« Le jazz tisse sa toile... »
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CDs : collection printemps 2010 #2

D 8 juin 2010     H 21:10     A Thierry Giard, Yves Dorison    


Sous les projecteurs, ce mois-ci, une belle collection de disques qui auront su plus ou moins nous séduire.
De la Scandinavie à la Bretagne, de l’Allemagne aux USA avec des escales en France, nous vous invitons à découvrir des musiques qui naviguent dans les eaux mouvantes du jazz en douze disques (très) récents pour la plupart.

ALFIE RYNER : « Memorial I »

Alfie Ryner -  voir en grand cette image
Alfie Ryner
Les productions du vendredi, 2010

> Les productions du vendredi- commande par courriel

Paco Serrano Pozo : saxophone, voix / Gérald Gimenez : guitare / Guillaume Gendre : contrebasse / Loris Pertoldi : batterie / Guillaume Pique : trombone
Invités : Sarah Roussel, Marie-Paule Gesta : voix / Remix : MaDDoX

1 Un mollard sur le cable / 2 Anti... / 3 Midou / 4 Palinka / 5 Assuétude / 6 Ca groove à San Pedro / 7 Oncle Ben / 8 X-flat / 9 D’ouest en est / 10 Amlak abèt abèt.

Auto-proclamé agitateurs de la musique, le quintet Alfie Ryner conceptualise son univers musical autour d’un trompettiste imaginaire. La démarche est originale et la musique concoctée peut agréablement surprendre par son aspect « foutoir zornien » post punk et quelques séquences expérimentales de type laswellien, entre autres. Les quelques textes, dits plus que chantés, qui agrémentent l’ensemble ont l’élégance d’un Bukowski en fin de soirée. Ceci pour dire qu’on ne déteste pas cette musique qui s’inscrit tout de même dans un courant actuel « over jazz » assez encombré ; courant qui quelquefois nous lasse un peu par la sorte de nihilisme circonstancié qu’il développe à l’envi dans sa quête incessante de nouveauté. Nous n’avons rien contre le présent du futur mais nous aimons aussi le passé du présent. Il ne nous viendrait pas à l’esprit cependant de dénigrer le travail réalisé par ce groupe avec une évidente maîtrise et nombre de bonnes idées. On écoutera le prochain album avec intérêt.

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Ketil BJØRNSTAD - Tore BRUNBORG - Jon CHRISTENSEN : « Remembrance »

Ketil BJØRNSTAD - Tore BRUNBORG - Jon CHRISTENSEN : « Remembrance » -  voir en grand cette image
Ketil BJØRNSTAD - Tore BRUNBORG - Jon CHRISTENSEN : « Remembrance »
ECM /Universal

> ECM 273 249-0 - distribution Universal

Ketil Bjørnstad : piano / Tore Brunborg : saxophone ténor / Jon Christensen : batterie

11 titres : Remembrance I à XI

Le pianiste Ketil Bjørnstad (né en 1952) est un musicien caractéristique de l’esthétique ECM. Également écrivain, il aime composer sa musique en racontant des histoires auxquelles la batterie de Jon Christensen, son ami de 40 ans, confère un aspect souvent chaotique en proposant des ponctuations rythmiques complexes sur lesquelles se pose le chant du saxophone ténor de Tore Brunborg.

Une musique qui charmera ceux qui raffolent des ambiances initiées par Jan Garbarek ou Terje Rypdal. Un son typé mais désormais assez conventionnel...

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Christopher BJURSTRÖM : « Carnet de croquis d’un voyageur immobile »

Christopher BJURSTRÖM : « Carnet de croquis d'un voyageur immobile » -  voir en grand cette image
Christopher BJURSTRÖM : « Carnet de croquis d’un voyageur immobile »
Marmouzic / Les Allumés du Jazz

> Marmouzic MAR005 - distribution Les Allumés du Jazz

Christopher Bjurström : piano, flûte, compositions avec, selon les plages : Jean-Claude Asselin, mandoline / Gérard Bouquin, contrebasse / Cécile Girard, violoncelle / Samuel Maître, clarinettes / François Malet, batterie, percussions / Daniel Palomo Vinuesa, saxophone et traitement électronique / Nicolas Pointard, batterie / Christophe Rocher, clarinettes / Pierre Stephan, violon

21 plages inspirées par divers films muets.

Une invitation au voyage avec, en fond d’écran, des films muets du début du XXème siècle qui ont inspiré au compositeur les lignes de ses 21 croquis. Christopher Bjurström, le plus scandinave des musiciens bretons (ou l’inverse ?) présente ici une autre facette de son art, tout aussi sensible et poétique que son superbe disque en solo (en 2006), le duo avec le clarinettiste ancré dans son Finistère, Christophe Rocher ou un quartet prometteur. Chaque titre est une miniature ciselée avec finesse, humour, fraîcheur, mélancolie, désinvolture, malice, une pincée de violence (maîtrisée) et toujours avec intelligence et un profond amour de la musique qui vit sa vie en liberté. Que ce soit du jazz ou pas, là n’est plus la question à ce niveau de rencontre complice entre écriture et improvisation.

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NEIL COWLEY TRIO : « Radio Silence »

NEIL COWLEY TRIO : « Radio Silence » -  voir en grand cette image
NEIL COWLEY TRIO : « Radio Silence »
Naim / Harmonia Mundi

> Naim - Naim CD 147 - distribution Harmonia Mundi

Neil Cowley : piano / Richard Sadler : contrebasse / Evan Jenkins : batterie

01. Monoface / 02. Radio Silence / 03. Vice Skating / 04. A French Lesson / 05. Gerald / 06. Desert To Rabat / 07. Stereoface / 08. Hug The Greyhound / 09. Portal

L’originalité en musique, quand elle vient de Grande Bretagne, à ceci de particulier qu’au-delà des audaces tonales, elle conserve toujours à la mélodie le beau rôle. C’est ici le cas et on ne s’en plaint pas. Un trio régulier qui dégage une énergie sonique parfaitement maîtrisée, un vrai souffle. Introspectif ou rock, post jazz assurément, ce trio ne manque pas d’atouts pour séduire. Les ombres des Bad Plus et du défunt trio E.S.T. planent sur une démarche assez radicale. Les ambiances modulent les espaces avec un brio et une sensibilité évidentes. Ce CD ne manque de souligner l’empathie qui règne entre les musiciens mais laisse également poindre une uniformité finalement un peu lassante.

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Keith JARRETT - Charlie HADEN : « Jasmine »

Keith JARRETT - Charlie HADEN : « Jasmine » -  voir en grand cette image
Keith JARRETT - Charlie HADEN : « Jasmine »
ECM / Universal

> ECM 2165 - distribution Universal Music France

Keith Jarrett : piano / Charlie Haden : contrebasse

01. For All We Know / 02. Where Can I Go Without You / 03. No Moon At All / 04. One Day I’ll Fly Away / 05. Intro - I’m Gonna Laugh You Right Out Of My Life / 06. Body And Soul / 07. Goodbye / 08. Don’t Ever Leave Me / enregistré en mars 2007, chez Keith Jarrett.

On ne va pas faire le malin en écrivant la énième chronique de Jasmine... qui est un disque exceptionnel. Là, on est tous d’accord ou presque. Ce disque est marqué par l’usure du temps. La valeur et la patine des vieux objets ? On se souvient alors du 18 mars 1976, à New-York. Charlie Haden invitait Keith Jarrett pour une ballade tendre dédiée à l’épouse du contrebassiste « Ellen David » dans un disque de duos intimes (où s’exprimait aussi le militantisme de Haden dans un autre duo étrange avec Paul Motian, « For a free Portugal »). Le mois suivant, le quartet de Jarrett (Haden, Motian et Dewey Redman) enregistrait en Allemagne un disque flamboyant : « The Survivor’s Suite ». Un moment de vie intense... Haden et Jarrett se sont retrouvés en 2007 dans l’atmosphère cosy du studio du pianiste. Autour de huit standards, ils se sont raconté avec courtoisie et une extrême finesse des histoires, comme autrefois. Le temps a fait son œuvre, magnifiquement et inexorablement.

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Uli KEMPENDORFF Quartet : « Louise »

Uli KEMPENDORFF Quartet : « Louise » -  voir en grand cette image
Uli KEMPENDORFF Quartet : « Louise »
JazzHausMusic / www.jazzhausmusik.de

> JazzHausMusic JHM189 - distribution www.jazzhausmusik.de

Uli Kempendorff : saxophone ténor, clarinette, compositions / Ronny Graupe : guitare / Marc Muellbauer : contrebasse / Kay Lübke : batterie

01. Surcharge / 02. Stuck / 03. Rosen / 04. Gruß an die siebziger / 05. Can’t read your signal / 06. Aprilwetter / 07. Ringelreih / 08. Arrested developpement / 09. Faltenreich / enregistré à Berlin en mai 2009.

À l’écoute de ce disque, on mesure la vitalité de la scène jazz berlinoise, là où se mêlent les influences cosmopolites, le rêve américain, la créativité sans complexes et la légendaire rigueur allemande. On trouve un peu de tout cela dans la musique d’Uli Kempendorff (né en 1981), jeune saxophoniste à la sonorité vigoureuse et charnue et clarinettiste coloriste (Rosen avec ses senteurs d’Europe de l’Est). Ce quartet explore des combinaisons instrumentales simples mais efficaces (guitare / anches) sur des compositions qui évitent toute monotonie et captent l’attention de l’auditeur en permettant aux solistes de développer des discours riches et sans failles. L’assise rythmique assurée par le batteur Kay Lübke et le contrebassiste Marc Muellbauer est particulièrement solide, efficace et inventive.

Une déclinaison très intéressante du jazz actuel entre respect des conventions et exploration de formes et de structures originales par un musicien qui a travaillé, entre autres avec Tony Malaby, ceci explique cela ! À découvrir.

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OLIVIER LE GOAS : « Sur le corps des klaxons »

OLIVIER LE GOAS : « Sur le corps des klaxons » -  voir en grand cette image
OLIVIER LE GOAS : « Sur le corps des klaxons »
Rewind records / Anticraft

> Rewind records - distribution Anticraft

Olivier Le Goas : drums / Kenny Wheeler : trumpet, flugelhorn / David Chevallier : guitars / Marc Buronfosse : double bass

01. Sur le corps des klaxons / 02. Ton visage / 03. Nel tardi pomeriggio / 04. Ballades / 05. Time of colours / 06. Everybody’s song my own / 07. Sunday two / 08. Nonetheless

Olivier Le Goas a déjà un riche parcours derrière lui des deux côtés de l’Atlantique. Sa palette est riche et nuancée, ce que l’on préfère chez les batteurs... Finement accompagné par l’éclectique David Chevallier et le très sûr Marc Buronfosse, il ajoute à ce casting éprouvé un octogénaire brillant et unaniment reconnu depuis des lustres en la personne de Kenny Wheeler. Sur le corps des klaxons nous interpelle d’emblée par l’élégance des formes. On évolue dans ce jazz européen synonyme d’excellence musicale, de finesse dénuée de préciosité, de recherche aboutie. Kenny Wheeler dont on sait comme il maîtrise la fluidité du son et les climats ombrés apporte à l’ensemble un indéniable supplément de pure musicalité. De la belle ouvrage, sans conteste.

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Les DÉFRICHÉS : « Treize à table »

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Les Défrichés
Collectif Musique en friche, 2010

> Collectif Musique en Friche - commande par courriel

Stéphane Arbon : Compositions, arrangements & direction / Fabien Thomas : tuba / Félix Gibert : souba et trombone / François Arbon : Sax basse / Michel Barbier : trombone / David Audinet : trombone / Franck Pilandon : sax tenor / Clément Gibert : sax alto / Yann Le Glaz : sax soprano / Nicolas Souchal : trompette / Didier Audinet : trompette et bugle / Julie Goudot : flûte piccolo / Sylvain Marty : batterie.

1 Blouse rayée / 2 Chanson sans fin / 3 Jabulani / 4 L’imprévue / 5 Danse pour MG / 6 Annie / 7 M.r.a. / 8 Esperluette / 9 Passage dans le sentiment / 10 Tineblouz

Dans la famille des Brass bands, Les Défrichés ne font pas pâle figure. A la croisée des genres, ils proposent un travail musical où liberté et contrainte se marient sans heurt. Entre musique de rue et bande son cinématographique mâtinées d’improvisation, les compositions se succèdent avec homogénéité. On aimerait d’ailleurs être un peu plus étonné, que ces Défrichés soient un peu moins sages, et puisqu’ils sont treize à table, qu’ils mangent aussi avec les doigts. Mais ceci n’est qu’un bémol qui ne doit pas masquer la qualité d’un ensemble cohérent non dénué de finesse qui a le mérite de créer un univers personnel.

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>dans la série : « j’ai raté la sortie ! »>

Linda OH Trio : « Entry »

Linda OH Trio : « Entry » -  voir en grand cette image
Linda OH Trio : « Entry »
Autoproduction / CD Baby

> Autoproduction / Linda Oh Trio - disponible sur CD Baby

Linda Oh : contrebasse, compositions / Ambrose Akinmusire : trompette / Obed Calvaire : batterie

01. Morning Sunset / 02. Patterns / 03. Numero Uno / 04. Fourth Limb / 05. Gunners / 06. A Year From Now / 07. Before the Music / 08. 201 / 09. Soul to Squeeze / enregistré à New-York en novembre 2008.

Oh ? Oh ! Doit-on, s’exclamer devant la belle autorité de cette jeune contrebassiste née en Malaisie, qui a grandi en Australie avant d’arriver à New-York ? L’avenir dira si Linda Oh [1] est une étoile filante ou un talent qui dure mais reconnaissons que ce disque impressionne par la force et la musicalité qui s’en dégage. D’autant plus qu’un trio contrebasse, trompette, batterie n’est pas la formule la plus confortable qui soit. En l’absence d’instrument harmonique, l’excellent trompettiste Ambrose Akinmusire (né au Nigéria en 1981 ; ex- 5 Elements de Steve Coleman, par exemple) tient les lignes mélodiques et improvise de manière quasi irréprochable. Linda Oh sait faire vibrer les cordes et sonner le bois de sa contrebasse avec un phrasé épatant.

Du jazz inventif façonné aux USA avec une belle inspiration par de jeunes artistes talentueux et déjà très aguerris. Linda Oh a tout d’une grande !

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ORGAN CRUMBLE : « Like That ! »

ORGAN CRUMBLE : « Like That ! » -  voir en grand cette image
ORGAN CRUMBLE : « Like That ! »
Must Records / Spirale DG Diffusion

> Must Records MR 6211-2 - distribution Spirale DG Diffusion

Renaud Deschezlepretre : orgue Hammond / David Gerb :, batterie & percussions / Franck Sanchez : guitare électrique.

01. Fuckin crumble / 02. Alasko / 03. Like that / 04. Rush Hour / 05. In the kitchen / 06. Money for lazybones / 07. Balades à sardes / 08. Mr Coconut / 09. Ultragare

Là aussi le groove est à la base du projet. Un trio ancrée dans le funk-jazz à la Scofield qui donne à entendre une musique syncopée, propice aux déhanchements évocateurs. On sent nettement le potentiel du groupe, mais à l’enregistrement, on perd une partie du charme de ce type de musique qui n’est jamais meilleure que « On stage ». On note une belle complémentarité entre les musiciens, une maturité certaine, ce qui rend l’écoute plaisante. S’ils ont passionnément écouté les grands anciens, ils les ont suffisamment bien assimilés pour imposer leur touche personnelle.

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SAWADU (Samb - Dupont - Wassy) : « Sawadu »

 SAWADU (Samb - Dupont - Wassy) : « Sawadu » -  voir en grand cette image
SAWADU (Samb - Dupont - Wassy) : « Sawadu »
Ultrarack / Shark

> Ultrarack – UTK 1001 - distribution Shark

Hervé Samb : guitare, voix / Hubert Dupont : bass, Fx / Brice Wassy : batterie, voix

01. Sustainable / 02. Before Praline / 03. Praline / 04. On the road / 05. Tribal / 06. Ndam / 07. Zulu / 08. The living desert / 09. Iria / 10 Fraggie Chou / 11 Bankandji / 12 Rapela

Entre fusion oldies (la grande époque des Al Di Meola, les Metheny avec Nana Vasconcelos...), groove actuel urbain et Afrique noire aux rythmes traditionnels, le trio marie les sonorités rock et les couleurs ensoleillées. C’est assez inhabituel de prime abord, mais on finit par entrer dans la musique sans toutefois être aspiré. Les musiciens sont de qualité, mais l’ensemble, qui apparaît cohérent, nous semble encore en phase de développement.

À découvrir.

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>> Et un « Bis ! » pour ce disque déjà chroniqué... mais Yves Dorison a aimé et l’écrit aussi !

SYNAPSE (Gamlen - Perchaud - Jannuska) : « Synapse »

Gamlen-Perchaud-Jannuska : « Synapse » -  voir en grand cette image
Gamlen-Perchaud-Jannuska : « Synapse »
Paris Jazz Underground / CD Baby
on aime !
on aime !

> Paris Jazz Underground PJU 004 - distribution CD Baby.

Karl Jannuska : batterie / Pierre Perchaud : guitares / Amy Gamlen : saxophones

01. Deeper / 02. Big sky / 03. Skylark / 04. Flintabaty / 05. Drop in / 06. La source / 07. Doubrodjanska tropanka / 08. What the... / 09. Svatbarska / 10. Vision

Nous avons dit récemment tout le bien que l’on pensait du dernier enregistrement de Karl Jannuska. Et voilà qu’on le retrouve dans ce trio nommé Synapse avec le guitariste Pierre Perchaud et la saxophoniste anglaise Amy Gamlen. L’enregistrement a été effectué en 2007. Pierre Perchaud et Karl Jannuska sont au niveau qu’on leur connait. C’est dire. Quand à Amy Gamlen, c’est pour nous une découverte que l’on va suivre avec une attention soutenue. Tout au long de cet album, son jeu irradie chacune des compositions. Un sens aigu de la forme musicale, une maîtrise instrumentale déjà remarquable, un chant original, font de cette saxophoniste une musicienne captivante. Elle développe de morceau en morceau un art du discours qui ne laisse pas de surprendre en bien. Cela coule de source. Véloce avec une aisance qui frise l’insolence, elle se promène et nous embarque sans coup férir. Ne manquons pas d’évoquer cependant la qualité des prestations du guitariste, dont le jeu autour des silences et la simplicité apparente sont superbes, et du batteur qui nous prouve là encore sa capacité d’écoute et de sa force de proposition. Entre ces trois-là, l’échange est un axe majeur et la jonction s’établit en permanence. Sûr qu’il n’usurpe pas le nom qu’ils se sont donné.

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© CultureJazz® - www.culturejazz.net® - juin 2010


[1En tout cas, Linda Oh propose une musique autrement plus passionnante et personnelle que sa consœur Esperanza Spalding dont on fait pourtant grand cas !