le chant des oiseaux au dessus d’un champ de fleurs au printemps, sans vainqueur ni vaincu. Un beau disque au résultat et une association pleine d’intelligence et d’élégance, bercée par les couleurs chaudes de la langue italienne et de l’espéranto du jazz : le scat.

. :: TG ::.

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Lena Sedykh : « Magic Letters »

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Lena Sedykh : « Magic Letters »
Leo Records / Orkhêstra

> Leo Records LR 524 - distribution Orkhêstra

Vitaly Zaitsev (tp), Helen Bledsoe (fl), Nikolai Rubanov (bcl), Alexey Lapin (p), Vladimir Shostak (b), Marcus Godwyn (dm), Lena Sedykh (conception et textes).

Neuf compositions collectives. / Enregistré à Saint-Pétersbourg, durant l’été 2006.

Voilà une œuvre (car il s’agit bien d’une œuvre) qui sort des sentiers battus. Ce disque est en effet le pendant d’un livre de peintures et de lettres publié par l’artiste moscovite, Lena Sedykh. Elle en a conçu ce projet musical qui, pour elle, se présente comme le prolongement naturel de sa démarche picturale et épistolaire. Lena Sedykh, qui n’intervient que dans quelques courts passages parlés, en a confié la réalisation au pianiste Alexey Lapin qui a réuni un sextette russo-anglo-américain, lequel s’est totalement impliqué dans ce travail réfléchi, subtil et difficile. Le résultat est fascinant : neuf compositions spontanées, entre une “ouverture“ méditative, des improvisations plus rythmées et tendues à géométrie variable, le tout évoluant entre un certain classicisme et un jazz contemporain, sans jamais tomber dans l’illustration sonore malgré la beauté formelle de certains passages où les “couleurs“ sortent d’elles-mêmes. Cette “correspondance spirituelle“ entre peinture et musique, souvent recherchée depuis le XIXe siècle, atteint ici une grande profondeur et une belle harmonie.

. :: JB ::.

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Ben Sidran : « The essential Ben Sidran »

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Ben Sidran : « The essential Ben Sidran »
Groove master selection / DG Diffusion

> 2 CD Groove master selection GME008 - Distribution DG Diffusion

Etre admiré, suivi, reconnu, depuis quelques décennies doit, en toute logique, suffire pour être médiatiquement audible au plus grand nombre. Cela fonctionne avec le chanteur de variété lambda, la cantatrice aux mille caprices, le concertiste inégalable et ses acolytes. En jazz, il semble qu’il y ait une difficulté supplémentaire à contourner pour accéder au statut ultime de star. L’éclectisme ne nuit pas, la fidélité à un genre non plus. L’intellectualisme est plutôt prisé, l’avant-gardisme aussi. Alors quoi . allez donc demander à un quidam qui est Ben Sidran. Le cousin de Ben Laden qui doit être lui-même lié à Hoover et Whirlpool ?

A l’évidence, il était donc urgent de retracer par une compilation la longue carrière du pianiste chanteur, compositeur, écrivain, journaliste radio, etc (tiens, serait-ce cet activisme hétéroclite qui dérange ? ) Deux CD, vingt-six morceaux, de 1982 à 2007. Du beau monde un peu partout ; je vous dispense de l’énumération. Quoi qu’il en soit, Jazzy, on l’aime beaucoup monsieur Sidran. Funky, un peu moins. Mais dans l’ensemble, on se satisfait assez aisément de ce double album riche et varié (ne pas confondre avec Ricet Barrier, s’il vous plaît). Les heureux possesseurs de ces galettes aimeront l’élégance, la finesse, l’humour, en un mot la classe, de l’artiste. Mais seront-ils nombreux ? C’est bien tout ce que l’on souhaite.

. :: YD ::.

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