« Le jazz tisse sa toile... »
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Neuf perles fines d’Albion.

D 12 juin 2009     H 13:59     A Jean Buzelin    


La récente parution de raretés et d’inédits enregistrés à Londres durant les années 70, augmentés de quelques réalisations postérieures ou récentes, permet, sans prétendre bien sûr à la démonstration historique car certains grands musiciens ne sont pas représentés, de donner une bonne illustration de la vitalité de la création Outre-Manche durant ces trente ou quarante dernières années. C’est le jeune label Reel Recordings, fondé en 2007 par l’ingénieur du son canadien Micharl King (qui a travaillé notamment pour la marque Cuneiform), qui nous fournit l’essentiel des documents de la décennie 70. Sur son catalogue spécialisé dans l’exhumation de documents enregistrés par des musiciens de jazz comme de rock, dont beaucoup se mélangeaient à l’époque, on trouve les noms de Kevin Ayers, Robert Wyatt, Lol Coxhill, Steve Miller, Elton Dean, Hugh Hopper, etc., qui s’ajoutent à ceux présentés dans notre chronique. Notons également que Michael King a reçu l’appui de gens comme Hazel Miller, qui dirige toujours le label Ogun fondé par son défunt mari, le contrebassiste sud-africain Harry Miller.

> Les disques présentés :

Command All Stars | Pam & Gary Windo | Harry Miller’s Isipingo | Bob Downes Open Music | Mike Osborne | Evan Parker | Louis Moholo/Evan Parker/Pule Pheto/Gibo Pheto/Barry Guy Quintet | Marteau Rouge & Evan Parker | Paul Dunmall Sun Quartet

Command All Stars : « Curiosities 1972 »

Command All Stars : « Curiosities 1972 » -  voir en grand cette image
Command All Stars : « Curiosities 1972 »
Reel / Orkhêstra

> Reel RR010 - distribution Orkhêstra

Mark Charig (cnt on 1, 5, 6), Nick Evans (tb on 1, 5, 6), Elton Dean (elp, sopranino, as on 1, 5, 6), Keith Tippett (p, elp on 1, 2, 4, 5), Harry Miller (b, fl africaine on 1, 2, 3, 4, 5), Johnny Dyani (b on 1, 2, 3, 4, 5), Keith Bailey (dm sur 1, 2, 3, 5), Jeff Green (elg sur 6), Neville Whitehead (b sur 6), Louis Moholo (dm sur 6).

Cinq improvisations enregistrées à Londres, les 1-2-3 février 1972, + une composition d’Elton Dean, enregistrée à Londres le 11 décembre 1972 (6).

Cette bande inédite incomplète, retrouvée par Nick Evans, était à l’origine destinée à composer un double-album RCA, produit par Robert Fripp, qui n’a jamais vu le jour. Le Keith Tippett Group accueillait les bassistes Harry Miller et Johnny Dyani, ainsi que le batteur Keith Bailey, « doublure » de Louis Moholo dans le Brotherhood of Breath. Si l’on ajoute que Mark Charig, Nick Evans, et Elton Dean faisaient également partie du grand orchestre de Chris McGregor, on constate aisément l’influence sud-africaine sur le jazz anglais au tournant des seventies. Les cinq pièces enregistrées au studio Command — d’où le nom de cet album —, entièrement improvisées, témoignent de cette ouverture vers l’Afrique, à travers des formules à géométrie variable, servies par un swing foisonnant et mouvant, une légèreté, une finesse et une fraîcheur qui se déploient dans des échanges constamment rebondissants. Un morceau joué par le sextette Just Us d’Elton Dean, complète l’album dans une atmosphère recueillie proche du Brotherhood.

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Pam & Gary Windo : « Avant Gardeners »

Pam & Gary Windo : « Avant Gardeners » -  voir en grand cette image
Pam & Gary Windo : « Avant Gardeners »
Reel / Orkhêstra

> Reel RR001 - distribution Orkhêstra

Gary Windo (ts, bcl), Pam Windo (p), Frank Perry (perc on 2, 3, 4, 5), Harry Miller (b on 6), Louis Moholo (dm on 6).

Trio (2 à 4) enregistré à Londres, en février 1974 ; duo (1) et quartette (6) enregistrés à Kent, à l’automne 1976.

Il s’agit à présent d’enregistrements privés réalisés par le saxophoniste Gary Windo en compagnie de son épouse Pam, avec la participation du percussionniste Frank Perry. Nous sommes ici dans le free le plus expressionniste, agressif et tendu, comme le délivrait ce ténor hurleur et écorché vif qui laisse éclater son cri sur de simples ponctuations et accords de piano, tandis que les percussions offrent, au contraire, de multiples ouvertures et couleurs variées. Rejoint par la rythmique du Brotherhood, dont il fit également partie, Windo mène, après un démarrage en tempo, une improvisation collective totalement éclatée, arrachant de son saxo des hurlements inouïs, tempérés par un léger ralentissement avant une résolution finale impressionnante. Ce free pur et dur, sans aucune concession, marque également parfaitement son époque.

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Harry Miller’s Isipingo : “Full Steam Ahead“

Harry Miller's Isipingo : “Full Steam Ahead" -  voir en grand cette image
Harry Miller’s Isipingo : “Full Steam Ahead"
Reel / Orkhêstra

> Reel RR012 - distribution Orkhêstra

Mongezi Feza (tp on 1, 2), Mark Charig (tp on 3, 4, 5), Nick Evans (tb on 1, 2), Malcolm Griffiths (tb on 3, 4), Paul Neiman (tb on 5), Mike Osborne (as), Stan Tracey (p on 1, 2), Keith Tippett (p on 3, 5), Frank Roberts (p on 4), Harry Miller (b), Louis Moholo (dm).

Cinq compositions de Harry Miller enregistrées à Londres, en février 1975 (1, 2), en 1976 (3), le 15 août 1976 (5), en novembre 1977 (4).

Beaucoup plus organisé, le groupe Isipingo dirigé par Harry Miller était un peu une réduction du grand orchestre de Chris McGregor dont ils étaient tous membres, pianistes exceptés bien entendu. Je me souviens avoir vu ce groupe au festival de Reims en novembre 1975, et en avoir gardé une impression mitigée du fait notamment du jeu un peu trop exhibitionniste de Keith Tippett et d’un peu inspiré Mongezi Feza. Cruelle explication posthume : le trompettiste, malade, devait mourir quinze jours plus tard. Ce superbe disque, qui rend compte de l’évolution du groupe sur plus de deux années, corrige totalement mon souvenir.

on aime !
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Compositions superbes, swing intense, rythmes insensés, remarquable travail orchestral de Miller qui fait sonner les trois souffleurs comme un big band, encadrent de généreux passages collectifs et des solos de tout premier ordre : la trompette crépitante de Mongezi et celle acrobatique de Mark Charig, l’articulation, la clarté du discours et l’inventivité foisonnante du formidable Mike Osborne à l’alto. Enthousiasmant !

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Bob Downes Open Music : “Crossing Borders“

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Bob Downes Open Music : “Crossing Borders"
Reel / Orkhêstra

> Reel RR011 - distribution Orkhêstra

Bob Downes (as, ts, fl, voc), Paul Rutherford (tb on 5), Brian Godding (g on 3, 4), Barry Guy (b on 1, 2, 4), Mark Meggido (b on 3, 4), Paul Bridge (b on 5), Denis Smith (dm on 1, 5), John Stevens (dm 3, 4).

Cinq compositions de Bob Downes enregistrées à Londres en 1978/79.

Beaucoup moins connu de ce côté-ci de la Manche, le saxophoniste et flûtiste Bob Downes joue une musique assez dépouillée, voire frugale, qui témoigne d’une orientation un peu flower power typique également de l’époque. Sur des rythmes souvent médiums, Downes promène ses flûtes diverses (flûte de pan, flûte basse…) au travers de promenades fort agréables à suivre. La présence de musiciens comme Brian Godding, Barry Guy ou John Stevens donne du corps à cette démarche musicale, peut-être moins essentielle mais non dépourvue de charme.

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Mike Osborne : “Force of Nature“

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Mike Osborne : “Force of Nature"
Reel / Orkhêstra

> Reel RR006 - distribution Orkhêstra

Mike Osborne (as), Dave Holdsworth (tp), Marcio Mattos (b on 1), Paul Bridge (b on 2, 3), Brian Abrahams (dm on 1), Tony Marsh (dm on 2, 3).

Trois compositions de Mike Osborne, enregistrées au Kolner Jazzhaus Festival, Cologne, le 17 octobre 1980 (1), à Londres le 27 avril 1981 (2, 3).

D’une tout autre force est la musique d’un des plus grands, et hélas méconnus, saxophonistes altos de la décennie, Mike Osborne. Très grand improvisateur qui a joué avec les plus importants musiciens d’Angleterre, Osborne a poussé le plus loin possible le discours soliste dans un jeu complexe et un phrasé toujours maîtrisé qui tendent à dépasser ceux d’Eric Dolphy ou d’Anthony Braxton par exemple. Sans jamais aller jusqu’au cri ni à l’informel, il improvise sur la corde raide, avec une urgence, une nécessité absolue et une densité presque oppressantes. Il relance sans arrêt son discours musical très libre, très ouvert et constamment swinguant.

on aime !
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Personnalité inquiète et intègre, totalement habitée par sa musique, Mike Osborne a décroché petit à petit et s’est enfermé en 1982 dans un isolement dont seule la mort l’a délivré, si l’on peut dire, en 2007. D’après Dave Holdsworth, qui l’accompagna durant les quatre dernières années de sa carrière, la longue suite Ducking & Diving (42 mn) jouée au festival de Cologne, fut le plus beau moment de l’existence du quartette. Peut-être y trouvera-t-on quelques longueurs, quelques redites, mais ce sont celles-ci, inhérentes à leur engagement absolu, qui font la marque des grands.

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Evan Parker : “Saxophone solos“

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Evan Parker : “Saxophone solos"
PSI records / Orkhêstra

> PSI records 09.01 - distribution Orkhêstra

Evan Parker (ss).

Treize Aerobatics, enregistrés à Londres le 17 juin 1975 (1-3), à Berlin le 9 septembre 1975 (4-13).

Un autre label, PSI records,créé en 2001, édite des enregistrements de Alexander von Schlippenbach, Rudi Mahal, Aki Takase, Fred van Hove, Kenny Wheeler, le Spontaneus Muic Ensemble de John Stevens, etc., et Evan Parker en particulier. En effet, PSI essaie de rééditer de façon exhaustive tous les albums et CD solos de Parker publiés par Incus, ainsi que de nombreux duos, trios, quartettes… où le saxophoniste joue avec Derek Bailey, Paul Lytton, Han Bennink, Stan Tracey, Alex Schlippenbach, Benoît Delbecq, etc.

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La présente publication couvre en fait deux 33 tours (près de 80’ de musique) qui marquent les débuts des performances solitaires d’Evan Parker au soprano, travail exploratoire qu’il poursuit toujours avec constance. Les trois premiers Aerobatics constituent son premier concert solo : deux pièces d’un quart d’heure en encadrent une plus courte. Alternant de longues phrases tenues avec de petites séquences staccato, produisant des sons suraigus, parfois stridents, recherchant les harmoniques grâce à sa technique de la respiration circulaire, recourant à des effets de slapping, émettant simultanément des notes multiphoniques, Evan Parker réussit un véritable tour de force, certes technique, mais surtout de concentration, de maîtrise et de construction dans l’organisation, le découpage et le rythme sous-jacent de sa performance. La seconde pièce fait entendre des phrases plus courtes, organisées en cycles. La troisième fait alterner un jeu plus free et arraché avec des notes tenues swinguées sur un “tempo intérieur“, puis interviennent des sortes de raclements, et des passages de notes serrées avec incrustation de stridences qui conduisent à un final éclatant. On a peine à croire qu’un travail aussi novateur et déjà abouti n’en soit qu’à ses prémisses ! Dans son approche du saxo soprano, Evan Parker poursuit et dépasse Coltrane, Dolphy, Steve Lacy et Braxton sur le même instrument. On n’a jamais été plus loin depuis. Toute la palette des possibilités que Parker demande à son instrument se dévoile au long des dix morceaux beaucoup plus courts qui constituent, trois mois plus tard, l’enregistrement de Berlin. Plus démonstratifs peut-être, ils apparaissent surtout comme des extraits décortiqués, un peu comme des essais ou des croquis préparatoires à une grande toile. Mais le « grand œuvre », les trois premières pièces, contredisent la chronologie ! Renversant.

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Louis Moholo/Evan Parker/Pule Pheto/Gibo Pheto/Barry Guy Quintet : “Bush Fire“

Louis Moholo/Evan Parker/Pule Pheto/Gibo Pheto/Barry Guy Quintet : “Bush Fire" -  voir en grand cette image
Louis Moholo/Evan Parker/Pule Pheto/Gibo Pheto/Barry Guy Quintet : “Bush Fire"
Ogun / Orkhêstra

> Ogun OGCD 009 - distribution Orkhêstra

Evan Parker (ts, ss on 1, 2, 4, 7, 9, 10), Pule Pheto (p on 1, 2, 3, 4, 5, 8, 9, 10), Gibo Pheto (b on 1, 2, 3, 4, 5, 6, 9, 10), Barry Guy (b on 1, 2, 3, 4, 6, 7, 9, 10), Louis Moholo (dm on 1, 2, 3, 4, 5, 7, 9, 10).

Dix improvisations enregistrées à Londres, en juillet 1995).

Malgré ses recherches, qu’on pourrait qualifier d’abstraites, Evan Parker ne s’est jamais éloigné de ses anciens compagnons du Brotherhood of Breath, en particulier le batteur Louis Moholo qu’il retrouve vingt ans plus tard en compagnie de Barry Guy et de deux jeunes musiciens sud-africains, les frères Pheto. Dix improvisations à géométrie variable, la moitié en quintette que complètent solo, duo, trios et quartette, composent un disque de musique libre et très ouverte, variée, parfois légère, parfois complexe, parfois un peu éparpillée mais toujours généreuse. Une époque est révolue, mais un esprit demeure.

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Marteau Rouge & Evan Parker : “Live“

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Marteau Rouge & Evan Parker : “Live“
In Situ / Orkhêstra

> In Situ IS242 - distribution Orkhêstra

Evan Parker (ts), Jean-François Pauvros (g, voc), Jean-Marc Foussat (synth, voc), Makoto Sato (dm).

Huit improvisations enregistrées au Sunset, Paris, le 10 janvier 2008.

À l’instar de Joëlle Léandre, par exemple, Evan Parker est un improvisateur disponible pour toutes les expériences. Aussi est-il fréquemment invité de par le monde pour des rencontres de toutes sortes qui donnent lieu à de nombreux enregistrements. Aussi devient-il difficile de suivre à la trace tous ses nouveaux disques. L’an passé, il se joignait à deux expérimentateurs français inclassables, Jean-François Pauvros et Jean-Marc Foussat, très portés vers les recherches électro-acoustiques, tandis que le percussionniste Makoto Sako, très en retrait derrière ses tambours, déployait une grande musicalité discrète. Dans cet environnement surprenant et très travaillé, Parker avait choisi de ne jouer que du ténor, et de façon beaucoup plus « classique » qu’au soprano, adoptant volontiers un discours articulé, charpenté, construit et parfaitement « assis », comme un « vrai » ténor rugueux qui (se) jouerait d’une ballade ! J’exagère sans doute un peu, car Parker sait retrouver ses effets « circulaires » et ses notes tenues et serrées. Dans ce disque d’une grande cohérence, pourtant enregistré en concert, Evan Parker sait parfaitement se mouvoir dans un environnement électrique particulièrement choisi : la guitare passe des stridences aux graves sans négliger les finesses, le synthétiseur répartit les plages sonores, le batteur écoute, et ponctue avec réserve et parcimonie. Cette nouvelle réalisation de In Situ marque par ailleurs les vingt ans du label [1] .

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Paul Dunmall Sun Quartet : “Ancient and Future Airs“

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Paul Dunmall Sun Quartet : “Ancient and Future Airs"
Clean Feed / Orkhêstra

> Clean Feed CF138CD - distribution Orkhêstra

Paul Dunmall (ts, bagpipes), Tony Malaby (ts, ss), Mark Helias (b), Kevin Norton (dm, vib).

Deux improvisations, Ancient Airs et Future Airs, enregistrées au Living Theatre, New York, le 16 juin 2008.

Si nous avons traversé la Manche avec Evan Parker, nous traversons l’Atlantique avec l’excellent saxophoniste écossais Paul Dunmall, qu’on remarque depuis longtemps avec Elton Dean, le London Jazz Composers Orchestra de Barry Guy, ou encore le groupe Spirit Level, sans parler de ses propres formations. En compagnie de musiciens américains renommés, il propose d’abord une pièce d’atmosphère de 50 minutes de musique dense, tendue, méditative et profonde, d’esprit coltranien. Les instruments se répondent, se succèdent, enrichissent l’ensemble durant une longue progression subtilement teintée par les alliages entre les saxes — une grande connivence entre Dunmall et Tony Malaby — le vibraphone, la cornemuse… Après un ralentissement, la rythmique très stimulante déclenche un tempo ultrarapide avant qu’une nouvelle période de calme nous amène vers un final tout en retenue. Somptuosité et richesse persistent dans la seconde pièce beaucoup plus courte (9 mn), très concentrée et recueillie. Une musique qui, en laissant de côté ses caractéristiques « britanniques », s’inscrit dans un universalisme très actuel.

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[1Fondé en 1989 par le violoncelliste Didier Petit, ce très beau label français indépendant a produit 35 disques, ce qui pourrait paraître peu eu égard à l’inflation discographique actuelle. Mais ce sont 35 productions choisies et soignées qui font en un catalogue précieux et cohérent. In Situ fête ses 20 ans le 21 juin prochain à l’Auditorium du Centre National d’Études Spatiales, 2, place Maurice Quentin, Paris 1er (Halles) à partir de 16 heures. Au programme : « Les Voyageurs de l’espace », avec Hélène Breschand, Alex Grillo, Terje Isungset, Sylvain Kassap, Jean-François Pauvros, Didier Petit, Christian Sébille (ordinateur), et Damien Bouvet (comédien).