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Leo Records : grands orchestres et autres pépites !

D 21 novembre 2014     H 10:54     A Jean Buzelin    


Le hasard (?) faisant bien les choses, ce sont à nouveau trois grands orchestres qui seront mis en valeur dans cette revue de disques publiés par Leo Records entre février et octobre de cette année, soit quatre ou cinq parutions tous les deux mois. Ce qui fait de la maison que Leo Feigin maintient à bouts de bras et avec la passion et l’enthousiasme de ses débuts, l’un des principaux labels de jazz contemporain en Europe. Comme il préfère investir dans la réalisation de projets parfois grandioses, comme ceux de ces trois formations imposantes, plutôt que dans la publicité dans les magazines, cela ne se sait pas toujours, et c’est bien regrettable.

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Il y a 20 ans, paraissait le premier disque d’un formidable big band de Boston, le Aardvark Jazz Orchestra. Dirigé par le compositeur Mark Harvey, cet ensemble de musiciens et improvisateurs de haut niveau, bien que peu connus du public, m’avait transporté et enchanté. Ainsi que je l’écrivais dans Jazzman, j’y trouvais : « une science de l’équilibre et de l’opposition des masses sonores peu commune. S’inscrivant à la fois dans la tradition des big bands tout en développant des conceptions et des idées musicales très avancées, Mark Harvey se montre brillant conducteur d’orchestre sachant admirablement faire sonner l’ensemble, donner la puissance tout en offrant de larges espaces libres aux improvisateurs (…). La reconnaissance de ce travail remarquable — quasi monumental —, fruit de l’expérience, de l’ambition et d’une pensée musicale forte et accomplie, pourrait bien relever le niveau d’exigence dans nos contrées. » Et quitte à ne pas me faire des copains, je ne vois toujours pas, en France, un grand orchestre d’un tel niveau et d’une telle qualité.
Ce nouvel opus, le septième* (seulement, pourrait-on dire, en 40 ans d’existence !), d’un niveau remarquable, me confirme dans mes impressions… Impressions, tel est le titre de l’album et de la première composition, courte, qui permet aux couleurs, aux timbres, aux nuances, de s’installer et se déployer. Suivent six autres pièces, très différentes l’une de l’autre et qui reflètent l’engagement social du compositeur : The Journey évoque la lutte pour les droits civiques, Passions est dédié aux anarchistes Sacco et Vanzetti. Tout cela dans un déploiement de masses sonores aussi puissantes que légères, si je peux formuler cet apparent paradoxe, d’alliages orchestraux somptueux parfois insolites, le compositeur-arrangeur utilisant volontiers ses trois sections (anches, trombones, trompettes) dans l’esprit des big bands “classiques“, mais avec des complémentarités inusuelles. Les solistes interviennent librement et avec grande expressivité sur les fonds orchestraux toujours changeants, mobiles, et avec une grande légèreté rythmique. Ce qui fait que le swing est toujours présent (et nous change de ces grosses machines plombées par des rythmes binaires omniprésents). Enfin, sans insister car presque tous les membres de l’orchestre le sont, je signalerai l’excellence des solistes et des deux vocalistes qui contribuent çà faire de l’Aardvark Jazz Orchestra, l’une des plus belles grandes formations que l’on puisse entendre actuellement. Malheureusement, elle voyage peu et ne s’est jamais produite en France à ma connaissance. ( OUI ! )
*J’avais chroniqué le précédent sur notre site favori : Leo Records Panorama #3, 11/07/2012. On y trouvera plus d’informations sur le parcours de Mark Harvey.

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Le Jazz Composers Alliance Orchestra, dirigé par le compositeur Darrell Katz, se situe un peu dans la lignée du précédent. Résidant également dans la région de Boston, il n’a “que“ 30 ans d’existence, comprend vingt musiciens, dont plusieurs membres de l’Aardvark Orchestra, en particulier l’excellent saxophoniste Phil Scarff. Amoureux inconditionnel de la bicyclette, comme Albert Einstein (voir la photo du recto), il a écrit, en hommage au grand savant, une suite en dix mouvements intitulée Wheelworks, dont les lyrics se composent de phrases d’Einstein, de lui-même et quelques autres commentaires anonymes. Tout cela est superbement interprété par Rebecca Shrimpton, excellente chanteuse de jazz/lyrique, si je puis résumer ainsi. Le travail orchestral de masse, souvent très tranché et affirmé, est un enchantement. Katz habille somptueusement le chant et, pour un arrangeur, possède le sens de la mélodie. Il sait parfaitement alterner les ambiances, les climats et les tempos, utilisant parfois des riffs puissants ou, au contraire, travaille en demi-teintes et en douceur. Deux autres belles compositions encadrent sa suite, illustrant ces tendances : le panache et l’enthousiasme et une sorte de raffinement solide. Notons que, comme chez Harvey, les nombreuses interventions solistes sont parfaitement mises en valeur.
En guise de complément final, un quatuor de saxophones, dans lequel figure Phil Scarff, enregistré il y a 15 ans, joue un superbe Monk’s Mood. ( OUI ! )

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À côté de ces deux réalisations majeures, une autre, fort intéressante également, nous vient d’Angleterre. Il s’agit du Multiple, un octette dirigé par le compositeur et joueur de claviers Billy Bottle. Ce musicien éclectique, qui fréquente les scènes “jazz folk“ de la région de Canterbury, a composé une suite sur des poèmes de l’écrivain américain Henry David Thoreau. Essentiellement chantée par Martine Waltier, également violoniste, cette œuvre, à l’atmosphère paysagère très poétique, s’inscrit, à mon sens, dans la lignée du travail de Mike Westbrook — d’autres noms me viennent, comme Henry Cow, Chris Cutler, Ashley Slater… D’ailleurs, Kate Westbrook elle-même fait partie des invités qui interviennent dans quelques-unes des différentes parties de l’œuvre dont l’écoute est tout à fait délectable. Un travail raffiné et subtil très “anglais“ — pardon ! — qui n’aurait pas déparé le catalogue Babel Label et a parfaitement trouvé sa place chez Leo…

… Lequel ne privilégie pas particulièrement les musiciens de son pays d’adoption, preuve de son ouverture d’esprit et d’oreilles fines largement déployées à tous les vents. Ce que nous constaterons une fois de plus dans cette (trop) courte recension de la plupart de ses récentes productions :

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Les quartettes sont les plus nombreux. Ils restent la formule favorite de beaucoup même si les types d’instrumentation varient. Le percussionniste suisse Heinz Geisser dirige l’Ensemble 5 désormais réduit à quatre membres (voir Culturejazz : Petit voyage en Suisse, 26/12/2012). Avec un trombone, un piano et une contrebasse, il produit un jazz très improvisé, ouvert et sans complaisance, une musique exigeante, quoique parfois un peu austère à écouter dans « The Summary of 4 » en deux volumes.

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On retrouve Geisser dans un quartette italo/suisse original simplement intitulé Conversations About Thomas Chapin, disque dédié à ce brillant saxophoniste-flûtiste américain mort trop tôt (1957-1998) dont ils reprennent le thème Anima. Les six autres pièces sont de véritables compositions collectives instantanées jouées avec drive et conviction. L’alliage flûtes-violon-basse, original, fonctionne à merveille. Un très beau disque. ( OUI ! )

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Le violoniste italien du disque précédent s’appelle Stefano Pastor. On le retrouve en duo avec l’altiste suisse Charlotte Hug dans sept pièces totalement improvisées. Où l’’expressivité est de mise. Grincements, raclements, couinements, un véritable exercice “sur la corde raide… des violons“, ne sont pas des éléments qui font de leur travail difficile une “musique agréable“.

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Retour au quartette avec l’Hanuman Jazz Quartet, remarquable groupe italien qui, avec une musique très élaborée, démontre qu’on peut encore jouer du jazz, en d’autres termes improviser en jazz aujourd’hui. Le clarinettiste Fabio Martini et ses trois camarades jouent un post free dans la lignée de Steve Lacy ou d’Ornette Coleman, sans aucun esprit de revival. La musique est ample, découpée, construite, jouée avec une grande écoute, une réelle envie et une vraie exigence. ( OUI ! )

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Le Rank Ensemble, formé à Helsinki en 2009, est un quartette très original (cor, guitare, harpe/ukulele, piano//flûte + quelques autres instruments occasionnels). Ici, nous sommes assez loin du jazz — pour faire court. Ces musiciens, qui interprètent également John Cage entre autres, ont fait le choix ici de l’improvisation dans un langage très contemporain. Une musique riche, mais ponctuée de silences, limpide et presque diaphane qui évolue lentement. À découvrir.

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Le voyage en Europe se poursuit avec Ultima Armonia, quartette serbe qui existe depuis 1987. Avec une formation de jazz (sax/clarinette, claviers, basse et batterie), les musiciens explorent de leur côté, grâce à un background qui comprend aussi bien le baroque que les musiques traditionnelles des Balkans et de Carpates, un autre des “possibles“ du jazz d’aujourd’hui et peut-être du futur. Leur musique, très originale, s’appuie sur des mélodies superbes. Très beau disque.

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Plasmic, ce sont les 2/3 du Trio Now, Uli Winter (violoncelle) et Fredi Pröll (drums), rejoints par la pianiste Agnes Heginger et la chanteuse Elisabeth Harnik. Cet ensemble autrichien joue une musique improvisée de haute tenue.

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Du quartette, nous passons au trio avec à nouveau une chanteuse, Franziska Baumann, qui pratique volontiers le scat, en compagnie d’un saxophoniste et d’un pianiste, Christoph Baumann, pour une série d’improvisations, peut-être plus jazzy. Ce trio suisse, Potage du Jour, qui existe depuis 14 ans, nous offre des passages assez captivants.

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La contrebassiste Joëlle Léandre se place comme le pivot central d’un trio d’improvisateurs, entre le vocaliste américain Tom Buckner et sa compatriote, la flûtiste stratosphérique Nicole Mitchell. Ce n’est pas la première fois que Nicole et Joëlle se rencontrent (voir Culturejazz : Le Choix de Joëlle, 03/10/2013). Parcours semé d’embûches et de découvertes.

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Retour en Angleterre avec un jeune trio, Zubeneschamali, composé de Daniel Thompson (guitare), Tom Jackson (clarinettes) et Roland Ramanan (trompette), dont c’est le premier disque. Une musique improvisée fine et subtile, pleine de surprises et de trouvailles.

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Le duo formé par le batteur autrichien Lukas Ligeti et le pianiste américain Thollem McDonas produit, avec une maîtrise, une aisance et une virtuosité confondantes, une série de compositions spontanées particulièrement fortes et toniques ! C’est un foisonnement, une bousculade de notes qui rebondissent sans cesse. Notons que Ligeti est un pur batteur et que McDonas joue parfois de manière très concertante.

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Enfin, dans un esprit totalement différent mais aussi dynamique, Umberto Petrin nous offre un grand et passionnant disque de piano solo. Rappelons que Petrin, qui se situe à l’opposé de ces pianistes pseudo-néo-romantiques dont une partie de la critique raffole, avait remplacé Giorgio Gaslini au sein de l’Italian Instabile Orchestra.

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Mais une chronique consacrée aux dernières parutions du catalogue Leo Records serait incomplète sans les dernières productions du saxophoniste Ivo Perelman (voir Culturejazz : C’était en 2013, 3e séance, 06/02/2014) Quatre disques, cette fois-ci, viennent enrichir une discographie pléthorique ! Trois font entendre ses partenaires privilégiés : Mat Maneri en un échange parfait, un duo très équilibré, ardent et vif ; Matthew Shipp et William Parker, pour un trio dense, expressif et recueilli, Perelman élaguant avec un grand sens du drame ( OUI ! ) ; Shipp encore, qui “assoit“ la musique, et la rythmique Bisio-Dickey pour un disque plein, Perelman s’impliquant particulièrement en des phrases biscornues et torturées. Quelle générosité ! ( OUI ! ) La plupart de ces partenaires semblent retrouver une complicité qu’ils avaient autrefois avec le regretté David S. Ware, le ténor étant mû par une égale urgence, d’où sa production intensive.

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Et, pour fêter justement 25 années d’enregistrements, Perelman convie le vétéran Karl Berger, non au vibraphone, mais au piano (voir Culturejazz : Collection d’automne #2, 20/10/2010). Son jeu, architecturé, fait de déplacements harmoniques et de contrastes, est totalement différent de celui de Matthew Shipp. Ce qui lui octroie un regain d’intérêt.

Ajoutons que chacun de ces CD renferme un texte de livret très copieux de Neil Tesser.

Plus on écoute Ivo Perelman, qui joue de mieux en mieux, plus on aime ses disques. Je me demande pourquoi on n’invite pas ce grand saxophoniste-ténor à jouer en France… en fait si, je sais très bien pourquoi !


> Les références (dans l’ordre des numéros) :

> Stefano Pastor / Charlotte Hug : “Paragone d’Archi“ – Leo Records LR 688
Stephano Pastor (vln), Charlotte Hug (vla, voc).
Genève, 1-3 novembre 2012.

> Hanuman Jazz Quartet : “Soundhousing“ – Leo Records LR 691
Fabio Martini (cl), Marco Franceschetti (ts, ss), Stefano Solani (b), Danilo Sala (dm).
Dorzano (I), 2013.

> Billy Bottle & The Multiple : “Unrecorded Beam“ – Leo Records LR 693
Billy Bottle (p, elp, org, bg, voc), Martine Waltier (vln, voc), Roz Harding (as, ss), Vivien Goodwin-Darke (fl), Angus Menter (tb), Mike Outram (bg), Gary Evans (dm), Lee Fletcher (digital editing, virtual pipe org, g, soundscapes, treatments…) + Kate Westbrook (voc), Jay Darlington (org), Markus Reuter (g).
Plympton, prob. 2013.

> Ensemble 5 : “The Summary of 4“ – Leo Records LR 694
Heinz Geisser (perc, kalimba), Fridolin Blumer (b), Reto Staub (p), Robert Morgenthaler (tb).
Maur (Suisse), 24 juin 2013.

> Aarvark Jazz Orchestra : “Impressions“ – Leo Records LR 695
Mark Harvey (dir, tp, p), K.C. Dunbar, Jeanne Snodgrass + Eric Dahlman on 3 (tp), Bob Pilkington, Jay Keyser, Jeff Marsanskis (tb), Bill Lowe (btb, tu), Arni Cheatham (as, ts, fl), Peter Bloom (as, fl, pic), Phil Scarff (ts, ss, cl), Chris Rakowski (ts, cl), Dan Zupan (bs, cl, bcl) + Michael Heller (as on 6, 7), Tom Hall (ts on 1), Lewis Porter (p on 7), Richard Nelson ou Peter Herman (g), John Funkhouser, Victor Belanger on 3 (b), Harry Wellott (dm), Grace Hughes (voc on 2, 4), Jerry Edwards (voc on 2, 6).
Live concerts : Cambridge (MA), 1er juin 2006 (3), 14 avril 2012 (6, 7), 20 avril 2013 (1, 2, 4, 5).

> Perelman / Maneri : “Two men Walking“ – Leo Records LR 696
Ivo Perelman (ts), Matt Maneri (vla).
Brooklyn (NY), octobre 2013.

> Perelman / Shipp / Parker : “Book of Sound“ – Leo Records LR 697
Ivo Perelman (ts), Matthew Shipp (p), William Parker (b).
Brooklyn (NY), octobre 2013.

> Umberto Petrin : “Traces and Ghosts“ – Leo Records LR 698
Umberto Petrin (p solo).
Gênes, juillet 2013.

> Perelman / Shipp / Bisio / Dickey : “The Other Edge“ – Leo Records LR 699
Ivo Perelman (ts), Matthew Shipp (p), Michael Bisio (b), Whit Dickey (dm).
Brooklyn (NY), janvier 2014.

> “Zubeneschamali“ – Leo Records LR 700
Roland Ramanan (tp), Tom Jackson (cl, bcl), Daniel Thompson (g).
Londres, 30 mai 2013.

> Buckner / Léandre / Mitchell : “Flowing Stream“ – Leo Records LR 701
Thomas Buckner (voc), Joëlle Léandre (b), Nicole Mitchell (fl).
Brooklyn (NY), 8 décembre 2012.

> “Conversations about Thomas Chapin“ – Leo Records LR 702
Stefano Leonardi (fl), Stefano Pastor (vln), Fridolin Blumer (b), Heinz Geisser (perc).
Milan, 9 mars 2013.

> Rank Ensemble : “ Papilio Noblei“ – Leo Records LR 703
Solmund Nystabakk (g, voc), Elena Kakaliagou (fhn, voc), Saara Rautio (harp, ukulele, perc), James Andean (p, electronics, fl, melodica).
Helsinki ?, 2019-2013.

> Plasmic : “Live at Chilli Jazz Festival 2013“ – Leo Records LR 705
Agnes Heginger (voc), Elisabeth Harnik (p), Uli Winter (cello), Fredi Pröll (dm).).
28 septembre 2013.

Potage du Jour : “Go South !“ – Leo Records LR 706
Franziska Baumann (voc), Jürg Solothurnmann (ss, as), Christoph Baumann (p).
Le Cap (AdS), octobre 2013.

> Ultima Armonia : “Someone Killed the Swan“ – Leo Records LR 707
Boris Kovac (ss, as, bcl), Stevan Kovac Tickmayer (p, prep. P, kbd), Milos Matic (b), Lav Kovac (dm).
Novi Sad (Serbie), juillet 2012.

> Lukas Ligeti / Thollem McDonas : “Imaginary Images“ – Leo Records LR 709
Lukas Ligeti (dm), Thollem McDonas (p).
Brooklyn (NY), 2014 ?

> Ensemble 5 : “The Summary of 4 Vol. 2“ – Leo Records LR 710
Heinz Geisser (perc, kalimba), Fridolin Blumer (b), Reto Staub (p), Robert Morgenthaler (tb).
Maur (Suisse), 24 juin 2013.

> Darrell Katz & The JCA Orchestra : “Why Do You Ride ?“ – Leo Records LR 711
Darrell Katz (dir, g on 1), Mike Peipman, Gary Bohan, Forbes Graham (tp), Jim Mosher (fhn), Bill Lowe (tu), Bob Pilkington, David Harris (tb), Hiro Honshuke (fl, EWI), Alan Chase, Jim Hobbs (as), Phil Scarff (ts, ss, sis, cl), Dan Zupan (bs, bcl), Mina Cho (p), Norm Zocher (g), John Funkhouser (b), Luther Gray (dm), Joe Doubleday (vib), Ryan Edwards (perc), Rebecca Shrimpton (voc).
Allston (MA), 18-19 juin 2013.
(11) JCA Sax Quartet : Jeff Hudgins, Daniel Ian Smith (as), Phil Scarff (ts), Dan Bosshardt (bs).
Westwood (MA), juin 1999.

> Perelman / Berger : “Reverie“ – Leo Records LR 712
Ivo Perelman (ts), Karl Berger (p).
Brooklyn (NY), mars 2014.

Distribution Orkhêstra

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