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LEO RECORDS panorama #3

33 ans de création, de passion et d’enthousiasme

D 11 juillet 2012     H 17:55     A Jean Buzelin    


Sommaire :


Troisième volet de notre petit tour d’horizon consacré à Leo Records, maison de disques discrète mais ô combien importante, et même indispensable, à la connaissance, à la documentation, et tout simplement à la vie du jazz et des musiques encore libres d’aujourd’hui (lire les volets 1 et 2). Et pendant ce temps-là, les nouveautés continuent à arriver : CD simples, toujours présentés de la même façon, dans leur boîtier plastique — on ne peut pas se permettre de frais superflus — mais où liberté totale est laissée aux musiciens pour le verso et le livret. Le voyage musical se poursuit cette fois par l’Allemagne, puis par l’Autriche, et de là nous nous envolons directement pour le Royaume-Uni, là où Leo Feigin est installé depuis plus de 30 ans. Mais ne croyez pas pour autant qu’il privilégie les musiciens britanniques, il est bien trop ouvert pour se replier dans son île ! Et puis son cœur bat toujours pour les ex-pays de l’Empire soviétique où ses oreilles traînent partout !
Enfin, nous traverserons l’Atlantique pour aller à la rencontre de quelques musiciens essentiels auxquels le music business, qui lui, n’a pas les oreilles très ouvertes, ne prête guère attention. Détournez-vous donc un peu des programmes tout faits, et risquez l’écoute. C’est facile, il suffit de s’adresser à Orkhêstra, le distributeur des catalogues vraiment indépendants.

The Aardvark Jazz Orchestra : « Evocations » Fourth Page : « Blind Horizons » BassX3 : « Transatlantic » The Clarinet Trio : « 4 » Jon Corbett’s Dangerous Musics : « Kongens Gade » Carolyn Hume / Katja Cruz : « Light and Shade » Katja Cruz y los aires : « Mi corazón » Lapslap : « Granita » Ivo Perelman / Matt Shipp / Gerald Cleaver : « The Foreign Legion » Ivo Perelman / Joe Morris / Gerald Cleaver : « Family Ties » Ivo Perelman with Sirius Quartet : « The Passion According to G.H. » The Dorf : « Le Record »

Une clarinette basse (et occasionnellement une flûte basse) encadrée par deux contrebasses, voilà bien un trio insolite même lorsque l’on est habitué à des formations instrumentales de toutes sortes. Gebhard Ullman (sept disques pour Leo), Chris Dahlgren et Clayton Thomas proposent neuf pièces spontanément improvisées d’inégales durées, dont six s’articulent autour d’une Transatlantic en trois parties.

The Clarinet Trio : « 4 » -  voir en grand cette image
The Clarinet Trio : « 4 »
Leo Records / Orkhêstra

Cette « fausse » suite se déroule sur une sorte de tapis sonore très horizontal tissé à l’archet par les deux contrebasses, parfois mouvant, parfois brouillé, notamment par des jouets musicaux ou obstacles sonores inattendus. Mais dans l’ensemble, c’est l’extrême gravité qui prédomine, et conduit à une atmosphère sombre (dans tous les sens du terme), comme un ciel nuageux menaçant. La clarinette basse s’en extrait parfois par quelques sinuosités, des passages en « voix de fausset ». Hormis un Ornette’s Closet plus enlevé et un jeu pizzicato des basses, c’est tout de même une grande austérité qui prédomine.
Un disque qui n’engendre pas la gaîté.

Totalement différent se présente le Clarinet Trio toujours animé par Ullmann qu’épaulent deux instrumentistes chevronnés et improvisateurs de premier plan, Jürgen Kupke et Michael Thieke. Comme son simple chiffre « 4 » l’indique, c’est le quatrième opus de cet enthousiasmant trio qui enregistra son premier disque pour Leo en 1998 (Theo Nabicht jouait alors, comme Ullmann, de la clarinette basse, avant que la palette se diversifie avec l’apport de la clarinette alto de Thieke). Onze compositions, dues en grande partie à Ullmann, aussi ouvertes que structurées, permettent un jeu sans cesse surprenant d’échanges, de contrepoints, d’accords (et de désaccords stimulants), de contrastes soignés, de superbes passages en parfaite harmonie, de figures de haute voltige. Sur ces propositions définies, les trois compères s’autorisent toutes les libertés, y compris, par exemple, un blues désarticulé, Blaues Viertel, ou une franche attaque risquée de Homogenous Emotions d’Ornette Coleman. Ce qui confirme que, bien souvent, les espaces définis conduisent à plus de liberté que les étendues sans bornes parcourues en vain ; voilà ce qui différencie ces deux disques. Il faut dire aussi que la maîtrise exceptionnelle des trois clarinettistes y est pour quelque chose. (OUI !)

Katja Cruz y los aires : « Mi corazón »  -  voir en grand cette image
Katja Cruz y los aires : « Mi corazón »
Leo Records / Orkhêstra

« Ce n’est pas un orchestre, c’est un village », annonce Jan Klare, son « chef », un village avec ses résidents permanents, ceux qui sont en villégiature temporaire, ou simplement de passage. Thierry Giard (CultureJazz.fr/ juin 2009) vous a présenté cet orchestre assez incroyable et tonitruant qui se réunissait au club Domicil de Dortmund un jeudi par mois pour répéter et enchaîner par un concert avec les musiciens présents. Voici donc le second disque de The Dorf, qui comprend huit compositions aux titres en onomatopées : Now, Spin, Deef, Pulk, Feed, etc., pièces bourrées de trouvailles et de couleurs, entraînantes, simplement mais efficacement arrangées, basés sur des oppositions et contrastes puissants. On fait avec les instrumentistes présents : ici sept souffleurs qui ne font pas semblant, trois guitares électriques, deux batteries, quatre appareils électroniques… Ce pourrait être parfois un peu chargé — on étouffe presque dans Riff —, mais ce n’est jamais lourd ni pesant, une sorte de grâce juvénile, un sens de la fête, une générosité, un enthousiasme débridé, emportent le morceau. L’auditeur, entraîné dès l’ouverture, est pris dans le tourbillon orchestral riche et foisonnant. Succès assuré sur scène… à Coutances ? Un seul et dernier mot : épatant !

Chanteuse et artiste plasticienne née en Autriche, Katja Cruz possède de vives accointances avec l’Amérique latine. Après deux parutions pour Leo consacrées à des expressions contemporaines plus improvisées — elle a neuf disques à son actif —, elle choisit ici délibérément de retourner vers le continent sud-américain, avec sept compositions originales augmentées d’œuvres d’Astor Piazzolla, d’Anibal Troilo, et de Violeta Parra. À travers tangos, sambas, rumbas, salsas, c’est l’Argentine, le Brésil et Cuba qui revivent dans la voix chaude et ample de cette chanteuse de talent qui en magnifie l’esprit, bien aidée par un accompagnement parfait. Les familiers du catalogue Leo Records seront sans doute surpris (votre serviteur le premier) par cette parution. Une façon de constater l’éclectisme des choix de Leo Feigin, et la confiance qu’il a dans les artistes qu’il accueille sur son label. Un très beau disque.

Carolyn Hume / Katja Cruz : « Light and Shade » -  voir en grand cette image
Carolyn Hume / Katja Cruz : « Light and Shade »
Leo Records / Orkhêstra

C’est justement Leo Feigin qui a suscité la rencontre entre Katja Cruz et la fascinante, troublante mais réservée pianiste anglaise Carolyn Hume, fidèle du catalogue (cf. CultureJazz.fr - vitrine octobre 2008, et Petit tour d’Europe septembre 2010). Idée lumineuse, comme la moitié de l’intitulé de leur disque, l’autre moitié étant l’ombre. Mais d’où vient cette ombre ? Certainement pas de la musique, mais plutôt dans sa face cachée, celle qu’on n’entend pas, celle qui se cache Beneath the Ice, titre de la première des six compositions communes, ce Siren Song qui tente de vous happer mais auquel vous ne succomberez que le temps de déchirer le voile — voir les photos — qui enveloppe la musique. Le chant (évidemment très différent du disque précédent) se fait parfois diaphane, à certains moments la voix retrouve sa gravité, à d’autres on entend une sorte de tremblement maîtrisé, un halo brumé que transpercent les notes cristallines, perles de pluie éparses, d’un piano porteur d’une sensibilité à fleur de peau. Tout cela dans la plus grande douceur, au milieu d’un espace infini ponctué de silences, de regards, de respirations… La lenteur, et non la langueur, extrême du cheminement musical permet l’immersion profonde de l’auditeur. Les moments rares où le temps semble suspendu. (OUI !)

Encore plus indéfinissable se présente la musique de Fourth Page qui ne semble surgie de nulle part. Carolyn Hume y retrouve son complice de longue date, Paul May, percussionniste-assembleur-constructeur-bricoleur, dans des pièces d’atmosphère étirées que commente le chant brumeux (encore !), parfois étouffé de Charlie Beresford à la voix éraillée de chanteur folk. Sept œuvres collectives s’enchaînent, enregistrées dans une église, ce qui multiplie les points de fuite et provoque d’étranges paysages sonores aux Blind Horizons, titre d’une des pièces. C’est tellement lent, tellement calme, que c’en est presque inquiétant. Désarmante pour l’auditeur (et accessoirement encore plus pour le critique), cette promenade sans visibilité permet-elle de s’inventer son propre décor, ou nous égare-t-elle dans des cryptes dont nous ne retrouvons plus la sortie ?

Lapslap : « Granita » -  voir en grand cette image
Lapslap : « Granita »
Leo Records / Orkhêstra

Surtout si, perdus dans le brouillard, nous nous retrouvons en Écosse, là où le trio électro-acoustique Lapslap, dont c’est la quatrième réalisation pour Leo Records, nous saisi et nous emmène vers des contrées plus rugueuses et accidentées, encore que la “lenteur“ du dernier thème, Breeze, avec un jeu de piano économe mais très présent, nous rappelle un peu Fourth Page. Pour le reste, nous respirions dans l’église, nous nous couronnons les genoux sur les chemins « graniteux » que nous font suivre les trois manipulateurs de sons. Cinq improvisations libres, en fait cinq assemblages réalisés à partir de pièces plus longues et réorganisées en un savant travail de studio (un peu comme le fait Étienne Brunet, par exemple), laissent à voir, et à entendre, une autre façon de faire de la musique. Entre free improvisation et live electronics, préviennent ces trois musiciens (deux Anglais et une Autrichienne) basés à Edimbourg. Une musique sans frontière résolument tournée vers l’avenir.

Nous quittons le Royaume-Uni avec un bon free jazz de papa… En fait, ces trois musiciens chevronnés jouent leur musique, une musique spontanée, toujours vivante car elle restitue l’esprit et l’héritage du jazz, une musique emportée par le swing sous-jacent des tambours sans cesse rebondissants de Louis Moholo, et par la profondeur grondante de la contrebasse de Nick Stephens. Membre du London Jazz Composer’s Orchestra de Barry Guy mais peu connu en France, le trompettiste Jon Corbett s’est aussi signalé aux côtés de John Stevens, de Paul Rutherford, de Paul Dunmall, etc., par son jeu vif, au phrasé serré mais à l’articulation très claire. Quatre improvisations « sans filet » par des musiciens qui ont gardé tout leur enthousiasme.
Embarquement…

The Aardvark Jazz Orchestra : « Evocations » -  voir en grand cette image
The Aardvark Jazz Orchestra : « Evocations »
Leo Records / Orkhêstra

Arrivée : Boston. Là où depuis près de quarante ans fonctionne un exceptionnel big band, The Aardvark Jazz Orchestra, impressionnante machine fondée en 1973 par le compositeur Mark Harvey. D’abord trompettiste, celui-ci a travaillé avec George Russell, Gil Evans, Howard McGhee, Sam Rivers… références s’il en est. Influencé autant par Charles Ives que par Duke Ellington, qu’il considère comme les deux plus grands compositeurs américains du XXe siècle, mais aussi par Cecil Taylor, John Cage et le collectif de l’AACM de Chicago, Anthony Braxton en particulier, Mark Harvey, doté d’une grande science harmonique, construit une musique brillante, savante et recherchée. Mais qu’on ne s’y trompe pas, l’écriture est limpide, sans complications inutiles, les masses orchestrales contrastées, les nappes sonores équilibrées, les hommages et citations joliment détournés. À travers cet écheveau, se meuvent des dialogues et alliages de petits groupes, plutôt que de simples solos, ce qui renforce la cohérence de l’ensemble et magnifie encore plus la dimension orchestrale. Discipline, ouverture et liberté : un travail somptueux. Sept compositions enregistrées à diverses périodes composent ce sixième disque pour Leo Records d’un orchestre qui a reçu ponctuellement la visite de Jaki Byard, Jimmy Giuffre, Geri Allen, Sheila Jordan, Paul Lovens, etc., encore un gage de qualité s’il le fallait. Ajoutons que cette musique possède une dimension sociale et politique et qu’elle s’inscrit dans l’Histoire. (OUI !)

Les temps et les choses font qu’un musicien, qu’on aurait remarqué autrefois comme quelqu’un de bien enraciné dans l’Histoire du jazz et totalement dans son époque (post-free), apparaît aujourd’hui parfaitement singulier. Natif de Sao Paulo (Brésil) mais installé depuis longtemps à New York, le saxophoniste ténor Ivo Perelman poursuit avec opiniâtreté un chemin sans concession dans une relative indifférence (inconnu dans notre Dictionnaire du Jazz), malgré un nombre particulièrement élevé d’enregistrements, dont un avec Louis Sclavis et Ramon Lopez entre autres (LR 345). On décompte dix-huit publications en quinze ans chez Leo, dont on soulignera encore la confiance absolue dont il fait preuve auprès des musiciens qu’il soutient, sans compter quelques autres à droite et à gauche (cf. CultureJazz.fr - cf. New York is Now ! 17 juin 2010). Après un enregistrement en quartette avec Matthew Shipp, Joe Morris et Gerald Cleaver, (LR 605), le saxophoniste retrouve ces trois musiciens répartis cette fois en deux trios, ce qui donne deux disques complémentaires (même si chacun d’eux a sa propre existence). Six compositions collectives d’un côté, cinq de l’autre, pour une musique directe, spontanée, sans chichis, sans apprêts, permettant, comme toujours, au saxophoniste de s’investir totalement dans son jeu : longues improvisations progressives, ascensionnelles, conduisant éventuellement au cri, lyrisme écorché, tendu, haletant, parfois assez flamboyant, discours sinueux et accidenté… Perelman tel qu’en lui-même, et une musique tellement chargée qu’elle ne laisse pas l’auditeur en repos, d’autant qu’elle se cantonne un peu, il faut le dire, dans une même tonalité. Écoutons ses partenaires : d’un côté Joe Morris laboure, creuse, fore, de l’autre Matthew Shipp apporte liant et fluidité. Mais c’est surtout Gerald Cleaver qui impressionne. À la fois coloriste, architecte et maçon — il démolit et reconstruit sans arrêt — il fait gronder et rouler les tambours avec une puissance et une finesse rares ; il est bien l’un des très grands percussionnistes actuels.

Ivo Perelman with Sirius Quartet : « The Passion According to G.H. » -  voir en grand cette image
Ivo Perelman with Sirius Quartet : « The Passion According to G.H. »
Leo Records / Orkhêstra

Il y a du Ben Webster, de l’Archie Shepp, de l’Albert Ayler chez Ivo Perelman, et comme eux (mais je pense surtout à Ayler), il aime jouer avec des cordes. À plusieurs reprises, il s’est confronté à des violonistes, violoncellistes, mais ici, c’est un vrai quatuor à cordes, le Sirius Quartet, qui improvise à ses côtés les six parties de la suite The Passion according to G.H., d’après un livre de l’écrivain brésilien Clarice Lispector. Saxophone qui “arrache“ d’un côté, cordes tantôt stridentes, tantôt plus “épaisses“ de l’autre, avancent parallèlement, puis l’une ou l’autre vient se frotter d’un peu prêt au rugueux voisin qui continue sa route sans sourciller. Et il ne s’arrête jamais !…

Ivo Perelman est désormais représenté par Leo Records Promotions (LRP) , comme Yang Jing, Szilard Mezei, le quartette Fourth Page, The Second Approach, François Carrier & Michel Lambert, Evgeny & Anastasia Masloboev, le trio Guyvoronsky/Kondakov/Volkov, Evelyn Petrova, et Alexey Lapin. Nous avons passé en revue les disques récents de la plupart de ces musiciens dans nos trois chapitres consacrés à Leo Records. Si un organisateur de concert ou de festival — sait-on jamais — est intéressé, il peut envoyer un mail à : leorecords@blueyonder.co.uk


Les références :

> BassX3 : « Transatlantic » - CD LR 625

Gebhard Ullmann (bcl, bfl), Chris Dahlgren, Clayton Thomas (b, objets).

Enregistré à Berlin, le 14 août 2009.

> The Clarinet Trio : « 4 » - CD LR 622 - (OUI)

Jürgen Kupke (cl), Michael Thieke (acl, cl), Gebhard Ullmann (bcl).

Enregistré à Landin (Allemagne), les 8 et 9 janvier 2011.

> The Dorf : « Le Record » - CD LR 593

Markus Türk, John-Dennis Renken (tp), Alexander Morsey (tu), Alexander Giffey (tb), Axel Knappmeyer (as, ts), Peter van der Heusen (bs, ts), Christoph Berndt (bss), Andreas Wahl, Christian Hammer, Serge Corteyn (g), Martin Verborg (vln), Ludger Schmidt (cello), Oliver Siegel (synth), Achim Kämper, Jim Campbell, Stuart Grimshaw (electronics), Hartmut Kracht (bg), Nils Imhorst (b), Simon Camatta, Tobi Lessnow (dm), Jan Klare (dir).

Enregistré à Bielefeld (Allemagne), le 21 juin 2009.

> Katja Cruz y los aires : « Mi corazón » - CD LR 592

Katja Cruz (voc), Marco Antônio da Costa (g, voc), Patrick Dunst (bcl, fl, sax), Heidi Savic (acd), Daniel Lima (perc).

Enregistré à Graz (Autriche), en 2010.

> Carolyn Hume / Katja Cruz : « Light and Shade » - CD LR 618 - (OUI)

Katja Cruz (voc), Carolyn Hume (p).

Enregistré à Graz (Autriche), le 12 juillet 2011.

> Fourth Page : « Blind Horizons » - CD LR 619

Charlie Beresford (voc, g, khaen), Carolyn Hume (p), Peter Marsh (b), Paul May (perc).

Enregistré à Weybridge (Surrey), le 25 juillet 2011.

> Lapslap : « Granita » - CD LR 636

Michael Edwards (ts, ss, laptop…), Martin Parker (bugle, cor, laptop), Karin Schistek (p, synth).

Enregistré à Edimbourg (Écosse), en septembre 2010.

> Jon Corbett’s Dangerous Musics : « Kongens Gade » - CD LR 617

Jon Corbett (tp, tp de poche, vtb, fl en bambou), Nick Stephens (b), Louis Moholo-Moholo (perc).

Enregistré à Londres, en mai 2009.

> The Aardvark Jazz Orchestra : « Evocations » - CD LR 637 - (OUI)

Mark Harvey (dir, tp, p) + pers. collectif : K.C. Dunbar, Jeanne Snodgrass, Eric Dahlman (tp), Bob Pilkington, Jay Keyser, Jeff Markanskis, Russell Jewell, Ethan Fenn (tb), Bill Lowe (btb, tu), Ami Cheatham (as, ts, fl), Peter Bloom (as, fl, picc), Phil Scarff (ts, ss, cl), Chris Rakowski (ts, cl), Will Swank (ts), Dan Zupan (bs, cl, bcl), Richard Nelson (g), John Funkhouser, Victor Belanger, Rick McLaughlin (b), Jerry Edwards (elb), Harry Wellott (dm), Craig Ellis, Brian Robison (perc).

Enregistré aux Etats-Unis, en février 2004, avril et octobre 2006, avril 2011.

> Ivo Perelman / Joe Morris / Gerald Cleaver : « Family Ties » - CD LR 630

Ivo Perelman (ts, kazoo), Joe Morris (b), Gerald Cleaver (dm).

Enregistré à Brooklyn (NY), en novembre 2011.

> Ivo Perelman / Matt Shipp / Gerald Cleaver : « The Foreign Legion » - CD LR 643

Ivo Perelman (ts), Matthew Shipp (p), Gerald Cleaver (dm).

Enregistré à Brooklyn (NY), en décembre 2011.

> Ivo Perelman with Sirius Quartet : « The Passion According to G.H. » - CD LR 642

Ivo Perelman (ts), Gregor Huebner, Fung Chern Hwei (vln), Ron Lawrence (avln), Jeremy Harman (cello).

Enregistré à Brooklyn (NY), en décembre 2011.


> Liens :

> À lire aussi sur CultureJazz.fr :

Portfolio

  • Fourth Page : « Blind Horizons »
  • BassX3 : « Transatlantic »
  • Jon Corbett's Dangerous Musics : « Kongens Gade »
  • Ivo Perelman / Matt Shipp / Gerald Cleaver : « The Foreign Legion (...)
  • Ivo Perelman / Joe Morris / Gerald Cleaver : « Family Ties »
  • The Dorf : « Le Record »

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