« Le jazz tisse sa toile... »
Vous êtes ici : Accueil » Disques, livres & Co » Chroniques 2012 » La Vitrine de novembre 2012 : 8 albums.

La Vitrine de novembre 2012 : 8 albums.

Sept nouveautés et une réédition de poids (8 disques) : bel automne ?

D 22 novembre 2012     H 18:29     A Pierre Gros, Thierry Giard, Yves Dorison    


Sommaire :


Muhal Richard ABRAMS : « The complete remastered recordings on Black Saint & Soul Note »

Muhal Richard ABRAMS : « The complete remastered recordings... » -  voir en grand cette image
Muhal Richard ABRAMS : « The complete remastered recordings... »
8 CDs CamJazz / Harmonia Mundi
« OUI ! On aime ! »
« OUI ! On aime ! »

Muhal Richard Abrams (né en 1930) est un des maîtres de la « Great Black Music », indiscutablement. En tant que fondateur de l’A.A.C.M. de Chicago (en 1965. Il en fut le premier président), il est aussi à l’origine de cette expression qui devint le slogan artistique et militant pour les musiciens membres de cette célèbre coopérative d’artistes-créateurs.
Le producteur italien Giacomo Pelliciotti a contribué, avec son label Black Saint, à la reconnaissance de cette musique créative en Europe en enregistrant abondamment ces musiciens et, en particulier Muhal Richard Abrams.
On mesure aujourd’hui combien le travail de ce label aura été important car les huit disques contenus dans ce coffret sont tous incontournables pour découvrir un musicien fabuleux qui, plus que bien d’autres, aura su (et osé) créer des ponts entre la musique classique contemporaine, les composantes historiques du jazz, le free-jazz et les traditions musicales africaines-américaines.

Les huit disques rassemblés dans ce coffret très abordable (une quarantaine d’euros) présentent essentiellement le volet orchestral de la musique de M.R. Abrams. L’écriture est audacieuse, inventive. Des formes abstraites ouvrent sur des moments de swing échevelé avec de fréquentes références au blues et aux pères du jazz, de Fletcher Henderson à Duke Ellington sans oublier les bluesmen (Muddy Waters, Howling Wolf, Magic Slim).
On reste ébahi devant la puissance et la finesse des orchestrations de « The Hearinga Suite » (1989), l’inventivité de « Rejoicing with the light » (1983) ou la curiosité de « Blu Blu Blu » (1990) qui met en valeur le « siffleur » Joel Brandon entre un bon vieux blues charnu et très soul pour déboucher sur une escapade dans un univers électro-acoustique avant une ballade espiègle et veloutée... Un incroyable panorama musical, toujours cohérent.

De notre point de vue, ce coffret est un des plus passionnants de la série des rééditions Black Saint/Soul Note. Servie par un casting absolument incroyable, cette production bien distribuée est vraiment essentielle pour redonner à Muhal Richard Abrams la place d’honneur qu’il mérite au Panthéon du jazz.

NB : On apprécie la reproduction des pochettes originales des LPs mais, au risque de se répéter, il faut d’excellents yeux pour déchiffrer le verso de certains disques. Dommage !

. ::Thierry Giard ::.

> Muhal Richard ABRAMS : « The complete remastered recordings on Black Saint & Soul Note » - Camjazz (coffret de 8 CD) BXS 1021 - distribution Harmonia Mundi

Muhal Richard Abrams : piano, synthétiseur, percussions, compositions et direction d’orchestre. // + diverses formations du septet à l’orchestre de 18 musiciens enregistrées entre 1979 et 1994.

CD1 : « Spihumonesty » 1979, 4 titres / CD2 : « Mama & Daddy » 1980, 4 titres / CD3 : « Blues forever » 1981 : 7 titres / CD4 : « Rejoicing with the light » 1983, 5 titres / CD5 : « View from Within » 1984, 5 titres / CD6 : « The Hearinga Suite » 1989, 7 titres / CD7 : « Blu Blu Blu » 1990, 8 titres / CD8 : « Think All, Fous One » 1994, 7 titres

> Liens :


Michael BATES & Samuel BLASER Quintet : « One From None »

Michael BATES & Samuel BLASER Quintet : « One From None » -  voir en grand cette image
Michael BATES & Samuel BLASER Quintet : « One From None »
Fresh Sound New Talent

One from none, démontre si nécessaire qu’un lieu (New York) et les musiciens qui l’habitent changent le regard de celui qui vient d’ailleurs exposer sa musique. En l’occurrence, Samuel Blaser partage le festin avec Michael Bates. Deux Univers se rencontrent. Celui de Bates, physiquement rock et architecturalement contemporain, ne contrecarre pas celui de Blaser, au cursus plus conventionnel, qui ne dédaigne pas de frayer avec le classique. Bien au contraire, il semble évident dès les premières notes que la greffe est réussie.
On oscille ainsi, tout au long du disque, entre le brusque et le serein, le lyrique en demi-teinte et le « roots » tout poil dehors.
Les collègues de jeu du tromboniste et du bassiste font partie de la famille. Rien ne les gêne dans leur approche du fait musical blasero-batesien (?!) et cela s’entend.
Certes, l’auditeur devra, comme toujours avec ce genre d’individus, ne pas relâcher l’écoute sous peine de décrocher. Mais bon, on n’a que ce qu’on mérite, hein ?

. ::Yves Dorison ::.

Michael BATES & Samuel BLASER Quintet : « One From None » - Fresh Sound New Talent FSNT... - disponible sur www.freshsoundrecords.com

Samuel Blaser : trombone / Michael Blake : saxophone ténor / Russ Lossing : piano et Fender Rhodes / Michael Bates : contrebasse / Jeff Davis : batterie

01. One From None / 02. Van Gogh / 03. It Began To Get Dark / 04. Balance / 05. Recurring Dream / 06. Dogfish / 07. Uncertain Salvo / 08. Rising Moon

> Liens :


Samuel BLASER Quartet : « As The Sea »

Samuel Blaser : « As the sea » -  voir en grand cette image
Samuel Blaser : « As the sea »
HatOLOGY / Harmonia Mundi

As the sea, comme la mer valérienne, toujours recommencée, afflue sur l’auditeur à la manière océanique, chargée des profondeurs, sourdes de l’inconnu aquatique en lutte avec un socle invisible, imperturbable, poussant les navigants piégés par son immensité à la résistance.
De cette suite, on s’interroge encore : fait-elle plus entendre les rumeurs humaines de l’embarcation ou donne-t-elle à ouïr le bruit sauvage enclos dans les fureurs auditives de la musique ?
Le vent du large découvre une musique dont l’improvisation est l’organe nourricier d’un corps musical livré aux musiciens « body and soul  ».

Nous ne reviendrons pas sur la qualité des musiciens qui composent le quartet. Nous l’avons déjà écrit maintes fois, nous et bien d’autres observateurs de la scène jazz. Ils sont tout ce que l’on souhaite à la musique : de grands instrumentistes non dénués d’inspiration et ne faisant aucune concession à l’air du temps. Ils sont incisifs, précis, à l’écoute et offrent le meilleur de leur art aux quatre compositions qui forment ce deuxième CD de Samuel Blaser chez Hatology.

. ::Yves Dorison ::.

Samuel BLASER Quartet : « As The Sea » - Hat Hat Records / HatOLOGY - distribution Harmonia Mundi

Samuel Blaser : trombone / Marc Ducret : guitare / Bänz Oester : contrebasse / Gerald Cleaver : batterie

01. As The Sea Part I / 02. As The Sea Part II / 03. As The Sea Part III / 04. As The Sea Part IV // enregistré en 2011.

> Liens :


L14,16 : « Elder »

L14,16 : « Elder » -  voir en grand cette image
L14,16 : « Elder »
Double Moon / DistrArt

L14, 16, c’est quoi au fait ? Un OGM, un poisson de laboratoire ? Non c’est le nom d’un groupe allemand et l’adresse d’un bar à Mannheim, dans lequel les cinq musiciens de cet orchestre se sont retrouvés au début des années 2000, pour faire leurs armes et nous proposer aujourd’hui une musique longuement mûrie.
On est là dans une veine post-bop-moderne puisqu’il faut bien trouver une description à cette musique. Et on le retrouve dans les composantes du groupe, sax-flute, trompette, piano, contrebasse, batterie rien que du classique.
Le pari est donc risqué de tomber dans une routine mais les propos tenus ici vont bien au dessus de la moyenne. On peut louer l’excellence des compositions, leurs architectures complexes toutes originales, mais dont on ne perd jamais le fil, la belle construction narrative des soli, des histoires à raconter, un évident plaisir de jouer ensemble. On sent que ces musiciens ont forgé leur son dans une musique patiemment élaborée ensemble, en interaction, au fil du temps.
Pour bien nous faire profiter de chaque composante de ce son, chacun d’eux nous propose en plus une plage en solo que l’on devine improvisée en studio.
Certes on sent l’influence des meilleurs Blue Note des années 60, de la musique classique (on est pas à Mannheim pour rien), voire de la musique médiévale (Ein Heidetraum), aucune rupture esthétique ici, mais l’on aurait tort de s’arrêter à ces impressions et ces plages méritent toute notre attention.
On attend la suite de leurs aventures.

On peut donc consommer sans crainte cette galette, pas de tromperies sur la marchandise.

. ::Pierre Gros ::.

L14,16 : « Elder » - Double Moon Records LCD1221 - distribution DistrArt

Axel Schlosser : trompette, bugle, trompette piccolo / Steffen Weber : saxophones, flûte et flûte alto / Rainer Böhm : piano / Arne Huber : contrebasse / Lars Binder : batterie

01. Die Schande Von Schärding (R. Böhm) / 02. American Balkan Waltz (R. Böhm) / 03. Spazierfahrt (S. Weber) / 04. Aubade (A. Schlosser) / 05. Bruder Anton (S. Weber) / 06. Elder (A. Huber) / 07. Weibertreu (S. Weber) / 08. Tanz Der Schellen Auf Der Großen Trommel (L. Binder) / 09. Juniper (A. Huber) / 10. Tune For Dad (R. Böhm) / 11. Last Train From Schneidemühl (A. Schlosser) / 12. Outside A Melody (S. Weber) / 13. Ein Heidetraum (A. Schlosser)

> Liens :


QUEST : « Circular Dreaming – Quest plays the music of Miles ’60s »

QUEST : « Circular Dreaming » -  voir en grand cette image
QUEST : « Circular Dreaming »
ENJA / Harmonia Mundi

Quest  : une longue histoire d’amitié et de fidélité musicale (et humaine) puisque le groupe a été fondé en 1981 (avec George Mraz -contrebasse- et Al Foster -batterie-) remplacés en 1984 par l’actuelle section rythmique : Ron McClure et Billy Hart. Comme Weather Report avec W. Shorter etJ. Zawinul, l’ossature de Quest repose sur les saxophones (Dave Liebman) et le piano (Richie Beirach). La comparaison s’arrêterait presque là puisque, si WR avait opté pour l’articulation entre sonorités électriques et acoustiques, Quest reste un quartet attaché aux sonorités acoustiques plus traditionnelles dans la continuité de la formule depuis John Coltrane.
Les deux groupes trouvent leur origine commune dans le giron de Miles Davis puisque Dave Liebman fut découvert dans les formations électriques de Miles de 1970 à 1974, après Wayne Shorter.
Un rappel historique qui a son importance puisque cet album puise l’essence de son répertoire dans la musique que jouait Miles Davis dans les années 60. C’est ainsi qu’on y entend Dave Liebman jouer de six compositions de Wayne Shorter très représentatives de cette époque et devenues, depuis, de véritables standards. Les connaisseurs se livreront donc au petit jeu des comparaisons des styles et des modes de jeu (soprano, ténor...) avec les versions de référence autour de Pinocchio, Prince of Darkness, Footprints, Vonetta, Nefertitti et Paraphernalia.
Là, le piano de Richie Beirach se démarque de celui d’Herbie Hancock à l’époque. On peut se laisser porter par le solide soutien mélodique et harmonique de Beirach, partenaire indispensable de Liebman tant leurs jeux sont complémentaires pour donner de l’éclat à des compositions célèbres complétées par M.D., hommage de Liebman à Miles et Circular Dreaming, composition de Beirach pour boucler la boucle, sans oublier Hand Jive, composition tonique et foisonnante du batteur (regretté), Tony Williams.

Le disque que nous avons écouté avait une sonorité un peu aigüe et parfois nasillarde. Espérons que la version « officielle » restitue au mieux toutes les qualités de cette musique « historique » restituée avec beaucoup de sensibilité et de force. Un disque qui pourra séduire sans peine les amateurs de jazz acoustique de grande classe.

. ::Thierry Giard ::.

> QUEST : « Circular Dreaming – Quest plays the music of Miles ’60s » - Enja ENJ-9594 2 - distribution Harmonia Mundi

Dave Liebman : saxophones ténor et soprano / Richie Beirach : piano / Ron Mc Clure : contrebasse / Billy Hart : batterie

01. Pinocchio (Wayne Shorter) / 02. Prince of Darkness (Wayne Shorter) / 03. Footprints (Wayne Shorter) / 04. M.D. (Dave Liebman) / 05. Hand Jive (Tony Williams) / 06. Vonetta (Wayne Shorter) / 07. Nefertitti (Wayne Shorter) / 08. Circular Dreaming (Richie Beirach) / 09. Paraphernalia (Wayne Shorter)

> Liens :


Bobo STENSON Trio : « Indicum »

Bobo STENSON Trio : « Indicum » -  voir en grand cette image
Bobo STENSON Trio : « Indicum »
ECM / Universal Music France

L’époque est aux trios « piano-basse-batterie », on l’aura dit et répété. On distingue bien des familles, des courants depuis les purs et durs du swing jusqu’aux découvreurs-défricheurs en passant par les modernes qui lorgnent vers les musiques, les rythmes et les sonorités référées à notre aujourd’hui musical.
Et puis, il y a ceux qui suivent leur voie, sans se soucier des modes et des courants, naviguant sans plan de course, au gré des vents de leur inspiration.
Bo Gustav Stenson, alias Bobo Stenson est de ceux-là. Le pianiste suédois a construit sa réputation de longue date dans des rencontres avec les américains de passage en Scandinavie, de Sonny Rollins à Stan Getz, ou installés dans ces terres froides comme Don Cherry avec lequel il a collaboré plus durablement.
Son trio avec Arild Andersen et Jon Christensen se fit une belle réputation.
Aujourd’hui, c’est avec Anders Jormin et Jon Fält qu’il continue à développer les possibilités de cette formule instrumentale. Deux complices très brillants, inventifs et rompus au jeu collectif qui savent apporter le parfait contrepoint au jeu limpide et chaleureux du pianiste.
En toute liberté, le pianiste explore la richesse des compositions de Bill Evans (Your Story pour une ouverture fine et sensible) ou George Russell (Event VI extrait de la suite Living Time). Un disque qui s’écoute avec bonheur car chaque plage semble ouvrir une nouvelle fenêtre sur un univers musical d’une belle richesse avec, peu après la mi-parcours, les lumières chaudes de « La Peregrinacion », célèbre composition d’Ariel Ramirez (anciens, souvenez-vous : « Alouette, alouette... » !).
Mais c’est sans doute dans les trois compositions (spontanées / improvisations) que ce disque dévoile toute la finesse de ce trio et la complémentarité rare entre ses membres (remarquable partie de batterie de Jon Fält que complète à merveille le jeu aéré et solide d’Anders Jormin). Les très complémentaires Indiko, Indicum et Indigo sont les perles d’un disque qui sans égaler le précédent, Cantando (2008 - OUI ! CultureJazz.fr) se révèle tout à fait captivant et très attachant.
La trace d’un maître, à suivre sans aucune hésitation.

. ::Thierry Giard ::.

Bobo STENSON Trio : « Indicum » - ECM 279 4575 - distribution Universal Music France

Bobo Stenson : piano / Anders Jormin : contrebasse / Jon Fält : batterie

01. Your Story (Bill Evans) / 02. Indikon (Stenson) / 03. Indicum (Stenson) / 04. Ermutigung (W. Biermann) / 05. Indigo (Stenson, Jormin, Fält) / 06. December (Jormin) / 07. La Peregrinacion (A. Ramirez) / 08. Event VI (George Russell - extrait de Linving Time) / 09. Ave Maria (Trad. Norvege) / 10. Tit Er Jeg Glad (C. Nielsen) / 11. Sol (Jormin) / 12. Ubi Caritas (O. Gjeilo)

> Liens :


Jérémie TERNOY Trio : « Bill »

Jérémie TERNOY : « Bill » -  voir en grand cette image
Jérémie TERNOY : « Bill »
Circum-Disc / MVS distribution-Anticraft

Très actif dans le collectif lillois Zoone Libre et proche des membres de Circum (collectif dont le label publie ce disque), Jérémie Ternoy construit sa carrière calmement mais efficacement.
Très attiré par les possibilités du Fender Rhodes qu’il triture plus ou moins dans des projets souvent audacieux (trio TOC, Overlow...) ou plus tempérés (trio de Thomas Grimmonprez), il reste très attaché au piano acoustique dans le cadre d’un trio (ce trio) qui existe depuis bientôt dix ans.
Une formation qui avait retenu l’attention de l’AFIJMA [1] en 2008 puisqu’il a fait partie de la sélection Jazz Migration à la suite de la parution du beau disque « Bloc » (Zig-Zag Territoires) .
C’est donc avec le souvenir de « Bloc » que nous avons écouté « Bill », un disque qui nous semble témoigner d’une maturité plus grande encore qu’en 2008 (concert au festival Jazz sous les Pommiers). Le foisonnement harmonique qui le caractérisait alors a laissé place à une approche plus épurée du jeu en trio au bénéfice d’un plus grand équilibre des voix. On n’écoute pas que le pianiste mais l’apport de chacun dans un ensemble qui joue vraiment collectif (Nicolas Mahieux et Charles Duytschaever sont des complices inventifs et attentifs).
Chacune des compositions (aux titres très « compacts ») développe une ligne esthétique particulière, un mode de jeu (Répétitifs, le bien nommé...) et Jérémie Ternoy explique que « chaque morceau est caractérisé par un motif souche qui donnera les règles de jeu d’une invention tant thématique que formelle ».
Un disque qui se positionne bien dans le contexte actuel des trios qui puisent leur inspiration au delà du jazz, à la recherche de climats nouveaux qui mettent en valeur ici les sonorités acoustiques de chacun des instruments.

On suivra avec attention le parcours de Jérémie Ternoy dans ce contexte, en particulier, mais aussi avec Magma puisqu’il a rejoint récemment l’équipe du mythique Christian Vander.

. ::Thierry Giard ::.

> Jérémie TERNOY Trio : « Bill » - Circum-Disc Microcidi004 - distribution MVS distribution – Anticraft

Jérémie Ternoy : piano / Nicolas Mahieux : contrebasse / Charles Duytschaever : batterie

01. Le Sol / 02. Dessus / 03. Répétitifs / 04. Le / 05. Bill / 06. De / 07. Ligoté / 08. Dessous

> Liens :


Jean-Philippe VIRET : « Supplément d’âme »

Jean-Philippe VIRET : « Supplément d'âme » -  voir en grand cette image
Jean-Philippe VIRET : « Supplément d’âme »
Mélisse / Intégral Musique et Abeille Musique

Un rêve de musicien qui se réalise. Jean-Philippe Viret, contrebassiste et leader d’un trio irréprochable est aussi un compositeur fasciné par les cordes et pas seulement celles de sa contrebasse ou du piano d’Édouard Ferlet. Il avait, de longue date, une secrète envie de quatuor dans lequel il remplacerait le second violon pour lester les basses de l’ensemble et donner une autre dimension à la formule « académique » avec un violon, un alto et un violoncelle.
Grâce à un réseau de complicités fidèles, le projet a pu se concrétiser avec le soutien d’Édouard Ferlet, as du clavier qui gère aussi le beau label Mélisse.
C’est ainsi qu’est né « Supplément d’âme », ces âmes sans lesquelles la musique ne prendrait pas corps et les instruments ne pourraient entrer en résonnance. Un titre bien choisi pour une musique qui se place souvent hors du champ formel du jazz tout en restant fidèle à l’esprit de cette musique en terme de liberté et d’interactions.
Si on excepte une composition de François Couperin, Jean-Philippe Viret a écrit l’ensemble du répertoire en veillant à nuancer les climats, à explorer et mettre en valeur les possibilités mélodiques et harmoniques de cette formule instrumentale sans aller trop loin dans l’abstraction musicale.
Voilà donc un beau disque dans un espace singulier entre influences classiques et quelques fines touches qui rappellent que le jazz est quand même le moteur essentiel de l’activité de ce contrebassiste qui poursuit son chemin avec détermination.

. ::Thierry Giard ::.

> Jean-Philippe VIRET : « Supplément d’âme » - Mélisse mel666012 - distribution Intégral Musique et Abeille Musique

Jean-Philippe Viret : contrebasse, compositions / Sébastien Surel : violon / David Gaillard : alto / Éric-Maria Couturier : violoncelle

01. Esthétique ou pathétique ? / 02. Les barricades mystérieuses / 03. Coalescence / 04. Justice / 05. Pierre Daura / 06. Le rêve usurpé / 07. Sablier // Enregistré au studio Audiolane (France) en février 2012.

> Liens :

Portfolio


[1Association des Festivals Innovants en Jazz et Musiques Actuelles

Dans la même rubrique

26 décembre 2012 – Petit voyage en Suisse

18 décembre 2012 – La vitrine de décembre 2012 : 9 disques.

13 décembre 2012 – [retour sur...] Jérôme SABBAGH : « Plugged in »

6 décembre 2012 – [Disques] Les ÉTOILES de l’année 2012.

6 décembre 2012 – [retour sur...] Anne PACEO : Yôkaï