« Le jazz tisse sa toile... »
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de 8 à 33 : Jazz en bandes organisées #3

Des déclinaisons très diverses de la musique d’ensemble.

D 8 octobre 2012     H 06:57     A Edouard Hubert, Thierry Giard    


Sommaire :

Parmi les disques récemment parus, nous avons retenu quelques formules orchestrales qui attestent une fois encore de la richesse et de la diversité de la musique d’ensemble dans le jazz.
Les « grands formats » actuels ne sont que rarement des big-bands organisés en sections selon les normes établies par la tradition du jazz. Cette sélection ne comporte qu’un disque qui se référe aux bigs bands conventionnels mais c’est, cette fois, la réunion de deux grandes formations pour un « remake » de la rencontre entre les orchestres de Duke Ellington et Count Basie que l’on doit à Laurent Mignard et Michel Pastre.
Pour le reste, les formules qu’on trouve ici sont très différentes et témoignent de la grande ouverture d’esprit et de la créativité de leurs auteurs.
Outre l’hommage à Basie et Ellington par L. Mignard et M. Pastre, on notera aussi que l’ONJ s’est plongé avec bonheur dans la musique d’Astor Piazzolla, qu’Enrico Rava et sa « bande de jeunes » s’aventure chez Michael Jackson alors que Denis Charolles, l’iconoclaste, passe allègrement de la java à Monk, d’un hommage au rappeur ODB (Shimmy Shimmy Ya) à une improvisation collective avec sa « Grande Campagnie »...
On n’oubliera pas le jazz qui s’invente à la pointe (bretonne) avec l’ensemble Nautilis dont le premier disque était attendu et récompense notre patience.

Le jazz en grande formation se porte bien, voyons s’il est en grande forme...


LA GRANDE CAMPAGNIE DES MUSIQUES À OUIR : « L’Ouie neuf »

LA GRANDE CAMPAGNIE DES MUSIQUES À OUIR : « L'Ouie neuf » -  voir en grand cette image
LA GRANDE CAMPAGNIE DES MUSIQUES À OUIR : « L’Ouie neuf »
Label ouie / Anticraft - MVS

Cela fait déjà plusieurs bonnes années que le batteur Denis Charolles, de multiples manières, a ouvert le trio de base (mais à géométrie variable) de sa campagnie à divers agrandissements. De la première « Little Big » au spectacle « Duke & Thelonious » en passant par « Un salut à Georges Brassens », ça y est, c’est inscrit sur le disque : la Campagnie des Musiques à Ouïr est Grande.
Même agrandie, la Campagnie conserve ses principes esthétiques du déglingage improvisé et le renforcement instrumental vient ponctuer un discours aux couleurs familières (la formule en trio Fred Gastard, saxophone basse, Denis Charolles, batterie, plus un improvisateur, revient souvent). Et les improvisateurs en question ne sont les derniers venus : de l’actuel « troisième tête » Julien Eil au senior Jacques Di Donato, en passant par les copains cuivrés de Journal Intime, Matthias Mahler et Sylvain Bardiau, une chose est sûre, dans ces moments où la voix est ouverte au solo, ça joue à haut niveau.

Ce format renouvelle surtout la manière décousue d’arranger les thèmes, une orchestration parfois prétexte à renforcer quelques ambiances bordéliques. Les origines rythmées du New Orleans sont invoquées, les tutti d’orchestres jouant moins sur les textures (excepté la roborative cabine Leslie d’Antonin Rayon) que sur un contrepoint permanent et le croisement des timbres.
L’éclectisme propre à la Campagnie est toujours présent, de l’univers chansonnier avec la bien nommé Java jusqu’à la reprise du rappeur Wu-Tang Ol’ Dirty Bastard. Ajoutez à cela quelques caractères expérimentaux comme le nu flûté du Joker ou l’improvisation collective quasi-spectrale de Beau-gosse et vous comprendrez parfaitement que l’agrandissement orchestral permet à Denis Charolles de faire vivre au mieux sa poétique sonore.
La Campagnie des Musiques à Ouïr, quelle que soit sa taille, continue de tracer son bonhomme de chemin. Et ça n’est pas pour nous déplaire.

. ::Édouard Hubert ::.


Laurent MIGNARD DUKE ORCHESTRA & Michel PASTRE BIG BAND  : « Battle Royal »

Laurent MIGNARD DUKE ORCHESTRA & Michel PASTRE BIG BAND : « Battle Royal » -  voir en grand cette image
Laurent MIGNARD DUKE ORCHESTRA & Michel PASTRE BIG BAND : « Battle Royal »
Juste Une Trace / Sony Music

Le 6 juillet 1961, à New-York, les orchestres de Count Basie et Duke Ellington s’unissent plus qu’ils ne s’opposent pour enregistrer une bataille royale devenue légendaire (disque First Time, paru chez Columbia).

50 ans plus plus tard, presque jour pour jour (5 juillet 2011), le festival Jazz à Vienne proposait à Laurent Mignard et Michel Pastre de réaliser un remake de l’événement en rassemblant leurs formations gardiennes des temples, Le Duke Orchestra du premier et le Count BigBand du second.
Un évènement de taille puisque 33 musiciens de tout premier plan (lire le casting !) étaient rassemblés sur la scène du Théâtre antique en deux orchestres quasiment symétriques pour un re-création très(trop) respectueuse et swinguante. Ils se sont prêté au jeu avec bonheur et une fougue communicative.

Il fallait sûrement y être pour goûter pleinement l’évènement. Dans ce cas, l’écoute de ce disque très vivant et joyeux permettra sans doute de revivre l’émotion du moment.
Pour les autres, simples auditeurs privés de l’effet visuel, ce disque sonne, sans surprise, comme une reprise sans doute trop ambitieuse pour laisser la place à de vraies surprises en s’écartant de l’empreinte trop marquante des modèles.

. ::Thierry Giard ::.


NAUTILIS : « Nautilis »

NAUTILIS : « Nautilis » -  voir en grand cette image
NAUTILIS : « Nautilis »
Marmouzic / www.disques.marmouzic.org
« OUI ! On aime ! »
« OUI ! On aime ! »

Nautilis, un nom qui pourrait inspirer un récit d’aventures maritimes à la Jules Verne. Il y a de cela dans ce projet qui réunit les hommes d’équipage les plus audacieux du vaisseau-jazz de la pointe bretonne. Christophe Rocher (clarinettiste) n’est pas un capitaine, pas un meneur d’hommes mais il fédère les énergies et valorise la créativité de chacun en proposant un cap pour emprunter des voies nouvelles dans les eaux du jazz (l’assise rythmique, la place de l’improvisation, la force des vents) en suivant des courants moins fréquentés (l’électronique enchanteuse, la magie d’un violon libre de Grégoire Hennebelle, les broderies de piano contrastées du fidèle complice Christofer Bjurström...).
Nous avions découvert Nautilis en concert à Brest à l’automne 2011 et nous avions tout de suite adhéré en soulignant que « Une des spécificités du projet Nautilis, c’est de proposer une formule instrumentale où disparaît la notion de »pupitre" : chacun doit pouvoir s’approprier chacune des voix en fonction des aléas d’un scénario musical très ouvert...
Ainsi, chaque interprétation d’une même composition pourrait être unique. Une démarche prometteuse entre écriture et improvisation.
"
L’écoute du disque confirme cette impression et permet aussi de percevoir que les musiciens ont su s’approprier ce répertoire pour en développer toutes les finesses.

La place du dispositif électronique/informatique est un élément important dans cette réussite. Il ne s’agit pas là d’ajouter des effets ou une matière sonore d’arrière-plan mais, au contraire, d’accorder à Vincent Raude la place d’un véritable instrumentiste (également compositeur de « Névé » et « Forme de Fond »).
Réunion d’amis fidèles soudés par de nombreuses expériences communes, l’équipage de Nautilis se compose de solistes généreux et créatifs trop peu entendus hors de la Bretagne. On notera cependant que ces musiciens tissent des liens solides avec leurs cousins d’Amérique fréquemment invités dans le Finistère ou rencontrés lors de voyages Outre-Atlantique. Il résulte de ces échanges une couleur « creative music » qui n’est pas sans influence (positive !) dans leur jeu.

En proposant une musique exigeante mais néanmoins accessible, l’ensemble Nautilis peut naviguer pavillon haut au milieu des autres formations orchestrales européennes. Il amène un air nouveau venu du large : sainement revigorant !

. ::Thierry Giard ::.


ORCHESTRE NATIONAL DE JAZZ – Daniel YVINEC : « Piazzolla ! »

ONJ-Daniel Yvinec : « Piazzolla » -  voir en grand cette image
ONJ-Daniel Yvinec : « Piazzolla »
Jazz Village / Harmonia Mundi
« OUI ! On aime ! »
« OUI ! On aime ! »

Nous ne reviendrons pas ici sur la réussite de Daniel Yvinec avec son Orchestre National de Jazz pour ce disque qui rend un hommage distancié à la musique d’Astor Piazzolla !

En faisant appel à Gil Glodstein, il a trouvé l’arrangeur idéal pour ce projet.

Et nous vous invitons de ce pas à lire l’analyse précise, argumentée et enthousiaste qu’en a fait Édouard Hubert dans nos pages. (chronique de « Piazzolla ! »).








Enrico RAVA & Parco Della Musica Jazz Lab : « On The Dance Floor »

Enrico RAVA & Parco Della Musica Jazz Lab : « On The Dance Floor » -  voir en grand cette image
Enrico RAVA & Parco Della Musica Jazz Lab : « On The Dance Floor »
ECM / Universal Music France

Sacré Enrico ! On peut dire que tout au long de sa (brillante) carrière il aura toujours trouvé des détracteurs... mais c’est sans doute le propre des grands artistes et des personnalités hors du commun (voire hors-normes).
Ce disque n’échappe pas à cette règle qui semble bien établie.
À 73 ans, le voilà qui descend sur la piste de danse (On the dance Floor) pour un hommage à Michael Jackson.
On nous dit qu’il aura attendu la disparition de la star pour découvrir plus à fond cette musique qu’il n’avait entendue que superficiellement.
On peut aussi imaginer, tout simplement, que l’équipe de jeunes musiciens pleins de fougue et d’imagination qui l’entourent depuis quelques années l’aura incité à cette découverte en profondeur.

Dans ce disque, Enrico Rava se positionne plutôt en « soliste invité » du PM Jazz Lab, la formation résidente la plus récente du « Parco Della Musica » (équivalent romain de notre Cité de la Musique) qui est financée par la Fondation « Musica per Roma ». On pourrait rapprocher cet ensemble de notre Orchestre National de Jazz avec comme directeur musical-artistique-animateur, Enrico Rava.

Dans cette formation, on retrouve le pianiste Giovanni Guidi, musicien brillant mais discret, engagé mais jamais arrogant qui s’entoure, là, de quelques membres de son superbe Unknown Rebel Band comme le tromboniste arrangeur Mauro Ottolini et les saxophonistes Daniele Tittarelli et Dan Kinselman. Le batteur n’est autre que Zeno de Rossi (entendu et remarqué auprès de Francesco Bearzatti dans le quartet de ce dernier). Voilà donc une formation de jeunes musiciens à l’esprit ouvert et parfois iconoclastes qui savent tirer profit des apports de leur aîné, Enrico Rava, lequel aime se faire bousculer par de jeunes talents fougueux et pas toujours disciplinés.

Quand on prend en compte ce contexte, on écoute ce disque comme une joyeuse relecture de la musique de Michael Jackson. De toute évidence, cette équipe et leur respectable « parrain », s’est beaucoup amusée à jouer cette musique, parfois en se prenant au jeu de l’imitation, en laissant s’exprimer une énergie chargée d’affectif (M.J., ça parle à leur génération). Là dessus, Rava joue du Rava, sans doute moins en finesse que dans ses dernier albums pour le même label ECM mais avec une sensibilité certaine.
Qu’importe alors que des commentateurs avisés et respectables chipotent sur « trop comme ci, pas assez comme ça... ». Cette musique ne vise pas la perfection (il est d’ailleurs étonnant que le label ECM sorte un live aussi peu travaillé sur le plan du son... donc authentique !). Cette projet (intitulé aussi « We Want Michael ») est une relecture qui veut transmettre une énergie, une émotion à travers une musique nourrie de soul, de funk, de pop mais qui reste référée au jazz.

On goûtera d’ailleurs la saveur particulière d’une version de Smile (de Chaplin) qui ressemble à un travelling dans l’histoire du swing : éclectique, un peu fou, imparfait et, de ce fait, attachant. Une parenthèse presque incongrue dans un disque qui ne fera sans doute pas date mais qui mérite votre écoute.

. ::Thierry Giard ::.


Les références et liens :

> LA GRANDE CAMPAGNIE DES MUSIQUES À OUIR : « L’Ouie neuf » - Label ouie LBL CD 009 anticraft - MVS (parution le 08/10/2012)

Denis Charolles : batterie, arrosoir, graviers, percutterie, clairon et embouchures à bouche / Frédéric Gastard : saxophone basse, ténor, soprano, synthétiseur analogique / Julien Eil : flûte traversière, saxophone baryton, clarinette basse / Jacques di Donato : clarinette, saxophone soprano / Matthias Mahler : trombone / Sylvain Bardiau : trompette, tuba / Antonin Rayon : orgue Hammond, clavinet, métallophone / Alexandre Authelain : clarinette

01. En piste (D. Charolles) / 02. From Duke to D...(D. Charolles / J. Eil / F. Gastard) / 03. Bob & Joan (D. Charolles) / 04. L’Art de la viande (D. Charolles puis impro coll.) / 05. Java / 06. Le Petit et le Grand Gazon (F. Gastard) / 07. Joker (F. Gastard / D. Charolles inspiré d’un texte d’Eric Lareine) / 08. Beau Gosse (impro coll.) / 09. MC Suite (D. Charolles) / 10. ODB Shimmy Shimmy Ya (R. Diggs / R. Jones) / 11. Creole Kid (D. Charolles)

> Lien :

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> Laurent MIGNARD DUKE ORCHESTRA & Michel PASTRE BIG BAND  : « Battle Royal » - Juste Une Trace 88725430462 - distribution Sony Music

Laurent Mignard Duke Orchestra : Didier Desbois, Aurelie Tropez, Fred Couderc, Nicolas Montier, Philippe Chagne : saxophones, clarinettes / François Biensan, Franck Delpeut, Richard Blanchet, Franck Guicherd : trompettes / Jean-Louis Damant, Fidel Fourneyron, Guy Arbion : trombones / Philippe Milanta : piano / Bruno Rousselet : contrebasse / Julie Saury : batterie / Laurent Mignard : direction // Michel Pastre Big Band : Luigi Grasso, Nicolas Dary, Philippe Pilon, Jean-François Devèze : saxophones / Lorenz Rainer, Guy Bodet, Fabien Mary, Jérôme Etcheberry : trompettes / Guy Figlionlos, Patrick Bacqueville, Jerry Edwards : trombones / Pierre Christophe : piano / Raphaël Dever : contrebasse / Enzo Mucci : guitare / François Laudet : batterie / Michel Pastre : saxophone ténor, direction. // Invité, Marc Thomas : vocal

01. Battle Royal (Duke Ellington) / 02. In A Mellow Tone (Duke Ellington) /03. Manhattan Murals. Take The A Train (Billy Strayhorn)/ 04. Dickie’s Dream (Count Basie) / 05. Kinda Dukish. Rockin’ Rhythm (Duke Ellington . Duke Ellington- Harry Carney – Irving Mills)/ 06. Segue In C (Frank Wess) / 07. It Don’t Mean A Thing (Duke Ellington) / 08. A Midnight In Paris (Billy Strayhorn) / 09. Wild Man Blues (Duke Ellington) / 10. Jumpin’ At The Woodside (Count Basie) / 11. Perdido (Hans Lengsfelder – Ervin Drake/Juan Tizol) // Enregistré au festival Jazz à Vienne le 5 juillet 2011

> Liens :

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> NAUTILIS : « Nautilis » - Marmouzic MAR008 - disponible sur www.disques.marmouzic.org / marmouzic@wanadoo.fr

Christophe Rocher : clarinettes, direction artistique / Nicolas Peoc’h : saxophone alto / Philippe Champion : trompette, buggle / Grégoire Hennebelle : violon, violons alto et ténor / Christofer Bjurström : piano / Frédéric Briet : contrebasse / Nicolas Pointard : batterie / Vincent Raude : electronique

01. Roz glaz / 02. La loi des séries épilogue / 03. La loi des séries / 04. L’autre Mans / 05. Mouvement insoluble / 06. Névé / 07. Boîtes / 08. Forme de fond / 09. Lago agrio / 10. 3X11

> Liens :

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> ORCHESTRE NATIONAL DE JAZZ – Daniel YVINEC : « Piazzolla ! » - Jazz Village SP 9570007 - distribution Harmonia Mundi

Eve Risser : pino, piano étendu, flûte alto / Vincent Lafont : Fender Rhodes, Wurlitzer, électronique / Antonin-Tri Hoang : saxophone alto, clarinette basse / Rémi Dumoulin : saxophone ténor, clarinettes / Matthieu Metzger : saxophones, systalk box / Joce Mienniel : piccolo, flûtes / Sylvain Bardiau : trompette, bugle, trombone à piston / Pierre Perchaud : guitare / Sylvain Daniel : basse électrique / Yoann Serra : batterie

01. Intro El Dia Que Me Quieras (Carlos Gardel) / 02. Chiquilin De Bachin - Balada Para Un Loco (Astor Piazzolla) / 03. Libertango (Astor Piazzolla) / 04. El Dia Que Me Quieras-Oblivion (Carlos Gardel - Astor Piazzolla) / 05. Tres Minutos Con La Realidad (Astor Piazzolla) / 06. Flores Negras (Francisco De Caro) par Roberto Di Filippo / 07. Mi Refugio (Astor Piazzolla) / 08. Adios Nonino (Astor Piazzolla) / 09. Soledad-Vuelvo Al Sur (Astor Piazzolla) / 10. Pantaleon Improvisacion (Matthieu Metzger & Sylvain Daniel) / 11. Sunny ’s Games (Astor Piazzolla)

> Lien :

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> Enrico RAVA & Parco Della Musica Jazz Lab : « On The Dance Floor » - ECM 2293 / 370 6654 - distribution Universal Music France

Enrico Rava : trompette / Andrea Tofanelli : trompette et bugle / Claudio Corvini : trompette et bugle / Mauro Ottolini : trombone, tuba / Daniele Tittarelli : saxophone alto, flute / Dan Kinzelman : saxophone ténor, clarinette, clarinette basse / Franz Bazzani : clavier / Giovanni Guidi : piano, Fender Rhodes, piano jouet / Dario Deidda : basse / Marcello Giannini : guitare electrique / Zeno de Rossi : batterie / Ernesto Lopez Maturell : percussion

01. Speechless (M. Jackson) / 02. They Don’t Care About Us (M. Jackson) / 03. Thriller (Rod temperton) / 04. Privacy (M. Jackson, F. Nerkins, R. Jenkins, L. Daniels, B. Belle) / 05. Smile (C. Chaplin) / 06. I Just Can’t Stop Loving You Smooth Criminal (M. Jackson) / 07. Little Susie (M. Jackson) / 08. Blood On The Dance Flor (M. Jackson, T. Riley) // Enregistré au Parco Della Musica à Rome en mai et novembre 2011.

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