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Vitrine de décembre 2013 : « jazz en Bourgogne »

Dix crus d’automne et d’autres temps

D 4 décembre 2013     H 12:10     A Armel Bloch    


Un coup de projecteur sur des disques produits plus ou moins récemment qui attestent de la vitalité du jazz en Bourgogne et du travail effectué par les nombreux musiciens de cette région.

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BIG BAND CHALON BOURGOGNE : « Sortie Sud »

BIG BAND CHALON BOURGOGNE : « Sortie Sud - Live » -  voir en grand cette image
BIG BAND CHALON BOURGOGNE : « Sortie Sud - Live »
Autoproduction

Il y a plus d’un quart de siècle, Christian Villebœuf créait le Big Band Chalon Bourgogne. Depuis, plusieurs programmes ont vu le jour, de nombreux musiciens ont répondu présents aux concerts et sessions d’enregistrements de six disques. Certains ont quitté ce beau navire, d’autres l’ont rejoint (les trompettistes Aurélien Joly et Joël Chausse, le tromboniste Simon Girard) ou sont encore fidèles aux pupitres (les saxophonistes Jean-François Michel et Philippe Simonet, le tromboniste Alain Gérard).
Le BBCB a su interpréter aussi bien des répertoires traditionnels du jazz en grande formation (Count Basie, Duke Ellington) que des programmes plus contemporains comme Sortie Sud, une création confiée au pianiste et compositeur Jean-Claude Villebœuf en 1997, après laquelle un enregistrement studio a vu le jour.

Pour fêter l’anniversaire de cette longue existence, les frères Villebœuf ont redonné naissance à ce répertoire lors d’un concert évènement en novembre 2012, au cours duquel il est question de jouer les arrangements des compositions d’origine pour laisser davantage de place à la mise en valeur et à l’évolution des solistes lors des improvisations. Le big band est réduit à huit personnes et six invités très connus sur la scène nationale (Franck Tortiller, Stéphane Guillaume, Claude Egea, Yves Torchinsky, Phil Abraham et François Bonhomme), qui ont tous marqué l’histoire et l’orientation de l’orchestre. Il en résulte une musique joliment écrite et de haute qualité d’interprétation, à découvrir sur Ravenala, El pacado mortal, L’étoffe rouge et Parque Güell. Une très belle façon de souffler 25 bougies bien méritées, en espérant fêter le double dans un quart de siècle.

> Autoproduction / commande sur www.bbcb.on-web.fr

Jean-Francois Michel : saxophones alto et soprano / Stéphane Guillaume : saxophones ténor et soprano / Philippe Simonet : saxophones baryton et alto / Joel Chausse : trompette et bugle / Claude Egea : trompette et bugle / Aurélien Joly : trompette et bugle / François Bonhomme : cor / Simon Girard : trombone / Phil Abraham : trombone / Alain Gérard : trombone basse et euphonium / Franck Tortiller : vibraphone et percussion / Jean-Claude ‘Klaus’ Villebœuf : piano et composition / Yves Torchinsky : contrebasse / Denis Desbrières : batterie / Christian Villebœuf : direction

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Éric BIJON Quintet : « Isles »

Eric Bijon : « Isles » -  voir en grand cette image
Eric Bijon : « Isles »
Autoproduction

L’accordéon a prouvé depuis belles musettes sa place dans le jazz. Les diverses adaptations de l’instrument ne cessent d’impressionner, au point de retrouver le clavier à bretelles en soliste dans de nombreuses formations, notamment de grands orchestres réputés. La scène française compte plusieurs représentants talentueux de cette tendance, parmi lesquels Éric Bijon qui dispose d’une belle bouteille de jazz (sa présence au sein de l’ONJ Tortiller l’a prouvé) et de chansons françaises (il fut un accompagnateur et compositeur fidèle aux côtés de Mano Solo). On le connait virtuose en concert mais trop discret sur disque en dehors de son duo Soffio partagé avec le flûtiste Patrick Rudant.
Voici une belle occasion de découvrir son univers avec l’album Isles de son quintet, créé en 2009 au festival Jazz à Couches, entendu ensuite sur quelques scènes bourguignonnes.

Cet album marque et touche l’auditeur par son caractère très mélodique proche de la chanson, dépourvu de toutes formes de swing. La rythmique, composée de François Laizeau (batterie) et Yves Torchinsky (contrebasse), déjà bien rodée et connue des scènes françaises est associée à un binôme de choc : les souffleurs bourguignons Jean-François Michel (saxophone alto) et Patrice Bailly (trompette). Les compositions sont touchantes, chargées d’émotions et porteuses de plaisir à l’écoute. Difficile de rester insensible à Marre de cristal (un hommage à Michel Marre), Shima, OK ciao.
Ce disque nous livre une musique inédite parmi les multiples expériences connues de l’instrument. A découvrir absolument.

> Autoproduction Atelier de Dominique François / commande sur www.ericbijon5.com

Eric Bijon : accordéon / Patrice Bailly : trompette / Jean-François Michel : saxophone alto / Yves Torschinsky : contrebasse / François Laizeau : batterie

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HOMAGASSEY : « Homagassey »

HOMAGASSEY : « Homagassey » -  voir en grand cette image
HOMAGASSEY : « Homagassey »
Autoproduction

La nouvelle génération du jazz français a souvent le don pour associer avec grande créativité différents styles et genres musicaux avec une ouverture incontestable sur les musiques actuelles. Le quartet Homagassey ne déroge pas à ce constat en mêlant dans des compositions originales l’énergie du rock, la chaleur du classique (dont le parcours du pianiste et compositeur Vincent Thouverey, à l’initiative du groupe, est pour beaucoup), l’émotion des mélodies pop très chantantes et l’envoutement des musiques répétitives, emportant l’auditeur dans une transe émotionnelle sans équivoque. L’univers mélodique touchant du regretté Esbjörn Svensson Trio n’est pas loin. Les formes rythmiques progressives de Magma ou du MegaOctet d’Andy Emler inspirent le groupe dans des thèmes à l’écriture très structurée.

Les six compositions laissent une large place aux improvisations dans lesquelles le saxophoniste Thomas Letellier ne cesse d’impressionner au fil de l’album. Les ruptures de formes, de rythmes et d’ambiances excellent et surprennent, au point d’inciter l’auditeur à une écoute toujours plus approfondie pour mieux connaître la richesse de cette musique propulsée par la rythmique de choc que constitue Simon Valmort (batterie) et Damien Varaillon-Laborie (contrebasse). Surveillons de très près ce « power » quartet, qui devrait certainement bousculer le public sur scène à en croire l’impression redoutable qu’il donne sur disque.

> Autoproduction / commande via www.noomiz.com/homagassey

Vincent Thouverey : piano, composition / Thomas Letellier : saxophones / Damien Varaillon-Laborie : contrebasse / Simon Valmort : batterie

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MeTaL-o-PHoNe : « Kosmos »

MeTaL-o-PHoNe : « Kosmos » -  voir en grand cette image
MeTaL-o-PHoNe : « Kosmos »
Coax records
« OUI ! On aime ! »
« OUI ! On aime ! »

Que retient-on d’un tel titre après écoute ? Une incitation à embarquer dans un vaisseau spatial pour conquérir une autre planète avec d’autres sons, des agencements de textures et formes rythmiques inhabituelles... On ne sait trop comment ces musiciens sont arrivés à ce résultat mais c’est sans aucun doute le fruit d’un long travail de recherche sur l’identité sonore et de composition d’un groupe, gage de son authenticité.

La musique de ce trio nous invite à partager des moments d’écoute inoubliables avec des instants tumultueux de transes (Playtime), calmes convaincants (Tupac Amaru ou East Part Of The Island dans lequel le contrebassiste Joachim Florent excelle), des périodes mélodiques nécessaires à la cohérence du disque et la mise en valeur des propos de chacun (perceptible sur le très beau titre La Cumbia de la Luz de Joachim Florent).

À l’heure où la nouvelle génération pousse à grande vitesse au delà des parcelles d’une région comme le fait activement le vibraphoniste neversois Benjamin Flament depuis quelques années, il est bon de considérer que seront reconnus non seulement les bons instrumentistes, car finalement ils le sont quasiment tous, mais surtout les initiateurs de formations uniques, ceux qui ont leur “truc” et qui font qu’un auditeur ou programmateur choisi ce groupe car il n’entendra pas cette musique chez les autres. Metal-O-Phone a ce mérite et réussit pour la deuxième fois sur disque une œuvre remarquable à découvrir au plus vite.

> COAX Records / à commander sur : www.collectifcoax.com/-Label-

Benjamin Flament : vibraphone / Joachim Florent : contrebasse / Élie Duris : batterie // Enregistré en studio en 2012.

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Adrian CLARCK : « Playground Sessions »

Adrian Clarck : « Playground » -  voir en grand cette image
Adrian Clarck : « Playground »
Autoproduction

Andrian Clark est un trio de jazz pop groove formé en 2009, sans leader apparent, qui réunit la jeune chanteuse Sandrine Conry, originaire de Bourgogne (entendue au sein du groupe ethno électro Akhad), le batteur David Pourradier Duteil (rythmicien au jeu singulier très appréciable qui tient les baguettes de l’ensemble Archimusic) et Damien Argentieri à l’orgue hammond (repéré aux côtés de Sylvain Beuf, Jean-Jacques Milteau, Frédéric Borey). Ces trois musiciens avides d’éclectisme se sont rencontrés au sein du projet Rue de Montcorbier du compositeur Jean-Luc Girard, dans lequel ils étaient déjà des piliers incontournables.

Le feeling musical étant bien passé, un trio est né pour explorer un programme uniquement constitué de reprises de chansons pop, mais arrangées de façon à leur donner plus de relief, de possibilités de jeu et d’ouverture à des improvisations audacieuses. On reconnaît très bien les mélodies d’origine, chaudes et généreuses. On apprécie sous un autre angle les nouvelles versions au groove sobre ou débridé de God Bless The Child (Billy Holiday et Arthur Herzog), Free (Stevie Wonder), One Note For Sale (Cole Porter-Antonio Calors Jobim), Come Together et Norvegian Wood (de Lennon et Mc Cartney), Move Over (Janis Joplin), Song For My Father (Horace Silver).
Une belle occasion pour constater une fois de plus que le jazz est aussi une musique de réappropriation capable de donner à un répertoire de chansons d’autres accents, rythmiques, nuances, climats et couleurs.

> Autoproduction...

Sandrine Conry : voix / David Pourradier Duteil : batterie / Damien Argentieri : orgue Hammond B3

> Lien :

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Guillaume de CHASSY & Orchestre Dijon Bourgogne : « Traversées »

Guillaume DE CHASSY : « Traversées » -  voir en grand cette image
Guillaume DE CHASSY : « Traversées »
Bee Jazz / Abeille Musique

« Classique et jazz sont mes deux patries musicales, dont j’arpente depuis longtemps la frontière » confie Guillaume de Chassy lorsqu’il évoque ces Traversées entre deux mondes finalement pas si lointains. Il n’est donc pas étonnant de voir que le dernier disque du pianiste est un concerto pour piano signé de sa plume, dans lequel il improvise aux côtés d’un orchestre symphonique qui pour l’occasion se trouve être celui de Dijon. Ce type d’orchestre est rare à entendre sur disque, sans doute à cause de la lourdeur économique que suscite un ensemble d’une telle taille en studio et sur scène. Mais De Chassy n’a pas loupé le coche, en enregistrant une version live de la création donnée en mars dernier à Nevers et en faisant appel à Jean-Christophe Cholet pour l’orchestration et la direction, un spécialiste en la matière.

Les cinq mouvements à l’écriture sophistiquée évoquent Dutilleux, Schubert et le folklore bulgare, des références incontournables du patrimoine musical du pianiste. La seconde partie est consacrée à des extraits, en solo, de miniatures issues de l’œuvre Música Callada, inspirée des poésies du mystique St Jean de la Croix. Idéal pour se remémorer la beauté intimiste de l’écriture de Frederico Mompou (dont le pianiste François Couturier avait déjà consacré un disque en trio), compositeur catalan souvent qualifié de poète du piano grave et sobre.
Guillaume de Chassy confirme par cet album son jeu très intimiste et inspiré du solo. Certainement l’un des plus beaux disques de sa carrière. Une belle opportunité pour découvrir les ponts possibles entre musique symphonique et improvisations en piano solo.

> Bee Jazz BEE062 / Abeille Musique

Orchestre Dijon Bourgogne / Jean-Christophe Cholet, direction & orchestration / Guillaume de Chassy, piano & compositions et piano solo"

01 à 05 : Piano Concerto (G. de Chassy) / 06 à 13 : Musica Callada (extraits – Frederic Mompou)

> Liens :

NB : retrouvez ce disque dans la « Pile de Disques » d’octobre 2013 sur CultureJazz.fr

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Jean-Luc GIRARD : « Rue de Montcorbier »

Jean-Luc GIRARD : « Rue de Montcorbier » -  voir en grand cette image
Jean-Luc GIRARD : « Rue de Montcorbier »
IMR / Musea

Un pari étonnant : celui de faire se rencontrer au sein d’une grande formation l’univers poétique et fascinant de François Villon (écrivain du XVème siècle) avec une musique de jazz contemporain et hybride (le rock et jazz rock se mêlent à quelques influences de musique médiévale, au rap, be bop...), dans une instrumentation singulière (cordes, cuivres, voix, couleurs acoustiques et électriques) qui associe des musiciens locaux d’origine bourguignonne (Simon Girard, Yovan Girard, Sandrine Conry, Marie Fraschina, Jean-François Michel) et nationaux (Jean-Luc Cappozzo, Fabrice Vieira, David Pourradier Duteil, Yves Torchinsky, Damien Argentieri), de générations et expériences musicales assez différentes.

Le compositeur bourguignon Jean-Luc Girard nous offre plusieurs ballades joliment écrites (Ballade de la Grosse Margot, Ballade des dames du temps jadis, Ballade et Oraison, Ballade de merci…) inspirées de textes très rythmés, forts, poignants, engagés et à l’incroyable modernité. Le travail des trois voix complémentaires (deux féminines et une masculine), aussi bien chantées que récitées, surplombe avec merveille et intelligence ce tentet atypique, très loin des clichés vocaux trop souvent entendus dans le jazz.
Un disque de création remarquable où aucun musicien n’est mis de côté, grâce à une écriture sur mesure conçue en fonction des textes, de la personnalité de chacun respectueuse de la place accordée aux improvisations. Un prétexte d’inspiration jamais exploré dans le domaine du jazz pour un pari non seulement osé mais aussi très réussi.

> Instant Musics Records IMR006 / distribution Musea

Jean Luc Girard : compositions / Mauss Zouheyri : mise en scène / Sandrine Conry & Marie Frachina : chant / Fabrice Vieira : guitare, chant / Damien Argentieri : rhode, hammond / Jean Luc Capozzo : trompette, bugle / Simon Girard : trombone / Yovan Girard : violon / Jean-François Michel : saxophones / David Pouradier-Duteil : batterie / Yves Torchinsky : contrebasse

01. Jenin l’avenu / 02. Ballade de la grosse Margot / 03. Ballade des dames du temps jadis / 04. Ballade / 05. Le débat du cœur et du corps de Villon / 06. Ballade et oraison / 07. Les contredits de Franc Gontier / 08. Ballade de merci / 09. Ballade finale

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BIG BAND CHALON BOURGOGNE : « Todos Latinos ! »

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BIG BAND CHALON BOURGOGNE : « Todos Latinos ! »
Autoproduction

Avec Todos Latinos, le Big Band Chalon Bourgogne dirigé par Christian Villebœuf s’attaque à un répertoire aux accents très latins composé de salsa, samba, guaracha, chachacha, rumba, mambo et funk. L’orchestre habituel est agrandi à vingt-deux musiciens pour lui donner un son plus explosif, jouissif, stimulant, à la fois très cuivré et percutant. Cette musique festive nous excite les neurones à chaque titre.

Au programme, des thèmes de Dizzy Gillespie (Tanga, Manteca), qui a su mieux que quiconque introduire et faire raisonner dans le jazz ces formes afro cubaines, mais aussi Michael Philip Mossman (un trompettiste plus contemporain entendu aux côtés de Ray Barretto), John Coltrane (Naima), Matt Harris, le grand Tito Puente (Oye come va) toujours actif dans le domaine de la salsa, James Van Heusen, Victor Lopez, Gordon Goodwin…

Une dizaine de rendez-vous sonores que l’auditeur saura apprécier avec de forts coups de chaleur. L’envie de danser ne manque pas. Les solos des jeunes Aurélien Joly, Marie Villebœuf, Joseph Lapchine et Aymeric Decharrières impressionnent tout comme ceux de Jean-François Michel et Philippe Simonet. Un répertoire interprété avec classe qui prouve la grande diversité musicale à laquelle sait s’adapter ce bel orchestre actif depuis plus de 20 ans.

> Autoproduction / commande sur www.bbcb.on-web.fr

Big Band Chalon Bourgogne / Christian Villebœuf : direction

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LovelyFly Trio : « Masque »

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LovelyFly Trio : « Masque »
Prod. Crescent Jazz Club

Quoi de plus banal qu’un trio à la formule piano, basse, batterie ! Il en existe et en a existé de nombreux dans toute l’histoire du jazz, mais quand ce genre de trio nait de la réunion de Daniel Jeand’heur (batterie), Romain Nassini (piano) et Greg Theveniau (basse électrique), nous pouvons nous attendre à une musique qui se distingue assez facilement de la sphère de ces formations. Les trois solistes bénéficient d’un parcours commun riche d’expériences aux styles variés, qui pour la plupart ont constitué de très beaux disques du label 12 Productions, malheureusement éteint à ce jour : Snake Oil (jazz fusion), Pienza Ethnorkestra (ethno jazz), Tumut (free jazz), Gook (jazz funk, hip hop), Phil Berecq Group (free, soul).

La grande complicité entre ces trois musiciens habitués à fréquenter le Crescent Jazz Club a abouti naturellement à la création de ce trio collectif, qui après quelques concerts a donné naissance à ce premier disque Masque. En six compositions originales, on découvre un univers où la mélodie est chaleureusement soignée et mise en valeur pour laisser place à de longues plages improvisées exemptes de démonstrations techniques et stylistiques à tout va, mais plutôt orientées sur le travail des nuances.
Cette musique simple d’approche va à l’essentiel, sans négliger l’intérêt de l’harmonie des innombrables couleurs que le trio s’aventure à créer, dans une atmosphère reposante qui renforce notre écoute.

> Prod. Crescent Jazz Club / commande sur www.lovelyfly.com

Romain Nassini : piano / Greg Théveniau : basse / Daniel Jeand’heur : batterie

01. Zaza / 02. Mushroom / 03. Kontika / 04. Clochette / 05. Nex / 06. Masque

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Jean-François MICHEL : « Espace fraîcheur »

Jean-François MICHEL : « Espace fraîcheur » -  voir en grand cette image
Jean-François MICHEL : « Espace fraîcheur »
Autoproduction

Dans son disque « Espace Fraîcheur », le saxophoniste Jean-François Michel, membre actif du jazz bourguignon a réuni des personnalités de divers horizons musicaux pour créer un quintet aux couleurs orchestrales très singulières, hybride et non conventionnelle, relativement acoustique, qui met en valeur les instruments à vents.
L’écriture soignée, très précise et au caractère chambriste allie intelligemment dans des compositions personnelles les envolées improvisées décollantes du saxophone alto, la légèreté du timbre de Nicolas Fargeix (clarinettes), la rondeur de son de Jean-Luc Cappozzo (exclusivement au bugle), les nappes organiques de Damien Argentieri (orgue hammond) qui renforcent la cohésion du groupe et les touches rythmiques fines et efficaces de Gildas Lefaix (batterie).
Un Espace Fraîcheur à découvrir sans tarder. La musique y est émouvante, touchante, surprenante et finalement très passionnante.

> Autoproduction / à commander sur www.jfmichel.fr

Jean-François Michel : saxophones, compositions / Jean-Luc Cappozzo : bugle / Nicolas Fargeix : clarinettes / Damien Argentieri : orgue hammond / Gildas Lefaix : batterie

01. Joe on Wayne / 02. Adide with me / 03. Le Pékinois sous l’aisselle / 04. Inouï / 05. Perte / 06. Ste Vierge / 07. Sensibles tripes / 08. Le sentier battu / 09. Stricte sangsue.

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