« Le jazz tisse sa toile... »
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En vitrine : dix disques pour novembre 2009.

Une belle brochette de disques récents !

D 10 novembre 2009     H 11:54     A Thierry Giard    


[!sommaire]

Les disques à l’affiche pour novembre 2009 :

> Michel BÉNITA - Elise CARON : « Un soir au club » (BO du film « A night at The Club »)

> Denis COLIN & La Société des Arpenteurs : « Subject to Change »

> Steeve LAFFONT : « Swing for Jess »

> MAGMA : « Ëmëhntëhtt-Ré »

> The Wynton MARSALIS Quintet & Richard GALLIANO : « From Billie Holiday to Edith Piaf / Live in Marciac »

> Matthieu MARTHOURET Organ Quartet : « Playground »

> Manuel MENGIS Gruppe 6 : « Dulcet Crush »

> Uwe OBERG - Christof THEWES - Michael GRIENER : « Lacy Pool »

> Stephan OLIVA : « Stéréoscope »

> Nelson VERAS : « Solo Session Vol.1 »

Michel Bénita - Elise Caron : « Un soir au club » (BO du film « A night at The Club »)

Michel Bénita - Elise Caron : « Un soir au club » (BO du film « A night at The Club ») -  voir en grand cette image
Michel Bénita - Elise Caron : « Un soir au club » (BO du film « A night at The Club »)
Le Chant du Monde / Harmonia Mundi

> Le Chant du Monde CDM 148 - distribution Harmonia Mundi

Michel Bénita : contrebasse, électronique / Emil Spaniy : piano, claviers / Philippe « Pipon » Garcia : batterie / Elise Caron : voix / + ? guitare // Enregistré en 2008.

« Simon se paya la chair de poule aux premiers bruissements de cymbales du batteur qui s’installe, aux vibrations de la basse du bassiste qui s’accorde. Puis on échange un bref regard, un dernier sourire et on attaque. » Simon, c’est le héros du petit livre de Christian Gailly, Un soir au Club [1]. Un livre qui devient un film en 2009. Élise Caron en est l’actrice principale et elle chante (ça va de soi) sur quelques plages de la musique de Michel Bénita.

Le contrebassiste nous immerge dans l’ambiance du club avec une musique simple, swinguante et mélodique, chaleureuse et sensuelle (la voix d’Élise Caron...). Ce fan de James Taylor et de Joni Mitchell ne résiste pas à l’envie d’y mettre une pincée de pop élégante avec le charmant The Sound of Memory (Whispering).

Une musique qui s’écoute très agréablement même (et en particulier) sans les images du film. On s’assoit et on se laisse emmener un soir au club...

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Denis Colin & La Société des Arpenteurs : « Subject to Change »

Denis Colin & La Société des Arpenteurs : « Subject to Change » -  voir en grand cette image
Denis Colin & La Société des Arpenteurs : « Subject to Change »
Le Chant du Monde / Harmonia Mundi

> Le Chant du Monde CDM 146 - distribution Harmonia Mundi

Denis Colin : clarinette-basse & compositions / Benjamin Moussay : fender rhodes et électronique / Julien Omé : guitare / Stéphane Kerecki : contrebasse / Arnault Cuisinier : contrebasse / Antoine Berjeaut : trompette et bugle / Sylvaine Hélary : flûtes, voix / Fabrice Theuillon : saxophone baryton et soprano / Éric Échampard : batterie / Tony Rabeson : batterie // Invité : Tony Malaby : saxophone ténor

Denis Colin, un de nos meilleurs spécialistes de la clarinette basse, est un homme d’expérience(s) ouvert sur le monde dont il arpente l’univers sonore depuis belle lurette, nouant des relations humaines qui créent son tissu social. La Société des Arpenteurs est le fruit de ses rencontres.

Ni secrète, ni anonyme, encore moins commerciale, la Société des Arpenteurs chemine à travers des univers musicaux aux métriques très diverses : mélopées africaines sur lesquelles se développe un édifice orchestral complexe (Par Cheminement...), des thèmes qui se construisent dans la durée (Chicago Blues for Malachi...), des références à des musiques d’ailleurs mythiques (Le Nadir) ou le format serré du funk et du rock (Hopperation - comme un indicatifs où s’enchaînent de brefs chorus-, et aussi Yes ! et autres Yes !...). Riche en bouquets de riffs, en envolées lyriques sur de longues phrases orchestrales ce disque présente un ensemble d’une belle richesse.

Formation à géométrie variable avec un casting irréprochable, La Société des Arpenteurs a invité Tony Malaby à parcourir un bout de chemin le long de ce disque, Subject to Change. Dans cet univers où la liberté est balisée par des structures solides, le saxophoniste se balade avec aisance, ouvert, créatif et très sociable, au point de se fondre dans le collectif. Un exemple d’intégration dans un disque réussi.

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Steeve Laffont : « Swing for Jess »

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Steeve Laffont : « Swing for Jess »
Le Chant du Monde / Harmonia Mundi

> Le Chant du Monde CDM 144 - distribution Harmonia Mundi

Steeve Laffont : guitare / Rudy Rabuffetti : guitare / Serge Oustiakine : contrebasse // invité, Costel Nitescu : violon sur 3 plages

Guitariste à la virtuosité exceptionnelle, Steeve Laffont n’est devenu musicien professionnel qu’à l’âge de 30 ans avec un premier disque publié en 2004. Son appartenance à la grande famille du swing manouche ne l’empêche pas de développer une ligne esthétique assez personnelle. S’il excelle sur tempo rapide avec un phrasé véloce et entraînant, il se révèle en mélodiste subtil et sensible dans les ballades (Meggie Style...). Son trio est augmenté sur trois plages du violon de Costel Nitescu, brillant spécialiste de l’archet swing.

Un disque qui perpétue la tradition manouche avec une élégance et un charme indiscutables. Sans doute un vrai bonheur pour les amateurs du genre.

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MAGMA : « Ëmëhntëhtt-Ré »

MAGMA : « Ëmëhntëhtt-Ré » -  voir en grand cette image
MAGMA : « Ëmëhntëhtt-Ré »
Seventh records / Harmonia Mundi

> Seventh Records A 35 - distribution Harmonia Mundi

Stella Vander : chant, chœurs, percussions / Isabelle Feuillebois : chant, chœurs / Hervé Aknin : chant, chœurs / Benoït Alziari : vibraphone / James McGaw : guitare / Bruno Ruder : fender rhodes / Philippe Bussonnet : basse, basse piccolo / Christian Vander : batterie, chant, piano, fender rhodes, percussions, clavier // et la participation de : Emmanuel Borghi : piano / Claude Lamamy, Pierre-Michel Sivadier, Himiko Paganotti, Antoine Paganotti : chœurs

Avis à la population de l’astre Kobaïa (et aux terriens de Sarkobaïa !), le nouvel opus de Magma est paru. Dans la joie, dans une allégresse martiale, voilà que retentissent les hymnes qui célèbrent l’événement ! Eh oui ! C’est bien un événement car ce disque est réussi. Le grand prêtre Christian Vander reste fidèle à sa doctrine un peu illuminée (voire allumée !), vivant son utopie au point que le monde de Magma est devenu une entité à part entière de notre univers musical : ni rock, ni jazz avec la grandiloquence un peu naïve (et assez kitsch) d’un opéra cosmique porté par l’emphase des voix et des chœurs.

Ëmëhntëhtt-Ré se compose d’une longue suite en quatre tableaux avec, en épilogue, deux compositions plus brèves. Elle est présentée comme « l’accomplissement de plus de trois décennies de travail ». En fait, c’est surtout un bilan (d’étape...) dans un cheminement qui n’a pas dévié de son cap. Les fans y retrouveront, par exemple, l’inclusion d’un mouvement de Köhntarkösz (1974), version 2009, sans rides !

Souvenirs, souvenirs ? Certes, mais sans nostalgie car la formation actuelle fait plus que perpétuer une esthétique : elle apporte une nouvelle jeunesse à cette musique.

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The Wynton MARSALIS Quintet & Richard GALLIANO : « From Billie Holiday to Edith Piaf / Live in Marciac »

The Wynton MARSALIS Quintet & Richard GALLIANO : « From Billie Holiday to Edith Piaf / Live in Marciac » -  voir en grand cette image
The Wynton MARSALIS Quintet & Richard GALLIANO : « From Billie Holiday to Edith Piaf / Live in Marciac »
Jazz in Marciac - Futur Acoustic / Harmonia Mundi

> CD+DVD Jazz in Marciac / Futur Acoustic - distribution Harmonia Mundi

Wynton Marsalis : trompette / Richard Galliano : accordéon / Walter Blanding : saxophones ténor et soprano, clarinette / Dan Nimmer : piano / Carlos Henriquez : basse / Ali Jackson : batterie // invité, Hervé Sellin : piano (La vie en rose) // enregistré en concert à Marciac (Gers) le 13 août 2008. // Réalisation du DVD : Franck Cassenti

01. La foule / 02. Them there eyes / 03. Padam...padam / 04. What a little moonlight can do / 05. Billie / 06. Sailboat in the moonlight / 07. L’homme à la moto / 08. Strange fruit / 09. La vie en rose

Peut-on assembler les musiques comme d’aucuns assemblent des vins ? Les programmateurs de festivals aiment les assemblages-événements ! C’est ainsi que Wynton Marsalis rencontra Richard Galliano à Jazz in Marciac pour rendre hommage à Billie et Edith. Un jeu de funambulisme transatlantique dédié à deux femmes légendaires par des musiciens dont les univers musicaux sont assez différents a priori. L’échec était peu probable compte tenu du talent et de l’expérience des protagonistes portés par un public conquis dès les premières mesures. L’ensemble nous plonge dans une ambiance un peu passéiste, certes, mais où le plaisir du jeu est perceptible. L’alliage entre l’accordéon « frenchie » de Galliano invité du quintet de Marsalis, toujours bien ancré dans ses références néo-orléanaises, donne de jolies choses grâce à des arrangements qui veillent à préserver les équilibres des voix : La Foule avec la trompette de Marsalis façon mariachi, La vie en rose en final doucement chaloupé ou le swing de What a little moonlight can do par exemple...

Un concert qu’on peut écouter mais aussi regarder puisque le CD est doublé d’un DVD remarquablement réalisé par Franck Cassenti qui restitue l’ambiance du concert et laisse percevoir dans le détail ce qui se joue sur scène.

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Matthieu MARTHOURET Organ Quartet : « Playground »

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Matthieu MARTHOURET Organ Quartet : « Playground »
Must Record / 121DigitalMedia

> Must Record MR6209-2 - distribution 121DigitalMedia

Matthieu Marthouret : orgue hammond et compositions / David Prez : saxophone ténor / Sandro Zerafa : guitare / Manu Franchi : batterie

9 titres enregistrés en février 2009.

« Playground » : une aire de jeux où la musique se veut agile et ludique en évoluant sur le vaste terrain du jazz entre ternaire souple et binaire sans lourdeur. Matthieu Marthouret n’est pas de ces organistes qui font ronfler l’instrument jusqu’au débordement. Il préfère le laisser chanter sans forcer le trait, en veillant constamment à préserver l’équilibre des voix d’un quartet qui trouve ses origines, plus particulièrement, dans le creuset du jazz lyonnais. Matthieu Marthouret est né à Grenoble, il est passé par le conservatoire de Chambéry et a construit sa « famille musicale » à Lyon. C’est là aussi que l’excellent saxophoniste David Prez et le guitariste (maltais d’origine), Sandro Zerafa ont peaufiné leur art. On ne s’étonnera donc pas qu’aujourd’hui, avec le batteur Manu Franchi, ils jouent ensemble avec une grande connivence, le jazz d’une génération qui aura connu Pink Floyd et Michael Jackson avant d’écouter Jimmy Smith, Larry Young, Dr Lonnie Smith ou Larry Goldings pour ne citer, dans ce cas, que les organistes.

Agréablement convaincant !

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Manuel MENGIS Gruppe 6 : « Dulcet Crush »

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Manuel MENGIS Gruppe 6 : « Dulcet Crush »
HatOLOGY 684 / Harmonia Mundi

> HatOLOGY 684 - distribution Harmonia Mundi

Manuel Mengis : trompette / Reto Suhner : saxophone alto et clarinette alto / Roland von Flüe : saxophone ténor, clarinette basse / Flo Stoffner : guitare électrique / Marcel Stalder : basse électrique / Lionel Friedli : batterie.

8 compositions de Manuel Mengis.

Après l’album « The Pond » publié sur le même label HatHut en 2008, nous retrouvons la formation du trompettiste suisse Manuel Mengis avec un nouveau saxophoniste : Reto Suhner, également clarinettiste alto, a remplacé Achim Escher.

Cette fois encore, ce Gruppe 6, se montre captivant par les modes de jeu qu’il met en œuvre et que le leader décrit ainsi : « Cette musique ne se réfère pas à un style déterminé ; c’est plutôt la citation, la combinaison de différents éléments stylistiques (...). Motifs et thèmes conduisent l’auditeur dans un environnement changeant. Les éléments musicales sont tantôt ressortis, tantôt camouflés, combinés et isolés, oubliés et de nouveau repris dans la composition suivante. (...) Bien qu’il s’agisse d’une partition toute composée, chaque musicien garde la liberté de s’en sortir (...). Ainsi la musique tourne à l’imprévu, respectant toutefois la caractéristique de la composition, comme une même histoire se raconte différemment. ».

De ce concept naît une musique vivante, changeante, souvent imprégnée de rock autant que de jazz, servie par des musiciens libres et joueurs qui ne se prennent guère au sérieux comme en témoignent les titres : End of a record breaker, Bling Bling Cowboy ou encore How Mario Tut Tut Got Super Wow Wow. Palpitant comme un jeu vidéo : Super Manu !

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Uwe OBERG - Christof THEWES - Michael GRIENER : « Lacy Pool »

Uwe OBERG - Christof THEWES - Michael GRIENER : « Lacy Pool » -  voir en grand cette image
Uwe OBERG - Christof THEWES - Michael GRIENER : « Lacy Pool »
HatOLOGY 687 / Harmonia Mundi

> HatOLOGY 687 - distribution Harmonia Mundi

Uwe Oberg : piano / Christof Thewes : trombone / Michael Griener : batterie

8 compositions de Steve Lacy et 2 compostions collectives basées sur un thème de S. Lacy.

Jouer la musique de Steve Lacy en trio piano-trombone-batterie : un défi ? On pourrait le penser si le saxophoniste soprano n’avait été aussi un compositeur qui pensait sa musique au-delà des formules instrumentales. Musiciens allemands de grand talent, habitués d’expériences diverses, Uwe Oberg, Christof Thewes et Michael Griener font plus que relever le défi, ils nous permettent d’entendre autrement la musique de Lacy en créant de nouveaux espaces, en envisageant d’autres modes de jeu tout en respectant les compositions. Le piano de Uwe Oberg prend appui sur la référence à Thelonious Monk, déterminante chez Lacy. Le trombone de Christof Thewes rappelle la connivence entre Lacy et Roswell Rudd et la batterie de Michael Griener se charge du tempo et complète une palette de couleurs étonnamment riche.

Une relecture qui apporte un autre point de vue sur une musique se caractérise par l’agencements de sortes des ritournelles qui gardent la fraîcheur de chansons enfantines.

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Stéphan OLIVA : « Stéréoscope »

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Stéphan OLIVA : « Stéréoscope »
Label La Buissonne / Harmonia Mundi

> Label La Buissonne - distribution Harmonia Mundi

Stéphan Oliva : piano / Claude Tchamitchian : contrebasse / Jean-Pierre Jullian : batterie

11 compositions de Stéphan Oliva / Enregistré aux Studios La Buissonne à Pernes les Fontaines (84) par Gérard de Haro.

Une belle histoire d’amitié. « Stéréoscope » célèbre la reconstitution d’un trio dont le premier enregistrement dans ces mêmes studios La Buissonne remonte à 1990. Stéphan Oliva, Claude Tchamitchian et Jean-Pierre Jullian n’étaient alors guère connus que dans leur région PACA. Ensuite chacun est parti vers ses propres aventures...

Fin 2008, Stéphan Oliva a eu envie de revenir au trio et tout naturellement,il s’est tourné vers ses deux amis d’antan. Ce « Stéréoscope » assemble l’image du passé et la réalité d’aujourdhui. Chacun revient dans le trio riche de ses expériences et la musique qui en découle est limpide et fraîche, mélodique, un rien mélancolique mais ne manque pas, pour autant, d’énergie.

Cette fois encore, c’est à Gérard de Haro qu’on doit l’édition de ce nouveau disque sur son label et c’est lui, bien entendu, qui a enregistré magnifiquement le trio en restituant toute les finesses d’un jeu collectif de grande classe.

Un vrai régal !

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Nelson VERAS : « Solo Session Vol.1 »

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Nelson VERAS : « Solo Session Vol.1 »
BEE JAZZ / Abeille Musique

> BEE JAZZ BEE 035 - distribution Abeille Musique

Nelson Veras : guitare solo

01. Besame Mucho / 02. Lilia / 03. Django / 04. Moment’s Notice / 05. Wave / 06. Nào Fala De Maria / 07. Triste / 08. Corcovado / 09. Windows / 10. Todo O Sentimento / 11. My Funny Valentine / 12. A Ostra E O Vento / 13. My Favorite Things

« Cela faisait quelques temps que je n’avais rien enregistré. Il m’a donc semblé que la démarche la plus honnête était de présenter ce que je fais chez moi tous les jours. Seul, je bénéficie d’un état d’esprit particulier pour jouer ce qui me ressemble le plus. ». C’est tout simplement dans son appartement parisien que le guitariste Nelson Veras a enregistré ces 13 titres qui ne laisseront pas les connaisseurs insensibles : une jolie brochette de standards du jazz, de la musique brésilienne et latine. Grâce à une maîtrise technique impressionnante, fruit d’un travail acharné sur l’instrument, Nelson Veras éclaire ces 13 thèmes d’une lumière très personnelle. La mélodie est respectée et délicatement dépassée dans des improvisations sans débordements. On trouve là toute la sensibilité d’un musicien plutôt introverti mais toujours inspiré. Un disque d’une beauté indéniable au risque d’être parfois un peu fraîche, sinon glacée.

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[1« Un soir au club » - Christian Gailly - Collection « double » - Éditions de minuit - 2002 / Prix du Livre Inter 2002