« Le jazz tisse sa toile... »
Vous êtes ici : Accueil » Jazz en action » Entretiens, portraits. » Entretien du collège : Médéric Collignon (2008)

Entretien du collège : Médéric Collignon (2008)

Rencontre haute tension avec un drôle de type (le voisin du 3ème ?)

D 23 mars 2008     H 15:03     A Yves Dorison    


Avec Médéric Collignon, le jazz a rencontré un musicien hors norme. Pour la bonne et simple raison qu’il ne s’interdit aucune expérience, pourvu que l’envie et le plaisir soit de la partie. Chercher plutôt que trouver, c’est pour lui le moteur de toutes les expérimentations musicales (im)possibles. Rencontre au pays du millier d’images seconde.

Ci-dessous le début de l’entretien dont vous pourrez lire l’intégralité en bas de page (lien pdf).
Vaulx-en Velin, le 13 mars 2008

A quel âge avez-vous débuté le jazz ?

J’ai commencé le jazz assez tard. En fait, je l’ai appréhendé vers quinze ans mais je n’en jouais pas. Je m’occupais du son de mes camarades. J’ai réellement débuté à dix-neuf ans.

Médéric Collignon -  voir en grand cette image
Médéric Collignon
A Vaulx Jazz 2008

Qu’est-ce qui vous a décidé à faire du jazz ?

C’est le côté libre de cette musique, j’allais dire libertaire, qui m’a attiré. Le jazz n’est pas un style de musique, c’est un style de vie. J’ai fait quinze ans de musique classique. Le fait d’interpréter cette musique ne me suffisait pas. J’avais besoin de jouer ma musique, d’être la musique. Ce n’est pas prétentieux de dire cela. C’est juste vouloir se laisser traverser par une énergie, une onde. C’est extra-occidental ce que je raconte. On trouve ça en Afrique, en Chine, en Amérique du Sud, dans des pays où l’on travaille la musique bien autrement que chez nous. Il y a une signification autre chez eux. Ce n’est pas faire du son pour le son. Il y a une dimension intellectuelle, conceptuelle de la chose. Alors pourquoi fais-je du jazz ? Tout simplement parce que je suis jazz. J’ai cet esprit. J’ai envie d’improviser au quotidien, de faire des blagues, d’écouter. C’est une appréhension de l’espace et du son que n’ont pas obligatoirement les gens du classique. C’est la petite différence qui existe entre ces deux milieux. Cela ne veut pas dire que c’est mieux, cela signifie juste que je vis le son autrement. Je pense être plus primal, plus animal qu’un musicien classique. Peut-être le serai-je dans une autre vie, parce que j’aime cette musique. Mais je voulais être chef d’orchestre et j’ai l’impression de l’être en faisant du jazz.

Qu’aimez-vous le plus dans le jazz ?

La réponse est difficile... La musique, la rencontre avec les gens... Tout, franchement tout. Qu’est-ce que tu aimes dans le gâteau ? Le chocolat, le décor au-dessus, la petite cerise, la fraise. Quand tu manges un gâteau complexe, avec plein de goûts différents, tu ne préfères rien, tu manges tout. C’est ce que je ressens, je prends tout et je mange l’assiette aussi ! En tout cas, en ce moment, je suis heureux de vivre mon métier de musicien. Même si le contexte est difficile, j’y arrive. Je suis parvenu à un palier qui me permet de rencontrer des personnes avec lesquelles je suis en synergie sur le plan des idées, du comportement musical. C’est ce j’aime dans le jazz : on demeure encore libre et maître de sa pensée, ce qui est difficile à concevoir aujourd’hui car il existe des gens qui veulent nous transformer en mouton.

(...)

> Lire l’intégralité de l’entretien ci-dessous :

Médéric Collignon 2008 -  PDF - 71.7 ko
Médéric Collignon 2008

lien vers l’article Jazz au collège, 13 mars 2008