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Vitrine de mai 2009 : onze disques en revue.

D 9 mai 2009     H 16:44     A Thierry Giard, Yves Dorison    


[!sommaire]

A l’affiche pour le mois de mai 2009, par ordre alphabétique :

> Ludovic BEIER : « Djangobrasil »

> Guillaume BELLANGER et Arnaud BENOIST duo : « Angela »

> Anthony BRAXTON : « Seven Compositions (Trio) 1989 »

> BRINK MAN SHIP - Jan Galega Brönnimann : « Willisau »

> CORNEGIDOUILLE : « Cornegidouille »

> Demi EVANS : « My America »

> Rémi GOUTIN : « Avril »

> Youn Sun NAH : « Voyage »

> Bernard SANTACRUZ / Christine WODRASCKA / Philippe DESCHEPPER & Jean-Luc CAPPOZZO : « Récifs »

> John TAYLOR : « Phases »

> TOUS DEHORS : « Happy Birthday »

Ludovic BEIER : « Djangobrasil »

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Ludovic BEIER : « Djangobrasil »
Le Chant du Monde / Harmonia Mundi

> Le Chant du Monde CDM 141 - distribution Harmonia Mundi

Ludovic Beier : accordéon, accordina, voix / Samson Schmitt : guitare solo / Thierry Moncheny : guitare / Matthieu Guillemant : percussions. Enregistré en 2008.

Après « Django à la créole » du clarinettiste Evan Christopher, voici DjangoBrasil par l’accordéoniste Ludovic Beier. A quand « Django chez les Soviets » avec les Chœurs de l’Armée Rouge ? Django lui même avait presque anticipé « On a swingué sur la Lune » en composant Rythme futur (ici interprété avec finesse).

Voilà donc la musique de Django Reinhardt aux couleurs du Brésil [1]. On commence par Nuages qui s’enchevêtre avec des citations de Brasil, la célèbre composition d’Ary Barroso (en 1939 tout de même !) et le ton est donné. Une musique chaleureuse, enjouée (et bien jouée) qui ne vise pas les étoiles mais réussit le challenge. Le mariage est réussi.

Avec ce nouveau disque, Ludovic Beier et le guitariste Samson Schmitt mettent en lumière une complicité fructueuse et réjouissante comme en témoigne le final en clin d’œil frondeur sur Brasil (incontournable, décidément !). Des instrumentistes de très haut niveau qui font vivre la musique, chaleureusement.

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Guillaume BELLANGER et Arnaud BENOIST duo : « Angela »

Guillaume BELLANGER et Arnaud BENOIST duo : « Angela » -  voir en grand cette image
Guillaume BELLANGER et Arnaud BENOIST duo : « Angela »
Le Petit Label / Les Allumés du Jazz

> Petit Label Free 002 - distribution Les Allumés du Jazz

Guillaume Bellanger : saxophones / Arnaud Benoist : percussions

Enregistré les 4 et 5 février 2008 à Tours

Dans la série « Petit Label Free », ce duo joue, sans concessions, la carte de l’improvisation la plus libre en faisant référence à une citation je John Cage : « J’aimerais disposer de la simplicité, et du chaos ». En quatre plages, ils explorent les hasards du jeu duel, saxophones contre percussions, saxophones sur percussions... sous... avec... Rien n’est impossible dès lors que les espaces sont ouverts.

Puisse l’auditeur y entrer et prendre plaisir à suivre les méandres de leur parcours qui atteste de la conviction de leur engagement pour une musique libre.

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Anthony BRAXTON : « Seven Compositions (Trio) 1989 »

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Anthony BRAXTON : « Seven Compositions (Trio) 1989 »
HatOLOGY / Harmonia Mundi

> HatOLOGY 658 - distribution Harmonia Mundi (réédition 2009)

Anthony Braxton : saxophones alto, C-melody, soprano et sopranino, clarinette et flûte. / Adelhard Roidinger : contrebasse / Tony Oxley : batterie . Enregistré le 21 mars 1989 à la Maison de la Culture d’Amiens.

01. Compositions 40D & 40C (+63) (A. Braxton) / 02. All the things you are (Kern-Hammerstein)- The Angular Apron (T. Oxley) - Composition 6A (A. Braxton) / 03. Compositions 40J & 110A (+108B + 69J) (A. Braxton)

J’ai toujours eu une profonde admiration pour les choix esthétiques et artistiques d’Anthony Braxton sans adhérer à l’ensemble de sa démarche aveuglément. En rééditant ce concert enregistré à Amiens en 1989 (à la belle époque où Michel Orier dirigeait la Maison de la Culture), Werner X. Uehlinger nous permet de retrouver un Braxton plus « jazz », dans la dimension ludique et non-conventionnelle de cette musique.

Les compositions tortueuses, découpées, déhanchées sont de beaux prétextes à l’improvisation. Braxton pose les contours mélodiques, marqué de très près par le contrebassiste Adelhard Roidinger pendant que Tony Oxley dessine des structures rythmiques aussi improbables qu’aléatoires sur son instrumentarium peu conventionnel. Quand émerge All The Things You Are, trituré avec respect, on retrouve une des spécificités de la Great Black Music de l’AACM [2] : les standards et les thèmes mélodiques deviennent des oasis au milieu d’un chaos savamment maîtrisé.

Bien sûr, c’est « du free » mais c’est avant tout de la musique vivante, palpitante comme on n’en fait plus guère de nos jours.

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Brink Man Ship - Jan Galega Brönnimann : « Willisau »

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Brink Man Ship - Jan Galega Brönnimann : « Willisau »
Unit Records / Abeille Musique

> Unit Records UTR4206 - distribution Abeille Musique

Jan Galega Brönnimann : sax soprano, clarinette contrebasse, electronique /
Nils Petter Molvær : trompette / Nya : vocal, electronique / René Reimann : guitare, electronique / Emanuel Schnyder : contrebasse, basse électrique / Christoph Staudenmann : batterie, ordinateur
. Enregistrement « live » au festival de Willisau (Suisse) - août 2007

Si toutes les productions d’électro-jazz étaient de ce niveau, on en prendrait bien une dose tous les jours ! Nous avions déjà accueilli favorablement la précédente production, en studio, de cette formation suisse des plus intéressantes pilotée par Jan Galega Brönnimann, un des rares à oser utiliser la surprenante clarinette contrebasse !

Cette production a permis de graver (pour la postérité ?) le concert donné par le groupe en août 2007 au célèbre festival de Willisau (en Suisse, aussi !). Pour l’occasion, le navire Brink Man avait embarqué à son bord le trompettiste norvégien Nils Petter Molvaer, un des papes de l’électro-jazz, courant encore en devenir (ou déjà dépassé ?). On retrouve également, assez présent, le vocaliste-rappeur Nya que les fans d’Eric Truffaz connaissent bien : il faisait partie des premières formations de cet autre trompettiste branché.

On se laisse porter par le flot de ce concert, plutôt tranquille et souvent très riche sur le plan des alliages sonores. On imagine aisément qu’un travail en studio est venu peaufiner certains effets pour que le rendu soit plus brillant sans pour autant retirer la spontanéité de cette prestation live tout à fait respectable... et captivante, souvent.

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CORNEGIDOUILLE : « Cornegidouille »

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CORNEGIDOUILLE : « Cornegidouille »
autoproduction

> autoproduction / Association Cornegidouille/courriel

Nicolas Gréaux : guitare / Julien Tombois : guitare / Boris Cassone : contrebasse

Enregistré en avril-mai 2008

Imaginez un peu que Django Reinhardt ait pu rencontrer Steve Reich, que se seraient-ils dit ? « ...Cornegidouille ! ».

Dans la tendance actuelle à la « manouche revival fever », chacun essaie d’apporter sa touche d’originalité. C’est bien ce que fait ce trio venu de la région lyonnaise et qui autoproduit ce premier album plutôt rigolo et parfois surprenant, en particulier dès lors que la pompe se grippe et s’enraye et se met à tourner en boucles répétitives (façon Steve Reich revisité...).

Les trois gaillards qui constituent cette formation, petite par la taille mais grande par l’ambition, ont un sacré savoir faire et tripotent pas mal d’instruments avec une habileté qui confine à la virtuosité. Les onze titres de ce disque permettent de prendre la mesure du talent de ces musiciens sans pour autant qu’on adhère totalement au projet : la dextérité et la fantaisie ne suscitent pas toujours d’émotion... plutôt de l’étonnement mais aussi un peu d’ennui : le manouche trop long lasse, fut-il « innovant » !

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Demi EVANS : « My America »

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Demi EVANS : « My America »
Dixiefrog / Harmonia Mundi

> Dixiefrog - DFGCD 8658 - distribution Harmonia Mundi

Demi Evans : vocal / Jean-Michel Kajdan : basse, guitares, claviers, programmations... // selon les plages : Fred Morisset : claviers, programations, arrangements / Pierre Bertrand : saxophones, arrangements / Nicolas Noël : piano, claviers etc. - Enregistré en 2008

Demi Evans a indiscutablement une voix qui captive : grave, souple, chaleureuse. La vocaliste a bien retenu les leçons de ses glorieuses aînées dans les domaines du gospel, du blues et de la soul music. Née à Dallas, au Texas, elle a conduit son cheminement et sa carrière comme un road-movie, de la côte ouest à la côte est des USA pour finalement se poser... à Paris.

C’est là qu’elle a trouvé, non seulement son compagnon, le guitariste Fred Morisset, mais aussi un label aux publications irréprochables, Dixiefrog, sur lequel paraît son second album. On comprend aisément qu’avec une voix aussi « tous terrains », il soit tentant de proposer un album diversifié... au point qu’il s’écoute comme la playlist d’une radio FM (de qualité supérieure !). En faisant appel à l’arrangeur co-producteur Jean-Michel Kajdan, elle hérite d’un son typé « studio » avec la machinerie adéquate : faux cuivres, fausses cordes, boîtes à rythmes etc. Peu de place à la spontanéité donc, jusque dans les voix des choristes qui sonnent un peu « artificielles »

A écouter en concert, de préférence, et sans artifices comme on peut le percevoir dans « Too bold to be ashamed » !

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Rémi GOUTIN : « Avril »

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> Autoproduction. disponible par courriel : avrilenoctobre@orange.fr

Rémi Goutin : piano

Un piano solo, un pianiste : Rémi Goutin. Un disque enregistré en 2004 et qui ne voit le jour que maintenant. Peu importe les mélodies originales sont aussi séduisantes que les reprises. L’exercice est pourtant délicat... de par la délicatesse de jeu qu’il requiert, mais Rémi Goutin n’en manque pas. On perçoit ça et là une solide formation classique, des articulations franches et de la finesse dans les variations, un lyrisme qui, par moment, n’est pas sans me rappeler certaines pièces de George Winston (mais qui se souvient de lui ?). On écoute également, entre les notes, le spectre evansien enrichir les couleurs du jeu. Un disque attrayant donc, à écouter sans préjugés.

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Youn Sun NAH : « Voyage »

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Youn Sun NAH : « Voyage »
ACT records / Harmonia Mundi

> ACT Records ACT 9019-2 - distribution Harmonia Mundi

Youn Sun Nah : vocal / Ulf Wakenius : guitares / Lars Danielsson : contrebasse, violoncelle, harmonica / Xavier Desandre-Navarre : percussion / Mathias Eick : trompette. Enregistré en juin 2008 à Gothenburg (Suède)

A la suite du concert donné à Lyon en janvier 2009 par le duo Ulf Wakenius (guitare) et Youn Sun Nah (voix), Yves Dorison écrivait dans nos pages que la guitare est « assurément un parfait écrin pour Youn Sun Nah qui, en finesse, et avec simplicité, porte sa voix de la diaphanéité à la rugosité avec une aisance déroutante. Etonnant de voir à quel point ces deux-là utilisent leurs dons sans parcimonie ni excès au service d’un répertoire sur mesure. (...) Les sets ont passé sans heurt devant un public captivé par l’alchimie musicale née de deux cultures a priori si éloignées. Mais la géographie et les repères ethnologiques s’estompent devant l’émotion ; et quand celle-ci, portée par une indéniable empathie, s’exprime à travers deux artistes de cette tenue, on participe à un moment d’exception comme seule la musique en procure. »

A l’écoute de ce « Voyage », nouvel album de la vocaliste coréenne, on ne peut que confirmer ces propos. Bien que le duo soit ici enveloppé par l’écrin instrumental qui en fait un quartet/quintet selon les plages, on retrouve une sensibilité à fleur de peau qui peut paraître parfois un peu trop maniérée, à la limite de la joliesse. Le tempo est souvent peu soutenu et il faudra attendre la superbe composition d’Egberto Gismonti, « Frevo », pour que la voix trouve une liberté et une précision rythmique qui laissent admiratif. Le disque s’achève sur « India Song », musique de Carlos d’Alessio et texte de Marguerite Duras [3], pour rappeler, en français, que Youn Sun Nah doit beaucoup aux musiciens de l’hexagone qui l’ont accompagnée dans ses projets précédents.

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Bernard Santacruz / Christine Wodrascka / Philippe Deschepper & Jean-Luc Cappozzo : « Récifs »

Bernard Santacruz / Christine Wodrascka / Philippe Deschepper & Jean-Luc Cappozzo : « Récifs » -  voir en grand cette image
Bernard Santacruz / Christine Wodrascka / Philippe Deschepper & Jean-Luc Cappozzo : « Récifs »
AJMI Series / Integral

> AJMI Séries AJM 16 - distribution Intégral distribution et les Allumés du Jazz

Bernard Santacruz : contrebasse / Christine Wodrascka : piano / Philippe Deschepper : guitare // & Jean-Luc Cappozzo : trompette, bugle sur 4, 6 et 9.
Compositions collectives sauf 5 (P. Deschepper), 7 (Christine Wodrascka) et 11 (Bernard Sandoval). Enregistré au Studio La Buissonne de Pernes les Fontaines (84) les 13 et 14 mars 2008 par Gérard de Haro.

01. Lapiaz / 02. Morion / 03. Aurora / 04. Un défilé Bleu / 05. Particules / 06. Solitaires / 07. Native Lead / 08. Cristal Spectre / 09. Roc et Sable / 10. Galéjade avec célestine / 11. Récifs / 12. Aérolithe / 13. Suenos De Piedras

Une des difficultés de la musique improvisée, c’est de maîtriser la durée... Savoir s’arrêter quand l’auditeur a encore un peu faim de musique, voilà la bonne recette. Récifs est un disque exemplaire à ce niveau au moins : sur les 13 plages, on n’excède guère les trois minutes sauf Roc et Sable et Un Défilé Bleu : exceptions qui confirment la règle puisqu’elles sont porteuses de riches idées et de développements pertinents (avec le remarquable Jean-Luc Cappozzo à la trompette et au bugle).

A cordes croisées (contrebasse, piano, guitare), Bernard Santacruz, Christine Wodrascka et Philippe Deschepper tissent une trame musicale changeante qui témoigne d’une écoute constante et d’un sens des couleurs et des formes abstraites toujours surprenant. Parfois des bribes de swing émergent, nébuleuses comme dans Morion où la trompette de Jean-Luc Cappozzo danse avec la guitare veloutée de P. Deschepper.

Cette fois encore, le label avignonnais de l’AJMI propose une production de grande qualité et d’une richesse rare. Derrière cette réussite, il y a l’écoute et l’attention constante de Jean-Paul Ricard, un de ces indispensables artisans du jazz qui travaillent dans l’ombre, au service de leur passion pour la musique ainsi que pour les femmes et et les hommes qui la créent.

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John TAYLOR : « Phases »

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John TAYLOR : « Phases »
Cam Jazz / Harmonia Mundi

> CAM JAZZ 7816 - distribution Harmonia Mundi

John Taylor : piano solo (+ celesta sur 8 et 12). Enregistré en avril 2006 à Ludwigsburg (Bauer Studios)

John Taylor en solo : un moment de pur bonheur musical. Au même niveau que ce que peut livrer son alter-ego italien Enrico Pieranunzi. D’ailleurs, pour ce disque, Taylor enregistre (dans des studios souvent fréquentés par ECM !) sur le label transalpin CAMJazz... qui a au catalogue plusieurs disques d’Enrico P..

John Taylor, avec le temps, s’affirme comme un gentleman du piano : il connaît les règles de l’art et maîtrise le geste et l’instrument avec une subtilité et un sens du jeu qui rendent son discours toujours passionnant. Le disque s’articule autour de quatre saisons, quatre phases au charme secret. Spring, Summer, Autumn et Winter ne sont pas sans évoquer les ambiances de Debussy, Entre chacune de ces plages, une diversité de thèmes, de couleurs et d’atmosphères rendent l’écoute toujours passionnante.

on aime !
on aime !

On notera une utilisation très subtile et fine du célesta qui vient égrainer ses notes de cristal dans Foil et Duetto. Rappelons que John Taylor est un pianiste ouvert à la pratique d’autres claviers « nobles », ici le fragile celesta ou ailleurs, avec John Surman, les grandes orgues !

Ne nous privons pas de retrouver ce musicien discret, secret peut-être, mais essentiel dans le jazz européen... Un vrai gentleman disions-nous !

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TOUS DEHORS : « Happy Birthday »

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TOUS DEHORS : « Happy Birthday »
LD / Abeille Musique

> LD5/1 - distribution Orkhêstra

Laurent Dehors : saxophones, clarinettes /
David Chevallier : guitares / Catherine Delaunay : clarinettes, accordéon diatonique, clarigod / Bastien Stil : tuba, trombone, piano, clavecin / Gérald Chevillon : saxophones basse et soprano,flûtes à bec / Damien Sabatier : saxophones alto et baryton, graille /
Jean-Marc Quillet : marimba,vibraphone, xylophone, glockenspiel /
Denis Chancerel : guitare électrique, banjo / Michel Debrulle batterie, percussions / Antonin Leymarie : batterie, percussions.
. Enregistré les 7 et 8 mars 2008 à Paris (Maison de Radio France).

Pour l’anniversaire de son orchestre en pleine crise d’adolescence (15 ans, l’âge où l’on ne sait plus qui on est ni ce qu’on va bien pouvoir devenir), Laurent a décroché l’autorisation d’inviter ses copains (et une copine) à monter dans son grenier où sont entassées les musiques de plusieurs générations. Il ont ouvert toutes les malles, sorti les pupitres... Je ne vous dis pas la foire ! Comme, il sont tous bien notés au conservatoire, ils jouent impeccablement et se permettent des assemblages, des télescopages : un sacré raffut...

On ne comprend pas tout d’ailleurs, tellement il y a de notes en même temps et jamais ils s’arrêtent pas (comme dit l’autre). Ajoutez-y les farces et attrapes de sortie pour l’occasion et vous comprendrez que les voisins se pointent, en courant et en courroux, et crient : « Tous dehors !! »...

Ouf, on va pouvoir écouter de la musique, tranquillement !

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[1Signalons tout de même que rapprochement est déjà largement développé par le guitariste Dominique Voquer et son quartet Djangobim, connu des amateurs bas-normands. Il faut rendre à César...

[2Association for the Advancement of Creative Musicians collectif de musiciens dont la formation phare est l’Art Ensemble of Chicago.

[3On pourra ré-écouter la version de cette même chanson que livra Carla Bley dans le disque mythique de Kip Hanrahan, « Coup de tête » en 1981 sur le label American Clavé. Toujours aussi envoutante !