« Le jazz tisse sa toile... »
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Septembre 2009 en douze disques : à écouter (et regarder).

D 11 septembre 2009     H 19:34     A Jean Buzelin, Thierry Giard, Yves Dorison    


[!sommaire]

Dans la vitrine pour cette rentrée 2009 :

> Olivier CALMEL Electro Couac : « Sha-docks »

> DJ SPOOKY - Matthew SHIPP Trio : « New-York/Bobigny, Film de Jacques Goldstein » (DVD)

> GRAND REPORTAGE ENSEMBLE : « Deux Mille Huit »

> Vijay IYER Trio :« Historicity »

> JALAZZ : « Tvoj tieň »

> Mohammed JIMMY MOHAMMED Trio & Han Bennink : « EthioSonic »

> L’ŒIL DU SOURD : « Un ? »

> PALINKA : « Catastrophe »

> RENZA BÔ : « L’oeil tranquille »

> THE 3 MOONS :« Voyage »

> Horace TAPSCOTT : « The Dark Tree »

> YO5 : « Yo5 »

Olivier CALMEL Electro Couac : « Sha-docks »

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Olivier CALMEL Electro Couac : « Sha-docks »
Yes or No Prod / Believe distribution

> Yes or No prod, 2009

Christophe Panzani : saxophones soprano et ténor / Frédéric Eymard : violon alto / Olivier Calmel : piano et claviers / Bruno Schorp : contrebasse, basse électrique / Frédéric Delestré : batterie

invités : Karl Jannuska : batterie (sur Z trail OMT) / Jean Wellers : contrebasse 5 cordes (sur Z trail OMT) / Vincent Peirani : accordéon (sur Z trail OMT) / Rémi Merlet : percussions (sur Z trail OMT)

1. S trail OMT 2. Pompier pyromane 3. Mystery tatto shadocks 4. Shadock incandescent 5. prologue en forme de prélude 6. La générosité n’attend pas 7. Le temps du trajet 8. Résonances 9. Tribute to earth 10. Le mot de la fin ?

Le titre de l’album veut-il nous faire souvenir qu’au temps de l’ORTF, canal historique, des bestioles sensibles avaient des problèmes avec leur planète natale, ce qui est aujourd’hui une évidence somme toute angoissante pour la bipédie bêtement triomphante ? Quoi qu’il en soit, avec une musique très mélodique au groove infaillible et aux couleurs kaléïdoscopiques, Olivier Calmel et sa bande nous entraînent sur des chemins de traverses à la poésie militante. Les musiciens du quintet relaient les compositions d’Olivier Calmel avec un brio propre à ceux qui savent s’effacer devant la musique pour mieux la propulser. L’humour est là et c’est une qualité supplémentaire, rare en musique, qui ouvre les portes d’un univers à la mélancolie ébouriffante qui cache sous un aspect festif une réelle profondeur.

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DJ SPOOKY - Matthew SHIPP Trio : « New-York/Bobigny, Film de Jacques Goldstein » (DVD)

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DJ SPOOKY - Matthew SHIPP Trio : « New-York/Bobigny, Film de Jacques Goldstein »
La Huit / DG Diffusion

> La Huit - ref 3760123561235 - disponible sur www.lahuit.com et distribué par DG Diffusion.

DJ Spooky : platines, ordinateur / Matthew Shipp : piano / William Parker : contrebasse / Guillermo E. Brown : batterie, ordinateur.

En concert au festival Banlieues Bleues en Seine Saint Denis en mars 2003.

Le support DVD s’avère tout à fait pertinent pour présenter une musique qui se donne à voir. DJ Spooky est un musicien atypique et se présente lui-même comme un visionnaire fasciné par les images mentales que génèrent les sons. Le travail qui est présenté ici n’a rien d’une recherche de laboratoire. Dans le cadre du concert, on entre vraiment dans l’atelier où tout se joue en direct et on mesure l’implication et l’engagement physique (et mental) des musiciens à partir de structures élémentaires.. En associant ses platines et autres machines au trio acoustique du pianiste Matthew Shipp (avec le grand William Parker à la contrebasse et Guillermo E. Brown, très polyvalent à la batterie), il nous invite à voyager dans son univers baroque et intensément contemporain où s’allient free-jazz, cultures urbaines et références à l’histoire du jazz. Une musique dont les lignes de force émergent souvent d’un magma fertile. L’improvisation portée à un très haut niveau de maîtrise, ce qui ne surprendra pas quand on connaît les qualités de Shipp et de ses compagnons stimulés par l’agitateur Spooky !

Un film fort intéressant et édifiant qui dessine un des avenirs possibles du jazz, filmé sans excès d’effets, sous un angle inhabituel, comme vu des coulisses, ce qui peut laisser une impression étrange...

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GRAND REPORTAGE ENSEMBLE : « Deux Mille Huit »

GRAND REPORTAGE ENSEMBLE : « Deux Mille Huit » -  voir en grand cette image
GRAND REPORTAGE ENSEMBLE : « Deux Mille Huit »
Altrisuoni / Anticraft

> Altrisuoni AS275 - distribution Anticraft

Olivier Nussbaum : basses, loops / Vincent Boillat : batterie / Jérôme Correa : saxophones, loops

01. La période moustache (Jérôme Correa) 02. Canaille en diable (Jérôme Correa) 03. Cul / Chemise (Jérôme Correa) 04. L’article de la mort (Jérôme Correa) 05. Cause à effets (Jérôme Correa) 06. Le passage par les armes (Jérôme Correa) 07. Le choix dans la date (part 2) (Jérôme Correa) 08. Poulet / Chien massacré (Jérôme Correa) 09. Prière (d’éteindre) (Jérôme Correa)

Contemporaine est la musique du Grand Ensemble Reportage. Ce trio navigue dans des ondes moins habituelles (mais pas mauvaises à boire). Un lyrisme intime se dégage de leur musique. Dire qu’ils s’inscrivent dans le courant de la musique actuelle improvisée semble assez juste. L’interaction entre les musiciens et les nappes sonores initiées par les séquenceurs posent un cadre, allant de l’électro au répétitif, dans lequel les musiciens prennent tranquillement la liberté qui les anime. La démarche du trio et l’aventure musicale qu’il propose sont suffisamment originales pour retenir l’attention de l’auditeur sans le lasser. L’enregistrement, excellent en tout point, transmet la richesse des couleurs avec une grande finesse, ce qui ne nuit pas, bien au contraire. Vivement conseillé.

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Vijay IYER Trio :« Historicity »

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Vijay IYER Trio :« Historicity »
ACT records / Harmonia Mundi

> ACT records 9489-2 / Harmonia Mundi

Vijay Iyer : piano / Stephan Crump : contrebasse / Marcus Gilmore : batterie

Enregistré en novembre 2008 à Brooklyn / New-York.

01. Historicity (Iyer) / 02. Somewhere (Bernstein-Sondheim) / 3. Galang (Trio Riot Version) (Arulpragasam - Orton - Frischmann / Mackey) / 04. Helix (Iyer) / 05. Smoke Stack (A. Hill) / 06. Big Brother (S Wonder) / 07. Dogon A.D (J. Hemphill) / 08. Mystic Brew (R. Foster) / 09. Trident : 2010 (Iyer) / 10. Segment For Sentiment #2 (Iyer) // Arrangements de Vijay Iyer.

Lorsque le saxophoniste Steve Coleman lui a proposé de tenir le piano dans sa formation, Vijay Iyer était encore étudiant en mathématiques et physique à l’université de Yale. Aujourd’hui, le pianiste se consacre entièrement à la musique mais on perçoit dans son travail une rigueur scientifique qui côtoie l’abstraction et l’aléatoire en conservant une grande spontanéité. Pour lui « La musique contient une forte dose de pensée abstraite, ainsi qu’une grande quantité de concepts : le rythme, l’harmonie, la structure... Toute la question est de faire en sorte que les structures rationnelles deviennent intuitives ».

on aime !
on aime !

Historicity reflète les préoccupations d’un musicien cultivé, porteur d’un bagage historique (History : le jazz, ses origines indiennes, l’art en général, les sciences) et parfaitement à l’aise dans un monde où il puise aussi des éléments de son travail ( City : les cultures« urbaines », le hip-hop, le funk, la soul music et ses dérivés). Ce projet en trio n’est qu’une des composantes (la plus « conformiste » dans sa structure) des diverses préoccupations de Vijay Iyer. Il a l’avantage d’être porté par un label très efficace (cf. le succès du regretté EST) qui lui ouvre les portes d’une reconnaissance large et méritée. Vijay Iyer est un des musiciens les plus passionnants du moment, espérons qu’il saura garder indépendance et liberté d’action dans le cadre de ce label.

Ce disque est une réussite remarquable, d’une grande densité mais également très sensible. Une formation qui se place dans le peloton de tête des trios piano-basse-batterie du moment grâce à une identité affirmée.

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JALAZZ : « Tvoj tieň »

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JALAZZ : « Tvoj tieň »
Altrisuoni / Anticraft

> Altrisuoni AS277 / Anticraft

Stefan Widmer : saxophones alto et ténor / Fabian Mueller : piano / Dusan Prusàk : contrebasse / Jan Geiger : batterie

01. tvoj tieň (Dusan Prusàk) 02. Der kleine Affe lässt sich bei seinem Frühstück ni (Dusan Prusàk) 03. Hope and Despair (Fabian Mueller) 04. Deep Swallow (Stefan Widmer) 05. I Try Not To Count (Jan Geiger) 06. Na dann erzähl mal (Dusan Prusàk) 07. Bring den Hirsch nach Hause (Widmer, Mueller, Prusàk, Geiger)

Un pianiste de qualité, sensible et maître de son jeu, un saxophoniste aux lignes mélodiques intenses, une rythmique au groove très sûr et vous obtenez Jalazz, pris sur le vif en concert au Chorus de Lausanne. Malgré quelques écarts bruitistes, sans conséquence ni utilité, l’ensemble sonne comme un quartet post hard bop de très bonne facture. Rien de révolutionnaire donc, mais un beau son et une énergie communicative qui mérite une oreille attentive.

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Mohammed JIMMY MOHAMMED Trio & Han Bennink : "EthioSonic

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Mohammed JIMMY MOHAMMED Trio & Han Bennink
Buda Musique 860172 / Socadisc

A film by Stéphane Jourdain

> Buda Musique 860172 - distribution Socadisc

Mohammed Jimmy Mohammed (voc), Mèssèlè Asmamaw (krar), Asnaqè Guèbrèyès (kebero), Han Bennink (dm).

Enregistré et filmé à Bobigny (93), le 7 avril 2006.

C’est la présence insolite (?) de Han Bennink, avec le trio du chanteur éthiopien Mohammed Jimmy Mohammed, qui a attiré notre attention sur ce DVD qui n’appartient a priori ni de près ni de loin au “monde“ du jazz, bien que capté au festival Banlieues Bleues en avril 2006.

Or, ce chanteur aveugle et âgé, mort quelques mois après cet enregistrement, distille une musique fascinante, forte et puissamment émotionnelle, à la fois traditionnelle et actuelle car authentique. C’est pourquoi, aux côtés des deux instrumentistes traditionnels, l’immense batteur hollandais ne détonne pas. Car il est à l’écoute des autres sans qu’il cherche à modifier sa façon de jouer, sinon de maîtriser ses excès ! Bennink possède une grande connaissance des musiques extra occidentales, africaines et orientales en particulier. Il sait donc offrir sa participation en respectant les codes mais sans réserve ni timidité, ce serait mal connaître le personnage. D’ailleurs, s’il en faisait trop (ou pas assez), Mohammed ne l’aurait pas choisi, lui qui dit : « il me comble de joie ». Une joie partagée par tous, musiciens et public, et nous autres spectateurs de cette retransmission filmée sans fioritures mais désormais fixée pour l’éternité.

Plus qu’une curiosité : une invitation à entrer dans cet art et ce chant envoûtants.

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L’OEIL DU SOURD : Un ?

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L’OEIL DU SOURD
Autoproduction

> Auto-production, 2009 - loeildusourd.net

Mathilde Clavier : voix, clarinette, flûte / Charlotte Mérand : violon électrique, voix / Hervé Launay, saxophones, synthétiseur jen sx 1000, voix / Youenn Migaud : guitare, basse, voix / Antoine Tharreau : pianoplies électriques... Rhodes, farsifa compact duo, mellotron, sh101, yamaha cp 70, hammond I 112, voix / Cédric Lucas : batterie, voix / Anthony Guénec : percussions sur Kudjat (tronc)

1. ods 2. à C 3. Kudjat (tronc) 4. Deux trains valent mieux qu’un tu l’auras 5. We are the knights who say ni 6. Here I am j h 7. Kudjat (cime)

Jazz electro rock psychédélique. Youpi ! la saison des buvards est revenue... Pour ceux qui ont eu 20 ans à une époque où les libertés acquises furent joyeusement dilapidées (elles ont été confisquées depuis, rassurez vos enfants), ce disque aura un petit air de revival plutôt sympathique. Déjanté juste assez, Crimsonnien en diable par moment, ethno-déchenillé entre parenthèses, l’album des nantais issus du collectif Muzikolab ne manque pas de jus. On ne sait pas trop si la vocaliste trempe ses tartines chez Nina Hagen ou Brigitte Fontaine le matin, mais c’est plutôt réjouissant. Beaucoup de liberté chez ces gens-là, quelques riffs bien sentis, des claviers vintage, une rythmique de furieux : de quoi réjouir les adeptes de la traversée des genres, quitte à ne plus trop savoir où les débuts s’achèvent.

. :: Y.D ::.

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PALINKA : « Catastrophe »

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PALINKA : « Catastrophe »
Autoproduction

> Autoproduction - www.lapalinka.com

Guitare, Chant : Daniel Beja / Saxophone : Raphael Illes / Contrebasse : Nathanael Malnoury sauf 2 et 7 : Flavio Perella / Violon : Yohan Rochetta / Batterie : Martin Vanlemberghe // Musiques et textes : Daniel Beja - Sauf n°12 : Raphael Illes /// Invités : Yom, Clarinette sur 10 / Sylvia Auclair, Voix sur 8
Enregistré au studio « Sextant - La Fonderie » en Avril 2009 par Romain Thebault

01 - Catastrophe / 02 - Dragosh / 03 - Petit Samouraï / 04 - Doha Hora / 05 - Doha Dolmesk / 06 - Mario’s Boogie Delirium / 07 - Aie Aie Aie / 08 - Bye Bye Novisad / 09 - Le pivert / 10 - Jasmin / 11 - Rue Myrha / 12 - Raphology / 13 - Tranquille / 14 - Tranquille à Belleville

Une recherche sur le moteur planétaire du grand Gogole amène au site du groupe qui se présente ainsi :« Jazz manouche, tsigane, musique des balkans, chanson francaise, swing et jazz moderne : Palinka. » Ajoutons à cela une fleur de hip-hop et un peu d’humour. Là-dedans, vous devriez trouver une parcelle de votre bonheur si toutefois vous n’êtes pas un fan exclusif de free, de hard-rock brut ou de R’n’B sirupeux... Ça ne figure pas encore au catalogue du groupe mais on ne sait jamais...

Pour éviter tout scénario Catastrophe (fuite de fans ? radiation des listes de la SACEM ? baisse de revenus ?), Palinka assure ses arrières en proposant une musique consensuelle, fort bien troussée, dans l’air du temps (la vogue du jazz manouche !), jouée par de talentueux artistes. L’exotisme frenchie en quelque sorte avec sax et batterie ajoutés pour élargir le champ des possibles. Cette musique swingue joliment et donne envie de se trémousser sans excès. Elle coule agréablement dans l’oreille sans pour autant réveiller nos neurones... Il faudra un peu plus d’audace, de personnalité affirmée et de créativité libérée pour susciter notre émotion.

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Dans la série : « j’ai raté la sortie ! »

RENZA BÔ : « L’oeil tranquille »

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RENZA BÔ : « L’oeil tranquille »
Petit Label / Allumés du jazz

> Petit Label PL17 / Les Allumés du Jazz et www.petitlabel.com

Pierre Millet : trompette, compositions / Yann Letort : saxophone ténor / François Chesnel : piano / Antoine Simoni : contrebasse / Franck Esnouf : batterie.

01. E.E. / 02. Soum Bryss / 03. Quelque chose / 04. Pièce d’origine / 05. Bel’Astroblème / 06. La Clave / 07. Langue de chat / 08. Düb / 09. Short / 10. L’œil tranquille

Voici déjà quelques mois que ce disque du quintet bas-normand est paru dans sa pochette sérigraphiée en carton, marque de fabrique du Petit Label. Nous avons eu l’occasion de vanter les mérites de cette formation qui est en train de se faire une place de choix dans le paysage du jazz français (et au-delà). Ce disque restitue toute la valeur du travail d’un quintet qui conserve une structure pourtant assez classique dans le jazz. Sur la base des compositions subtiles de l’excellent trompettiste Pierre Millet, les solistes prennent leur envol en toute liberté, du lyrisme de François Chesnel au verbe souvent free de Yann Letort... Œil tranquille, certes mais au regard aiguisé et malicieux. Une vision personnelle de ce que peut être le jazz aujourd’hui sur les traces de leur mentor, Dave Douglas (qu’ils retrouveront d’ailleurs à Caen en novembre : les deux quintets dans un même programme).

Une bonne nouvelle pour conclure : Renza Bô a été sélectionné parmi les trois formations de l’opération Jazz Migration 2010. L’Association des Festivals Innovants en Jazz et Musiques Actuelles (AFIJMA) leur offre un beau tremplin : toute une série de concerts sur des scènes de jazz à travers le pays. Ne les manquez pas !

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Dans la série : j’ai raté la sortie !

THE 3 MOONS :« Voyage »

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The 3 Moons : « Voyage »
Jazzit / www.jazzit.com

> Jazz Engine rec. JE8002 - disponible sur www.jazzos.com

Gaetano Partipilo : saxophones alto et soprano / Mauro Gargano : contrebasse / Fabio Accardi : batterie.

01. Leaving mechanic world / 02. The Hill / 03. WRU (O. Coleman) / 04. i martiri di otranto / 05. twelve in Paris / 06. Five years (Björk) / 07. Ciro Chi ? / 08. The quiet I never had (S. Jacoviello) / 09. John Titor dilemma / 10. Brillant corners (T. Monk) // Enregistré en 2006 à Paris.

Le contrebassiste Mauro Gargano n’est plus un inconnu en France. S’il est un sideman de choix pour de nombreux musiciens (Nicolas Folmer, Christophe Marguet, Ian Schumacher, Rémi Vignolo...), on connaît moins son travail en Italie (il est né à Bari en 1972). A l’occasion d’une rencontre, il nous a transmis ce disque enregistré avec le trio The 3 Moons en 2006 et publié en 2007 en collaboration avec le magazine transalpin Jazzit.

Il serait dommage de passer à côté de cette musique fine et subtile, respectueuse des codes du jazz moderne mais également porteuse d’une identité. Compositions originales ou reprise de thèmes de caractère (Brillant Corners, de T. Monk, WRU d’Ornette Coleman, Five years de Björk) constituent un répertoire qui garde une couleur propre au jazz italien (légèreté, sens de la mélodie...) sans références « folkloriques » pour autant. Recommandé !

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Horace TAPSCOTT : « The Dark Tree »

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Horace Tapscott « The Dark Tree »
HatOLOGY / Harmonia Mundi

> HatOLOGY 2-630- Réédition / Harmonia Mundi

Horace Tapscott : piano, compositions / John Carter : clarinette / Cecil McBee : contrebasse / Andrew Cyrille : batterie.

CD1 : 01. The Dark Tree / 02. Sketches Of Drunken Mary / 03. Lino’s Pad / 04. One For Lately // CD2 : 01. Sandy And Niles / 02. Bavarian Mist / 03. The Dark Tree 2 / 04. A Dress For Renee / 05. Nyja’s Theme // Enregistré en concert à Hollywood en décembre 1989.

Attention ! Chef d’œuvre ! N’y allons pas par quatre chemins... ou plutôt allons-y, écoutons cette musique à quatre voix qui constituent une entité, un quartet d’exception. Chacun, ici, a sa place, un rôle pensé dans la musique sublime que composa Horace Tapscott (1934-1999), pianiste californien au jeu dense et libre qui fonda et dirigea le Pan Afrikan Peoples Arkestra, pendant une grande partie de sa carrière.

on aime !
on aime !

On trouve donc, dans ce quartet, le regretté John Carter (1928-1991), californien également, « le plus grand clarinettiste du monde » selon notre camarade Jean Buzelin (sans détours et il a raison !). A la contrebasse, Cecil McBee, un des géants de l’instrument, musicien désormais plus discret car il enseigne au New England Conservatory de Boston (magistrale partie de basse en introduction de The Dark Tree et chorus exemplaire sur Lino’s pad...). A la batterie : Andrew Cyrille, soit un des plus grands batteurs des trois dernières décennies...

Ce disque est un régal de la première à la dernière note. C’était il y a vingt ans, ça pourrait être demain : une musique sans âge !

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YO5 : « Yo5 »

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YO5
Petit Label / Les Allumés du Jazz

> Petit Label PL016 / Les Allumés du Jazz

Yoann Loustalot : trompette et bugle, compositions (sauf 9) / Olivier Zanot : saxophones alto et soprano / Maxime Fougères : guitares / Yoni Zelnik : contrebasse / Antoine Paganotti : batterie // invité : Victor Michaud : marching french horn (#07)

01. Waiting for the wind / 02. Kick Ker / 03. Berceuse pour Juliette / 04. Télépode 1 / 05. Pauvre mutant / 06. Télépode 2 / 07. Fugue / 08. Snowy Owl / 09. The night of the hunter / 10. Hey mon ami blues // Enregistré en juin 2008

Voilà un intitulé qu’il est bref... YO5 ! Comme un nom de code pour un leader qui avance masqué, en toute transparence ! Yoann Loustalot (on l’a reconnu !) est un musicien discret. Il a tort d’être discret car c’est vraiment un musicien qui mérite une large reconnaissance... Probablement un de nos meilleurs trompettistes-buglistes actuels, il n’y a qu’à voir combien de ses confrères le sollicitent.

Après un disque en quartet, exclusivement autour du bugle, il y a 3 ans (lire ce qu’en disait Michel Delorme, enthousiaste !), le revoici, en quintet cette fois, avec des fidèles (le guitariste très polyvalent Maxime Fougères et le contrebassiste Yoni Zelnik) auquels s’associent le saxophoniste Olivier Zanot (beaux alliages cuivre / sax dans les arrangements des thèmes) et Antoine Paganotti, batteur dont on apprécie la frappe précise dans ce contexte.

Présenté dans un écrin brut, façon Petit Label (un chic incomparable dans la simplicité), ce disque ravira les amateurs de « swing moderne » (dont nous sommes !). Avec une musique pleine d’élégance et de vigueur (souvent), c’est, sans aucun doute, une des belles réussites de cette rentrée dans le jazz hexagonal.

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