« Le jazz tisse sa toile... »
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JAZZ À VANNES - 27e festival

Concerts des 25 et 26 juillet

D 16 septembre 2006     H 19:51     A Jean-Pierre Niobey    


Le festival Jazz à Vannes, édition 2006, s’est déroulé du 24 au 29 juillet. Une manifestation bien enracinée dans sa ville à l’image du vénérable tilleul qui abrite des jardins de Limur, lieu de la plupart des concerts.

mardi 25 juillet 2006

« C’est l’usine à canards, c’est l’usine à canards...! » Dans toutes les têtes, le même refrain. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les musiciens de l’usine à canards, fanfare d’Auray, ont emballé le public des rues de Vannes et ce... sans couacs !

Par contre, couacs météo (air connu...à Vannes chaque fin juillet ! ) pour cette soirée du 27e Jazz à Vannes, l’orage menace, risques de foudre. Trop risqué de maintenir le concert sous le magnifique tilleul du jardin de Limur. Émigration vers le parc du golfe et son hall « chorus » sans âme...

Première partie « blues » (?) assurée par Keith B.Brown ( vu dans le film de Wim Wenders , Soul of a man ). Interprétation superbe de blues roots mais aussi une trop grande propension à les alterner avec des compositions « crossover ».

Le coup de foudre est tout de même venu avec Lizz Wright. Cette très inspirée chanteuse venue du gospel possède tout simplement la grâce. Sobre et sereine , presque timide, naviguant entre folk, blues, gospel, jazz/soul elle emporte le public dans une bulle de douceur. Privilégiant l’élégance, cette fille de pasteur ne bouge pas en scène et pourtant cette discrétion tend au sublime.

Jazz à Vannes 2006
Jazz à Vannes 2006

Lizz Wright quintet : >> Lizz Wright : voix / Jason Brown : batterie / Massimo Biolcatti : basse / Marvin Sewell : guitare / Ede Wright ( le frère ) : guitare


mercredi 26 juillet 2006

Le lendemain, ciel plus clément et le directeur du festival, Jean-Philippe Breton ( le bien nommé ! ) prend la décision du retour au jardin de Limur.

Dans ce cadre magique et devant des gradins pleins, Boney Fields, dans la tradition des « chauffeurs de salle » assure l’ambiance funky...

Un son de basse gros comme ça, un répertoire cohérent, l’ombre de Miles... L’ultime concert d’une tournée est souvent très riche d’émotion(s). Marcus Miller n’a pas failli à cette réputation. Ce qui force l’admiration, outre l’impressionnante maîtrise du son, c’est peut-être aussi ce sens inné du groove et cette connaissance parfaite de la musique en général. Ce soir, Marcus Miller ne s’est pas contenté de jouer vite et d’obtenir des standing-ovations, il nous a tout simplement raconté des histoires...


Marcus Miller Band >> Marcus Miller : basse / Patches Stewart : trompette / Keith Anderson : saxophone / Bobby Sparks : claviers / Poogie Bell : batterie / Grégoire Maret : harmonica