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Piano-contrebasse- batterie : la folie douce !

Une pluie de disques en trio !

D 11 juin 2010     H 15:52     A Thierry Giard    


Si la trompette et le saxophone ont longtemps été les instruments emblématiques du jazz, il se pourrait bien que le piano les détrônent tant cet instrument est mis en valeur depuis quelques lustres, en particulier depuis le succès de trios new-look comme E.S.T. et The Bad Plus qui n’ont pas éclipsé le célèbrissime trio de Keith Jarrett.

Il ne s’écoule pas une semaine sans la publication de nouveaux disques de trios piano-basse-batterie qui méritent tous une écoute attentive, qu’ils émanent de musiciens renommés ou à découvrir.

Après écoute de ceux qui nous sont parvenus ces derniers temps, nous allons vous présenter ici quelques unes de ces productions en commençant par trois disques « de maîtres » : Barry Harris (Live in Rennes) et Django Bates (Belovèd Bird) pour les nouveautés et Marc Copeland (Haunted Heart, une réédition).

Nous y ajoutons Ronnie Lynn Patterson (USA et France), Urs Bollhalder trio (Suisse), Jesse Stacken (USA), Graser trio (Allemagne) pour conclure avec Alexandre Nussbaum Acoustic Trio (Suisse).

Barry HARRIS : « Live in Rennes »

Barry HARRIS : « Live in Rennes »  -  voir en grand cette image
Barry HARRIS : « Live in Rennes »
Plus Loin Music / Harmonia Mundi

Un soir d’automne 2009 à Rennes, le pianiste Barry Harris donne un concert comme on n’en enregistre plus guère : relax ! Avec l’appui attentif et irréprochable d’une rythmique frenchie, à savoir Mathias Allamane à la contrebasse et Philippe Soirat, la science de la batterie-swing, il délivre avec générosité et décontraction une belle leçon de jazz authentique et respectable. À cinq semaines de ses 80 ans, le Dr. Harris [1] déroule une sélection de standards et quelques une de ses compositions émaillées de citations judicieusement enchâssées (comme il se doit) et de quelques approximations qui pimentent l’affaire ! Les auditeurs anglophones pourront profiter de ses commentaires savoureux (et un rien cabotins !). Les autres comprendront, en écoutant ses réactions, que le public breton a passé un bon moment au cours du festival « Jazz à l’Ouest », le 7 novembre 2009. Comme une soirée entre amis... autour d’un musicien qui (se) raconte une histoire du jazz. [2]

Django BATES : « Belovèd Bird »

Django BATES : « Belovèd Bird » - -  voir en grand cette image
Django BATES : « Belovèd Bird » -
Lost Marble / easyweb.easynet.co.uk/shop

Un drôle d’oiseau le Django ! On l’observait avec son big-band stratosphérique en suivant le chant aérien de Josephine Lindstrand et le voilà qui se pose au printemps avec un disque en trio consacré au répertoire de Charlie Parker... Le Bird joué par le pianiste le plus insaisissable d’Europe, il y a de l’agitation dans la volière !

Tout juste adolescent, D. Bates tomba dans le be-bop en lisant « Bird lives ! », la biographie romancée de Charlie Parker écrite par Ross Russell. Il ne cessa alors de siffler les thèmes du Bird, stratagème qui lui permit de rencontrer Steve Buckley, saxophoniste avec lequel il s’imprégna des thèmes bop, ne pouvant s’empêcher, déjà de les bricoler, de les déstructurer... Après une longue migration dans des zones musicales plus libres, il revint en 2005 vers le répertoire parkerien suite à une commande danoise. C’est ainsi qu’est né le trio qu’on écoute avec fascination dans ce nouveau disque.

on aime !
on aime !

« La musique de Parker jouée avec respect, une sensibilité contemporaine et avec JOIE ! ». C’est ainsi que Django Bates définit ce projet. Ce qui a fait dire à un éminent critique londonien que Charlie Parker allait se « retourner dans sa tombe » à propos d’un des concerts du trio en Angleterre. C’est ignorer que Bates a un magnifique toucher de piano et une culture riche et éclectique. On entend ici la musique de Parker jouée avec une fantaisie rythmique et mélodique ahurissante. On y rencontre les oiseaux de Messiaen dans le nid de Stavinsky (Scrapple from The Apple), Bud Powell poursuivant des salseros enfièvrés (Moose the Mooche) avant une pause finale dans un espace ouvert comme une prairie au crépuscule, où la musique se fait pointilliste comme les chants d’oiseaux qui s’effacent peu à peu jusqu’à s’évanouir dans le silence (Ah-Leu-Cha).

Il faut saluer, enfin, le travail des deux rythmiciens exemplaires que sont le contrebassiste Petter Eldh et le batteur Peter Brunn [3] : suivre le vol cahotique de l’oiseau Django n’est pas une mince affaire !

Un disque qui exprime avant tout l’optimisme de Django Bates : « Si Parker avait pu vivre plus longtemps, je choisis de croire qu’il aurait évolué. ». Suivons son vol espiègle : Bird est vivant !

Marc COPLAND Trio : « Haunted Heart »

Marc COPLAND Trio : « Haunted Heart »  -  voir en grand cette image
Marc COPLAND Trio : « Haunted Heart »
HatOLOGY / Harmonia Mundi

Une réédition importante qui permet de retrouver le trio de Marc Copland, enregistré en 2001 à New-York. En choisissant d’interpréter une sélection de ballades, Copland met en valeur son sens particulier des couleurs et de l’harmonie avec la complicité experte de Drew Gress, contrebassiste d’une extrême finesse et de l’excellent Jochen Rueckert à la batterie. On notera la construction du programme qui s’articule autour de trois déclinaisons du thème de « My Favourite Things » en solo, jeux de contrastes entre la mélodie limpide et le contrechant pour trois ambiances distinctes. Pour le reste, le pianiste aura convié des mélodies empruntées à Coltrane, Sting, Cole Porter, Gershwin... Il les restitue avec intelligence et la créativité paisible d’un musicien qui ne s’est tourné vers le piano que tardivement (il fut d’abord saxophoniste !). En ne proposant qu’une seule de ses compositions, il fait le choix de rester avant tout un re-créateur de mélodies et c’est judicieux.

Un disque vivement conseillé pour qui ne le possède pas encore.
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Ronnie Lynn PATTERSON : « Music »

Ronnie Lynn PATTERSON : « Music » -  voir en grand cette image
Ronnie Lynn PATTERSON : « Music »
OutNote Records / Harmonia Mundi.

À l’instar de Marc Copland, Ronnie Lynn Patterson ne se destinait pas au piano. D’abord batteur, il a dompté le clavier en autodidacte par passion pour la musique de Rachmaninov ! Ce nouveau disque est tout entier centré sur des compositions qui délimitent le territoire du jazz moderne : Coltrane, Monk, Miles, Ornette, Bill Evans... Ronnie Lynn Patterson se livre donc à une relecture, une interprétation de ces thèmes emblématiques avec un grand respect de la forme et une envie communicative de jouer avec leurs harmonies.

Parfaitement secondé par la fratrie Moutin, Louis et François, soudés comme une seule entité rythmique, le pianiste jubile (et on l’entend) et laisse aller son imagination pour construire des lignes mélodiques improvisées qui révèlent de belles saveurs. R.L. Patterson se montre particulièrement pertinent sur les thèmes très mélodiques comme le prouve la belle version de Moon and Sand .

Un beau disque à tous points de vue qui permet, en outre, de retrouver Jean-Jacques Pussiaud dans le rôle de directeur artistique du nouveau label OutNote. Il nous promet de belles parutions à venir. Ça commence bien !

> Moins connus mais tout aussi intéressants, voici maintenant quatre trios à découvrir !

Urs BOLLHALDER Trio : « The Portkey »

Urs BOLLHALDER Trio : « The Portkey » -  voir en grand cette image
Urs BOLLHALDER Trio : « The Portkey »
CamJazz Presents / Harmonia Mundi

Le piano, irrésistible séducteur, a soustrait Urs Bollhalder à son instrument initial : la trompette. À 29 ans, il aura déjà eu deux vies de musicien qui l’auront mené du Swiss Youth Jazz Orchestra dont il fut le plus jeune membre (âgé alors de 16 ans !) à l’étude attentive de ses maîtres, à savoir Abdullah Ibrahim (on perçoit l’importance des mélodies chaleureuses dans ses compositions) et Django Bates (pour les périlleuses combinaisons de rythmes et l’attrait de la liberté).

Il a trouvé en Raffaele Bossard (contrebasse) et Christoph Müller (batterie) deux complices (suisses comme lui) à la hauteur de ses ambitions qu’on devine prometteuses dans ce premier disque constitué exclusivement de compositions personnelles. Il s’y laisse fréquemment prendre au piège des clichés du trio moderne (binaire musclé et ternaire un peu bavard) tout en révélant un sens du swing qu’il pourra développer avec le temps. En fait, ce sont les deux pièces en piano solo qui révèlent le mieux le potentiel du pianiste en l’affranchissant d’un maillage rythmique contraignant.

Un disque et un trio qui méritent votre écoute dans une nouvelle collection du label italien CamJazz consacrée aux nouveaux talents qu’Ermanno Bosso, directeur artistique du label, souhaite mettre en valeur. Une idée à encourager !

Jesse STACKEN : « Magnolia »

Jesse STACKEN : « Magnolia » -  voir en grand cette image
Jesse STACKEN : « Magnolia »
FreshSound New talent / Abeille Musique

Nous avions salué l’excellent disque du saxophoniste Peter Van Huffel, Like the Rusted Key. Le pianiste de ce quartet, Jesse Stacken, publie sur le même label (Fresh Sound - New Talent) un des disques en trio les plus originaux de cette sélection. Un disque de caractère dirons-nous. Une musique qui se déploie sous des formes contrastées dans un univers singulier où le silence et la légèreté des notes fragiles s’opposent à des rythmes chamboulés. S’enchaînent les mélodies minimales superposées de Solstice, la marche claudicante de Magnolia, le swing chantant de The Whip, la lente construction évanescente de Time canvas pour un final tout en force avec Face où la tension atteint son paroxysme sur une note martelée. Un cheminement musical qui ne laisse pas indifférent à condition de le découvrir patiemment pour qu’il livre ses secrets.

on aime !
on aime !

Solidement épaulé par le diversité du jeu de contrebasse de Eivind Opsvik, coloriste à l’archet, ferme dans le jeu pizzicato et la batterie précise de Jeff Davis, le phrasé de Jesse Stacken séduit par son sens des lignes épurées et le refus de toute virtuosité inutile.

Ce second disque d’un trio fondé en 2005 permet de (mieux) connaître un pianiste de tout premier plan qui est surtout un musicien très créatif qu’il faudra suivre de près !

GRASER Trio : « Trio »

GRASER Trio  -  voir en grand cette image
GRASER Trio
MetaRecords / Codaex

Deux musiciens allemands, Stefan Graser et Roland Schneider, et un danois, Andreas Lang, constituent le Graser Trio dont le disque vient d’être publié par MetaRecords, un label qui devient une référence en terme de qualité tant son catalogue est intéressant. Sur des compositions de Stefan Graser complétées par une ritournelle française du début du XXe siècle, le trio combine, assemble, développe un maillage harmonique et mélodique d’une grande densité où le lyrisme côtoie un certain expressionnisme. Graser, Lang et Schneider élaborent une architecture en structures imbriquées. Une musique complexe mais tout à fait captivante qui ne cherche jamais à paraitre savante.

Voilà donc une déclinaison singulière du trio qui échappe aux références couramment citées ce qui est une qualité évidente.

...Et pour conclure...

Alexandre NUSSBAUM Acoustic Trio : « Jungle City »

Alexandre NUSSBAUM Acoustic Trio : « Jungle City » -  voir en grand cette image
Alexandre NUSSBAUM Acoustic Trio : « Jungle City »
Altrisuoni / Anticraft

Un trio suisse qui reprend la formule piano-contrebasse-batterie mais diffère des autres dans la mesure où le leader n’est pas le pianiste mais le batteur. Un autre point de vue sur la musique, de derrière les toms et le cymbales.

Alexandre Nussbaum est né à La Chaux-de-Fonds, dans le Jura Suisse et n’a donc pas de lien de parenté avec Adam Nussbaum, batteur américain bien connu. Cependant les deux ont en commun un goût pour une conception de la batterie qui se partage entre les fondamentaux du jazz et les emprunts rythmiques aux musiques issues du rock et du funk.

Sans faire offense à ces bons musiciens, on est loin de la culture vécue d’un Barry Harris, des folles réinventions de Django Bates, de la verve de Ronnie Lynn Patterson ou des paysages sonores dessinés par Jesse Stacken ou Stefan Graser. On trouve ici ce qui fait la valeur du bon jazz A.O.C. : le sens du jeu collectif, des espaces d’improvisation, le plaisir de faire partager son art avec une certaine générosité. Après tout, on ne consomme pas des grands crus tous les jours ! Ne boudons pas ce plaisir simple, sans prétention excessive.

Les références...

> Barry HARRIS : « Live in Rennes » - Plus Loin Music PL4526 - distribution Harmonia Mundi

Barry Harris : piano, vocal et commentaires / Mathias Allamane : contrebasse / Philippe Soirat : batterie

01. She / 02. Barry Harris / 03. All God’s Chillun Got Rhythm / 04. I’ll Keep Loving You / 05. A Time For Love / 06. My Heart Stood Still / 07. Barry Harris / 08. 6, 5, 7, 3 / 09 . Barry Harris / 10. Ruby My Dear / 11 Barry Harris / 12. Waltz for Duke & Prelude to a Kiss / 13. Off Minor / 14. Light Blue / 15. Barry Harris / 16. Tea for Two / 17. Nascimento / 18. Parker’s Mood / 19. Barry Harris / 20. Em-Barry-Harry-able-You

Enregistré à Rennes (F-35), dans le cadre du festival « Jazz à l’Ouest » le 7 novembre 2009.

> Django BATES : « Belovèd Bird » - Lost Marble LM004 - à commander sur easyweb.easynet.co.uk/shop - 16€ (22 € port compris)

Django Bates : piano Steinway B 211 / Petter Eldh : contrebasse / Peter Brunn : batterie

01. Scrapple from the apple / 02. Hot House / 03. ,Punctuat-i’on : / 04. Star Eyes / 05. My Littel Suede Shoes / 06. Laura / 07. Chi-Chi / 08. Now’s The Time / 09. Plasticity / 10. Moose the Mooche / 11. Billie’s Bounce / 12. Ah-Leu-Cha

Enregistré au Rhythmic Music Conservatory de Copenhague en septembre 2008 et juin 2009.

> Marc COPLAND Trio : « Haunted Heart » - HatOLOGY 690 (réédition) - distribution Harmonia Mundi

Marc Copland : piano / Drew Gress : contrebasse / Jochen Rueckert : batterie

01. My Favourite Things 1 (Rodgers - Hammerstein) / 02. Crescent (John Coltrane) / 03. Dark Territory (Marc Copland) / 04. Greensleeves (Traditional) / 05. When We Dance (Sting) / 06. My Favourite Things 2 / 07. Soul Eyes (Mal Waldron) / 08. It Ain’t Necessarily So (George & Ira Gershwin) / 09. Easy To Love (Cole Porter) / 10. Haunted Heart (Arthur Schwartz , Howard Dietz) / 11. My Favourite Things 3

Enregistré à New-York en avril 2001.

> Ronnie Lynn PATTERSON : « Music » - OutNote Records / OutThere OTN001 - distribution Harmonia Mundi.

Ronnie Lynn Patterson : piano / Francois Moutin : contrebasse / Louis Moutin : batterie

01. Lazy Bird (John Coltrane) / 02. Moon and Sand (Alec Wilder & William Engvick & Mortimer Palitz) / 03. Evidence (Thelonious Monk) / 04. All Blues (Miles Davis) / 05. Blues Connotation (Ornette Coleman) / 06. It’s Easy to Remember (Richard Rodgers & Lorenz Hart) / 07. Summer Night (Al Dubin & Harry Warren) / 08. Blue in Green (Miles Davis & Bill Evans)

Enregistré au Studio La Buissonne à Pernes Les Fontaines (84) par Gérard de Haro en octobre 2009.

> Urs BOLLHALDER Trio : « The Portkey » - CamJazz Presents CAMJ 3307-2 - distribution Harmonia Mundi

Urs Bollhalder : piano / Raffaele Bossard : contrebasse / Christoph Müller : batterie

01. The days of coincidence / 02. Dunkel / 03. I’ve been here / 04. The birds of today / 05. Song for S / 06. Raven watch / 07. Old school / 08. Dumbledore’s ballroom / 09. The dancing dervish

Enregistré à Zurich en juillet 2007.

> Jesse STACKEN : « Magnolia » - FreshSound New talent FSNT359 - distribution Abeille Musique

Jesse Stacken : piano / Eivind Opsvik : contrebasse / Jeff Davis : batterie

01. solstice / 02. magnolia / 03. aquatic house / 04. the whip / 05. crow leaf frog / 06. time canvas / 07. face

Enregistré à Brooklyn (New-York) le 18 juin 2009

> GRASER Trio : « Trio » - MetaRecords Meta 054 - distribution Codaex

Stefan Graser : piano / Andreas Lang : contrebasse / Roland Schneider : batterie

01. Ouvertüre / 02. Die Flucht / 03. Akkordereignis / 04. Bronkow / 05. Dem Kämpfer / 06. Metal Heart / 07. Staakow / 08. Der Phantast / 09. Gottheit Tief Verborgen / 10. Jeremia

Enregistré à Berlin en juin 2009

> Alexandre NUSSBAUM Acoustic Trio : « Jungle City » - Altrisuoni AS 293 - distribution Anticraft

Alexandre Nussbaum : batterie / Caryl Baker : piano / Pierre-François Massy : contrebasse

01. Jungle City (Alexandre Nussbaum) / 02. Pas de jazz à table (Alexandre Nussbaum) / 03. Mister Mongus (Alexandre Nussbaum) / 04. Defiance (Caryl Baker) / 05. Keep Out (Alexandre Nussbaum) / 06. D’un moment à l’autre (Alexandre Nussbaum) / 07. Trièdre (Alexandre Nussbaum) / 08. Bitter Sweet (Caryl Baker) / 09. Griffith Spiral (Alexandre Nussbaum) / 10. Café, grappa (Alexandre Nussbaum)

Enregistré à Lausanne en octobre 2009.

> Liens :

Barry Harris :

Django Bates :

Marc Copland :

Ronnie Lynn Patterson :

Urs Bollhalder :

Jesse Stacken :

Stefan Graser :

Alexandre Nussbaum :


[1Passionné par l’enseignement et l’éducation à la musique en général, Barry Harris a reçu le titre honorifique de « Doctor of Arts » en 1995.

[2Pour ceux qui seraient agacés par les commentaires, l’éditeur a isolé les interventions du maître dans des plages « Barry Harris ». Il est donc possible de les éviter à la lecture. Bonne idée !

[3On connaît le batteur pour sa participation au groupe franco-danois Contrabande (chronique). Petter Eldh est d’ailleurs, depuis peu le contrebassiste du groupe.