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Vitrine de décembre 2016 : 6 disques.

D 7 décembre 2016     H 22:48     A Florence Ducommun, Thierry Giard, Yves Dorison    


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Count BASIE Big Band : « Live in Berlin 1963 »

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Quand tu t’emmerdes en bricolant le dimanche, que la pointe rentre de travers dans le mur, que la colle ne colle pas, que la sciure te pique les yeux, écoute Count Basie ! Son big band n’a jamais planté un clou plus droit que toi ou moi ou nous, mais cela importe peu. Son swing chante si bien que le plus laid des tournevis ressemble soudainement à une œuvre d’art, et même un plan de montage suédois te semble être un In quarto original.. Écoute le Moon River de cet enregistrement berlinois de 1963 arrangé par Quincy Jones ; il l’a planté bien net dans le mur d’une époque. Depuis de guerre lasse, la guerre froide a cédé, et le mur aussi (le mien va bien, merci). Moon River est resté, Lil’ Darlin aussi, One O’clock jump idem. Et tous les autres titres du répertoire, dès les premières notes, te rappellent quelque chose de ta vie, un moment, un visage. Sur Count’em, la vague des vents répond à l’intro pianistique de William avant que le solo du ténor te fasse souvenir que dans ces orchestres, chaque musicien est un monstre de musicalité. Ça coule de source brute quand Jimmy Rushin prend le micro et tu as beau cherché la mèche de 8 depuis deux minutes, tu n’arrives pas à t’énerver et tu fredonnes «  I want a little girl to fall in love with me  » (and my visseuse). Tout à coup, ton dimanche après-midi d’automne te semble moins vain et tu penses qu’il ne faudrait pas s’appesantir sur le passé outre-mesure ; aucune importance, Count Basie est moderne, définitivement.

. ::Y.D. ::.


Sarah CHAKSAD Orchestra : « Windmond »

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Effet de foehn depuis le cœur de la Suisse avec cet ensemble que dirige la jeune saxophoniste native de Lucerne Sarah Chaksad. Après un solide cursus de formation musicale dans un canton alémanique, elle a constitué en 2012 le Sarah Chaksad Orchestra dont nous découvrons avec plaisir le premier album que vient de publier l’excellent label allemand NeuKlang. Dès la première écoute, c’est évident, cet ensemble démontre de grandes qualités. Il reste attaché à la structure du big-band conventionnel avec quatre saxophones, trois trompettes, trois trombones, une section rythmique et la touche de couleur spécifique apportée par la voix de Julie Fahrer intégrée à l’ensemble instrumental. Utilisant avec finesse et intelligence les possibilités de son orchestre, Sarah Chaksad compose des mélodies claires et vives qui captent l’attention d’autant plus que ses arrangements à la précision toute helvétique organisent avec souplesse le jeu collectif. Les espaces de liberté laissés aux solistes très affûtés leur permettent de d’exprimer avec beaucoup de verve et d’à-propos dans les cadres définis par l’auteure. Certaines envolées orchestrales tournoyantes feront sans doute penser à l’écriture de Maria Schneider mais Sarah Chaksad est saxophoniste et ne joue pas que de l’orchestre. Elle sait impliquer ses amis instrumentistes dans un projet qui accorde aussi une place importante à l’efficacité d’une rythmique renforcée par la présence sur trois plages d’un second batteur sans qu’on ressente aucune impression d’écrasement cependant (belle prise de son !). Cette musique chante, danse, ondule, vit et on savoure des orchestrations pleines de sensibilité et de finesse.
Sarah Chaksad, un nom à retenir, certainement !

. ::T.G. ::.


Jobic LE MASSON Trio + Steve POTTS : « Song »

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Le pianiste Jobic Le Masson sort son second disque en leader après Hill en 2008 né sur la scène des Sept Lézards et salué par la critique. Entouré des fidèles Peter Giron à la contrebasse et John Betsch à la batterie depuis 2006, le saxophoniste alto Steve Potts se joint à eux en 2012 et le disque sobrement intitulé Song qui paraît sur le label Enja Records est là pour en témoigner. Steve Potts, à 73 ans, est loin d’avoir dit son dernier mot. Installé à Paris depuis 1970, connu pour son compagnonnage de trente ans avec Steve Lacy auprès duquel a beaucoup joué aussi John Betsch, ces quatre musiciens et fortes personnalités qui ont choisi de rester en France ne pouvaient que s’entendre. Jobic Le Masson qui a fait des études d’ingénieur du son au célèbre Berklee Collège of Music de Boston se place dans le sillage de Thelonious Monk ou Cecil Taylor en passant par Mal Waldron ou Andrew Hill ( d’où le titre du premier disque du trio ). C’est un pianiste discret qui joue beaucoup avec les musiciens de la scène parisienne ( souvent au Bab Ilo rue des Baigneurs à Paris ) et enregistre peu. La passion de la composition l’emporte sur le souci de la rentabilité. Un jeu puissant mais nuancé avec les deux maîtres du temps que sont Peter Giron et John Betsch et le brodeur qu’est Steve Potts, cela ne pouvait donner qu’une vraie réussite.
Une attaque franche sur un ostinato de contrebasse avec Cervione, des dissonances subtilement maîtrisées sur Tangle, enchevêtrement de notes d’où le trio tire gaiement fort bien les ficelles, aidé en cela par le jeu explosif et libre de Steve Potts. De jolies ballades comme le titre éponyme où le jeu de John Betsch tout en douceur fait merveille avec son bruissement de cymbales, ou Idania où se remarque le jeu vif et coloré de Peter Giron. Les thèmes sont souvent obsédants comme dans Waldron Well engagé au piano ( hommage à Mal Waldron ) ou à la contrebasse dans Double Dutch Treat qui ne lâche rien tout le long de ce morceau qui est mon préféré et d’où se dégage une grande force et un grand équilibre d’un côté, assuré certainement par une paire rythmique impeccable ; et de l’autre côté une espèce de folie engendrée par les jeux du pianiste et du saxophoniste. Tous les quatre sur une corde raide à mille pieds au-dessus du sol avec nous les contemplant et nous demandant comment cela est possible. Pour soigner un lumbago naissant, vous avez le choix : soit être assis dans un bon fauteuil les yeux fermés à écouter ces artistes de haut vol avec Backache ou bien danser. Dans les deux cas, vous vous faites la promesse de courir acheter ce disque puisque vous êtes guéri ! Et je fais mien le titre de la dernière composition déjantée : You must Think I’m Crazy  !

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Wolfgang MUTHSPIEL : « Rising Grace »

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Oh le délicieux moment que j’ai passé en écoutant ce disque remarquable sorti chez ECM le 28 octobre dernier ! Wolfgang Muthspiel est un guitariste et compositeur autrichien de cinquante et un ans. Frère du tromboniste et pianiste Christian Muthspiel, sa carrière bondit lorsqu’il remplace Pat Metheny dans l’orchestre de Gary Burton en 1991 ( Cool Nights ; Gary Burton a un don pour détecter les talents…). Il joue dès alors avec les plus grands comme Larry Grenadier, Peter Erskine, Dave Liebman, Paul Motian, Ralph Towner, ou Brian Blade. On ne compte pas non plus ses disques en leader qu’il produit sur le label Material Records qu’il fonde en 2000. Voilà son troisième disque produit avec ECM, après les excellents Travel Guide et Driftwood. Jouant tantôt en acoustique ou en électrique, le guitariste s’entoure des fidèles Brian Blade à la batterie et Larry Grenadier à la contrebasse auquel il adjoint Ambrose Akinmusire à la trompette et Brad Meldhau au piano pour notre plus grand bonheur croissant tout au fil de l’écoute.
Les cinq musiciens rivalisent et conversent tout le long, entamant souvent à tour de rôle une des compositions toutes écrites par le guitariste, hormis Wolfgang Waltz signé par la patte reconnaissable du pianiste. Le titre éponyme qui ouvre le disque préfigure d’entrée de jeu cette entente tacite avec l’ostinato de la guitare sur lequel les instruments brodent. Un coup de cœur ensuite pour Intensive Care qui vous expédie dans un monde de délices et de vagues successives où chacun entre dans une douce danse pendant plus de dix minutes. Un bain de Jouvence d’où on ne souhaite pas sortir avec un Ambrose Akinmusire plus touchant que jamais dont la trompette susurre à notre oreille comme une voix humaine. Voilà, vous êtes pris et le disque tourne en boucle amplifiant à chaque écoute la joie ressentie. L’addiction s’amplifie avec la ritournelle menée par la contrebasse ou la trompette dans Father and Sun, comme dans l’entraînant Boogaloo. On se surprend à fredonner... Le regretté trompettiste Kenny Wheeler est également célébré à travers Den Wheeler, Den Kenny. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, voilà donc un guitariste au jeu impressionniste qui ne vole jamais la vedette avec des chorus soutenus par tous, des musiciens qui se renvoient le thème à tour de rôle et l’enrichissent, des tempos variés, des musiciens en état de grâce assurément et nous avec ! Une excellente suggestion de cadeau de fin d’année !

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Yotam SILBERSTEIN : « The Village »

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Les jazzmen d’origine israélienne ont un sacré talent : j’en veux pour preuve une fois de plus la sortie sur le label Jazz&People du cinquième album du guitariste Yotam Silberstein, nommé The Village dont le titre évoque Greenwich Village, mais aussi le village mondial qu’est devenu notre planète. Accompagné d’une section rythmique de rêve (longtemps associée au saxophoniste Joshua Redman ) avec le pianiste Aaron Goldberg (coproducteur de l’album), le contrebassiste Reuben Rogers et le batteur Gregory Hutchinson, le guitariste signe un disque passionnant. Ce serait trop long de retracer la carrière de ce jeune homme venu s’installer à New-York en 2005 et je vous invite à visiter son site. Mais dès son arrivée aux Etats Unis, il se fait vite remarquer, au même titre que ses compatriotes de la même génération comme le pianiste Shai Maestro, le trompettiste Avishai Cohen, le saxophoniste Eli Degibri ou encore le guitariste Gilad Hekselman avec qui il lui arrive de jouer en duo. Influencé par les nombreux voyages qu’il a pu faire en tant que musicien, il signe la plupart des titres ce cet album ainsi que quelques arrangements de ses airs favoris comme le Lennie Bird de Lennie Tristano, le titre O Voo Da Mosca du virtuose brésilien de la mandoline Jacob Do Bandolim ou encore Milonga Gris de Carlos Aguirre.
Dès le premier titre Parabens au tempo rapide, on est surpris par le jeu précis et agile de la guitare. Et cela continue justement dans la reprise de Milonga Gris où les decrescendo initiés par la guitare sont repris par le pianiste. Des notes délicatement posées et des bruissements de balais sur les cymbales semblables à des ailes d’oiseau montrent quatre musiciens tous en retenue dégageant beaucoup d’émotion dans Nocturno, Stav ou October. Albayzin juxtapose influences israélienne et hispanisante, tandis que le titre éponyme ou Fuzz montre bien la synthèse du travail du guitariste au jeu parfois be-bop, lui qui a été formé à cette école auprès de maîtres tels que James Moody, George Coleman et Monty Alexander. On pense en l’écoutant à Jim Hall ou encore Kenny Burrel, Grant Green et Philip Catherine. Son jeu donne l’apparence trompeuse de la facilité, tant cela semble couler de source et fait penser à une cascade fluide. Les autres musiciens ne sont pas en reste avec un pianiste et contrebassiste pleins d’élégance, tandis que Greg Hutchinson à la batterie m’a constamment passionnée par l’étendue de sa palette, allant de la douce brise à la pluie d’orage. Je me rends compte que je pense beaucoup à l’eau en écoutant ce disque et que quelques mots pourrait résumer ce quartet all stars : une eau limpide, pure et cristalline où il fait bon s’abreuver.

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SUBSYSTEM : « Unterholz »

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Un duo fort séduisant au tempo vif d’entrée de jeu, forcément, on écoute de plus près. L’association d’un saxophone baryton ( Almut Schlichtig ) et d’une contrebasse ( Sven Hins ), avec l’utilisation d’un mélodica par l’un ou l’autre et d’un looper, n’est pas si fréquente, hormis notre duo français Schwab Soro ( qui vient de sortir, rappelons-le, le très réussi Volons ). Ces deux musiciens font partie du quintet de jazz berlinois Shoot The Moon dont CultureJazz a déjà eu l’occasion de parler ( dans la pile de disques d’avril 2016 ) et la saxophoniste joue également dans un autre duo avec la tromboniste Anke Lucks. Elles ont créé le label Tiger Moon Records en 2015 sur lequel UnterHolz est produit. L’ illustration de la pochette du disque montre d’ailleurs les deux musiciens au milieu d’un enchevêtrement de branches, pour suggérer le sous-bois créatif de la scène jazz de Berlin. Et le nom du duo Schlichtig Hins ( Subsystem ) peut se comprendre comme une branche dérivée du quintet.
Le duo virevolte et converse avec fantaisie et gaieté tout le long des treize compositions, cinq d’entre elles étant de courtes danses ( Kohltanze ) aux motifs variés. Un petit air de café-concert viennois dans Fast Fret contraste avec ce qui ressemble à un blues dans le joli Schon Rosmarin plein de belles boucles mélodiques. L’ombre du compositeur et violoniste autrichien Frietz Kreisler se profile dans le contrasté Liebesfreud & Liebesleid, ainsi que celle du compositeur d’opérette allemand Paul Lincke dans U7. Un élégiaque Poissons Volants plane quelques instants avant de terminer un disque auquel il est facile de succomber grâce à une atmosphère légère et aérienne fort reposante. Amis mélomanes, ne passez pas votre chemin et rentrez explorer ce joli sous-bois rempli de surprises !

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Références, détails et liens :

Count BASIE Big Band : « Live in Berlin 1963 »

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> JazzLine / WDR The Cologne Bradcasts - N 77 026 / Socadisc

Count Basie : piano / Jimmy Rushing : voix / Snooky Young, Al Aarons, Sonny Cohn, Dan Rader, Rickie Fortunatus : trompettes / Henry Coker, Grover Mitchell, Benny Powell, Urbie Green : trombones / Marshall Royal, Eric Diwon, Frank Wess, Frank Foster, Charlie Fowlkes : saxophones / Freddie Green : guitare / Buddy Catlett : contrebasse / Sonny Payne : batterie

01. In a Mellow Tone (Ellington) / 02. Moon River (Mancini) / 03. Misty (E. Garner) / 04. Corner Pocket (F. Green) / 05. Count’Em (Q. Jones) / 06. Announcement Count Basie / 07. Mr. Five by Five (G. DePaul) / 08. I Want A Little Girl (Mencher-Shapiro-Bernstein) / 09. I’m Coming Virginia (heywood) / 10. The Swinging Shepherd Blues (M. Koffman) / 11. The Midnight Sun Never Sets (Q. Jones) / 12. It Needs To Be Bee’d With (Q. Jones) / 13. Lil’ Darlin (Hefti) / 14. One O’Clock Jump (basie) / 15. Jumpin’ At The Woodside (Basie) // Enregistré le 9 septembre 1963 au Sportpalast de Berlin. (1ère édition – remasterisée).

Sarah CHAKSAD Orchestra : « Windmond »

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> NeuKlang - NCD4158 / Harmonia Mundi

Sarah Chaksad : saxophone alto, direction, compositions, arrangements / Julie Fahrer : voix / Andreas Böhlen : saxophones alto, soprano, clarinette, flûte à bec / Cédric Gschwind : saxophone ténor, flûte / Fabian Willmann : saxophone baryton, clarinette / Lukas Wyss, Lukas Briggen : trombone / Lucas Wirz : trombone basse / Charley Wagner, Octave Moritz, Jonas Winterhalter : trompette, bugle / Valentin Hebel : guitare / Michael Baumann : piano / Hagen Neye : contrebasse / Jan Schwinning : batterie /+/ Gregor Hilbe : seconde batterie sur 3,7,9.

01. Halo / 02. Today we got a new angel / 03. Blessed / 04. Waterfall Intro / 05. Waterfall / 06. Look back and laugh / 07. The insensitive lady / 08. Windmond / 09. As a child // Enregistré récemment aux Bauer Studios de Ludwigsburg (Allemagne).

Jobic LE MASSON Trio + Steve POTTS : « Song »

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> ENJA - ENJ 9644-2 / L’Autre Distribution

Jobic Le Masson : piano, compositions 1, 2, 3, 4, 6, 10 / Steve Potts : saxophone alto, compositions 4, 9, 11 / Peter Giron : contrebasse, composition 7 / John Betsch : batterie, composition 8.

01. Cervione / 02. Round Table For Four / 03. Song / 04. Tangle / 05. C / 06. Waldron Well / 07. Brook / 08. Double Dutch Treat / 09. Idania / 10. Backache / 11. You Must Think I’m Crazy // Enregistré au Studio Davout, Paris les 1er et 2 septembre 2015.

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Wolfgang MUTHSPIEL : « Rising Grace »

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> ECM - 479 7962 / Universal

Wolfgang Muthspiel : guitares, compositions sauf 8 / Ambrose Akinmusire : trompette / Brad Mehldau : piano / Larry Grenadier : contrebasse / Brian Blade : batterie

01. Rising Grace / 02. Intensive Care / 03. Triad Song / 04. Father And Sun / 05. Wolfgang’s Waltz / 06. Superonny / 07. Boogaloo / 08. Den Wheeler, Den Kenny (Mehldau) / 09. Ending Music / 10. Oak // Enregistré aux Studios La Buissonne (Pernes-les-Fontaines - 84- France) du 30 janvier au 1er février 2016.

Yotam SILBERSTEIN : « The Village »

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> Jazz & People - JPCD816007 / Pias

Yotam Silberstein : guitare / Aaron Goldberg : piano / Reuben Rogers : contrebasse / Greg Hutchinson : batterie.

01. Parabens / 02. Milonga Gris (C. Aguirre) / 03. Nocturno / 04. The Village / 05. Stav / 06. Fuzz / 07. Albayzin / 08. Changes / 09. O Voo Da Mosca (J. de Bandolim) / 10. October / 11. Lennie Bird (L. Tristano) // Enregistré à New York (Acoustic Recording) le 2 janvier 2015.

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> Tiger Moon Records - TMR 004 / www.tigermoonrecords.com

Almut Schlichting : saxophone baryton, melodica / Sven Hinse : contrebasse, effets, melodica.

01. Patat oorlog (Hinse) / 02. Po vijn’krushqit maleve (Uber das Gebirge hin) (trad.) / 03. Kohltanze - Tibensee (Schlichting) / 04. Kohltanze : Jaenwisch (Schlichting) / 05. Kohltanze : Wesselburen (Schlichting) / 06. Kohltanze : Suderdeich (Schlichting) / 07. Kohltanze : Reinsbuttel (Schlichting) / 08. Fast Fret (Hinse) / 09. Schon Rosmarin (Kreisler) / 10. Liebesfreud & Liebesleid (Kreisler) / 11. Poissons Volants / 12. U7 (Hinse) / 13. Kanon (Hinse) // Enregistré à Berlin en novembre 2014.

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