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Jacques Menichetti à Marseille : carte postale.

Meilleurs souvenirs des pays du jazz...

D 9 juin 2014     H 19:15     A Christian Ducasse, CultureJazz, Thierry Giard    


Envoyez-nous vos meilleurs souvenirs « jazz et musiques improvisées » : nous les publierons ! Comment faire ?.
À quand de vos nouvelles ?


> C’était à Marseille, le mardi 27mai 2014.

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Jacques Menichetti à Marseille - mai 2014.

Marseille : les peuples du blues par Jacques Ménichetti.

Vive clameur quand à 21h10 l’orchestre « Guitar’s Comanches » traverse la salle du Cri du Port et monte sur scène. Jacques Ménichetti irradie déjà de sa présence, qui s’était fait rare à Marseille. Déclaration préliminaire du leader : « C’est à la hauteur de la fumée que l’on mesure la qualité du bois » (proverbe Indien ou Ménichettien ?). L’entame est à la hauteur des espoirs du nombreux public lorsque le band attaque sur un rythme échevelé un titre de JJ Cale. Suite aussi torride avec des compositions personnelles de Ménichetti (« Peuple de l’Oklahoma », « Soft Dance » …) et des classiques de Big Bill Bronzy ou Fred Mc Dowell. Place particulière au « That’s All Right » de Arthur « Big Boy » Crudup. Autre belle surprise de la soirée : la présence au chant de Gilbert Cassand, vétéran du groupe. La moyenne d’âge avoisinait celle des Rolling Stones. Claude Vesco en invité spécial fit planer l’auditoire par ses habillages savamment dosés de lapsteel guitare. Rythmique imparable de Jean-Louis Margaillan (basse) et Alain Manouk (batterie). Jacques Ménichetti animant les débats de manière non conformiste avec une guitare montée en cordes nylon. Cet artiste hors norme n’a pas fini de nous surprendre.

Guitar’s Commanches : Jacques Menichetti - guitare & harmonica, Gilbert Cassand - guitare, & chant Jean-Louis Margaillan - basse Alain Manouk - batterie.
Invité Claude Vesco - lapsteel guitare, & guitare

Salle du Cri du port , Marseille mardi 27 mai 2014 (co-production Cri du port / AMMAI)

. ::Christian Ducasse ::.


Les cartes postales de :


> 22 mai 2014 : Festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés Paris :

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Erik Truffaz et Rodolphe Burger en mai 2014 à Paris.

Erik Truffaz quartet invite Rodolphe Burger

Soirée de contrastes, en un lieu de savoir officiel, pour le quartet désaxé du trompettiste Erik Truffaz confessant son plaisir d’ancien mauvais élève à s’exprimer du haut d’une tribune universitaire. Agravant son cas, Truffaz convie un artiste qui avoue sa faible participation à des festivals de jazz et sa toute première apparition sur la rive gauche (de la Seine parisienne). Erik Truffaz affectionne les voix qui lui rendent la pareille. Celle de Rodolphe Burger sonne aussi chaude que son verbe brûlant. Soirée incandescente où le blues suinte, son de rage de vivre en final intense. Deux bis : « African Mist » en quartet suivi du « Billy Jean » de Michael Jackson dans une scansion inédite de Rodolphe Burger.

Cette rencontre devra en appeler d’autres.

. ::Christian Ducasse ::.

Erik Truffaz : trompette / Benoît Corboz : pianos & claviers divers / Marcello Giuliani : basse / Marc Erbetta : batterie / et Rodolphe Burger : guitare et chant.

Amphithéâtre Binet, Université Descartes Paris Vème



> C’était à Caen, grand auditorium du Conservatoire, mardi 20 mai 2014.

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Taylor Ho Bynum, Jim Hobbs, Bill Lowe, Tomas Fujiwara, Ken Filiano, Mary Halvorson - Caen, 20 mai 2014
© CultureJazz.fr

Poussée par des vents parfois turbulents, des cordes vibrantes et des tambours à la croisée des courants, la musique de Taylor Ho Bynum embarque l’auditoire dans un voyage au cheminement aléatoire. Le capitaine au cornet avait prévenu : « Vous partez pour une pièce ininterrompue de 50, 60 minutes... ». Le public a ouvert les écoutilles et suivi le cheminement balisé de signes et de codes au fil de cette Navigation, pièce n° 21 extraite de la suite Possibility Abstract. Un parcours où l’abstraction côtoie le swing, où l’humour rend le blues joyeux. Une musique pensée et structurée comme un jeu d’esprit, ludique mais jamais cérébrale, chaleureuse et interactive : chacun prend la barre à l’envi. Un signe, un regard et l’ensemble suit puis change de cap.
Le concert s’achève dans la fraîcheur vivifiante de Source.
En rappel, une sorte de marche lente où le tuba prend la part du lion et pose la cadence de cette troupe de trublions qui partent d’un bel éclat de rire en retrouvant les coulisses. Un signe qui ne trompe pas. Bon esprit !

. ::Thierry Giard ::.

Taylor Ho Bynum : cornets / Jim Hobbs : sax alto / Bill Lowe : trombone basse, tuba / Mary Halvorson : guitare / Ken Filiano : contrebasse / Tomas Fujiwara : batterie
Concert dans le cadre des Mardis en Musique « jazz » de l’Orchestre de Caen.

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> C’était à Paris, au Duc des Lombards, le 14 avril 2014

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Ambrose Akinmusire Quintet - Duc des Lombards 14 avril 2014.
© Christian Ducasse

Concert(s) du mois ?

Aimanté par la trace féconde de Michel Portal, j’ai pu découvrir la singulière personnalité du trompettiste en 2011.
Depuis son quintet suscite une curiosité grandissante, le public plébiscitant cet esprit non conformiste, son jazz de tradition enrichi d’une écriture qui pourra dérouter. Ambrose Akinmusire possède un swing habité, méditatif, teinté d’un humour aigre-doux qui nous attache à son œuvre. Dans la trop petite salle du Duc des Lombards, ce lundi au concert de 22 h, des experts peuplent le dernier rang : Michel Portal (bien sûr), Joe Lovano, Jack DeJohnette (nourri des commentaires constants de son voisin Aldo Romano) … les jeunes Olivier Bogé et Fred Nardin ne perdent rien de la richesse du set.
Retour du quintet prodige prochainement sur nos territoires ensoleillés.

. :: Christian Ducasse ::.

Ambrose Akinmusire (trompette) Walter Smith (saxophone ténor) Sam Harris (piano) Harish Raghavan (contrebasse)
Justin Brown (batterie). Trois soirs (bondés) au Duc des Lombards les 14, 25 & 16 avril 2014.

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> C’était à Coutances (Manche), le 28 mars 2014

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Adrien Sanchez, Olivier Laisney, Stéphane Payen - Coutances, 28 mars 2014.

Soirée jazz dans le double cadre de la saison du théâtre municipal et de Focus Jazz, événement panoramique d’un mois sur les scènes bas-normandes.
Ce soir-là, certes, la fougue généreusement swinguante était du côté du quintet de Jean-Benoît Culot qui invitait pour quatre dates le saxophoniste Dave Liebman, magnifiquement servi par l’élégance du pianiste Leo Montana (seconde partie).
Ce soir-là cependant, l’exploration des nouvelles terres du jazz est revenue haut la main au trompettiste Olivier Laisney qui présentait son groupe Slugged dans sa ville natale. Dépassant l’émotion des retrouvailles avec ses racines musicales, le compositeur-trompettiste a démontré l’audacieuse richesse de sa musique à l’architecture rythmique et mélodique vraiment singulière. Olivier Laisney avait invité Stéphane Payen, saxophoniste alto très à l’aise dans un contexte qu’il affectionne : un jazz qui veut rompre avec des codes et conventions pour s’inventer des structures où l’abstraction n’est jamais synonyme de dérégulation libertaire. Une sacrée équipe de cadors selon Franck Bergerot, rédac’chef de JazzMag-Man présent pour l’occasion et déjà acquis à la cause de ces musiciens-bâtisseurs du jazz d’aujourd’hui.

À suivre de très près !

Jazzistiquement,

. :: Thierry Giard ::.

Slugged : Olivier LAISNEY : trompette / Adrien SANCHEZ : saxophone ténor / Stéphan CARACCI : vibraphone / Joachim GOVIN : contrebasse / Thibault PERRIARD : batterie // Invité : Stéphane PAYEN : saxophone alto

> Lire aussi : Slugged à Paris en mai 2012 (par Édouard Hubert)

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> C’était à Paris le vendredi 27 février 2014.

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Tom McClung & Eddy Charni
© Christian Ducasse

C’est Christian Ducasse qui me l’a conseillé « il y a un jeune bassiste en devenir, Eddy Charni, conducteur de train le jour, musicien tout le temps qui a eu droit à un article dans le journal Le Monde. Il se produit au club Le Cozy. Cerise sur le gâteau, il y joue avec le pianiste américain Tom Mc Clung  ».
Et c’est bien évidement autour des standards que se retrouvent les deux musiciens. Ces standards que l’on dit joués et rejoués, usés jusqu’à la mœlle. Mais voilà c’est toujours la même magie de ces mélodies simples et difficiles que l’on connaît par cœur que l’on aime réécouter et reconnaître.
Que vont-ils en faire de ces mélodies de ces harmonies familières ?
C’est un soir au club. On discute au bar avec les deux musiciens lors de la pause. On fait connaissance. Quels sont leurs parcours de musiciens ? On parle de Monk. Et l’on savoure cette musique faite de culture et de fausses nonchalances…

. ::Pierre Gros ::.

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> C’était à Saint-Sauveur-Lendelin (Manche) le vendredi 7 février 2014.

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Hommage !

On a vu Thomas de Pourquery qui cherchait Mirza dans ce petit coin de Cotentin battu par les vents de cet hiver tourmenté. Il rêvait du Sud et d’une maison près de la Fontaine ou mieux encore de la Rua Madureira à Rio mais là, ça réveille trop de mauvais souvenirs (une Caravelle qui n’est jamais arrivée, jadis... Un cœur brisé, un journal, un téléphone qui sonne...).
Il a chanté comme un possédé le répertoire de Nino Ferrer, soutenu par une super-équipe capable de vous faire fondre les tympans ! Le public d’abord surpris par les ondes de choc d’une musique à la coloration soul et rythm’n’blues a repris en chœur des refrains incrustés dans les mémoires.

Rappel, salut. Chaleur et complicité. Thomas de Pourquery qui entame son ultime année de résidence à Coutances (Jazz sous les Pommiers) a désormais ses fans ! Rien de vraiment surprenant, non rien... Attendons la suite.

Salutations cordialement venteuses depuis la Manche... qui bouge !

. :: Thierry Giard ::.

Le Sacre du Tympan + Thomas de Pourquery : Tribute to Nino Ferrer - Sur la photo : Fred Pallem : guitares, direction, arrangements / Arnaud Roulin : orgue, synthétiseur / Thomas de Pourquery : chant / Fabrice Theuillon : saxophone ténor / Julien Charlet : batterie / Fabrice Martinez : trompette et bugle / Stéphane Decolly : basse / Pierre-Olivier Govin : saxophone baryton
Organisation : Villes En Scènes -CG 50 / Jazz sous les Pommiers.

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> C’était à Caen (Calvados) le 5 décembre 2013.

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Le pianiste Bill Carrothers est un vrai passionné d’histoire. Le 5 décembre 2013, il prenait contact avec les jeunes choristes de la Maîtrise de Caen et pour lancer officiellement sa création « D-Day » qui va célébrer le 70è anniversaire du Débarquement allié en Normandie dans le cadre du festival Jazz Sous Les Pommiers (Coutances), en co-production avec le Théâtre de Caen (fin mai 2014).
« J’ai étudié la Seconde Guerre mondiale pendant trente ans » précise-t-il. « J’ai parcouru les plages de Normandie plus d’une fois et visité les nombreux cimetières de la région. Cependant, je ne veux pas donner une « représentation » de la guerre avec la musique. Mon intérêt pour la fusion de la musique et de l’histoire est de raconter l’histoire de l’histoire à travers la musique, pas de promouvoir une quelconque idéologie. »
Une approche que Bill Carrothersl a magistralement illustrée en 2004 avec le disque Armistice 1918 (Sketch records)). Quant au travail avec un chœur, on en a une belle preuve de son savoir-faire dans son dernier opus de Bill Carrothers, Sunday Morning (Vision Fugitive - 2013), paru en novembre dernier.

D-Day mettra en scène Bill Carrothers (piano, composition et chant), Dré Pallemaerts (batterie), Drew Gress (contrebasse), Peg Carrothers (chant), Max Acree (trombone) et près de 120 jeunes choristes (Maîtrise de Caen, l’American BoyChoir du New Jersey, les chorales de collègiens bas-normands).

Un projet à suivre sur www.jazzsouslespommiers.com.

. ::CultureJazz, avec la collaboration de Séverine Hédouin ::.

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> C’était le matin du samedi 3 août 2013 - Orcières (Hautes-Alpes) - Festival de Chaillol 2013

« C’est un trou de verdure où murmure un dragon endormi : le Drac. Entre sapins et aulnes, il prend le temps de faire quelques détours, quelques flaques, quelques rêves . Ce sont des adoux d’eau fraîche et limpide… Un paradis pour des ondines dissimulées dans les feuillages. » écrit Alexandre Sauvaire, conteur-arpenteur des recoins de la montagne.
Ce matin-là, il guidait une balade musicale, un moment magique qui permit d’apercevoir une ondine féérique mais aussi de découvrir, sous les arbres, le percussionniste-improvisateur Claudio Bettinelli qui esquissa en quelques minutes une architecture musicale spontanée et minimaliste d’une grande inventivité mêlant acoustique et électronique.
Non, pas du « jazz », mais une musique d’aujourd’hui qui mérite une grande attention car elle est fragile et éphémère...
Beau souvenir bercé par le chant du torrent assagi après un printemps de grandes colères.

Le festival de Chaillol réserve bien des surprises...

. ::Thierry Giard ::.

À lire aussi :

> La suite de la collection de cartes postales est ICI...

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