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Olivier Lalauze sextet puis Sylvain Beuf quartet à Hyères.

Ouverture de saison « Jazz à Porquerolles ».

D 4 novembre 2015     H 08:01     A Florence Ducommun    


Premier concert de la saison Jazz à Porquerolles 2015/2016 le vendredi 16 octobre.

Le théâtre Denis à Hyères est une merveille de petit théâtre à l’italienne avec ses fauteuils rouges ayant échappé par miracle à la démolition et qui revit périodiquement pour le bonheur de tous. Ce vendredi 16 octobre étaient attendu par beaucoup pour écouter deux formations.

LE SEXTET D’OLIVIER LALAUZE

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Olivier Lalauze sextet

Créé en 2012 par le contrebassiste Olivier Lalauze, il rassemble avec lui Ezequiel Celada (saxophones alto et soprano, clarinette), Alexandre Lantieri (saxophone ténor, clarinette) Romain Morello (trombone), Gabriel Manzaneque (guitare) et Stéphane « Zef » Richard (batterie). Tous issus de la région PACA avec un leader ayant fait ses études musicales au réputé IMFP (Institut Musical de Formation Professionelle de Salon de Provence), ce sextet a obtenu cette année le prix du public et prix du jury (ex-aequo avec le groupe TAKT) du 6° tremplin Jeunes Talents Jazz à Porquerolles. Un disque sorti en autoproduction « OL6 »en 2013 ( lire ici sur CultureJazz.fr) et quelques mois et concerts plus tard, voilà en quelque sorte la consécration d’un jeune leader qui le méritait largement par son travail acharné, ainsi que ses compagnons.

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Olivier Lalauze

Le sextet nous jouera ce soir-là les quatre morceaux de son disque : Amande honey, My Shining Hour, très belle version du compositeur américain Harold Arlen, (connu surtout pour Come Rain or Come Shine, Stormy Weather et bien sûr Over The Rainbow), Le Blues du t(h)on rouge ( clin d’œil écolo) et Perceptions en final. Deux nouvelles compositions Nébuleuse hétérochromique et D’ébéne et d’espoir, présentées pour la première fois, ont fait l’unanimité dans le public, avec le coté très swing de la seconde en particulier. Un univers qui fait le consensus sans aucun doute, faisant le pont entre des influences assumées et bien digérées ( Charlie Parker entre autres) et leur créativité ancrée dans notre époque. Tous les musiciens sont remarquables. Le sextet permet de multiples combinaisons et c’est là sa force, car son paysage est constamment changeant, comme une petite route de campagne parcourue par monts et par vaux dans une Traction avant, les cheveux au vent ! Vive les chemins de traverse !

LE QUARTET DE SYLVAIN BEUF

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Sylvain Beuf quartet

C’était le concert de sortie du dernier disque du quartet électrique de Sylvain Beuf, intitulé « Plénitude », sur lequel nous avons eu l’occasion de nous étendre ( http://www.culturejazz.fr/spip.php?... ). Sauf qu’il manquait ce soir là le guitariste Manu Codjia. Avec Sylvain Beuf donc, Philippe Bussonnet à la basse, Julien Charlet à la batterie et Laurent Coulondre aux claviers. Presque deux heures de délire musical, le live étant bien souvent supérieur à l’écoute d’un disque, tout bon qu’il soit ! Les claviers de Coulondre sont diaboliquement efficaces et plus perceptibles que sur le disque, prenant sans aucun doute la place laissée par Manu Codjia.

Sylvain Beuf quartet -  voir en grand cette image
Sylvain Beuf quartet

Le jeu de Sylvain Beuf, montrant l’étendue de son registre, est remarquable de maîtrise et le titre du disque est somme toute bien trouvé, malgré son côté un peu new-age. Il respire l’épanouissement et la joie de vivre et de jouer ce soir. Julien Charlet est le grand sorcier de cette fête, il est partout, assure tout, relie l’ensemble, tout comme Philippe Bussonnet, le faux calme tranquille. Quant au jeune Laurent Coulondre, il machine ses claviers comme un conducteur de fusée spatiale, il a le regard qui navigue de l’un à l’autre pour repartir sur ses touches illico. Entre autres, on entendra un Irish Walk bien réétudié après le disque « La Danse des Inter-Notes » où il apparaissait en 1999.
Les morceaux Mon Ange et Matoubi sont amoureusement dédiés à son épouse Valérie sans qui rien ne serait possible et qui l’a aidé à créer son label Impro Primo Records. Le rappel honore particulièrement un de ses fils, Raphael qui est guitariste (l’autre fils Thomas est pianiste ) et a écrit la très jolie ballade Lincoln Park South qui se poursuit sans interruption avec un Seven Steps to Heaven qui termine de nous emmener au Paradis !

Olivier Lalauze sextet Olivier Lalauze Gabriel Manzaneque, Olivier Lalauze et Ezequiel Celada Olivier Lalauze, Alexandre Lantieri et Romain Morello Sylvain Beuf quartet Laurent Coulondre et Sylvain Beuf Julien Charlet, Sylvain Beuf et Philippe Bussonnet Sylvain Beuf quartet Laurent Coulondre, Sylvain Beuf, Julien Charlet et Philippe Bussonnet

Prochain concert au Théâtre Denis le vendredi 20 novembre où Stéphane Belmondo jouera « Love for Chet » avec le guitariste hollandais Jesse van Ruller et le bassiste Thomas Bramerie.

Lire aussi sur CultureJazz.fr :


Pour aller plus loin :

Portfolio

  • Gabriel Manzaneque, Olivier Lalauze et Ezequiel Celada
  • Olivier Lalauze, Alexandre Lantieri et Romain Morello
  • Laurent Coulondre et Sylvain Beuf
  • Julien Charlet, Sylvain Beuf et Philippe Bussonnet
  • Laurent Coulondre, Sylvain Beuf, Julien Charlet et Philippe (...)