« Le jazz tisse sa toile... »
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Six disques en vitrine - juin 2016.

D 9 juin 2016     H 13:00     A Florence Ducommun, Yves Dorison    


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FLASH PIG : « Flash Pig »

FLASH PIG : « Flash Pig » -  voir en grand cette image
FLASH PIG : « Flash Pig »
NOME

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Je ne saurai trop vous conseiller d’écouter le second disque des frères Sanchez, jumeaux hyperdoués. Après Remain Still en 2013, voilà donc Flash Pig ; l’imagination pour le titre s’est déplacée sur les compositions... Maxime Sanchez au piano donc, qui signe la majorité des compositions et Adrien Sanchez au saxophone ténor, avec Gautier Garrigue à la batterie et Florent Nisse à la contrebasse forment un quartet regardant autant en arrière que dans le présent. Les jumeaux formés au collège de Marciac jouent en trio avec Gautier Garrigue en 2005 puis en quartet avec Florent Nisse en 2008. Récompensés par de nombreux prix dont l’European Jazz Competition en 2015 qui leur permet d’accéder au North Sea Jazz Festival, les voilà propulsés sur la scène internationale. À l’occasion d’une résidence au Club Les Disquaires à Paris sort ce nouvel enregistrement où l’on trouve des invités non moins connus ! Jugez en : il y a le saxophoniste Émile Parisien, le guitariste Manu Codja et le pianiste Pierre de Bethmann. Et tant d’autres qui ne figurent pas sur le disque. Autant vous dire que ce petit monde joue et plus que bien !

Mais point de redondance, bien au contraire... Une écriture concise, presque simple en apparence comme le titre qui ouvre le disque « For B » (for Betty, la compagne de Maxime) ou comme le sublime « Temps » avec une contrebasse chantante et la présence aérienne de Manu Codja. Grandiose et confondant de voir autant de maîtrise chez des jeunes gens qui ont à peine la trentaine ! La simplicité des thèmes atteint presque à l’épure. Dans d’autres morceaux, Ornette Coleman dont l’influence est revendiquée par Maxime Sanchez, est magistralement assimilé. Il en est ainsi du génial « Spasme » avec Émile Parisien ou de « The Veil » inspiré par le morceau du même nom dans Song X avec Pat Metheny (on se souvient aussi de « Mothers Of The Veil » dans l’album In All Languages). Une musique que le pianiste trouve transposable aisément pour le piano. L’autre influence vient du premier quartet américain de Keith Jarret (avec le contrebassiste Charlie Haden, le batteur Paul Motian et le saxophoniste Dewey Redman), retrouvée dans la jolie ballade « Yeux Doux » avec une fois de plus une contrebasse épatante. Joie manifeste comme dans le joli mois d’Octobre où Pierre de Bethmann officie au Wurlitzer. Et mélancolie dans « Junior » composé par Adrien Sanchez ou « Enef » en final. Toute une palette d’influences, d’atmosphères, de climats avec des musiciens remarquables (tous réunis dans un entraînant « No Head ») et voilà, on l’aura compris, un bien beau disque qui mérite que les programmateurs s’y intéressent de plus près !

. ::Florence Ducommun ::.


Matthew FRIES : « Parallel States »

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Matthew FRIES : « Parallel States »
Xcappa records

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Chacune des neuf pièces composées par le pianiste Matthew Fries correspond à une peinture de Loryn Spangler-Jones, artiste contemporaine reconnue et célébrée à juste titre. Accessoirement, elle est la sœur du musicien. Une affaire de famille en quelque sorte et un peu plus que cela. Nous nous sommes laissés prendre par ces figures musicales souvent méditatives. Certaines sont inspirées du tableau, pour d’autres c’est l’inverse (voir ici). Quoi qu’il en soit, le résultat est probant et l’on ne s’ennuie jamais, ce qui est plutôt bon signe à l’écoute d’un disque solo, d’autant que l’exercice est assez casse-gueule, n’est-ce pas. Certes, Matthew Fries n’est pas un révolutionnaire de l’ordre établi mais son sens du rythme, sa capacité mélodique et sa sensibilité en font un pianiste attrayant. Il mériterait même d’être un peu plus connu par chez nous. À découvrir donc sans attendre, ne serait-ce que pour le plaisir de la découverte.

. ::Yves Dorison ::.


MADELEINE & SALOMON : « A Woman’s Journey »

MADELEINE & SALOMON : « A Woman's Journey » -  voir en grand cette image
MADELEINE & SALOMON : « A Woman’s Journey »
Tzig’Art - Promise Land

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Attention, chef d’œuvre et je ne mâche pas mes mots ! Madeleine (Clotilde Rullaud, vocaliste et flûtiste) et Salomon (Alexandre Saada, pianiste et compositeur) nous amènent un superbe disque en duo piano-voix : un événement à ne surtout pas manquer, brûlant d’actualité et qui personnellement m’est allé droit au cœur. Deux anti-stars qui montrent une maturité pleine de pudeur et de retenue. Conçu comme un hommage aux protest singers américaines engagées, nous partons pour un voyage intérieur d’une rare intensité ! Commencé au Melbourne Recital Center où se tient chaque année l’American Songbook Festival, l’idée pour le duo qui a beaucoup voyagé en Asie à cette période, était de trouver une approche personnelle de cette tradition aux Etats-Unis. Il en est sorti autant de morceaux connus que de rares pépites, souvent pop ou folk hormis Billie Holiday…

D’entrée de jeu la première composition « Image » donne le ton avec la voix esseulée de Clotilde Rullaud, qui trouverait sans peine son chemin dans la nef d’une abbaye, aussi intense que la version de Nina Simone en 1964 qu’elle s’est appropriée fidélement… « Swallow Song » est une interprétation magnifique à deux voix entremêlées, de la version de Mimi Farina, la fille de Joan Baez. Mais l’origine en est séfarade au 16° siècle… « All The Pretty Horses » reprend la version d’Odetta pour cette berceuse traditionnelle. La profondeur de la voix de Clotilde Rullaud y est impressionnante et cette tessiture, grave et veloutée à la fois, inhabituelle pour elle, se prête bien à ce projet très intimiste et introspectif. Suit la fusion, percutante, de deux compositions « No government-High School Drag », montage conçu pour une projection d’images tirées du film beatnik High School Confidential. D’autres morceaux en concert seront accompagnés d’images d’archives d’ailleurs. Le reste du disque est à l’avenant, en notant une interprétation risquée mais sobre de « Strange Fruit » enregistrée en une seule prise miraculeuse où la voix grave prend aux tripes ! Et que dire de l’émouvant « Save The Children », de Marvin Gaye, chantée aussi avec autant d’intensité par Marlena Shaw, de l’immortel et attachant « Little Girl Blue » écrit par Rodgers et Hart, extrait de la comédie musicale Jumbo de Billy Rose en 1935, du plus léger « Les Fleurs » dans la version de Minnie Ripperton, du poignant « Vous faites partie de moi » dans la version chantée en français par Josephine Baker pour ce standard de Cole Porter, du prenant « Four Women » emprunté à Nina Simone... On pense souvent aux duos de Jeanne Lee et Ran Blake, en particulier dans The Newest Sound Around, autant pour la fragilité et l’émotion que pour le vrai travail en duo où le pianiste n’est pas seulement l’accompagnant d’une voix avec une chanteuse également musicienne à part entière en tant que flûtiste.

Une chronique un peu longue pour un disque sublime qui dégage une émotion particulière, à la fois nostalgique comme dans « The End of Silence » et pleine de modernité : le combat pour les droits humains et ceux de la femme en particulier n’est pas fini… Au fait, vous voulez un scoop ? Madeleine et Salomon, c’est pour la madeleine dégustée en faisant du ski sur des Salomon !

. ::Florence Ducommun ::.


Fabrice MARTINEZ - CHUT ! : « Rebirth »

Fabrice MARTINEZ - CHUT : « Rebirth » -  voir en grand cette image
Fabrice MARTINEZ - CHUT : « Rebirth »
ONJ Records

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« Chut ! » Ecoutez attentivement la seconde mouture du quartet au même nom du trompettiste et bugliste Fabrice Martinez qui impose le silence ! Sideman très recherché (en particulier à l’ONJ), il lui tenait à cœur de continuer à construire son projet personnel commencé avec l’album « Chut ! ». Aussi, dans ce second album nommé « Rebirth », électrique et chantant, une autre étape est franchie. « Rebirth » , comme la technique en psycho de respiration consciente et dirigée qui dissout les blocages et les tensions, permettant à l’énergie réfrénée de devenir créatrice ! Changement de bassiste aussi, avec l’arrivée de Bruno Chevillon qui remplace Fred Pallem appelé vers d’autres cieux. Et qui, mieux que Chevillon, pouvait convenir à la paire rythmique qu’il forme depuis longtemps avec le batteur Éric Échampard ? Quant au pianiste, on retrouve l’ami de toujours, Frédéric Escoffier qui officie cette fois à l’orgue Hammond B3 pour un son bien particulier qui s’inspire de l’esprit Motown avec la note pop et joviale des années 70 faisant aussi la part belle à la basse. Enregistré dans les non moins fameux studios Ferber dans la grande salle à l’acoustique unique, la prise de son, analogique, à l’ancienne, s’est faite tout de suite ensemble en live sans casque. C’est dire le travail de ce projet qui dure depuis 2 ans !

Ça envoie fort en ouverture, avec un titre éponyme fracassant ! Comme dans « What it is » de Miles. Miles qu’a énormément écouté Fabrice Martinez et dont on retrouve quasiment le son dans « Transe ». On fait le rapprochement avec le Miles électrique des années 1970 bien sûr, et « Bitches Brew » en particulier. On y retrouve l’excellent Stéphane Bartelt à la guitare, avec une basse comme un rythme cardiaque affolé et une longue fin en transe façon Tony Allen, le batteur avec lequel a beaucoup joué Martinez. Vient ensuite le séduisant « Smity », en hommage au batteur de Dave Holland (autre trompettiste adulé de Martinez) Marvin Smitty Smith. La basse y est minimaliste et pénètre le cerveau, Échampard y assure un jeu tout en finesse en sachant qu’il n’utilise que la grosse caisse et la caisse claire, et ce tout le long du disque. Escoffier et Martinez sont en symbiose, tout comme dans « Roots » où tout est parfaitement en place ( oh la basse !!!). J’avoue un gros faible pour le mélodieux et mélancolique « Derrière la Colline » composé par Escoffier avec un bugle à voix humaine qui vrille le cœur. Lequel Escoffier a une belle carte blanche sur « Aux Cendres ». Autre addiction sur un ensorcelant « Nino et le Retour des Nuages » ! Ainsi que sur un « Pet T » captivant avec tout ses changements de rythme. Quant à « Prune » écrit pour sa fille dont c’est le second prénom, c’est la... prune sur le gâteau, un rêve éveillé avec une rythmique très jungle et une fin en apothéose où Escoffier se réapproprie le piano en un beau duo avec la trompette qui signe le retour au calme.
En bref, un album étourdissant, profondément attachant, authentique dans sa démarche créative. Ça sent la passion et Fabrice Martinez insuffle dans « Rebirth » ce supplément d’âme qui fait les grands disques !

. ::Florence Ducommun ::.


Benoît MARTINY Band : « The Grand Cosmic Journey »

Benoît MARTINY Band : « The Grand Cosmic Journey » -  voir en grand cette image
Benoît MARTINY Band : « The Grand Cosmic Journey »
BYP

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Nostalgique des années 70 comme moi ? Envie de se replonger dans cette période féconde ? Alors, ressortez votre jean pat d’eph, votre t-shirt tie and dye, un petit pétard éventuel et je vous emmène par la main écouter le Benoit Martiny Band (BMB) pour un grand voyage cosmique ! Come on guys !

Le BMB, c’est au départ cinq musiciens avec en leader le batteur luxembourgeois Benoit Martiny, le saxophoniste alto Jasper van Damme, le saxophoniste ténor Joao Driessen, le guitariste Frank Jonas et le bassiste Sandor Kem. Pour ce nouveau projet, trois autres musiciens se sont rajoutés et pas des moindres : Michel Pilz, le célébre clarinettiste basse luxembourgeois, Leon del Engelsen aux claviers et Roby Glod aux saxophones. La scène luxembourgeoise est excellente et pas assez connue chez nous, c’est bien dommage... Enregistré en live et filmé au Centre culturel de Dudelange le 9 mai 2014 à l’occasion du festival Like a Jazz Machine, le disque sort avec un DVD (le live du festival visible ici !). La musique du BMB est influencée par tout ce qui s’est passé à la fin des années 60. Rien de bien original me direz vous, mais ressusciter ces années d’or où Frank Zappa, Sun Ra, Mingus, Jimi Hendrix ou Hermeto Pascoal cassaient les codes et brisaient les frontières, n’est pas donné au premier venu et ce projet est mené de main de maître. On oscille constamment entre jazz-rock psychédélique et free jazz et c’est rudement bon.

Il y a un degré de fusion dans l’improvisation collective qui est impressionnant. Pas de temps mort, on a l’impression qu’ils sont vingt sur scène comme dans « Not Just a Fling » ! Benoit Martiny règne sur son monde avec une section de cuivres sans trombone ni trompettes, et la clarinette basse au jeu intense de Michel Pilz prend souvent des soli époustouflants comme dans « Spiritual Revolution » ou « Don’t Leave a Message ». « Cosmic Journey » vous donnera une pêche d’enfer, avec l’envie de tout déménager sur un solo de saxophone alto de Jasper van Damme à se pâmer... Tout comme la clarinette basse incandescente qui attaque l’harmonieux « Alone » et continue avec un saxophone ténor tout en nuances, le tout enveloppé du jeu discret du claviériste Leon del Engelsen. Instants magiques... en fait, pas besoin de pétard pour planer... Après « Don’t Leave a Message » nous ramenant prosaïquement sur terre, suit « Hectic Fantastic » très rock illuminé par le solo de Roby Glod et qui se termine à la Zappa ! Tandis que « Funeral II » lorgne presque du côté du métal avec une guitare électrique et une basse à l’envi pour conclure un concert mené à la baguette ! Bon, quand est ce que vous venez tous jouer dans l’Hexagone ?

. ::Florence Ducommun ::.


Brad MEHLDAU : « Blues and ballads »

Brad MEHLDAU : « Blues and ballads » -  voir en grand cette image
Brad MEHLDAU : « Blues and ballads »
Nonesuch

Mais que se passe-t-il donc chez Brad ? « Blues and ballads », le nouveau CD du sieur a été enregistré en 2012 et 2014. Est-ce encore d’aujourd’hui ? Après tout, quand la musique est bonne, elle n’a pas d’âge, n’est-ce pas ? En l’occurrence, Jeff Ballard, Larry Grenadier et Brad Mehldau livrent un bel enregistrement de standards paisiblement interprétés, non sans élégance et savoir faire. Ce n’est pas pour autant le disque que l’on attendait depuis toujours, celui qui fait rêver dans les chaumières. Cet art du trio, si l’on se réfère aux galettes produites il y a presque vingt ans maintenant, appartient sur tous les plans au mode mineur. Dans ce registre-là, permettez-nous donc de vous orienter vers le « Haunted heart and other ballads » de Marc Copland qui a tout les attributs du disque culte : originalité, musicalité mais, bien sûr, aucune reconnaissance du grand public.

. ::Yves Dorison ::.


Les références, détails et liens :

FLASH PIG : « Flash Pig »

> NOME - NOME005 / L’Autre Distribution

Maxime Sanchez : piano, compositions sauf 4 et 6 / Adrien Sanchez : saxophone ténor / Florent Nisse : contrebasse / Gautier Garrigue : batterie /+/ Pierre de Bethmann : Wurlitzer sur 5 et 9 / Émile Parisien : saxophone soprano sur 7 et 9 / Manu Codjia : guitare sur 2, 3 et 9.

01. For B / 02. 6444 / 03. Temps / 04. The Veil (O. Coleman) / 05. Octobre / 06. Junior (A. Sanchez) / 07. Spasme / 08. Yeux Doux / 09. No Head / 10. Enef // Enregistré au Studio de Meudon les 5 et 6 décembre 2015.

Matthew FRIES : « Parallel States »

> Xcappa Records - XCP 1002 / www.matthewfries.com

Matthew Fries : piano, compositions

01. Muse / 02. The Sweet Life / 03. I Remember When / 04. Positive Attitude / 05. Garden / 06. Whirl / 07. The Man From Memphis / 08. Just Keep Swmming / 09. Kerrie // Enregistré aux USA en avril 2015.

MADELEINE & SALOMON : « A Woman’s Journey »

> Tzig’Art – Promise Land - PL0012 / Socadisc

Clotilde (Clotilde Rullaud) : voix et flûte / Alexandre Saada : piano, Fender Rhodes, clavinette, chœurs

01. Image (N. Simone) / 02. Swallow Song (M. Farina) / 03. All the pretty horses (trad) / 04. No Government - High School drag (Nicolette ; Johnson, Welles) / 05. At seventeen (J. Ian) / 06. Strange fruit (B. Holiday) / 07. Save the children (Cleveland, Benso, Gaye) / 08. Bain libre (Saada-Rullaud) / 09. Little girl (Rodgers-Hart) / 10. The end of silence - Mercedes Benz (E. Brown – J. Joplin) / 11. Les fleurs (Stepney-Rudolph) / 12. Bain libre 2 (Saada-Rullaud) / 13. Four women (N. Simone) / 14. Vous faites partie de moi (Porter-Baker) / 15. Le jour né de la femme (Saada-Rullaud) // Enregistré à Strasbourg les 3 et 4 mars 2016.

Fabrice MARTINEZ - CHUT ! : « Rebirth »

> ONJ records - JF003 / L’Autre Distribution

Fabrice Martinez : trompette / Fred Escoffier : claviers / Éric Échampard : batterie / Bruno Chevillon : basse électrique /+/ Stéphane Bartelt : guitare sur 2

01. Rebirth (Martinez) / 02. Transe (Martinez-Escoffier) / 03. Smity (Martinez) / 04. Roots (Martinez) / 05. Derrière la colline (Escoffier) / 06. Aux cendres etc. (Escoffier) / 07. Nino et le retour des nuages (Martinez) / 08. P and T (Martinez) / 09. Prune (Martinez) // Enregistré aux Studios ferber, Paris, en février 2016.

Benoît MARTINY Band : « The Grand Cosmic Journey »

> Byp - 0 786851 547788 / www.artists.byp-online.com

Benoît Martiny : batterie / Frank Gones : guitare / Sandor Kem : basse et contrebasse / Jasper Van Damme : saxophone alto / Joao Driessen : saxophone ténor / Michel Pilz : clarinette basse / Rudy Glod : saxophones / Leon den Engelsen : claviers / Rémi Corsin : veejay Live.

CD : 01. Spiritual Revolution / 02. Not Just a Fling / 03. Cosmic Journey / 04. Alone / 05. Don’t Leave a Message / 06. Hectic Fantastic / 07. Funeral II // Enregistré au « Like a Jazz Machine » Festival, Dudelange (Luxembourg) en 2014. // + DVD du concert réalisé par Samy Thiébault (Oléo Films)

Brad MEHLDAU : « Blues and ballads »

> Nonesuch - 7559-79465-0 / Warner Music

Brad Mehldau : piano / Larry Grenadier : contrebasse / Jeff Ballard : batterie

01. Since I Fell For You (Buddy Johnson) / 02. I Concentrate on You (Cole Porter) / 03. Little Person (Jon Brion) / 04. Cheryl (Charlie Parker) / 05. These Foolish Things (Remind Me of You) (Jack Strachey & Holt Marvell) / 06. And I Love Her (John Lennon & Paul McCartney) / 07. My Valentine (Paul McCartney) // Enregistré aux Studios Avatar (New York) le 10 décembre 2012 et le 12 mai 2014.

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